Lois concernant la personne qui doit réciter le Kiddouch et les bénédictions du Seder pour autrui dans d'autres foyers.
כתב רי"ף מאן דבעי לברוכי בתרי או בתלתא בתי היכי עביד מברך ברישא בביתא דיליה ואכיל כל מאי דצריך ומברך בה"מ והדר מברך לכל חד וחד בביתיה ושתו אינהו כסא דקדושא ודאגדתא ואכלי ירקי ומצה ואיהו לא אכיל ושתי בהדייהו ושביק להו למיגמר סעודתייהו ומברכי אינהו בה"מ והדר אזיל לביתא אחרינא ועביד הכי אע"ג דבברכת הנהנין קי"ל שאינו יכול לברך לאחרים אא"כ יהנה עמהם שאני ברכת הלחם של מצה וקידוש היום שהן חובה הילכך יכול לברך להוציא אחרים ואע"פ שאינו נהנה והדר אזיל לביתיה וגמר הלילא ושתי כסא דהילילא ואי בעי לאקדומי להני בתי ברישא בריך להו ולא אכיל ולא טעים והדר אזיל לביתיה ומקדש ושפיר דמי ואם ירצה יגמור הכל בביתו ואח"כ ילך לקדש בבתים האחרים ויקדש להן ולא יאכל וישתה עמהם וכתב בעל העיטור מסתברא דלא מצי מברך בפה"א אשאר ירקי כיון שאינו טועם עמהן שלא אמרו אלא בברכת הלחם של מצוה וצריך למיעבד כרב חסדא דמברך בפה"א ולאכול מרור בחזרת ואכיל וכי מטי למרור אכיל בלא ברכה ולא נהירא לא"א הרא"ש ז"ל דכיון דתקנת חכמים היא משום היכירא לתינוקות הוי כברכת מצוה ויכול להוציאם אע"פ שאינו טועם ומ"ש רי"ף ומברכי אינהו בה"מ הרי תקנה ליודעים בה"מ ואם אינן יודעים כתב רב עמרם שאין תקנה להוציאם שאם מברך להם בה"מ תו לא מצי למישתי בביתיה בה"מ וכ"כ רב כהן צדק שאם אינן יודעין בה"מ אסור לקדש כי אם בבית אחד ואם קדש בב' בתים הוי מוציא שם שמים לבטלה וליכא למימר אע"פ שבירך בה"מ אוכל עדיין מצה בבית אחד ומברך בה"מ דאטו איניש דבעי למיכל תרי זימני בליליא מצי אכיל ובלבד שיאכל כזית מצה באחרונה וכתב א"א הרא"ש ז"ל דאפילו אם אינן יודעין בה"מ יש תקנה להקרותם מלה במלה כקטן שמקרא את ההלל שעונין אחריו מה שהוא אומר שאין כאן מוציא שם שמים לבטלה וכ"כ הרי"ץ גיאת ואפשר דאף בה"מ יכול לברך כדי להוציאם כי היכי דברכת הלחם של מצה מוציאם כיון שהוא חובה ה"נ בה"מ כיון שתקנו ד' כוסות ותקנו אחד מהם על בה"מ הוי חובה נמי כמו שכתבתי בשם א"א הרא"ש ז"ל על טיבול של ירקות:
Le Rif a écrit : Celui qui doit réciter les bénédictions dans deux ou trois maisons, comment procède-t-il ? Il bénit d'abord dans sa propre maison, mange tout ce dont il a besoin et récite le Birkat Hamazon. Ensuite, il va pour chacun dans sa maison, ils boivent la coupe du Kiddouch et lisent la Haggada, mangent des légumes et de la matsa, tandis que lui ne mange pas mais boit avec eux, puis les laisse terminer leur repas et ils récitent le Birkat Hamazon. Ensuite, il va dans une autre maison et fait de même. Bien que la règle établie pour les bénédictions de profit (birkot hanehenin) soit qu'il ne peut pas acquitter les autres à moins d'en tirer lui-même profit avec eux, la berakha sur le pain de la matsa et le Kiddouch du jour sont différents car ils constituent une obligation ; il peut donc bénir pour acquitter les autres même s'il n'en tire pas profit. Ensuite, il retourne chez lui, termine le Hallel et boit la coupe du Hallel. S'il le souhaite, il peut devancer ces autres maisons : il bénit d'abord pour eux, sans rien manger ni goûter, puis rentre chez lui et fait le Kiddouch, ce qui est tout à fait valable. Ou, s'il le souhaite, il peut tout terminer chez lui, puis aller faire le Kiddouch dans les autres maisons ; il fera le Kiddouch pour eux mais ne mangera ni ne boira avec eux. L'auteur du Ittour a écrit : Il est logique qu'il ne puisse pas réciter la berakha « Boré peri ha'adama » sur les autres légumes s'il ne goûte pas avec eux, car on n'a dit cela que pour la berakha du pain de la mitsva ; il doit donc agir comme Rav Hisda, c'est-à-dire réciter « Boré peri ha'adama » et manger du maror avec la laitue, et lorsqu'il arrive au maror, il le mange sans berakha. Mais cela ne semble pas juste à mon maître, le Roch de mémoire bénie, car puisque l'institution des Sages est faite pour éveiller l'attention des enfants, cela a le statut d'une berakha de mitsva et il peut les acquitter même s'il ne goûte pas. Quant à ce qu'a écrit le Rif : « et ils récitent le Birkat Hamazon », cela vaut pour ceux qui savent réciter le Birkat Hamazon. S'ils ne savent pas, Rav Amram a écrit qu'il n'y a pas de solution pour les acquitter, car s'il récite le Birkat Hamazon pour eux, il ne peut plus boire dans sa propre maison pour son Birkat Hamazon. C'est aussi ce qu'a écrit Rav Cohen Tsedek : s'ils ne savent pas réciter le Birkat Hamazon, il est interdit de faire le Kiddouch ailleurs que dans une seule maison, et s'il fait le Kiddouch dans deux maisons, il prononce le Nom du Ciel en vain. Et l'on ne peut pas dire que, bien qu'il ait récité le Birkat Hamazon, il puisse encore manger de la matsa dans une autre maison et réciter le Birkat Hamazon, car est-il possible qu'un homme veuille manger deux fois dans la même nuit ? (Il le peut), à condition qu'il mange un kezayit de matsa à la fin. Mon maître le Roch de mémoire bénie a écrit que même s'ils ne savent pas le Birkat Hamazon, il y a une solution : leur faire répéter mot à mot, comme un mineur qui fait la lecture du Hallel et dont on répète ce qu'il dit ; il n'y a pas ici de prononciation du Nom du Ciel en vain. Le Rits Guiat a également écrit cela. Il est d'ailleurs possible que même pour le Birkat Hamazon, il puisse le réciter pour les acquitter : tout comme la berakha du pain de la matsa les acquitte parce qu'elle est une obligation, il en va de même pour le Birkat Hamazon ; puisqu'ils ont institué quatre coupes et ont fixé l'une d'elles sur le Birkat Hamazon, c'est aussi une obligation, comme je l'ai écrit au nom de mon maître le Roch sur le trempage des légumes.