Lois de la prière d'Arvit, de la sonnerie du chofar, de la Havdala, et la coutume de jeûner deux jours.
ומתפללין ערבית שאין תפלת נעילה פוטרת של ערבית ואומר בה הבדלה בחונן הדעת וצריכין להוסיף מחול על הקודש גם בצאתו שימתינו מעט אחר יציאת הכוכבים ותוקעין תשר"ת זכר לתקיעת היובל שהיתה בי"ה ויש נוהגין לתקוע מיד אחר תפלת נעילה קודם ערבית אף ע"פ שעדיין לא הבדילו אין חוששין כיון שתקיעת שופר אינה מלאכה ונכון יותר להמתין עד אחר ערבית ואפי' אם יתקע קודם שהבדיל אין לחוש כיון שהבדיל בתפלה ומבדילין על הכוס ואין מברכין על הבשמים אבל מברכין על האור שדבר חידוש הוא שלא נהנו ממנו היום וחמור י"ה משבת שאין מברכין על האור היוצא מהעצים ומהאבנים פירוש שהוציאוהו עתה מן האבנים אא"כ היה מעי"ה ומיהו אפילו אם הודלק ביום הכפורים אם הדליק בהיתר כגון לחולה יכולין לברך עליו ואוכלין ושותין בשמחה דכתיב לך אכול בשמחה לחמך ושתה בלב טוב יינך וגו' וחסידים ואנשי מעשה באשכנז רגילין לעשות ב' ימים י"ה שמתענין ב' ימים ולפעמים היה מהן עשרה והיו מתפללין בי' ככל סדר י"ה וא"א הרא"ש ז"ל היה מוחה בידם אבל לשאר כל דבר ואיסור מלאכה נוהגין כמו בראשון הלכך אפילו אחרים לא יבשלו לו וי"א מי שעשה פ"א ב' ימים שוב אינו יכול לחזור בו לעולם דכיון שקבלו עליו הרי הוא עליו באיסור כרת וא"א הרא"ש ז"ל היה מתיר לישאל עליו:
On prie Arvit, car la prière de Ne'ila ne dispense pas de celle d'Arvit. On y inclut la Havdala dans la bénédiction 'Honen hada'at. Il faut également ajouter du profane au sacré à la sortie de la fête, en patientant un peu après la sortie des étoiles. On sonne le chofar (Tekia, Chevarim, Teroua, Tekia) en souvenir de la sonnerie du Jubilé qui avait lieu à Yom Kippour. Certains ont la coutume de sonner immédiatement après la prière de Ne'ila, avant Arvit, bien qu'ils n'aient pas encore fait la Havdala, car sonner du chofar n'est pas un travail interdit (melakha). Il est toutefois plus correct d'attendre après Arvit. Même si l'on a sonné avant d'avoir fait la Havdala sur la coupe, il n'y a pas lieu de s'inquiéter puisque la Havdala a été récitée dans la prière. On fait la Havdala sur une coupe, sans réciter de bénédiction sur les épices (bessamim). En revanche, on récite la bénédiction sur la lumière, car c'est une nouveauté puisque l'on n'en a pas profité de toute la journée. Yom Kippour est plus strict que le Chabbat à ce sujet : on ne récite pas de bénédiction sur une lumière directement produite à partir de bois ou de pierres (c'est-à-dire allumée à l'instant même depuis des pierres), à moins qu'elle ne provienne d'une flamme existant avant Yom Kippour. Toutefois, même si elle a été allumée le jour de Yom Kippour, si l'allumage était permis (par exemple pour un malade), on peut réciter la bénédiction dessus. Ensuite, on mange et on boit avec joie, comme il est écrit : « Va, mange ton pain avec joie, et bois ton vin d'un cœur joyeux », etc. En Ashkenaz, des hommes pieux ont l'habitude d'observer deux jours de Yom Kippour, en jeûnant deux jours de suite. Parfois ils étaient dix et priaient en quorum avec tout l'ordre de Yom Kippour. Mon seigneur père le Roch, de mémoire bénie, protestait contre cette pratique. Cependant, pour toutes les autres choses et les interdits de travail, ils se comportent comme le premier jour, de sorte que d'autres personnes ne peuvent pas cuisiner pour eux. Certains affirment que celui qui a observé deux jours une seule fois ne peut plus jamais revenir sur sa coutume, car l'ayant accepté sur lui, c'est désormais frappé d'une interdiction passible de retranchement (karet). Mais mon seigneur père le Roch, de mémoire bénie, permettait de faire annuler ce vœu (hatarat nedarim).