On récite par cœur la parasha du tamid et les Pessoukei dezimra : Rabbi 'Haïm, oncle du Tour, l’autorise dès que le texte est courant dans toutes les bouches ; le Roch n’interdit de dire l’Écrit par cœur que pour acquitter autrui. D’où l’usage d’Ashkenaz : le shaliah tsibbour se tait sur certains versets et chacun les dit pour soi.
ומה שקורין פרשת התמיד על פה וכן פסוקי דזמרה אע"ג דקי"ל דברים שבכתב אי אתה רשאי לאומרם על פה כתב דודי הרב רבי חיים ז"ל כל דבר שרגיל ושגור בפי כל אין בו משום דברים שבכתב אי אתה רשאי לאומרם על פה וא"א הרא"ש ז"ל היה אומר דלא אמרינן דברים שבכתב אי אתה רשאי לאומרם על פה אלא להוציא אחרים ידי חובתן אבל כל אחד לעצמו שרי לכן נוהגים באשכנז כשמגיע ש"ץ לפסוקים שבתפלה כגון מי כמוכה באלים ה' ה' ימלוך לעולם ועד שהוא שותק והקהל אומר אותו כל אחד ואחד בפני עצמו:
Quant au fait que l’on lit la parasha du tamid par cœur, et de même les Pessoukei dezimra : bien que nous tenions que « les textes écrits, tu n’as pas le droit de les dire par cœur », mon oncle le rav Rabbi 'Haïm zal a écrit que toute chose habituelle et courante dans la bouche de tous n’entre pas dans l’interdit « les textes écrits, tu n’as pas le droit de les dire par cœur ». Et mon père le Roch zal disait que l’on n’applique « les textes écrits, tu n’as pas le droit de les dire par cœur » que pour acquitter autrui de son obligation, mais chacun pour soi, c’est permis. C’est pourquoi l’on a l’usage, en Ashkenaz, quand le shaliah tsibbour arrive aux versets qui sont dans la tefila — tels que « Qui est comme Toi parmi les puissants, ה' » et « ה' régnera à jamais » — qu’il se tait et que l’assemblée les dit, chacun pour soi.