טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 95

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Pieds joints, yeux baissés, mains sur le cœur
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On joint les pieds comme les anges du service ou comme les kohanim ; on incline la tête, les yeux vers le Temple, le cœur vers le Haut ; les mains jointes sur le cœur, comme un serviteur, sans les poser sur les hanches.

Glossaire

Targoum
traduction araméenne de l'Écriture
Yeroushalmi
Talmud de Jérusalem

ויכוין רגליו זה אצל זה דכתיב ורגליהם רגל ישרה ומתרגמינן ורגליהן רגל כוונין ירוש' זה שעומד בתפלה צריך להשוות רגליו ר' לוי ור' סימון ח"א כמלאכי השרת דכתיב ורגליהם רגל ישרה וח"א ככהנים דכתיב לא תעלה במעלות שהיו הכהנים הולכין עקב בצד גודל כאילו רגליהם שוין זה אצל זה וצריך שיכוף ראשו מעט שיהיו עיניו למטה לארץ שנאמר והיו עיני ולבי שם כל הימים ואנו מתפללין כנגד בה"מ ולכן צריך שיתן עיניו למטה כנגדו ונחשב כאילו אנו עומדים בו ומתפללין ובלבו יכוין למעלה שנאמר נשא לבבינו אל כפים אל אל בשמים: כתב הרמב"ם ז"ל מניח ידיו על לבו כפותין הימנית על השמאלית ועומד כעבד לפני רבו באימה וביראה ובפחד ולא יניח ידיו על חלציו:

Il joindra ses pieds l'un contre l'autre, car il est écrit : « Leurs pieds étaient un pied droit », et le Targoum rend : « leurs pieds, un pied aligné ». Le Yeroushalmi : celui qui se tient en tefila doit égaliser ses pieds. Rabbi Lévi et Rabbi Simon : l'un dit comme les anges du service, car il est écrit « leurs pieds étaient un pied droit » ; l'autre dit comme les kohanim, car il est écrit « tu ne monteras pas par des marches » — les kohanim marchaient le talon contre le gros orteil, comme si leurs pieds étaient égaux l'un contre l'autre. Il doit incliner un peu la tête afin que ses yeux soient baissés vers la terre, comme il est dit : « Mes yeux et mon cœur y seront tous les jours ». Or nous prions face au Temple ; c'est pourquoi il doit poser les yeux vers le bas, face à lui, et l'on est considéré comme si l'on s'y tenait pour prier. Dans son cœur, il dirigera vers le Haut, comme il est dit : « Élevons notre cœur avec les paumes vers Dieu dans les cieux ». Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : il pose ses mains sur son cœur, jointes, la droite sur la gauche, et se tient comme un serviteur devant son maître, dans la crainte, la révérence et la frayeur ; il ne posera pas les mains sur ses hanches.