Interdiction de l'éloge funèbre à Roch Hodech, Hanoucca et Pourim, et divergences d'opinions sur la récitation du Tsidouk HaDin et du Kaddish ces jours-là et durant Hol HaMoed.
ואסור בהספד דתנן נשים במועד מענות פירוש שכולן אומרות כאחת אבל לא מטפחות להכות כף אל כף בר"ח חנוכה ופורים מענות ומטפחות אבל לא מקוננות שתהא אחת אומרת והאחרות עונות אחריה ואחר שנקבר המת לא מענות ולא מטפחות ועל צידוק הדין אם יש לאומרו בר"ח חנוכה ופורים נחלקו בו חכמי גרמיזא אומרים אותו דרך הילוך וחכמי מגנצא א"א אותו אלא על אדם גדול וכן השיב רבינו משולם ב"ר משה שנינו אין מניחים המטה ברחוב שלא להרגיל ההספד ומתוך צידוק הדין ירגילו בהספד וכיון שא"א צידוק הדין א"א קדיש ודי לאדם גדול שמספידים בר"ח ובח"ה שיאמרו עליו צידוק הדין וקדיש והרי"ץ גיאת כתב נהגו מימות זקנים הראשונים שלא לומר צ"ה אחר המת בר"ח חנוכה ופורים דלא עדיף צידוק הדין דהדיוט מצידוק הדין דמשה רבינו דמסלקי ליה בשבת שחל להיות במועד ור"ח חנוכה ופורים שחלו להיות בשבת דהללו ימי שמחה נינהו דכתיב וביום שמחתכם ובמועדיכם ובראשי חדשיכם ובכל אחד מהם אומרים הלל זה היום עשה ה' נגילה ונשמחה בו ותלמידי רש"י כתבו בשמו שאומרים צידוק הדין וקדיש אפילו בחולו של מועד:
Il est interdit de faire un éloge funèbre, car il est enseigné dans la Michna : « Les femmes se lamentent pendant le Moed » — c'est-à-dire qu'elles disent toutes ensemble [des chants de deuil], mais ne frappent pas des mains l'une contre l'autre. À Roch Hodech, Hanoucca et Pourim, elles se lamentent et frappent des mains, mais ne font pas de lamentations funèbres où l'une parle et les autres répondent. Après que le mort est enterré, elles ne se lamentent plus et ne frappent plus des mains. Concernant le Tsidouk HaDin, s'il faut le dire à Roch Hodech, Hanoucca et Pourim, les Sages en ont débattu : les Sages de Worms disent qu'on le dit en marchant, et les Sages de Mayence disent qu'on ne le dit que pour un grand homme. C'est ainsi qu'a répondu Rabbinou Meshoulam fils de Rabbi Moché : Nous avons enseigné qu'on ne pose pas le brancard dans la rue afin de ne pas habituer aux éloges funèbres, et à travers le Tsidouk HaDin on s'habituerait aux éloges. Puisqu'on ne dit pas le Tsidouk HaDin, on ne dit pas le Kaddish. Il suffit pour un grand homme auquel on fait un éloge à Roch Hodech et en Hol HaMoed qu'on dise sur lui le Tsidouk HaDin et le Kaddish. Le Ri"ts Guiat a écrit que l'usage s'est établi depuis les temps des premiers anciens de ne pas dire le Tsidouk HaDin après un mort à Roch Hodech, Hanoucca et Pourim, car le Tsidouk HaDin d'un homme ordinaire n'est pas plus méritant que celui de Moché Rabbenu, qu'on écarte le Chabbat qui coïncide avec une fête, ainsi que Roch Hodech, Hanoucca et Pourim tombant un Chabbat, car ce sont des jours de joie, ainsi qu'il est écrit : « Et au jour de votre joie, et en vos fêtes, et en vos têtes de mois », et dans chacun d'eux on dit le Hallel : « Voici le jour qu'a fait ה', soyons dans l'allégresse et réjouissons-nous en lui ». Les disciples de Rachi ont écrit en son nom qu'on dit le Tsidouk HaDin et le Kaddish même pendant Hol HaMoed.