À la sortie du Chabbat, on dit Vihi no'am, en doublant le dernier verset, puis le Seder Kedoucha, que l'on prolonge pour retarder le retour des méchants au Guéhinam. En Allemagne, quand on ne dit pas Vihi no'am, on ne dit pas non plus le Seder Kedoucha ; selon Rav Char Chalom, on ne dit Vihi no'am que si toute la semaine qui suit est faite de jours ouvrables ; en Espagne, on ne suit pas cet usage. L'officiant fait la havdala pour ceux qui n'ont pas de vin ; on mentionne Éliyahou le prophète et l'on dit des versets de bénédiction.
ונוהגין לומר ויהי נועם לפי שהוא מזמור של ברכה שבו בירך משה לישראל בשעה שסיימו מלאכת המשכן ונוהגין לכפול פסוק אורך ימים אשביעהו שע"י כן נשלם השם היוצא ממנו ואומרים סדר קדושה לפי שהוא זמן חזרת רשעים לגיהנם ששבתו בשבת וע"כ מאריכין בעניני תפלות כי ממתינין להם שיסיימו כנסיה אחרונה של ישראל תפלתם ועל כן נוהגין במקצת מקומות להאריך הרבה בויהי נועם וסדר קדושה וכ"כ ר"ע זה שנהגו לומר ויהי נועם וקדושה דסדרא בנעימה ובאריכות נועם באפוקי שבתא כדי שישתהו ישראל בהשלמת סדריהם כדי להאריך לרשעים מלחזור לגיהנם דבמ"ש צועק הממונה על הרוחות חזרו לגיהנם שכבר השלימו ישראל את סדריהם ומתחילים בואתה קדוש לפי שאין גאולה בלילה ונוהגין באשכנז כשא"א ויהי נועם כגון שחל י"ט באמצע השבוע אז אין אומרים ג"כ סדר קדושה וכ"כ רב שר שלום אין אומרים ויהי נועם אלא ממ"ש לחול לא במוצאי י"ט ואפילו חל י"ט באמצע שבת או צום כפור דליכא ששת ימי המעשה אין לומר ויהי נועם במ"ש כיון דאומר ומעשה ידינו תרי זימני בעינן שיתא יומא כולא דחול וכל היכא דליכא ויהי נועם אין אומרים סדר קדושה ואין נוהגין כן בספרד אלא מתחילין פסוק אורך ימים אשביעהו וגו' ואתה קדוש. ומבדיל ש"צ להוציא מי שאין לו יין שיוצא בזה י"ח דאע"פ שמבדילין בתפלה צריך להבדיל על הכוס ורגילין להזכיר אליהו הנביא ופירש ב"ה הטעם לפי שהוא עתיד לבשר הגאולה ואיתא בעירובין (מג:) מובטח להן לישראל שאין אליהו בא לא בערבי שבתות ולא בערבי י"ט וע"כ אנו מתפללין כיון שעבר השבת ויכול לבא שיבא ויבשרנו ונוהגים לומר פסוקים של ברכה כגון יפתח ה' לך את אוצרו הטוב כדי שיתברכו במעשה ידיהם:
On a l'usage de dire « Vihi no'am », car c'est un psaume de bénédiction, par lequel Moché bénit Israël lorsqu'ils eurent achevé le travail du Michkan. On a l'usage de doubler le verset « De longs jours Je le rassasierai », car ainsi se complète le Nom qui en est issu.
On dit le Seder Kedoucha, car c'est le moment où les méchants, qui ont eu repos pendant le Chabbat, retournent au Guéhinam ; c'est pourquoi on prolonge les prières, car on leur accorde un délai jusqu'à ce que la dernière assemblée d'Israël ait achevé sa tefila. C'est pourquoi, en certains endroits, on a l'usage de prolonger beaucoup Vihi no'am et le Seder Kedoucha. Ainsi l'a écrit Rav Amram : si l'on a l'usage de dire Vihi no'am et la Kedoucha de « sidra » avec mélodie, en s'attardant avec douceur à la sortie du Chabbat, c'est pour qu'Israël s'attarde à compléter ses prières, afin de retarder le retour des méchants au Guéhinam ; car, à la sortie du Chabbat, l'ange préposé aux esprits crie : « Retournez au Guéhinam, car Israël a déjà achevé ses prières ! » On commence par « Et Toi, Saint (Veata kadoch) », car il n'y a pas de délivrance la nuit.
En Allemagne, on a l'usage, quand on ne dit pas Vihi no'am — par exemple lorsqu'un Yom Tov tombe au milieu de la semaine —, de ne pas dire non plus le Seder Kedoucha. Ainsi l'a écrit Rav Char Chalom : on ne dit Vihi no'am qu'à la sortie d'un Chabbat qui ouvre sur des jours de semaine, non à la sortie d'un Yom Tov ; et même si un Yom Tov ou le jeûne de Kippour tombe au milieu de la semaine, de sorte qu'il n'y a pas six jours d'ouvrage, on ne dit pas Vihi no'am à la sortie du Chabbat : puisqu'on y dit deux fois « l'œuvre de nos mains », il faut six jours entièrement profanes. Partout où l'on ne dit pas Vihi no'am, on ne dit pas le Seder Kedoucha. En Espagne, on n'a pas cet usage : on commence par le verset « De longs jours Je le rassasierai… », puis « Et Toi, Saint ».
L'officiant fait la havdala pour en acquitter celui qui n'a pas de vin, qui s'acquitte ainsi de son obligation ; car, bien qu'on fasse la havdala dans la tefila, il faut la faire sur la coupe.
On a l'habitude de mentionner Éliyahou le prophète. Le B.H. en explique la raison : c'est qu'il doit annoncer la délivrance. Il est rapporté dans Erouvin (43b) : Israël a l'assurance qu'Éliyahou ne viendra ni la veille de Chabbat ni la veille de Yom Tov ; c'est pourquoi nous prions, puisque le Chabbat est passé et qu'il peut venir, qu'il vienne et nous l'annonce.
On a l'usage de dire des versets de bénédiction, comme « ה' t'ouvrira Son bon trésor », afin d'être bénis dans l'œuvre de leurs mains.