Il faut veiller avec le plus grand soin à la berakha de la Torah, avant le Mikra, le Midrach, la Michna et le Talmud. Formules : « al divrei Torah » ou, chez les Ashkénazes, « laassok bedivrei Torah », puis « Vehaarev na » avec un vav (une seule berakha : on ne répond pas amen après laassok), puis « Asher bahar banu ». Ahava Rabba dispense si l’on étudie tout de suite après. Pour qui s’occupe toujours de Torah, la berakha vaut tout le jour et la nuit qui suit ; le sommeil fixe sur le lit est une interruption. Celui qui se lève avant l’aube dit al netilat yadayim, Asher yatsar, Elohaï neshama, l’ordre des berakhot et la berakha de la Torah, mais ne lit la parasha du Tamid et ne dit « hanoten lasekhvi vina » qu’après que le jour luise.
ברכת התורה מאד צריך ליזהר בה כדאיתא בנדרים בפרק אלו נדרים מפני מה תלמידי חכמים אין מצויין לצאת מבניהם תלמידי חכמים רבינא אמר מפני שאין מברכין בתורה תחלה דאמר רב יהודה א"ר מאי דכתיב מי האיש החכם ויבן את זאת ואשר דבר פי ה' אליו ויגידה על מה אבדה הארץ דבר זה נשאל לחכמים ולנביאים ולמלאכי השרת ולא פירשוה עד שפירשו הקב"ה בעצמו שנאמר ויאמר ה' על עזבם את תורתי אשר נתתי לפניהם ולא שמעו בקולי ולא הלכו בה מאי ניהו ולא שמעו בקולי ולא הלכו בה אמר רב יהודה אמר רב לומר שאין מברכין בתורה תחלה וצריך לברך למקרא למדרש ולמשנה ולתלמוד וזו נוסחה בא"י אמ"ה אקב"ו על דברי תורה ונוסח אשכנזים לעסוק בדברי תורה הערב נא ה' אלהינו את דברי תורתך בפינו ובפיפיות עמך בית ישראל ונהיה אנחנו וצאצאינו וצאצאי עמך בית ישראל כלנו יודעי שמך ולומדי תורתך בא"י המלמד תורה לעמו ישראל ויש חותמין בא"י נותן התורה ואין לחתום בא"י למדני חוקך שאינה ל' ברכה והודאה לשעבר אלא ל' בקשה ודוד דרך בקשה אמרו ה' שאתה ברוך למדני חוקך וי"ל והערב נא בוי"ו כי ברכה אחת היא עם לעסוק בדברי תורה שאילו היתה ברכה בפני עצמה היתה פותחת בברוך ולכן אין לענות אמן אחר לעסוק בדברי תורה ועוד יש ברכה אחרת על התורה בא"י אמ"ה אשר בחר בנו מכל העמים ונתן לנו את תורתו בא"י נותן התורה ויכוין בברכתו על מעמד הר סיני אשר בחר בנו מכל העמים וקרבנו לפני הר סיני והשמיענו דבריו מתוך האש ונתן לנו את תורתו הקדושה שהיא בית חיינו כלי חמדתו שהיה משתעשע בה בכל יום ואם בא ללמוד מיד אחר ק"ש וברכותיה שחרית אין צריך לברך מפני שברכה שניה שלפני ק"ש שהיא אהבה רבה יש בה מעין ברכת התורה ופוטרת אותו ודוקא אם לומד מיד אחריה אבל אם הפסיק בנתים אינה פוטרת ואם לומד מיד אחריה שאז היא פוטרת או שבירך ברכת התורה והתחיל ללמוד והפסיק אחר כן בלימודו אינו צריך לברך כל היום אם הוא רגיל תמיד לעסוק בתורה ואף אם כשיוצא לעסקיו ממהר לעשות צרכיו כדי שיחזור ללמוד לא חשיב הפסק לענין ברכה ואף אם לומד בלילה הלילה הולך אחר היום ואינו צריך לחזור ולברך כל זמן שלא ישן ואם ישן כתב א"א ז"ל בתשובת שאלה שאף ביום אם ישן שינת קבע על מטתו הוי הפסק וצריך לחזור ולברך אבל אם רגיל להתנמנם מיושב על אצילי ידיו שינת עראי היא ולא הוי הפסק ואפילו שכב על מטתו ולא ישן לא הוי הפסק דבעודו נעור דעתו על למודו ע"כ והמשכים בבקר ללמוד קודם שילך לב"ה יש לו לברך ברכת התורה וכשקורא פרשת התמיד בב"ה אין לו לחזור ולברך אף על פי שהקורא בתורה חוזר ומברך אשר בחר בנו אע"פ שכבר בירך כל הברכה קודם פרשת התמיד לא דמי שאותה ברכה נתקנה על קריאתה בציבור כמו שנתקנה ברכה לאחריה כתב א"א ז"ל המשכים ללמוד קודם עלות השחר יברך ענט"י ואשר יצר ואלהי נשמה וכל סדר הברכות וברכת התורה ופרשת התמיד לא יקרא עד שיאור היום שהיא במקום הקרבת תמיד שאין זמנו אלא ביום וכן ברכת הנותן לשכוי בינה לא יברך אלא ביום עד כאן:
""Il faut veiller avec le plus grand soin à la berakha de la Torah, comme il est rapporté dans Nedarim, au chapitre Elou Nedarim : pourquoi les talmidei hakhamim n’ont-ils pas souvent des enfants qui soient talmidei hakhamim ? Ravina a dit : parce qu’ils ne bénissent pas la Torah d’abord. Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : que signifie ce qui est écrit : « Qui est l’homme sage qui comprendra cela, et celui à qui la bouche de ה' a parlé, qu’il le fasse connaître : pourquoi le pays a-t-il été perdu ? » Cette chose a été demandée aux Sages, aux prophètes et aux anges du service, et ils ne l’ont pas expliquée, jusqu’à ce que le Saint, béni soit-Il, l’explique Lui-même, ainsi qu’il est dit : « Et ה' dit : parce qu’ils ont abandonné Ma Torah que J’avais mise devant eux ; ils n’ont pas écouté Ma voix et n’ont pas marché en elle. » Qu’est-ce que « ils n’ont pas écouté Ma voix et n’ont pas marché en elle » ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : pour dire qu’ils ne bénissent pas la Torah d’abord. Il faut bénir pour le Mikra, le Midrach, la Michna et le Talmud. Voici sa formule : « Béni sois-Tu, ה' notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as prescrit al divrei Torah (sur les paroles de Torah). » Et la formule des Ashkénazes : « laassok bedivrei Torah (de nous occuper des paroles de Torah). » « Vehaarev na, ה' notre Dieu, les paroles de Ta Torah dans notre bouche et dans les bouches de Ton peuple, la maison d’Israël ; et que nous soyons, nous, nos descendants et les descendants de Ton peuple, la maison d’Israël, tous connaissant Ton Nom et étudiant Ta Torah. Béni sois-Tu, ה', qui enseigne la Torah à Son peuple Israël. » Certains concluent : « Béni sois-Tu, ה', qui donne la Torah. » On ne conclura pas par « Béni sois-Tu, ה', lamdeni houkékha (enseigne-moi Tes statuts) », car ce n’est pas un langage de berakha et d’action de grâces pour le passé, mais un langage de demande ; et David l’a dit par voie de demande : « ה', Toi qui es béni, enseigne-moi Tes statuts. » On dira « Vehaarev na » avec un vav, car c’est une seule berakha avec « laassok bedivrei Torah » : si c’était une berakha à part, elle s’ouvrirait par « Baroukh ». C’est pourquoi on ne répond pas amen après « laassok bedivrei Torah ». Il y a encore une autre berakha sur la Torah : « Béni sois-Tu, ה' notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as choisis parmi tous les peuples et nous as donné Sa Torah. Béni sois-Tu, ה', qui donne la Torah. » On aura l’intention, dans sa berakha, du maamad du mont Sinaï : qu’Il nous a choisis parmi tous les peuples, nous a rapprochés devant le mont Sinaï, nous a fait entendre Ses paroles du milieu du feu, et nous a donné Sa Torah sainte, qui est la maison de notre vie, Son bien précieux dont Il se délectait chaque jour. Si l’on vient étudier tout de suite après le Chema et ses berakhot du matin, on n’a pas besoin de bénir, car la seconde berakha qui précède le Chema, qui est Ahava Rabba, tient de la berakha de la Torah et en dispense. Cela seulement si l’on étudie tout de suite après elle ; mais si l’on s’est interrompu entre-temps, elle ne dispense pas. Si l’on étudie tout de suite après elle — auquel cas elle dispense — ou si l’on a dit la berakha de la Torah, commencé à étudier, puis interrompu ensuite son étude, on n’a pas besoin de bénir de toute la journée, si l’on a l’habitude constante de s’occuper de Torah. Même si, en sortant pour ses affaires, on se hâte d’expédier ses besoins afin de revenir à l’étude, cela n’est pas considéré comme une interruption au regard de la berakha. Même si l’on étudie la nuit, la nuit suit le jour, et l’on n’a pas à bénir de nouveau tant qu’on n’a pas dormi. S’il a dormi, mon maître mon père, de mémoire bénie, a écrit dans la réponse à une question que, même de jour, s’il a dormi d’un sommeil fixe sur son lit, c’est une interruption et il faut bénir de nouveau. Mais s’il a l’habitude de somnoler assis, appuyé sur ses avant-bras, c’est un sommeil occasionnel et ce n’est pas une interruption. Même s’il s’est couché sur son lit et n’a pas dormi, ce n’est pas une interruption, car tant qu’il est éveillé, sa pensée est à son étude. Jusqu’ici ses paroles. Celui qui se lève de bon matin pour étudier avant d’aller au beit haknesset doit dire la berakha de la Torah. Et lorsqu’il lit la parasha du Tamid au beit haknesset, il n’a pas à bénir de nouveau. Bien que celui qui lit dans la Torah en public bénisse de nouveau « Asher bahar banu », alors même qu’il a déjà dit toute la berakha avant la parasha du Tamid, ce n’est pas comparable : cette berakha-là a été instituée pour la lecture en public, de même qu’une berakha après elle a été instituée. Mon maître mon père, de mémoire bénie, a écrit : celui qui se lève pour étudier avant la pointe de l’aube dira al netilat yadayim, Asher yatsar, Elohaï neshama, tout l’ordre des berakhot et la berakha de la Torah. Mais la parasha du Tamid, il ne la lira pas avant que le jour luise, car elle tient lieu de l’offrande du Tamid, dont le temps n’est que de jour. De même, la berakha « qui donne au coq l’intelligence », on ne la dira que de jour. Jusqu’ici.""