טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 623

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · La prière de Ne'ila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lois relatives à l'heure de Ne'ila, son ordre, ses modifications dans l'Amida, et la mention du Chabbat.

ומאריכין בסליחות וברחמים עד שיגיע זמן תפלת נעילה וזמנה סמוך לשקיעת החמה כשהחמה בראש האילנות ויש ליזהר שלא יאחרו להתפלל אותה בלילה אלא סמוך לשקיעת החמה בענין שיסיימו אותה עם צאת הכוכבים וזה סדרה אומר ש"צ אשרי וקדיש ור"ע כ' אשרי ובל"ג ואין נוהגין עתה לומר ובא לציון אלא במנחה ומתפללין ז' ברכות כמו במנחה אלא שאומר במקום וכתבנו וחתמנו (וכן המנהג) ובהודאה במקום נזכר ונכתב נזכר ונחתם ור"ע כתב במקום זכרנו חתמנו ולא נהגו כן ואין לומר במי כמוך חותם יצוריו במקום זוכר ואומר וידוי וכשיגיע לאתה יודע אומר אתה נותן יד לפושעים וכו' עד כי אתה סולחן ובסדר רב עמרם אינו חותם כמו שאינו חותם בשאר התפלות ונראה דאפי' למי שפוסק שאין לחתום בשאר תפלות שאינו גורס וחכ"א כ"מ שזקוק לשבע חותמין אלא גורס וחותמין בברוך מ"מ בתפלת נעילה חותמין בברוך דהא אתפלת נעילה קיימי וקאמר שחותמין בברוך וכ"כ הר"ז הלוי מיהו כיון דאיכא פלוגתא טוב שלא לחתום ואם חל בשבת מזכיר בה של שבת ותתן לנו ה' אלהינו את יום המנוח הזה וחותם גם בשל שבת אבל בוידוי של אחר התפלה א"צ להזכיר של שבת ויחזור ש"ץ התפלה ואומר וידוי באמצע התפלה כמו בשאר התפלות ואומר כתר כמו במוסף ונושאין הכהנים כפיהם ואם יש שהות ביום אומר סליחות:

On prolonge les Seli'hot et les supplications jusqu'à l'heure de la prière de Ne'ila. Son heure est proche du coucher du soleil, lorsque le soleil est à la cime des arbres. Il faut veiller à ne pas la retarder pour la prier la nuit, mais plutôt de la commencer près du coucher du soleil afin de la terminer à la sortie des étoiles. Voici son ordre : l'officiant dit Achrei et le Kaddich (Rav Amram écrit Achrei et Ouba Letsion, mais nous n'avons plus la coutume de dire Ouba Letsion à Ne'ila, seulement à Minha). On prie sept bénédictions comme à Minha, mais au lieu de « vekhotvenu » (inscris-nous), on dit « vekhotmenou » (scelle-nous), et telle est la coutume. Dans la bénédiction Hoda'a, au lieu de « nizkhar venikatev », on dit « nizkhar vene'hatem ». Rav Amram écrit de remplacer « zokhrenou » par « 'hotmenou », mais ce n'est pas la coutume. On ne change pas « zokher yetsourav » en « 'hotem yetsourav » dans Mi kamokha. On dit le Vidouï, et en arrivant à « Ata yode'a », on dit « Ata noten yad lapoche'im », etc., jusqu'à « ki Ata sal'han ». Selon l'ordre de Rav Amram, on ne conclut pas par une bénédiction, tout comme on ne conclut pas dans les autres prières. Il semble que même selon ceux qui statuent qu'il n'y a pas de bénédiction de conclusion dans les autres prières, on pourrait penser qu'à Ne'ila on conclut par « Baroukh » car c'est une prière à part entière. C'est d'ailleurs ce qu'a écrit le Rav Zerahia Halevi. Toutefois, puisqu'il y a controverse, il vaut mieux ne pas conclure par une bénédiction. Si cela tombe un Chabbat, on y mentionne le Chabbat (« Outetin lanou ה' elokeinou et yom hamanoa'h haze ») et on conclut également avec le Chabbat. Cependant, dans le Vidouï récité après la prière, il n'est pas nécessaire de mentionner le Chabbat. L'officiant répète la prière, dit le Vidouï au milieu comme dans les autres prières, et récite le Keter (Kedoucha) comme à Moussaf. Les prêtres lèvent leurs mains (Nessiat kapaïm). S'il reste du temps dans la journée, on dit des Seli'hot.