Règles imposant de construire la Souka à ciel ouvert et cas de l'arbre situé au-dessus de la Souka.
מקום הראוי כיצד שיעשנה תחת אויר השמים דכתיב בסוכות תשבו ודרשינן ולא בסוכה שתחת סוכה ולא בסוכה שתחת הבית ולא בסוכה שתחת האילן ואם האילן צילתו מרובה מחמתו פסולה בכל ענין אף אם הסוכה צילתה מרובה מחמתה אבל אם האילן חמתו מרובה מצילתו אז רואין אם הסוכה צילתה מרובה מחמתה בלא אילן כשירה אפילו לא השפיל הענפים למטה לערב עם סכך הסוכה אבל אם אין הסוכה צילתה מרובה מחמתה אלא ע"י האילן אז צריך שישפיל הענפים ויערבם עם הסכך בענין שלא יהו ניכרים ויהא הסכך רבה עליהם ומבטלן וזהו לדעת רש"י ז"ל אבל אבי העזרי כתב אפי' אם הסוכה צילתה מרובה מחמתה בלא האילן והאילן חמתו מרוב' מצילתו אם ענפי האילן מכוונין כנגד סכך הכשר פסולה שהרי הצל מן האילן ולא מן הסוכה ל"ש אם האילן קדם ל"ש אם הסוכה קדמה פסולה כיון שענפי האילן מכוונין כנגד סכך הכשר אבל אם הענפים כנגד האויר שבין הסכך הכשר כשירה הואיל וצל הכשר הוא מרובה מחמתה שאפי' אם ינטל האילן יש שיעור בכשר להכשיר וכ"כ הראב"ן ומפני זה יש מחמירין שלא לעשות סוכה למטה בבית תחת הגג אף ע"פ שהסירו הרעפים כיון שנשארים עדיין העצים הדקים אשר הרעפים מונחים עליהם אע"פ שיש אויר גדול בין העצים יותר מכדי העצים וה"ר יחיאל היה נוהג כשהיה עושה סוכתו בבית תחת הגג שהסירו הרעפים היה זוקף קנים מן הסכך עד הגג לערב שני הסכים יחד להיות הכל סכך אחד ונ"ל שהוא מותר שאף לדברי הפוסל כי לא עירבם היינו דווקא שצילתה מרובה מחמתה ומ"מ יש אויר בין סכך הכשר הלכך כשנחשוב הסכך הכשר כנגד האילן כמאן דליתיה מצטרף עם האויר שבה ותהיה חמתה מרובה מצילתה אבל בסוכה שכולה מכוסה ואין בה אויר כלל אפי' נחשוב הכשר כמאן דליתיה עדיין נשאר צילתה מרובה מחמתה ושרי ובעל העיטור ג"כ התירו מטעם אחר שאמר כיון שהסיר הרעפים העצים הנשארים אין עליהן דין סכך פסול דתנן תקר' שאין עליה מעזיב' מפקפק או נוטל א' מבינתיים ול"ש אם האילן קדם או הסכך קדם דין א' להם ואם קצץ האילן להכשירו להיות הוא עצמו מן הסיכוך כשר והוא שינענעו לשם עשיית סוכה אבל לא נענעו לא אמרינן קציצתו זו היא עשייתו:
L'endroit approprié : comment procéder ? Il doit la construire à ciel ouvert, car il est écrit « dans des Soukot vous demeurerez », ce que l'on interprète : et non dans une Souka qui se trouve sous une autre Souka, ni dans une Souka située sous la maison, ni dans une Souka située sous un arbre. Si l'arbre fournit plus d'ombre que de soleil, la Souka est invalide dans tous les cas, même si la Souka elle-même a plus d'ombre que de soleil. Mais si l'arbre laisse passer plus de soleil que d'ombre, on examine alors : si la Souka (par son propre skakh) a plus d'ombre que de soleil sans l'arbre, elle est valide, même s'il n'a pas abaissé les branches de l'arbre pour les mêler au skakh de la Souka. Toutefois, si la Souka n'a plus d'ombre que de soleil que grâce à l'arbre, il doit abaisser les branches et les mêler au skakh de sorte qu'elles ne soient plus reconnaissables, le skakh devant être majoritaire et les annuler. Ceci est l'opinion de Rachi, de mémoire bénie. Mais le Avi HaEzri a écrit que même si la Souka a plus d'ombre que de soleil sans l'arbre, et que l'arbre laisse passer plus de soleil que d'ombre, si les branches de l'arbre se trouvent exactement au-dessus du skakh valide, elle est invalide, car l'ombre provient de l'arbre et non de la Souka. Peu importe que l'arbre fût là avant ou que la Souka l'ait précédé, elle est invalide dès lors que les branches de l'arbre surplombent le skakh valide. Cependant, si les branches se trouvent au-dessus de l'espace vide entre le skakh valide, la Souka est valide, puisque l'ombre valide est plus abondante que le soleil, de sorte que même si l'arbre était retiré, il y aurait la mesure requise de skakh valide pour l'autoriser. C'est également ce qu'a écrit le Raavan. À cause de cela, certains se montrent stricts et ne font pas de Souka en bas, dans la maison, sous le toit, même s'ils ont retiré les tuiles, car il reste encore les fines lattes de bois sur lesquelles les tuiles reposent, bien qu'il y ait un grand espace vide entre ces lattes, supérieur à l'épaisseur des lattes elles-mêmes. Notre maître Rabbi Yechiel avait l'habitude, lorsqu'il faisait sa Souka dans la maison sous le toit dont on avait retiré les tuiles, de dresser des roseaux depuis le skakh jusqu'au toit afin de mêler les deux couvertures ensemble, pour que le tout ne forme qu'un seul skakh. Il me semble que cela est permis sans cela, car même selon l'opinion de celui qui invalide lorsqu'on ne les a pas mêlés, cela s'applique précisément lorsque l'ombre (supérieure) est plus abondante que le soleil, et qu'il y a néanmoins de l'espace vide entre le skakh valide ; ainsi, lorsque l'on considère le skakh valide situé sous l'arbre comme inexistant, cet espace s'ajoute à l'espace vide de la Souka, et l'ensoleillement deviendrait supérieur à l'ombre. Mais dans une Souka entièrement recouverte et qui n'a aucun espace vide, même si l'on considère le skakh valide (sous l'arbre) comme inexistant, son ombre reste plus abondante que son soleil, et c'est permis. L'auteur du Itour a également permis cela pour une autre raison, affirmant que puisqu'on a retiré les tuiles, les lattes restantes n'ont plus le statut d'un skakh invalide, conformément à la mishna : « un plafond sans revêtement de plâtre, il le secoue ou bien en retire une poutre sur deux ». Et il n'y a pas de différence selon que l'arbre ou le skakh a précédé, la règle est la même pour les deux. Si l'on a coupé l'arbre pour le valider afin qu'il serve lui-même de skakh, il est valide, à condition de le secouer (soulever et reposer) dans l'intention de faire la Souka ; mais si on ne l'a pas secoué, on ne dit pas que l'acte de le couper constitue sa construction.