Contrairement au Yom Tov, on ne lit pas la parasha du moussaf de Chabbat dans un second sefer : elle n’a que deux versets, et le moussaf de Chabbat n’a pas de sacrifice expiatoire, seulement des olot.
מה שאין מוציאין בשבת ב' ספרים לקרות המוספין וביום השבת וגו' כמו שקורין בי"ט פרשת קרבנות המוספין לפי שאין בפרשת קרבנות מוסף שבת רק ב' פסוקים ואין לקרות אלא מענינו של יום ועוד טעם אחר דאיתא במס' תענית (כז:) אמר הקב"ה לאברהם תקנתי להם סדר קרבנות בזמן שקורין אותם לפני מעלה אני עליהם כאילו הקריבום לפני ומוחל אני על כל עונותם ובמוסף שבת אין קרבן לכפר שכולם עולות (וזהו רצית קרבנותיה למה רצית קרבנותיה לפי ששאר יום טוב כולן באין חטאת ובשבת כולן באין עולות):
Pourquoi l’on ne sort pas le Chabbat deux sefarim pour lire les moussafin « Ou-veyom hachabbat », etc., comme l’on lit à Yom Tov la parasha des sacrifices du moussaf : parce que, dans la parasha des sacrifices du moussaf de Chabbat, il n’y a que deux versets, et l’on ne doit lire que ce qui a trait au jour. Encore une autre raison : il est dit au traité Taanit (27b) que le Saint béni soit-Il dit à Avraham : « Je leur ai fixé un ordre des sacrifices ; lorsqu’ils les lisent devant Moi, Je le leur compte comme s’ils les avaient offerts devant Moi, et Je pardonne toutes leurs fautes. » Or, dans le moussaf de Chabbat, il n’y a pas de sacrifice pour expier, car ce sont tous des olot. (C’est le sens de « Ratsita qorbanoteha » — pourquoi as-Tu agréé ses sacrifices ? Parce que les autres Yom Tov viennent tous avec une hatat, et le Chabbat ils viennent tous en olot.)