Trois lecteurs, sans haftara, selon le seder de la semaine. Kohen puis lévi puis Israël, pour les voies de la paix. Le Roch permet au kohen de céder lundi et jeudi seulement. Rav Amram et Natronaï : même un kohen ignorant précède un Israël savant. S’il n’y a pas de kohen, le faisceau se défait. S’il n’y a pas de lévi, seul le premier kohen relit. On dit « à la place du kohen » pour ne pas lui donner les ‘hallot.
הלכות קריאת ספר תורה גרסינן בפ' הקורא את המגילה בשני ובחמישי ובמנחה בשבת קורין ג' אין פוחתין מהן ואין מוסיפין עליהם ואין מפטירין בנביא וגרסינן בפ"ב דמגילה בשני ובחמישי ובשבת במנחה קורין כסדרן פי' בסדר של אותו השבוע ותניא בברייתא מקום שמפסיקין בשבת בשחרית שם קורין במנחה ובב' ובה' ובשבת הבאה ואלו ג' שקורין קורין לכהן תחלה ואח"כ ללוי ואח"כ לישראל כדגרסינן בפרק הניזקין אלו דברים שאמרו משום דרכי שלום כהן קורא ראשון ואחריו לוי ואחריו ישראל וכתב א"א הרא"ש זצ"ל ואף אם בא כהן לחלוק כבוד לרבו או למי שגדול ממנו שיקרא ראשון בב' וה' הרשות בידו בשבתות וימים טובים דשכיחי רבים בב"ה אין הרשות בידו דלא ליתי לאינצויי ורב הונא דקרי בכהני בשבתות וימים טובים משום דמופלג בחכמה היה דאפי' ר' אמי ור' אסי כהני חשיבי דארעא דישראל הוו כייפי ליה ומשמע מדבריו שאם הוא גדול ומופלג שיכול לקרות בפני כהן אבל רב עמרם כתב כל היכא דאיכא כהן לית ליה רשות לישראל למיקרי קמיה אפי' הוא נשיא שבישראל וכ"כ רב נטרונאי דאפי' כהן עם הארץ קודם לישראל ת"ח אמר אביי נקטינן אם אין שם כהן נתפרדה חבילה פירש"י בלשון אחד שלא יקרא לוי כלל וכ"כ ר"ח ורב עמרם ופי' אחר פי' שלא יקדים לוי לישראל אלא מי שירצה יקדים וכתב א"א הרא"ש ז"ל ודוקא אם ישראל גדול הוא קודם ואם הלוי גדול או אפילו שוין הוא קודם וכן עיקר ואמר אביי נקטינן ואם אין שם לוי כהן קורא במקום לוי ודוקא כהן הראשון עומד במקום לוי ומברך פעם אחר וקורא אבל כהן אחר לא יעלה שלא יאמרו הראשון פגום הוא וכן לא יעלו ב' לויים זה אחר זה שלא יאמרו אחד מהן פגום הוא ויש מקומות שנוהגין לקרות הרבה כהנים בהפסק ישראל ביניהם ואין חוששין שיאמרו הראשון פגום הוא כיון שקראו ישראל אחריו וכ"כ רב עמרם ובתר דקרי כהן לוי וישראל קרי מאן דבעי אי בעי כהן למיתני ומיקרי שפיר דמי וכשאין שם כהן וקורא לישראל במקומו אומר במקום כהן כדי שלא יטעו להאכילו חלות אבל העולה במקום לוי א"צ לומר במקום לוי דמעשר ראשון מותר לזרים וגם לא שכיח:
Lois de la lecture du séfer Torah. Nous apprenons au chapitre « Celui qui lit la Meguila » : le lundi, le jeudi et à min’ha de Chabbat, on appelle trois ; on n’en diminue pas et l’on n’en ajoute pas, et l’on ne fait pas l’haftara dans le Prophète. Nous apprenons au deuxième chapitre de Meguila : le lundi, le jeudi et à min’ha de Chabbat, on lit selon leur ordre — c’est-à-dire selon le seder de cette semaine-là. Et il est enseigné dans une baraita : l’endroit où l’on s’arrête le Chabbat matin, c’est là que l’on lit à min’ha, le lundi, le jeudi et le Chabbat suivant. Ces trois que l’on appelle : on appelle d’abord un kohen, puis un lévi, puis un Israël, comme nous apprenons au chapitre HaNizakin : voici des choses que l’on a dites à cause des voies de la paix — le kohen lit le premier, après lui le lévi, après lui l’Israël. Et mon maître mon père le Roch zts"l a écrit : même si un kohen veut honorer son maître ou quelqu’un de plus grand que lui en le faisant lire le premier, le lundi et le jeudi il en a le droit ; les Chabbats et les Yom Tov, où beaucoup se trouvent à la synagogue, il n’en a pas le droit, afin que l’on n’en vienne pas à se quereller. Et Rav Houna, qui lisait parmi les kohanim les Chabbats et les Yom Tov, c’est parce qu’il était hors pair en sagesse, au point que même Rabbi Ami et Rabbi Assi, kohanim considérés de la Terre d’Israël, lui étaient soumis. Il ressort de ses paroles que s’il est grand et hors pair, il peut lire en présence d’un kohen. Mais Rav Amram a écrit : partout où il y a un kohen, un Israël n’a pas le droit de lire avant lui, même s’il est nassi en Israël. Et de même a écrit Rav Natronaï : même un kohen ignorant précède un Israël talmid ‘hakham. Abayé a dit : nous tenons que s’il n’y a pas de kohen, le faisceau s’est défait. Rachi a expliqué selon une version : que le lévi ne lise pas du tout ; et de même ont écrit Rabbénou ‘Hananel et Rav Amram. Une autre explication : que l’on n’avance pas le lévi avant l’Israël, mais que l’on avance qui l’on veut. Et mon maître mon père le Roch z"l a écrit : seulement si l’Israël est plus grand, il précède ; si le lévi est plus grand, ou même s’ils sont égaux, c’est lui qui précède ; et c’est là l’essentiel. Abayé a dit encore : nous tenons que s’il n’y a pas de lévi, un kohen lit à la place du lévi ; et c’est seulement le premier kohen qui se tient à la place du lévi, bénit une seconde fois et lit ; mais un autre kohen ne montera pas, afin que l’on ne dise pas que le premier est défectueux. De même, deux léviim ne monteront pas l’un après l’autre, afin que l’on ne dise pas que l’un d’eux est défectueux. Il est des lieux où l’on a l’usage d’appeler beaucoup de kohanim en intercalant un Israël entre eux, et l’on ne craint pas que l’on dise que le premier est défectueux, puisqu’on a appelé un Israël après lui. Et de même a écrit Rav Amram : après qu’ont lu un kohen, un lévi et un Israël, on appelle qui l’on veut ; si l’on veut qu’un kohen se répète et lise, c’est bien. Et lorsqu’il n’y a pas de kohen et que l’on appelle un Israël à sa place, on dit « à la place du kohen », afin que l’on ne s’y trompe pas jusqu’à lui donner les ‘hallot ; mais celui qui monte à la place du lévi n’a pas besoin de dire « à la place du lévi », car la première dîme est permise aux non-léviim, et d’ailleurs cela n’est pas fréquent.