Lois concernant les doutes sur la présence de l'érouv au crépuscule, son inaccessibilité sous des pierres ou dans une armoire verrouillée, et la perte de la clé.
ספק עירוב כגון ספק אם היה קיים בין השמשות אם לאו כשר והוא שיהיה לו חזקת כשרות כגון שהניחו שם ואירע בו ספק אבל אם לא היה לו חזקת כשרות כגון ספק אם הונח שם אם לאו לא וצריך שיהא בין השמשות במקום שראוי ליטלו הלכך נפל עליו גל אם יכול ליטלו בלא מרא וחצינא כשר ואם לאו פסול ואם נתנו במגדל ונעל לפניו ואבד המפתח אם הוא של לבנים מסודרין אלו על אלו בלא טיט וטיח בי"ט הוי עירוב מפני שיכול לסותרו וליטלו אבל בשבת או בי"ט והוא של בנין אינו עירוב ואם המגדל כלי של עץ והמנעול קשור בחבל ויכול לחתכו בסכין הוי עירוב אבל מנעול של עץ או של מתכת אסור לחתכו אף בכלים דאף בכלים יש משום בנין וסתירה אם לא יהא עשוי משברי כלים מחוברים ע"י זפת בההיא דוקא אין בו משום בנין ואם מצא מפתח בי"ט בין בעיר בין בשדה הוי עירוב שיכול לטלטלו ולפתוח אע"פ שלא היה בידו בין השמשות כיון שמצוי הוא שימצאנו חשבינן ליה כאילו הוא בידו בשבת בעיר הוי עירוב שיכול להביאו ע"י גגין וחצירות בשדה אינו עירוב:
Un érouv douteux, par exemple si l'on doute qu'il existait au crépuscule (bein hachemachot) ou non, est valide, à condition qu'il ait une présomption de validité (hazkat kashrout), par exemple si on l'a déposé là et qu'ensuite un doute est survenu. Mais s'il n'avait pas de présomption de validité, par exemple si on doute qu'il y ait été déposé ou non, il n'est pas valide. Il faut qu'au crépuscule il se trouve dans un endroit d'où il est possible de le prendre. En conséquence, si un tas de pierres est tombé dessus : si l'on peut le prendre sans recourir à une pioche ou à une houe, il est valide ; sinon, il est invalide. Si on l'a placé dans une armoire que l'on a verrouillée devant soi et dont on a perdu la clé : si elle est constituée de briques simplement empilées sans mortier ni plâtre, à Yom Tov cela constitue un érouv car on peut la démonter pour le prendre ; mais à Chabbat, ou à Yom Tov s'il s'agit d'une construction véritable, ce n'est pas un érouv. Si l'armoire est un ustensile en bois et que le cadenas est attaché par une corde que l'on peut couper avec un couteau, cela constitue un érouv. Mais il est interdit de couper un cadenas en bois ou en métal, même sur des ustensiles, car le principe de construction et de démolition s'applique aussi aux ustensiles, à moins qu'il ne soit fait de débris d'ustensiles joints par de la poix, car dans ce cas précis il n'y a pas d'interdit de construction. Si l'on trouve la clé à Yom Tov, que ce soit en ville ou dans les champs, c'est un érouv car on peut la transporter et l'ouvrir, même si on ne l'avait pas en main au crépuscule ; puisqu'il est fréquent de la trouver, on considère qu'elle était comme dans sa main. À Chabbat, en ville, c'est un érouv car on peut l'apporter par les toits et les cours ; dans les champs, ce n'est pas un érouv.