Lois concernant l'insertion de la prière Anenou par l'officiant, le nombre de jeûneurs requis pour la dire comme bénédiction séparée, l'ajout des Seli'hot dans la bénédiction Selah lanou, la lecture de Vayehal et les conditions requises pour le ministre officiant.
בתענית צבור אומר ש"צ עננו בין גואל לרופא וחותם ברוך אתה ה' העונה לעמו ישראל בעת צרה וכתב אבי העזרי ששמע מאביו רבי' יואל ומרבו רבי שמשון ז"ל שהיו תמיהין על מה סמכו הראשונים שמתפלל ש"צ עננו בין גואל לרופא כשמתפללין על גזירה או על כל צרה שלא תבא עליהם וכן למה קורין ויחל דכיחידים דמו כדחזינן אפי' באנשי ננוה דחשיבי כיחידים לענין שאלת מטר אבל תענית בה"ב שאחר הפסח ואחר החג נהגו בהן בכל תפוצות ישראל ולא הוי תענית יחיד והראב"ד כתב על אלו שהן תענית יחיד ולא יאמר בהם ש"צ עננו בין גואל לרופא ולא יקראו בהן ויחל: וכתב א"א הרא"ש ז"ל ובאשכנז עשאום קבע והכל מתענין בהם וסמכו על מעשה דאיוב דכי הקיפו ימי המשתה והעלה עולות למספר כולם כי אמר איוב אולי חטאו בני וכן בשמחה ומשתה של החג אולי חטאו נ"ל דנהי דכיחידים דמו לענין שאלה היינו טעמא כדמפרש בירוש' שאין לשנות מטבע ברכות די"ח ברכות תיקון נביאים הם ואין לשנות בהם אבל קהל שמקבלין עליהם תענית ודאי רבים איקרו ויכולין לקבוע ברכות ע"כ ומיהו נראה שצריך שיהו עשרה שמתענין ואפי' לרבינו תם שכתב שאם יש ששה או שבעה שלא שמעו קדיש וברכו יכולין לומר קדיש וברכו אף על פי שהשאר שמעו הכא מודה דבעי עשרה דהתם היינו טעמא כמו שכתב אדוני אבי ז"ל מידי הוא טעמא אלא שכל דבר שבקדושה לא יהא בפחות מעשרה והרי הוא מקדש השם בעשרה אבל הכא לענין קביעות ברכה צריך שיהו עשרה ואפי' אם יש עשרה בעיר שמתענין אם אין י' בב"ה אינן יכולין לקבוע ברכה: ונוהגין להרבות סליחות בברכת סלח לנו ופר"י שסומכין על הא דאמרינן (ע"ג ח.) ואם בא לומר בסוף כל ברכה מעין אותה ברכה אומר רק שיתחיל מעין הברכה ואח"כ יכול להאריך בדברי ריצוי ותחנונים כפי רצונו בין יחיד בין רבים והא דאמר רבי יהושע בן לוי שיכול לומר אחר תפילתו אפי' כסדר י"ה לא בא למעט בסוף כל ברכה וברכה אם התחיל מעין הברכה אלא שלאחר התפלה יכול להתחיל ולומר היאך שירצה מה שאין כן בתוך התפלה ויש מקומות שנוהגין לומר סליחות אחר סיום י"ח ברכות וכ"כ רב עמרם שיכולין לומר סליחות בסלח לנו והכי קאמר רב נטרונאי מנהג ב' ישיבות בתענית צבור בשחרית אומרים ז' סליחות ובמנחה ג' ואם יש פנאי אומר ה' וכ"כ רב שר שלום בתענית צבור אין מנהגינו לומר סליחות אחר י"ח ברכות אלא בסלח לנו כתב רב נתן ש"צ שאינו מתענה אינו יכול להתפלל שכיון שאינו מתענה אינו יכול לומר עננו ואיני יודע למה שאינו אומר ביום תעניתי אלא ביום תענית הזה ותענית הוא לאחרים ודאי אם אפשר שיהיה ש"ץ המתענה טוב הוא מאחר אבל אם אי אפשר נ"ל שיכול להתפלל איתא במדרש אהרן וחור תמכו בידיו מכאן שאין פוחתין מג' העוברין לפני התיבה בתענית צבור לכך צריך בתענית צבור שיעמדו שנים אצל ש"צ שיאמרו עמו סליחות וי"א שכל תענית שיארע בב' וה' שקורין שחרית פרשת היום ובמנחה ויחל דתדיר קודם או יקראו שנים בפרשת היום והשלישי ויחל ורב עמרם כתב שבתעניות הכתובים בפסוק דוקא קורין ויחל חוץ מבט"ב ורב שר שלום כתב שבכל תעניות צבור וכל תעניות שגוזרים על הגשמים וכל דבר הצריך להם אומרים ויחל בשחרית ומנחה בין בב' ובה' בין בשאר ימים כל תעניות יש בו נשיאות כפים במנחה חוץ מביום הכפורים שתחת מנחה נושאין כפיהן בנעילה וכן נוהגין בשתי ישיבות:
Lors d'un jeûne public, le ministre officiant dit « Anenou » entre les bénédictions du Libérateur (Goel) et du Guérisseur (Rofe) et conclut par : « Béni sois-Tu ה', qui répond à Son peuple Israël en temps de détresse ». Avi HaEzri a écrit qu'il a entendu de son père Rabénou Yoël et de son maître Rabénou Chimchon, de mémoire bénie, qu'ils s'étonnaient de savoir sur quoi s'appuyaient les premiers décisionnaires pour que l'officiant dise Anenou entre Goel et Rofe lorsqu'on prie à propos d'un décret ou de toute détresse pour qu'elle ne s'abatte pas sur eux, et de même, pourquoi lit-on Vayehal, puisqu'ils sont considérés comme des individus isolés (yahid) en matière de demande de pluie, comme on le voit même pour les gens de Ninive qui étaient considérés comme des individus. Cependant, le jeûne de lundi, jeudi, lundi (BeHaB) après Pessah et après la fête (de Souccot), a été adopté dans toutes les diasporas d'Israël et ce n'est pas un jeûne individuel. Le Raavad a écrit à propos de ces jeûnes que ce sont des jeûnes individuels, que l'officiant n'y dit pas Anenou entre Goel et Rofe, et que l'on n'y lit pas Vayehal. Mon seigneur père le Roch, de mémoire bénie, a écrit qu'en Allemagne, ils en ont fait une obligation fixe et tout le monde y jeûne, s'appuyant sur l'acte de Job (1:5) : « lorsque les jours de festin furent achevés, il offrait des holocaustes selon leur nombre à tous, car Job disait : peut-être mes fils ont-ils péché », et de même lors de la joie et du festin de la fête, « peut-être ont-ils péché ». Il me semble que, bien qu'ils soient considérés comme des individus concernant la demande de pluie, la raison en est explicitée dans le Talmud de Jérusalem : on ne doit pas modifier la formule des bénédictions, car les 18 bénédictions sont l'institution des prophètes et on ne peut les modifier ; mais une assemblée (tsibbour) qui accepte sur elle un jeûne, ils sont certainement appelés une multitude et peuvent fixer des bénédictions. Néanmoins, il semble qu'il faille qu'il y ait dix personnes qui jeûnent. Et même selon Rabénou Tam qui a écrit que s'il y a six ou sept personnes qui n'ont pas entendu le Kaddish et Barchou, ils peuvent dire le Kaddish et Barchou bien que les autres l'aient entendu, ici il reconnaît qu'il en faut dix. Car là-bas, la raison est comme l'a écrit mon seigneur père, de mémoire bénie : quelle en est la raison ? C'est uniquement parce que toute chose qui concerne la sainteté ne doit pas se faire à moins de dix, et voici qu'il sanctifie le Nom avec dix au total ; mais ici, concernant l'institution d'une bénédiction, il faut qu'il y ait dix personnes qui jeûnent. Et même s'il y a dix personnes dans la ville qui jeûnent, s'il n'y en a pas dix à la synagogue (beit haknesset), on ne peut pas instituer la bénédiction. On a l'habitude de multiplier les supplications (Seli'hot) dans la bénédiction Selah lanou. Rabénou Yits'hak explique qu'ils s'appuient sur ce que nous disons (Avoda Zara 8a) : « Et s'il vient à dire à la fin de chaque bénédiction quelque chose qui s'y rapporte, il peut le dire » ; seulement, il doit commencer par un propos en rapport avec la bénédiction, et ensuite il peut s'étendre en paroles d'apaisement et de supplications selon sa volonté, que ce soit un individu (yahid) ou un public. Et ce qu'a dit Rabbi Yehochoua ben Lévi, qu'il peut dire après sa prière même selon l'ordre de Yom Kippour, ce n'est pas pour exclure la fin de chaque bénédiction s'il a commencé par ce qui a trait à la bénédiction, mais c'est qu'après la prière il peut commencer et dire ce qu'il souhaite, ce qui n'est pas le cas au milieu de la prière. Il y a des endroits où l'on a coutume de dire des Seli'hot après la fin des 18 bénédictions. Rav Amram a également écrit que l'on peut dire des Seli'hot dans Selah lanou. Et voici ce qu'a dit Rav Natronaï : « La coutume des deux académies lors d'un jeûne public est de dire sept Seli'hot à l'office de l'aube et trois à l'office de l'après-midi, et s'il a le temps, il en dit cinq ». Rav Sar Shalom a écrit la même chose : « Lors d'un jeûne public, notre coutume n'est pas de dire des Seli'hot après les 18 bénédictions, mais dans Selah lanou ». Rav Natan a écrit qu'un ministre officiant qui ne jeûne pas ne peut pas diriger la prière, car puisqu'il ne jeûne pas, il ne peut pas dire Anenou ; et je ne sais pas pourquoi il ne pourrait pas diriger la prière, puisqu'il ne dit pas « en ce jour de mon jeûne » mais plutôt « en ce jour de ce jeûne ». Certes, s'il est possible d'avoir un ministre officiant qui jeûne, c'est mieux qu'un autre ; mais si c'est impossible, il me semble qu'il peut diriger la prière. On trouve dans le Midrash : « Aaron et Hour soutenaient ses mains » (Exode 17:12) ; on en déduit que l'on ne descend pas en dessous de trois personnes qui passent devant l'arche lors d'un jeûne public. C'est pourquoi, lors d'un jeûne public, il faut que deux personnes se tiennent près du ministre officiant pour dire avec lui les Seli'hot. Certains disent que pour tout jeûne qui tombe un lundi ou un jeudi où l'on lit le matin la parasha du jour et l'après-midi Vayehal, l'élément le plus fréquent prime ; ou bien deux personnes lisent la parasha du jour et le troisième lit Vayehal. Rav Amram a écrit que c'est uniquement lors des jeûnes mentionnés dans le verset que l'on lit Vayehal, sauf au 9 Av. Rav Sar Shalom a écrit que lors de tous les jeûnes publics et de tous les jeûnes décrétés pour la pluie et pour toute chose dont on a besoin, on dit Vayehal à l'office de l'aube et de l'après-midi, que ce soit un lundi, un jeudi ou un autre jour. Tous les jeûnes comportent la bénédiction des prêtres (nési'at kapaïm) à l'office de l'après-midi, sauf à Yom Kippour, où au lieu de l'office de l'après-midi, ils lèvent les mains à la prière de clôture (Néïla) ; telle est la coutume dans les deux académies.