טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 422

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Les prières de roch hodhish, Ya'ale ve-yavo, et la lecture du Hallel
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Règles sur la mention de Ya'ale ve-yavo dans la Amidah de roch hodhish, les oublis et les rattrapages, ainsi que les lois de la lecture du Hallel par le tsibbour et les individus.

Glossaire

halakha
halakha

גרסינן בפרק במה מדליקין ימים שיש בהם קרבן מוסף כגון ר"ח וחולו של מועד ערבית שחרית ומנחה מתפללין י"ח ברכות ואומר מעין המאורע בעבודה פירוש אומר יעלה ויבא ברצה ואם לא אמר מחזירין אותו ואם נזכר קודם שיסיים ברכת רצה או אפי' אחר שיסיים כל זמן שאינו מתחיל מודים אומרו במקום שנזכר ואם לא נזכר עד לאחר שהתחיל מודים או אפילו נזכר בשים שלום חוזר להתחיל רצה סיים חוזר לראש ואסיקנא שלעולם חוזר לראש אא"כ לא עקר רגליו וגם רגיל לומר תחנונים אחר תפלתו שאז חוזר לרצה אבל אם עקר רגליו אע"פ שרגיל לומר תחנונים או אינו רגיל לומר תחנונים אף ע"פ שלא עקר רגליו חוזר לראש ורב עמרם תלה אותו בעקר רגליו שכתב לא עקר אף ע"פ שאינו רגיל לומר תחנונים חוזר לעבודה עקר רגליו אע"פ שרגיל לומר תחנונים חוזר לראש וא"א הרא"ש ז"ל לא כתב כן ולמעלה בברכת אתה חונן כתבתי אם יכול לחזור בדבר שאין צריך לחזור והא דמחזירין על שכחת הזכרת ר"ח דווקא שחרית ומוסף ומנחה אבל שכח ולא הזכיר בערבית אין מחזירין אותו ל"ש אם ר"ח יום אחד או אם הוא ב' ימים וכשם שיחיד חוזר ש"צ נמי חוזר אם טעה חוץ משחרית דתניא טעה ולא הזכיר ר"ח שחרית אין מחזירין אותו מפני שתפלת המוסף לפניו וא"ר יוחנן בצבור שנו פירש רב אלפס מפני טורח צבור הקילו בו לסמוך על תפלת מוסף כיון שהיא מיד אחר זאת ורש"י פירש בצבור שנו מי שמתפלל בצבור אפילו יחיד אין צריך לחזור מפני ששומע אותו מש"צ ואין הלשון משמע כן שהרי תלה אותו מפני שתפלת המוסף לפניו ולא קאמר מפני ששומע מש"צ כתב ר"י שאם שכח ולא התפלל יעלה ויבא במנחה שאין לו להתפלל במוצאי ר"ח ערבית שתים כיון שאין לו להזכיר של ר"ח למה יתפלל ערבית שתים כיון שכבר התפלל י"ח במנחה ולא דמי להא דאמרינן טעה ולא התפלל של מנחה בשבת מתפלל במ"ש שתים של חול דשאני התם דאף בשבת היה ראוי להתפלל י"ח אלא שסלקוה מפני טורח שבת הלכך כשלא התפלל במנחה יוצא בי"ח שמתפלל במוצאי שבת דאינון נמי שייכי לשבת וחכמי פרובינצא כתבו כיון שלא יצא ידי חובתו במה שהתפלל הוי ליה כאילו לא התפלל וצריך להתפלל שתים בערב אע"פ שאינו מזכיר בה של ר"ח וא"א הרא"ש ז"ל כתב שאין הדבר מוכרע לכך היה אומר ה"ר יונה שהנכון לצאת ידי ספק שיתפלל אותו לערב בתורת נדבה וא"צ לחדש בה דבר דכיון שמתפלל אותה מספק אין לך חידוש גדול מזה: וקורין ההלל ורבו בו הדעות יש אומרים שיחיד אין אומר אותו כלל בראש חודש אבל צבור אומרים אותו ומברכין לפניו ולאחריו ויש אומרים שאין חילוק בין יחיד לצבור ושניהם אומרים אותו בלא ברכה ור"ת כתב דלא שנא יחיד ולא שנא צבור אומרין אותו ומברכין עליו אפילו כל יחיד ויחיד ולזה הסכים א"א הרא"ש ז"ל ומברכין לקרות את ההלל וחותמין ביהללוך וכ"כ רב עמרם וקורין אותו בדילוג שמתחילין הללויה וקורין אותו עד חלמיש למעיינו מים ומדלגין לא לנו ומתחילין ה' זכרנו וקורין עד ואנחנו נברך יה ומדלגין אהבתי כי ישמע ה' עד כל האדם כוזב ומתחילין מה אשיב עד הודו וכל הצבור קורין ביחד וקורא ש"צ לבדו הודו והקהל עונין אחריו הודו וקורא פסוק יאמר נא ישראל והקהל עונין אחריו הודו וכן יאמרו נא בית אהרן ועונין הקהל אחריו הודו וכן יאמרו נא יראי ה' ועונין הקהל אחריו הודו וקורין כולם ביחד מן המצר עד אודך כי עניתני ומשם ואילך כופלים כל פסוק ופסוק ואומר ש"צ אנא ה' הושיעה נא ועונין אותו הקהל אחריו וכן באנא ה' הצליחה נא ובספרד פושטין פסוק ברוך הבא ופסוק אל ה' ויאר לנו וכופלין אלי אתה ואודך והודו ובאשכנז כופלין הכל וכן עיקר ועוד יש מנהגים משתנים בהרבה מקומות בקריאתו ועיקר קריאתו תלויה במנהג הלכך כל מקום ומקום לפי מנהגו וכיון שאין גומרים אותו ואין קורין אותו אלא בדילוג אינו חמור לענין הפסקה כק"ש אלא אף באמצע שואל בשלום אדם נכבד שצריך לנהוג בו כבוד ומשיב שלום לכל אדם אבל בענין אחר אין לו להפסיק ואם הפסיק ושהה בו אפילו שהה כדי לגמור כולה אין צריך לחזור לראש:

Il est enseigné dans le chapitre Bamah Madlikin que les jours qui comportent un sacrifice additionnel (Moussaf), tels que roch hodhish et Hol ha-Moed, le soir, le matin et l'après-midi, on prie dix-huit bénédictions et l'on mentionne l'élément du jour (« מעין המאורע ») dans l'Avodah, c'est-à-dire que l'on dit Ya'ale ve-yavo dans Retse. Et si l'on ne l'a pas dit, on le fait revenir [en arrière]. Et si l'on s'en est aperçu avant de terminer la bénédiction de Retse, ou même après l'avoir terminée tant que l'on ne commence pas Modim, on le dit à l'endroit où l'on s'en est aperçu. Et si l'on ne s'en est pas aperçu jusqu'à ce qu'on ait commencé Modim, ou même si l'on s'en est aperçu dans Sim Shalom, on retourne pour commencer Retse. Si l'on a terminé [la Amidah], on retourne au début. Et nous avons conclu que l'on retourne toujours au début, à moins qu'il n'ait pas bougé ses pieds et qu'il ait aussi l'habitude de dire des supplications après sa prière, auquel cas il retourne à Retse. Mais s'il a bougé ses pieds, même s'il a l'habitude de dire des supplications, ou s'il n'a pas l'habitude de dire des supplications même s'il n'a pas bougé ses pieds, il retourne au début. Et Rav Amram l'a suspendu au fait de bouger ses pieds, en écrivant : s'il n'a pas bougé [ses pieds], même s'il n'a pas l'habitude de dire des supplications, il retourne à Avodah ; s'il a bougé ses pieds, même s'il a l'habitude de dire des supplications, il retourne au début. Et notre maître le Roch, z'l, n'a pas écrit ainsi. Et plus haut dans la bénédiction de Attah Honen, j'ai écrit s'il peut revenir dans une affaire où il n'est pas nécessaire de revenir. Et ce que l'on fait revenir [quelqu'un] pour l'oubli de la mention de roch hodhish, c'est uniquement le matin, à Moussaf et l'après-midi, mais si l'on a oublié et qu'on ne l'a pas mentionné le soir, on ne le fait pas revenir, que roch hodhish soit d'un jour ou de deux jours. Et de même que l'individu retourne, le chaliah tsibbour retourne également s'il s'est trompé, excepté le matin, car il est enseigné dans une beraita : il s'est trompé et n'a pas mentionné roch hodhish le matin, on ne le fait pas revenir en raison de la prière de Moussaf qui est devant lui. Et Rabbi Yohanan a dit : c'est dans le cadre de l'assemblée qu'on l'a enseigné. Le Rif a expliqué : en raison de la peine de l'assemblée (« טורח צבור »), on a fait preuve de laxisme pour s'en remettre à la prière de Moussaf puisqu'elle vient immédiatement après celle-ci. Et Rachi a expliqué : « dans l'assemblée qu'on l'a enseigné », celui qui prie en assemblée, même un individu, n'a pas besoin de retourner parce qu'il l'entend du chaliah tsibbour. Mais la formulation ne le suggère pas, puisqu'il l'a suspendu au fait que « la prière de Moussaf est devant lui » et n'a pas dit « parce qu'il l'entend du chaliah tsibbour ». Le Ri a écrit que si l'on a oublié et qu'on n'a pas prié Ya'ale ve-yavo l'après-midi, on ne doit pas prier le soir de la sortie de roch hodhish deux [Amidot], puisque puisqu'on n'a pas à mentionner [le sujet] de roch hodhish, pourquoi prierait-on deux fois le soir alors qu'on a déjà prié dix-huit [bénédictions] l'après-midi ? Et cela n'est pas comparable à ce que nous disons : celui qui s'est trompé et n'a pas prié l'office de l'après-midi de Chabbat prie le soir de la sortie de Chabbat deux [Amidot] de semaine ; car c'est différent là-bas, puisque même à Chabbat il convenait de prier dix-huit [bénédictions], si ce n'est qu'on l'avait supprimé en raison de la peine de Chabbat. Par conséquent, lorsqu'on n'a pas prié l'après-midi, on s'acquitte par les dix-huit [bénédictions] que l'on prie à la sortie de Chabbat, car elles se rapportent également à Chabbat. Et les sages de Provence ont écrit : puisqu'il ne s'est pas acquitté de son obligation par ce qu'il a prié, c'est comme s'il n'avait pas prié, et il doit prier deux [fois] le soir, même s'il n'y mentionne pas [le sujet] de roch hodhish. Et notre maître le Roch, z'l, a écrit que la chose n'est pas tranchée de la sorte. C'est pourquoi Rabbénou Yona disait que le juste moyen de s'acquitter du doute est de prier cela le soir au titre d'une prière volontaire (nedava), et il n'est point besoin d'y innover quoi que ce soit, car puisqu'on la prie par doute, il n'y a pas de plus grande nouveauté que celle-là. Et l'on lit le Hallel, et les avis divergent à son sujet : certains disent que l'individu ne le dit pas du tout à roch hodhish, mais que l'assemblée le dit et prononce la bénédiction avant et après lui. Et d'autres disent qu'il n'y a pas de différence entre l'individu et l'assemblée, et que tous deux le disent sans bénédiction. Et Rabbénou Tam a écrit que qu'il s'agisse d'un individu ou d'une assemblée, on le dit et l'on prononce une bénédiction à son sujet, même chaque individu pris isolément ; et c'est à cela qu'a adhéré notre maître le Roch, z"l. Et l'on bénit « de lire le Hallel » et l'on conclut par « bi-halleloukh », et c'est ainsi qu'a écrit Rav Amram. Et on le lit de manière tronquée (be-diloug), en commençant par « Hallélouya » et on le lit jusqu'à « halamish le-ma'ayene mayim », puis on saute à « Lo lanou » et on commence par « H' zakharnou » et on lit jusqu'à « ve-anahnou nevarekh Ya ». Et l'on saute de « Ahavti ki yishma' H' » jusqu'à « kol ha-adam kozav », et l'on commence par « Ma ashiv » jusqu'à « Hodou », et toute l'assemblée le lit ensemble. Et le chaliah tsibbour lit seul « Hodou », et la communauté lui répond après lui « Hodou », et il lit le verset « Yomar na Israel », et la communauté répond après lui « Hodou ». Et de même ils diront « Yomar na beit Aharon », et la communauté répond après lui « Hodou » ; et de même « Yomar na yirei H' », et la communauté répond après lui « Hodou ». Et ils lisent tous ensemble depuis « Min ha-metsar » jusqu'à « Odakha ki anitanou », et à partir de là et pour la suite, on redouble chaque verset. Et le chaliah tsibbour dit « Ana H' hoshi'ah na », et la communauté le lui répond après lui, et de même pour « Ana H' hatzlihah na ». Et en Espagne, on déploie le verset « Baroukh haba » et le verset « El H' ve-yar lanou », et l'on redouble « Eli ata ve-odakha ve-hodou » ; et en Ashkenaze, on redouble tout, et c'est là l'essentiel. Et il y a encore d'autres coutumes qui varient dans de nombreux endroits concernant sa lecture, et l'essentiel de sa lecture dépend de la coutume ; par conséquent, chaque lieu selon sa coutume. Et puisqu'on ne l'achève pas et qu'on ne le lit qu'en le tronquant, il n'est pas rigoureux en matière d'interruption comme le Chéma, mais on salue même au milieu une personne honorable à l'égard de laquelle il convient de manifester du respect, et l'on répond au salut de n'importe quelle personne. Mais en dehors de cela, il ne doit pas s'interrompre. Et s'il s'est interrompu et a tardé au cours de celui-ci, même s'il a tardé au point de pouvoir achever le tout entièrement, il n'a pas besoin de retourner au début.