טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 285

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · L'obligation d'achever la lecture de la parasha (Chnayim mikra ve-ehad targoum)
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Les règles concernant l'obligation de lire deux fois le texte biblique et une fois sa traduction ou le commentaire de Rachi chaque semaine, ainsi que le moment approprié pour le faire.

Glossaire

Mikra
texte biblique original en hébreu
Targoum
traduction de la Torah, classiquement la traduction araméenne d'Onkelos
mitsva min hamouvhar
la manière la plus parfaite ou idéale d'accomplir un commandement

וצריך ליזהר להשלים הפרשה עם הציבור דאמר רב הונא בריה דרב יהושע א"ר יונה א"ר אמי לעולם ישלים אדם פרשיותיו עם הציבור שנים מקרא ואחד תרגום אפי' עטרות ודיבון: וכל המשלים פרשיותיו עם הציבור מאריכין לו ימיו ושנותיו אפי' עטרות ודיבון פי' רבינו שלמה אע"פ שאין בו תרגום ולפירוש זה אפילו ראובן ושמעון וכיוצא בזה צריך לקרותו שלשה פעמים ויש מפרשים דנקט עטרות ודיבון לפי שיש ספרים שכתוב בהם תרגום ירושלמי ונקט עטרות ודיבון אף ע"פ שאין צריכין כל כך תרגום ולפי זה ראובן ושמעון אין צריך לקרותו שלשה פעמים ומ"מ נהגו להחמיר כפירש"י ואם למד הפרשה בפירש"י חשיב כמו תרגום שאין כוונת התרגום אלא שיבין הענין אבל אם קורא בשאר לעז לא: וכל השבוע מיום ראשון ואילך חשיב עם הציבור כיון שמתחילין הפרשה ביום שבת במנחה: מצוה מן המובחר שישלים אותה קודם שיאכל בשבת ואם לא השלים אותה קודם אכילה ישלים אחר אכילה קודם המנחה אבל משם ואילך כיון שמתחילין אחרת עבר זמנה של זאת:

Il faut veiller à achever la lecture de la parasha avec le tsibbour, car Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit au nom de Rabbi Yona qui l'a dit au nom de Rabbi Ami : « Un homme doit toujours achever ses parashiyot en même temps que le tsibbour, en lisant deux fois le texte biblique (Mikra) et une fois la traduction araméenne (Targoum), même pour des mots tels que 'Atarot et Divon' (Nombres 32:3) ». Et quiconque achève ses parashiyot avec le tsibbour, on prolonge ses jours et ses années. L'expression « Même Atarot et Divon » est expliquée par notre maître Chlomo (Rachi) par le fait que c'est obligatoire même s'il n'y a pas de traduction pour ces mots ; et selon cette explication, même des noms comme « Reouven et Chimon » ou similaires doivent être lus trois fois. D'autres commentateurs expliquent qu'il a pris l'exemple de « Atarot et Divon » car il existe des livres où figure un Targoum de Jérusalem pour ces mots, et il les a mentionnés bien qu'ils n'aient pas tellement besoin de traduction. Selon cette seconde explication, on n'aurait pas besoin de lire « Reouven et Chimon » trois fois. Quoi qu'il en soit, on a l'habitude d'être rigoureux en suivant l'explication de Rachi. S'il a étudié la parasha avec le commentaire de Rachi, cela compte comme le Targoum, car le but de ce dernier n'est que de faire comprendre le sujet ; en revanche, s'il la lit dans une autre langue vernaculaire, cela n'est pas valable. Toute la semaine, à partir du premier jour (dimanche), est considérée comme étant « avec le tsibbour », puisqu'on commence la lecture de la nouvelle parasha le Chabbat à l'office de minh'a. La manière optimale d'accomplir la mitsva (mitsva min hamouvhar) est de l'achever avant de manger le matin du Chabbat. S'il ne l'a pas achevée avant le repas, il l'achèvera après, avant minh'a. Mais à partir de là, puisqu'on commence une autre parasha, le temps dévolu à celle-ci est passé.