L'officiant répète la tefila de Moussaf pour sonner selon l'ordre des bénédictions, ce qui ne se fait qu'en communauté. Le Tour rapporte les usages : TaChRaT, TaChaT et TaRaT une fois chacun, ou les trois séries à chaque bénédiction (Arou'h), ou TaChRaT à chacune (Rabbénou Tam), et retient avec le Rif la coutume générale. Celui qui a parlé entre les sonneries ne reprend pas la bénédiction, mais on l'en réprimande.
ואח"כ מחזיר ש"צ התפלה כדי לתקוע על סדר הברכות דתנן מי שבירך ואח"כ נתמנה לו שופר תוקע ומריע ותוקע פירוש שהתפלל תשעה ברכות ולא היה לו שופר ואחר כך נזדמן לו שופר ודייקינן טעמא שלא היה לו שופר אבל אם יש לו שופר תוקע על סדר הברכות ומוקמי ליה דוקא בצבור אבל יחיד אפילו אם יש לו שופר אינו מפסיק בברכות לתקוע הלכך מחזיר ש"צ התפלה ותוקעין למלכיות תשר"ת פ"א ולזכרונות תש"ת ולשופרות תר"ת ומן הראוי שיתקעו למלכיות תשר"ת תש"ת תר"ת פ"א וכן לזכרונות וכן לשופרות והכי איתא בערוך שכתב והני דמחמירין תוקעין ל' כדיתבין ול' בלחש ול' על הסדר כנגד ק' פעיות דפעי אימיה דסיסרא ואילין י' אינון כשגומרין כל התפלה דכל תקיעתא דיחידאי מיבעי להיות י' תשר"ת תש"ת תר"ת ואינון ק' ור"ת הנהיג לתקוע תשר"ת למלכיות וכן לזכרונות ולשופרות ועוד מנהגים אחרים והעיקר כמ"ש וכ"כ רב אלפס בדין הוא שיהיו תוקעין על סדר ברכות כדרך שתוקעין כשהן יושבין אלא כיון שאין הברכות מעכבות התקיעות הרי יצאו י"ח באותן שתקעו כשהן יושבין ודי להם לתקוע תשר"ת תש"ת תר"ת על סדר ברכות פ"א שלא להטריח הצבור וכן המנהג בכל העולם ובב' ישיבות ואם שח בין התקיעות שמיושב או אחר שגמר שמיושב קודם לאותן שמעומד שהם על סדר הברכות א"צ לחזור ולברך ומיהו יש לגעור במי שמשיח ל"ש תוקע ול"ש צבור שאינו מברך לתקוע אלא לשמוע קול שופר ובשביל כל הצבור הוא מברך:
Ensuite, l'officiant répète la tefila, afin de sonner selon l'ordre des bénédictions. Nous avons appris en effet : celui qui a récité les bénédictions et à qui un chofar s'est présenté ensuite sonne la teki'a, la terouâ et la teki'a ; c'est-à-dire qu'il a prié les neuf bénédictions sans avoir de chofar, et qu'ensuite un chofar s'est présenté à lui. Nous en déduisons : c'est parce qu'il n'avait pas de chofar ; mais s'il a un chofar, il sonne selon l'ordre des bénédictions. On établit cela pour la communauté seulement ; mais le particulier, même s'il a un chofar, n'interrompt pas les bénédictions pour sonner. C'est pourquoi l'officiant répète la tefila, et l'on sonne pour les Mal'houyot TaChRaT une fois, pour les Zi'hronot TaChaT et pour les Chofarot TaRaT.
Il serait convenable de sonner pour les Mal'houyot TaChRaT, TaChaT et TaRaT une fois, et de même pour les Zi'hronot et pour les Chofarot. C'est ce qu'on trouve dans le Arou'h, qui écrit : ceux qui sont stricts sonnent trente [sons] assis, trente pendant [la tefila] à voix basse et trente selon l'ordre [des bénédictions], correspondant aux cent sanglots que sanglota la mère de Sisra ; et les dix [restants], c'est lorsqu'on achève toute la tefila, car chaque sonnerie des particuliers doit compter dix [sons] : TaChRaT, TaChaT, TaRaT ; cela fait cent. Rabbénou Tam a institué de sonner TaChRaT pour les Mal'houyot, et de même pour les Zi'hronot et pour les Chofarot. Il existe encore d'autres coutumes, mais l'essentiel est ce que j'ai écrit.
Ainsi écrit Rav Alfas : en droit, on devrait sonner selon l'ordre des bénédictions de la même manière qu'on sonne assis ; mais puisque les bénédictions ne conditionnent pas les sonneries, on s'est déjà acquitté de son obligation par celles qu'on a sonnées assis, et il suffit de sonner TaChRaT, TaChaT et TaRaT une fois selon l'ordre des bénédictions, pour ne pas importuner la communauté. Telle est la coutume dans le monde entier et dans les deux yechivot.
Si l'on a parlé entre les sonneries assises, ou après avoir terminé celles d'assis et avant celles debout, qui suivent l'ordre des bénédictions, il n'est pas nécessaire de reprendre la bénédiction. Toutefois, il faut réprimander celui qui parle, qu'il s'agisse du sonneur ou de la communauté, car la bénédiction ne porte pas sur le fait de sonner, mais sur le fait d'entendre le son du chofar, et c'est pour toute la communauté qu'il la récite.