כל פיקוח נפש דוחה שבת והזריז הרי זה משובח אפי' נפלה דליקה לחצר אחרת וירא שתעבור לחצר זו ויבא לידי סכנה יכול לכבותה כדי שלא תעבור ואין הולכין בו אחר הרוב כגון תשע עו"ג וישראל אחד לא מיבעיא באותה חצר דפשיטא שאם נפל שם עליהן שמפקחין דהוה ליה קבוע וכל קבוע כמחצה על מחצה דמי אלא אפילו פירש אחד מהם לחצר אחרת ונפל עליו שם מפקחין כיון שנשאר קביעות הראשון במקומו חשבינן ליה כמחצה על מחצה אבל אם נעקרו כולן ובשעת עקירתן פירש אחד מהם לחצר אחרת ונפל עליו אין מפקחין כיון שנעקר קביעות הראשון ממקומו אמרינן כל דפריש מרובא קא פריש: מי שנפלה עליו מפולת ספק חי ספק מת ספק שם וספק אינו שם ואפילו אם תמצא לומר שהוא שם ספק עו"ג וספק ישראל מפקחין אף ע"פ שיש בו כמה ספקות ואפי' מצאוהו מרוצץ שאינו יכול לחיות אלא לפי שעה מפקחין ובודקין עד חוטמו ואם לא הרגישו בחוטמו חיות אז ודאי מת ל"ש פגעו בראשו תחלה או ברגליו תחלה ואפילו מצא עליונים מתים לא יאמר כבר מתו התחתונים אלא בודק עליהם שמא עדיין הם חיים: עו"ג שצרו על עיירות של ישראל אם באו על עסקי ממון אין מחללין עליהם השבת באו על עסקי נפשות או אפי' סתם יוצאין עליהם בכלי זיין ומחללין עליהם את השבת ובעיר הסמוכה לספר אפילו לא באו אלא על עסקי ממון מחללין עליהם את השבת וכן על הספינה המטורפת בים ונהר השוטף מצוה על כל אדם להצילן ולחלל עליהם וכן יחיד הנרדף מפני ליסטים מצוה להצילו והמצילין חוזרין בכלי זיינם למקומם:
Tout piqoua’h néfech (sauvetage d’une vie) l’emporte sur le Chabbat, et qui s’empresse en cela est loué. Même si un incendie a éclaté dans une autre cour et que l’on craint qu’il ne gagne celle-ci et que l’on en vienne au danger, on peut l’éteindre afin qu’il ne passe pas. On ne suit pas, en cela, la majorité : ainsi neuf non-Juifs et un Israélite ; il n’est pas besoin de dire que, dans cette même cour, s’il y tombe sur eux un éboulement, on déblaie, car c’est un qavoua (groupe fixé) et tout groupe fixé vaut comme moitié contre moitié ; mais même si l’un d’eux s’est écarté vers une autre cour et qu’un éboulement y tombe sur lui, on déblaie, puisque le premier ancrage est resté en place, on le compte comme moitié contre moitié. Mais si tous se sont arrachés de place et qu’au moment de ce départ l’un s’est écarté vers une autre cour et qu’un éboulement tombe sur lui, on ne déblaie pas, car le premier ancrage a quitté son lieu : l’on dit que tout ce qui se sépare se sépare de la majorité. Celui sur qui un éboulement est tombé, doute s’il est vivant ou mort, doute s’il est là ou non, et même à supposer qu’il y soit, doute s’il est non-Juif ou Israélite : on déblaie malgré plusieurs doutes. Même si on le trouve broyé, incapable de vivre que peu d’instants, on déblaie et l’on examine jusqu’au nez ; si l’on n’y sent plus de vie, il est alors certainement mort, que l’on ait rencontré d’abord la tête ou d’abord les pieds. Même si l’on trouve ceux d’en haut déjà morts, qu’on ne dise pas que ceux d’en bas le sont aussi : on les examine encore, peut-être sont-ils encore vivants. Des non-Juifs qui assiègent des villes d’Israël : s’ils viennent pour l’argent, on ne profane pas le Chabbat pour eux ; s’ils viennent pour les vies, ou même sans motif déclaré, on sort contre eux les armes à la main et l’on profane le Chabbat. Dans une ville proche de la frontière, même s’ils ne viennent que pour l’argent, on profane le Chabbat. De même pour le navire en détresse en mer et le fleuve qui emporte : c’est un commandement pour tout homme de les sauver et de profaner pour eux. De même un particulier poursuivi par des brigands : c’est un commandement de le sauver. Les sauveteurs reviennent avec leurs armes à leur place.