Règles concernant l'appartenance exclusive du loulav le premier jour de la fête, le don sous condition de retour, et l'usage d'un loulav en association ou communautaire.
מן התורה לולב ניטל במקדש כל ז' וחוץ למקדש רק יום ראשון וחכמים תקנו שיהא ניטל בכל מקום כל ז' ימים אבל בשבת אינו ניטל בכל מקום לא שנא אם חל יום ראשון בשבת או אחד משאר הימים הלכך ביום ראשון שהוא מן התורה אין אדם יוצא בלולב של חבירו אא"כ יתננו לו במתנה גמורה דדרשי' ולקחתם לכם ביום הראשון משלכם אבל אם נתנו לו במתנה ע"מ להחזירו לו אחר כך הוא מתנה ובלבד שיתננו לו במתנה גמורה ע"מ להחזיר לו במתנה אבל אם אמר לו יהא שלך עד שתצא בו ואח"כ תחזירהו לי לא יצא וצריך שיחזירנו לו אח"כ לקיים תנאו אבל אם לא החזירהו אח"כ הרי לא קיים תנאו ונמצאת המתנה בטילה למפרע ולא יצא ואפי' נאנס מידו בענין שאינו יכול להחזירו ורוצה להחזיר לו דמיו לא יצא ואפי' נתנו לו סתם ולא פירש ע"מ שתחזירהו לי מסתמא דעתו שיחזירנו לו כיון שצריך לצאת בו ואם לא החזירהו לו לא יצא ומיהו אפי' לא החזירו לידו אלא לאחר ואחר לאחר והאחרון מחזירו לבעליו יצא וי"א שא"צ להחזירו לו אא"כ כפל תנאו שאומר לו הרי הוא לך במתנה ע"מ שתחזירהו לי ואם לא תחזירהו לי לא ליהוי מתנה שאם לא כפל תנאו הוי תנאה דהיינו החזרה בטל ומעשה דהיינו המתנה קיים ויצא בו אפי' לא החזיר לו אבל לפי מה שכתב דאפי' בסתמא צריך להחזירו לו כ"ש אם התנה ולא כפל ומטעם זה דבעינן משלכם לא ליקני איניש לולבא לקטן ביומא קמא דקטן מקני קני אקנויי לא מקני ונמצא שאין א' יכול לצאת בו אחר שהגיע לידו: אחין או שותפין שיש להן אתרוג בשותפות אם יכול אחד מהן לאכלו ואין חבירו מקפיד עליו יוצא בו דחשיב כשלו ואם לאו לא יצא שאין השותפין יכולין לצאת באתרוג המשותף עד שיתן לו חבירו חלקו במתנה ומה שנוהגין במקום שאין אתרוג מצוי שכל הקהל קונין אתרוג בשותפות ויוצאין בו פירשב"ם שכיון שקנאוהו כדי לצאת בו מסתמא הוי כאילו פירשו שכל הקהל נותנין חלקם לכל מי שנוטל לצאת בו ע"מ שיחזירהו להם כיון דבענין אחר אין יכולין לצאת בו: תשובה לרב שרירא מקום שאין אתרוג ולולב מצויין וגובים מהקהל מכל א' וא' וקונין ונוטלו חזן הכנסת בידו בשעת ההלל ומברך עליו ונותנו לזקנים ומברכין עליו ושוב נוטלו כל אחד מחבירו עד שמברכין עליו כל הקהל יצאו ידי חובתן או לא והשיב ודאי בשאר ימות החג מיום ב' והלאה יצאו ידי חובתן באותו לולב אבל ביום הראשון צריך כל א' לולב שלו וכן ראוי שתעשו להיות קונין הלולב לא' מן הצבור או שיקחנו מממונו או שיתנו הדמים לחזן במתנה והוא יקנהו לעצמו ובי"ט הראשון יתנו במתנה לא' מן הזקנים וכל אחד יתנהו לחבירו במתנה עד שיבא ליד כולם ובאשכנז ובצרפת נוהגים כרשב"ם:
Selon la Torah, le loulav est pris dans le Temple durant les sept jours, et hors du Temple uniquement le premier jour. Les Sages ont institué qu'il soit pris partout durant sept jours. Cependant, le Chabbat, il n'est pris nulle part, que le premier jour tombe un Chabbat ou un autre jour. C'est pourquoi, le premier jour où l'obligation est de la Torah, on ne s'acquitte pas avec le loulav de son prochain, à moins qu'il ne le lui donne en cadeau absolu, car on déduit du verset 'Vous prendrez pour vous le premier jour' : 'pour vous', de ce qui vous appartient. Mais s'il le lui donne en cadeau à condition de le lui rendre ensuite, c'est un cadeau, pourvu qu'il le lui donne en cadeau absolu à condition de le lui rendre en cadeau. Mais s'il lui dit 'Qu'il soit à toi jusqu'à ce que tu t'en acquittes, et ensuite tu me le rendras', il ne s'est pas acquitté. Il doit le lui rendre ensuite pour accomplir sa condition. S'il ne le lui rend pas ensuite, il n'a pas accompli sa condition, le cadeau est rétroactivement annulé et il ne s'est pas acquitté. Et même s'il en a été anos et ne peut pas le lui rendre, et qu'il veut lui rendre sa valeur monétaire, il ne s'est pas acquitté. Même s'il le lui a donné sans préciser 'à condition que tu me le rendes', son intention implicite est qu'il le lui rende puisqu'il doit lui-même s'en acquitter ; s'il ne le lui rend pas, il ne s'est pas acquitté. Toutefois, même s'il ne l'a pas rendu dans ses mains mais à un autre, et cet autre à un autre, et que le dernier le rend à son propriétaire, il s'est acquitté. Certains disent qu'il n'a pas besoin de le lui rendre, à moins d'avoir doublé sa condition en lui disant : 'Il est à toi en cadeau à condition que tu me le rendes, et si tu ne me le rends pas, ce ne sera pas un cadeau' ; car s'il ne double pas sa condition, la condition (le retour) est nulle et l'acte (le cadeau) est maintenu, et il s'en acquitte même s'il ne le lui a pas rendu. Mais selon ce que j'ai écrit, que même sans précision il doit le lui rendre, à plus forte raison s'il a posé une condition sans la doubler. C'est pour cette raison, puisqu'on exige 'de ce qui vous appartient', qu'une personne ne doit pas donner en acquisition un loulav à un mineur le premier jour, car le mineur peut acquérir mais ne peut pas faire acquérir à autrui, et il en résulte que personne d'autre ne pourra s'en acquitter après qu'il soit parvenu dans ses mains. Des frères ou des associés qui possèdent un étrog en association : si l'un d'eux peut le manger sans que son compagnon n'y prête rigueur, il s'en acquitte car il est considéré comme le sien. Sinon, il ne s'en acquitte pas, car les associés ne peuvent pas s'acquitter avec l'étrog commun tant que son compagnon ne lui a pas donné sa part en cadeau. Quant à la coutume dans les endroits où l'étrog n'est pas courant, où toute la communauté achète un étrog en association et s'en acquitte, le Rachbam a expliqué que puisqu'ils l'ont acheté pour s'en acquitter, c'est implicitement comme s'ils avaient stipulé que toute la communauté donne sa part à quiconque le prend pour s'en acquitter, à condition qu'il le leur rende, car autrement, ils ne pourraient pas s'en acquitter. Réponse de Rav Cherira : Dans un endroit où l'étrog et le loulav ne sont pas courants, et où l'on collecte des fonds de chacun dans la communauté pour les acheter, et que le chantre de la synagogue le prend en main au moment du Hallel, récite la bénédiction dessus, puis le donne aux anciens qui récitent la bénédiction, et ensuite chacun le prend de son prochain jusqu'à ce que toute la communauté récite la bénédiction, s'en sont-ils acquittés ou non ? Il a répondu : Certainement, les autres jours de la fête, à partir du deuxième jour et au-delà, ils s'acquittent avec ce loulav ; mais le premier jour, chacun a besoin de son propre loulav. Et c'est ainsi qu'il convient que vous fassiez : acheter le loulav pour l'un des membres du public, ou qu'il l'achète de ses propres deniers, ou qu'ils donnent l'argent au chantre en cadeau pour qu'il l'acquière pour lui-même, et le premier jour de Yom Tov, il le donnera en cadeau à l'un des anciens, et chacun le donnera en cadeau à son prochain jusqu'à ce qu'il passe entre les mains de tous. En Achkénaze et en France, on a coutume de faire selon l'avis du Rachbam.