טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 299

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Lois relatives à la Havdala et aux interdictions avant sa récitation
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Formule et rituel de la Havdala, interdiction de manger, boire ou accomplir un travail avant de l'avoir récitée, et règles en cas d'oubli ou d'erreur.

Glossaire

Havdala
Cérémonie de séparation récitée à l'issue du Chabbat et des jours de fête pour marquer la transition vers les jours profanes
Birkat Hamazone
Bénédiction d'actions de grâces récitée après un repas au cours duquel du pain a été consommé

נוסח הבדלה בא"י אמ"ה המבדיל בין קודש לחול ובין אור לחושך ובין ישראל לעמים בין יום השביעי לששת ימי המעשה בא"י המבדיל בין קודש לחול ירוש' צ"ל אחר ההבדלה החל עלינו את הימים הבאים לקראתינו לשלום ותשמיענו בהם ששון ושמחה והביננו ולמדנו והעונין אמן צריך שיתנו עיניהם בכוס ובנר. סדר ר"ע מביאין לו כוס ואבוקה של אור ומברך בפה"ג ובורא מאורי האש ומבדיל בין קודש לחול ואומר השבעות ונח מצא חן בעיני ה' ויהי דויד בכל דרכיו משכיל וה' עמו ואומר שיר למעלות אשא עיני אל ההרים עד מעתה ועד עולם בראשית ברא אלהים וגו' ה' צבאות עמנו וגו' אלהינו ואלהי אבותינו החל עלינו את ששת ימי המעשה הבאים לקראתינו לשלום חשוכים מכל חטא ופשע ומנוקים מכל אשמה ועון ורשע ומדובקים בתלמוד תורתך וחננו דעה ובינה והשכל מאתך ותשמיענו בהם ששון ושמחה ולא תעלה קנאתינו על לב אדם ולא קנאת אדם תעלה על לבנו וכל היועץ עלינו ועל עמך ישראל עצה רעה בטלו ובטל עצתו כדכתיב ה' הפיר עצת גוים עוצו עצה ותופר וגו' רבות מחשבות בלב איש ועצת ה' היא תקום כי ה' צבאות יעץ ומי יפר וכל היועץ עלינו עצה טובה קיימו וקיים עצתו כאמור וחנותי את אשר אחון ורחמתי את אשר ארחם ברוך המפר עצות רעות מעלינו ומעל כל עמו ישראל ומקיים עלינו עצתו ועצתם של צדיקים לטובה ברוך שלא עזבנו כן ה' אלהינו אל יעזבנו ואל יטשנו ואל יכלימנו ואל יחפירנו לא בעה"ז ולא בעה"ב ועם הצדיקים נפטר בשלום הנה אל ישועתי אבטח ולא אפחד כי עזי וזמרת יה ה' ויהי לי לישועה ושותה מלא לוגמיו ומטעים בני ביתו ורב סעדיה כתב אין צריכין בני ביתו לטעום מכוס של ברכה וכתב עוד רב עמרם אנו נוהגין להטיל מים בכוס של ברכה לאחר ששותין אותו ושוטפין אותו ושותהו ושמענו מרבותינו שמצוה לעשות כן לפי ששירי מצות מעכבין הפורענות ומה שישתייר מן המים מטילין על ידינו ומעבירים אותו על עינינו לחבב המצות אסור לאכול שום דבר או אפי' לשתות יין או שאר משקין משתחשך עד שיבדיל בין בלילה בין למחרתו ומים מותר לשתות אבל אם היה יושב ואוכל מבעוד יום וחשכה לו אין צריך להפסיק ואם היה יושב ושותה וחשכה לו צריך להפסיק טעה ואכל קודם שהבדיל יכול להבדיל אחר כך שכח ולא הבדיל במוצ"ש כתבו הגאונים שאינו יכול להבדיל אלא כל יום ראשון ולא יותר וכן כתב הר"י גיאות והתוס' כתבו שמבדיל עד סוף יום הג' וכ"כ רב עמרם ודוקא בפה"ג ומבדיל בין קודש לחול אבל על הבשמים והאש אינו מברך אלא במוצ"ש כתב בה"ג ה"מ דמבדיל ביום ראשון דלא טעם מידי אבל טעם מידי לא ואע"ג דקי"ל טעם מבדיל ה"מ היכא דאבדיל לאורתא אבל אי מבדיל למחר אי טעים מידי אינו מבדיל ואיני יודע מה יש בין לילה ליום לענין אי טעם מבדיל: המבדיל על היין על שלחנו פוטר היין שבתוך המזון שאין צריך לברך עליו וגם אין צריך לברך ברכה אחרונה על כוס של הבדלה ואם אין לו אלא כוס אחד וסבור שיביאו לו יין יותר והבדיל על אותו כוס ואח"כ לא הביאו לו יותר ובירך ברהמ"ז בלא כוס צריך לברך ברכה אחרונה על הכוס של הבדלה ואפילו לסברת א"א ז"ל שכתבתי למעלה (סי' רע"א) גבי קידוש שא"צ לברך אחר כוס של קידוש הבדלה שאני שאינה צורך סעודה וכתב הר"מ מרוטנבורק שצריך ליזהר שלא יביא הלחם לשלחן עד אחר הבדלה ואם הביא פורס עליו מפה ומכסנו לפי שהוא מוקדם בפסוק וצריך להקדימו אם לא יכסנו: אסור לעשות שום מלאכה קודם שיבדיל ומיהו אפילו לא אמר אלא בא"י אמ"ה המבדיל בין קודש לחול שרי וכתב רב עמרם דוקא אם רוצה לעשות מלאכה קודם תפלה אבל אחר תפלה א"צ לברך אע"פ שלא הבדיל על כוס וכן פירש"י ופירש עוד אפי' אמר המבדיל בין קודש לחול בלא ברכה שרי אבל מלשון א"א ז"ל משמע אע"פ שמבדיל בתפלה אסור במלאכה עד שיבדיל אפילו בלא כוס ויאמר בא"י אמ"ה המבדיל בין קודש לחול שצריך לומר הזכרת השם ומלכות וכן כתב בה"ג שצריך בה הזכרת שם ומלכות גרסינן בפרק מקום שנהגו העושה מלאכה במוצאי שבתות וימים טובים אינו רואה סי' ברכה ודוקא קודם הבדלה קאמר כדאיתא בירושלמי הני נשי דנהיגי דלא למעבד עבידתא בריש ירחא מנהגא באפוקי שבתא לא מנהגא עד דתתפני סדרא פי' עד שישלימו סדר התפלה מנהגא יש נוהגין לומר בכל מוצאי שבת כל הפסוקים שמוזכר בהם אליהו ואומרים שהוא טוב לשכחה ויהיו דרכיו מצליחין בכל השבוע:

Le texte de la Havdala est : Béni sois-Tu ה' notre Dieu, Roi de l'univers, qui sépare le saint du profane, la lumière des ténèbres, Israël des nations, le septième jour des six jours d'activité ; Béni sois-Tu ה' qui sépare le saint du profane. Selon le Talmud de Jérusalem, on doit dire après la Havdala : « Fais commencer pour nous les jours à venir dans la paix, fais-nous y entendre de l'allégresse et de la joie, et donne-nous l'intelligence et l'instruction » ; et ceux qui répondent amen doivent fixer leur regard sur la coupe et la bougie. Seder Rav Amram : on lui apporte une coupe et une torche enflammée, il récite la berakha sur le fruit de la vigne et sur le Créateur des luminaires de feu, puis sépare le saint du profane. Il récite des supplications : « Et Noé trouva grâce aux yeux de ה' » ; « David réussissait dans toutes ses voies, et ה' était avec lui ». Il dit le Cantique des degrés « Je lève les yeux vers les montagnes... », « Dès maintenant et à jamais », « Au commencement Dieu créa... », « ה' des armées est avec nous... », « Notre Dieu et Dieu de nos pères, fais commencer pour nous les six jours d'activité à venir dans la paix, exempts de toute faute et transgression, purifiés de toute culpabilité, iniquité et méchanceté, et attachés à l'étude de Ta Torah. Accorde-nous connaissance, intelligence et raison de Ta part, fais-nous y entendre de l'allégresse et de la joie, que notre jalousie ne monte au cœur d'aucun homme et que la jalousie d'aucun homme ne monte dans le nôtre. Quiconque conseille contre nous et contre Ton peuple Israël un mauvais dessein, annule-le et annule son conseil, comme il est écrit : ה' annule le conseil des nations... ; concevez un projet et il sera anéanti... ; il y a beaucoup de pensées dans le cœur de l'homme, mais c'est le conseil de ה' qui s'accomplira ; car ה' des armées a décidé, qui peut l'annuler ? Et quiconque conçoit un bon conseil pour nous, maintiens-le et accomplis son conseil, comme il est dit : Je ferai grâce à qui Je ferai grâce, et J'aurai miséricorde de qui J'aurai miséricorde. Béni soit Celui qui annule les mauvais conseils de sur nous et de sur tout Son peuple Israël, et qui accomplit sur nous Son conseil et celui des justes pour le bien. Béni soit Celui qui ne nous a pas abandonnés, ainsi ה' notre Dieu ne nous abandonnera pas, ne nous délaissera pas, ne nous fera pas honte et ne nous confondra pas, ni dans ce monde-ci ni dans le monde à venir, et avec les justes nous partirons en paix. Voici, Dieu est mon salut, j'aurai confiance et ne craindrai pas, car ma force et ma louange c'est Yah, ה', qui a été mon salut ». Il boit alors à pleines joues et en fait goûter aux membres de sa maisonnée. Rav Saadia a écrit que les membres de la maisonnée n'ont pas besoin de goûter à la coupe de la berakha. Rav Amram a aussi écrit : nous avons coutume de verser de l'eau dans la coupe de la berakha après en avoir bu, de la rincer et de la boire, et nous avons entendu de nos maîtres que c'est une mitsva de faire ainsi, car les restes de la mitsva repoussent la calamité, et l'eau restante, nous la versons sur nos mains et la passons sur nos yeux par amour des mitsvot. Il est interdit de manger quoi que ce soit, ou même de boire du vin ou d'autres boissons, dès la tombée de la nuit jusqu'à ce qu'il fasse la Havdala, que ce soit la nuit même ou le lendemain. Il est permis de boire de l'eau. Mais s'il était attablé pour manger alors qu'il faisait encore jour et que la nuit est tombée, il n'a pas besoin de s'interrompre. S'il était assis et buvait et que la nuit est tombée, il doit s'interrompre. S'il s'est trompé et a mangé avant de faire la Havdala, il peut la faire ensuite. S'il a oublié et n'a pas fait la Havdala à l'issue du Chabbat, les Gueonim ont écrit qu'il ne peut la faire que tout le premier jour (dimanche), mais pas au-delà. C'est également ce qu'a écrit le Ri Ghiat. Les Tossefot ont écrit qu'il peut faire la Havdala jusqu'à la fin du troisième jour (mardi), ce qu'a aussi écrit Rav Amram, mais cela s'applique uniquement à la bénédiction sur le fruit de la vigne et à celle séparant le saint du profane, tandis que sur les parfums et le feu, on ne bénit qu'à l'issue du Chabbat. Le Ba'ag a écrit : cette règle (de pouvoir rattraper) s'applique s'il fait la Havdala le premier jour sans avoir rien goûté, mais s'il a goûté quelque chose, non. Et bien que nous ayons la règle que s'il a goûté il peut tout de même faire la Havdala, cela vaut s'il la fait le soir même ; mais s'il la fait le lendemain, s'il a goûté quoi que ce soit, il ne peut plus la faire. Et je ne sais pas quelle différence il y a entre la nuit et le jour concernant la règle que s'il a goûté il peut faire la Havdala. Celui qui fait la Havdala sur le vin à sa table acquitte le vin bu pendant le repas, sur lequel il n'aura pas à réciter de berakha. Il n'est pas non plus nécessaire de réciter une berakha finale sur la coupe de la Havdala. S'il n'a qu'une seule coupe et pense qu'on lui apportera d'autre vin, qu'il fait la Havdala sur cette coupe puis qu'on ne lui en apporte pas, et qu'il récite le Birkat Hamazone sans coupe, il devra réciter une berakha finale sur la coupe de la Havdala. Et ce, même selon l'avis de mon seigneur mon père (le Roch) de mémoire bénie, que j'ai rapporté plus haut (Siman 271) au sujet du Kiddouch où il n'y a pas besoin de bénir après la coupe du Kiddouch ; la Havdala est différente car elle ne constitue pas un besoin du repas. Le Maharam de Rothenbourg a écrit qu'il faut veiller à ne pas apporter le pain sur la table avant la fin de la Havdala ; s'il a été apporté, on étale une nappe dessus pour le couvrir, car le pain précède (dans l'ordre des versets) et on devrait lui donner la priorité si on ne le couvrait pas. Il est interdit d'accomplir tout travail avant d'avoir fait la Havdala. Toutefois, même s'il a seulement dit « Béni sois-Tu ה' notre Dieu, Roi de l'univers, qui sépare le saint du profane », le travail est permis. Rav Amram a écrit que cela s'applique uniquement s'il veut faire un travail avant la tefila, mais après la tefila, il n'a pas besoin de réciter de berakha même s'il n'a pas fait la Havdala sur une coupe. C'est aussi l'explication de Rachi, qui précise que même s'il dit « Qui sépare le saint du profane » sans berakha (sans mentionner le Nom), c'est permis. Mais d'après les termes de mon seigneur mon père de mémoire bénie, il ressort que, bien qu'il ait fait la Havdala dans la tefila, il lui est interdit de travailler avant d'avoir fait la Havdala, même sans coupe, en disant « Béni sois-Tu ה' notre Dieu, Roi de l'univers, qui sépare le saint du profane », car il doit mentionner le Nom divin et la Royauté. C'est également ce qu'a écrit le Ba'ag, stipulant qu'il faut y mentionner le Nom et la Royauté. Il est enseigné au chapitre Makom Chena'agou : celui qui accomplit un travail à l'issue des Chabbatot et des Yamim Tovim n'en verra aucun signe de bénédiction ; et cela s'applique précisément avant la Havdala, comme indiqué dans le Talmud de Jérusalem : « Ces femmes qui ont coutume de ne pas accomplir d'ouvrage à Roch Hodech, c'est une vraie coutume ; mais à l'issue du Chabbat, ce n'est pas une coutume, jusqu'à ce que l'ordre (la tefila) soit achevé ». Certains ont coutume de réciter, à chaque issue de Chabbat, tous les versets où est mentionné Eliyahou (le prophète), affirmant que c'est bénéfique contre l'oubli et pour que ses voies prospèrent durant toute la semaine.