Lois concernant l'établissement du érouv lorsqu'un Yom Tov tombe la veille de Chabbat, le recours à un érouv sous condition, et la validité du érouv fait au crépuscule (bein hachemachot).
אין מערבין עירובי חצירות ושיתופי מבואות בי"ט שחל להיות בע"ש אלא יערב מעי"ט ואם שכח יערב בי"ט ע"י תנאי (ע"ל סימן תקכ"ח) שיאמר אם היום חול יהא זה עירוב ואם היום קדש אין בדברי כלום ולמחר יאמר על אותו הפת אם היום קדש הרי ערבתי מאתמול ואם היום חול יהא זה עירוב וה"מ בב' ימים טובים של גליות אבל בשני ימים טובים של ר"ה לא אחד עירובי חצירות ושיתופי מבואות מערבין אותן בין השמשות ואפילו אם כבר קיבל עליו תוס' שבת כתב ה"ר שמריה שיכולין לערב ויש אוסרין אם קיבל עליו תוספת שבת ואפילו עירב לשנים לאחד מבע"י ונאכל העירוב בין השמשות ולאחד עירב בין השמשות שניהם קנו עירוב שלאותו שנאכל עירובו בין השמשות אנו חושבין אותו לילה ולאותו שהניח עירובו בין השמשות חושבין אותו יום:
On ne réalise pas les érouvé hatserot ni les chitoufé mevo'ot un Yom Tov qui tombe une veille de Chabbat, mais on doit faire le érouv à la veille de Yom Tov. S'il a oublié, il fera le érouv à Yom Tov au moyen d'une condition (voir plus loin siman 528), en disant : « Si aujourd'hui est un jour profane, que ceci soit un érouv, et si aujourd'hui est saint (kodesh), mes paroles sont nulles ». Et le lendemain, il dira sur ce même pain : « Si aujourd'hui est saint, j'ai déjà fait le érouv hier, et si aujourd'hui est profane, que ceci soit un érouv ». Cela s'applique aux deux jours de Yom Tov de la Diaspora (galiot), mais pour les deux jours de Roch Hachana, non. Les érouvé hatserot et les chitoufé mevo'ot peuvent tous deux être réalisés pendant le crépuscule (bein hachemachot). Et même s'il a déjà accepté sur lui l'ajout (tossefet) de Chabbat, notre maître Rav Chemaria a écrit qu'ils peuvent faire le érouv ; et certains l'interdisent s'il a accepté sur lui l'ajout de Chabbat. Même s'il a fait un érouv pour deux personnes, pour l'un alors qu'il faisait encore jour et le érouv a été mangé pendant le crépuscule, et pour l'autre il a fait le érouv pendant le crépuscule : les deux ont acquis leur érouv ; car pour celui dont le érouv a été mangé pendant le crépuscule, nous considérons cette période comme la nuit, et pour celui qui a posé son érouv pendant le crépuscule, nous la considérons comme le jour.