Tout matériau est valable pour les parois de la soucca ; il en faut deux complètes et une troisième d'au moins un téfa'h avec une forme de porte, et le Tour explique comment faire selon la disposition des parois, les ouvertures et les brèches. Il traite des poteaux plantés sur un toit, de l'allée ouverte et des montants de puits, du portique, de la hauteur des parois et du principe du lavoud, des arbres et des toiles servant de parois, des êtres vivants employés comme paroi, et de la soucca appuyée sur les pieds d'un lit.
כל הדברים הפסולים אינן פסולין אלא לסכך אבל כולם כשרים לדפנות שדפנות כשרים מכל דבר ואפילו חמתו מרובה מצילתו ובלבד שיהיו עשויות כראוי בשיעורם ובמניינם כיצד דתנן שתים כהלכתן ושלישית אפילו טפח וצריך צורת הפתח הלכך אם יש לה ב' דפנות זו אצל זו עושה טפח מרווח ומעמידו בפחות מג' לאחד מן הכתלים ויעמיד קנה כנגד סוף הכותל וישים קנה עליו ועל הטפח וכשירה ומותר לטלטל בה אפי' בשבת דכמו שחשוב מחיצה לענין סוכה חשוב מחיצה לענין שבת ואם עשויה כמבוי מפולש כזה עושה פס ד' ומשהו ומעמידו בפחות מג' סמוך לדופן ונותן קנה מהפס על הדופן הא' ואם הב' כהלכתן וטפח בשלישית אפי' יש בב' המחיצות פתחים הרבה שאין בהם צורת הפתח שכשתצטרף כל הפרוץ יהיה מרובה על העומד כשירה ובלבד שלא יהא בהם פרצה יתירה על י' אמות ואם יש בה צורת הפתח אפילו ביתר מי' כשירה והרמב"ם ז"ל כתב אפי' יש לה צורת הפתח אם יש בה פרצה יותר מי' פסולה אא"כ עומד מרובה על הפרוץ ולא נהירא לא"א הרא"ש ז"ל: נעץ ד' קונדיסין באמצע הגג וסיכך על גבה פסולה דלא חשבינן להו כמחיצות ואם נעץ אותן בשפת הגג וסיכך עליהם כתב הרמב"ם ז"ל דכשירה שרואין מחיצות הבית כאילו עולות למעלה וכ"כ רב שרירא והרי"ץ גיאת אבל רי"ף פסל וכ"כ אבי"ה וה"ר ישעיה ולזה הסכים א"א הרא"ש ז"ל: מבוי מפולש שתקנו בלחי מצד א' ומצדו השני מפולש בלא שום תיקון וסיכך על גביו באותו הצד המתוקן בלחי הסוכה כשירה בשבת שבחג ומותר לטלטל בה אבל בחול פסולה וכן סיכך ע"ג פסי ביראות ברה"ר שהן ד' קורות נעוצות בד' רוחות זו כנגד זו כזה שכל אחד נוטה אמה לכאן ואמה לכאן כשירה הסוכה בשבת שבחג ומותר לטלטל בה אפילו אם אין ביניהן בור אבל אם עשה כן בחצר פסולה: היתה אכסדרה בפני הבית וחצר לפניה ועשה סוכה בחצר בשני דפנות שלימות ובצד הג' סמכה לאכסדרה בענין שהסכך נוגע בפי האכסדרה כזה והיא רחבה ד' אמות בענין שאין כותל הבית עולה לסוכה אם יש לה עמודים שנסמכת עליהן והם בפחות מג' בין זה לזה כשירה דחשיבא מחיצה אף לסוכה ואם אין לה עמודים אפילו אם יש בפי התקרה של אכסדרה טפח לא אמרינן ביה יורד וסותם להכשיר הסוכה להיות לה דופן כיון שלא נעשה לשם כך היה לה בליטה כמו עמוד בין שנראה בפנים ושוה בחוץ כזה בין שנראה בחוץ ושוה בפנים כזה כשירה והוא שיעשה צורת הפתח בדופן הג' ע"פ כולו היו דפנותיה גבוהות י"ט או אפי' אין בהם אלא ז' ומשהו ומעמידן בפחות מג' סמוך לארץ כשירה אפי' הגג גבוהה הרבה ובלבד שיהיה מכוון כנגדן ואפי' אינו מכוון ממש רק שהוא בתוך ג' כנגדו כשירה ואם אינה גבוהה אלא י"ט אפי' אין בדופן אלא ד' ושני משהויין כשירה שמעמידה באמצע ואמרינן לבוד למעלה ולמטה חשוב כסתום היו הדפנות גבוהים מן הארץ ג"ט פסולה: העושה סוכתו בין האילנות והאילנות דפנות לה כשירה והוא שיקשור ענפי האילן שלא ינידם הרוח שכל מחיצה שאינה יכולה לעמוד לפני רוח מצויה אינה מחיצה וכתב הר"פ ע"כ אין נכון לעשות כל המחיצות מיריעות של פשתן בלא קנים אף על פי שקושרן בטוב זימנין דמנתקי ולאו אדעתיה והוה ליה מחיצה שאינה יכולה לעמוד בפני רוח מצויה והרוצה לעשות בסדינין טוב שיארוג במחיצות קנים בפחות מג': ועושין מחיצה אפילו מבעלי חיים שיקשור שם בהמה לדופן ויכול לעשות מחבירו דופן לסוכה להכשירה ואפילו בי"ט ובלבד שלא ידע אותו שהועמד שם שבשביל מחיצה הועמד שם אבל בחול אפילו אם הוא יודע שפיר דמי יש מדקדקין כשעושין דופן מקנים להעמידן דרך גדילתן כדאמרינן גבי לולב שאין יוצאין בו אלא דרך גדילתן וא"צ כיון שדפנות כשרים מכל דבר: הסומך סוכתו בכרעי המטה פירוש שסומך הסכך על כרעי המטה והכרעים הן הן מחיצות אם יש גבוה י' טפחים מן המטה לסכך כשירה ואם לאו פסולה סמך הסכך על העמודים והכרעים הן הן דפנות אפי' אם אין גבוה י' מן המטה עד הסכך כשירה:
Toutes les choses non valables ne le sont que pour la couverture (s'ha'h) ; mais toutes sont valables pour les parois, car les parois sont valables en toute matière, même si leur soleil est plus abondant que leur ombre, à condition qu'elles soient faites comme il faut, dans leurs dimensions et dans leur nombre. Comment ? Nous avons appris : deux selon leur règle, et la troisième même d'un téfa'h ; et il faut une forme de porte (tsourat hapéta'h). C'est pourquoi, si elle a deux parois l'une à côté de l'autre, il fait [un panneau] d'un téfa'h large, le place à moins de trois [téfa'him] de l'un des murs, dresse un roseau en face de l'extrémité du mur et pose un roseau sur celui-ci et sur le téfa'h : elle est valable, et il est permis d'y porter même le Chabbat, car de même que cela compte comme cloison pour la soucca, cela compte comme cloison pour le Chabbat. Si elle est faite comme une allée ouverte des deux côtés, comme ceci [figure], il fait un panneau de quatre [téfa'him] et un peu, le place à moins de trois tout près d'une paroi, et pose un roseau du panneau sur l'autre paroi.
Si les deux sont selon leur règle et qu'il y a un téfa'h à la troisième, même s'il y a dans les deux cloisons de nombreuses ouvertures sans forme de porte, au point que, toute la partie ouverte réunie, elle dépasse la partie debout, la soucca est valable, à condition qu'il n'y ait pas parmi elles de brèche de plus de dix coudées ; et s'il y a une forme de porte, même au-delà de dix, elle est valable. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : même si elle a une forme de porte, s'il y a une brèche de plus de dix, elle n'est pas valable, à moins que la partie debout ne dépasse la partie ouverte ; et cela n'a pas paru juste à mon père, le Roch, de mémoire bénie.
S'il a planté quatre poteaux au milieu du toit et posé la couverture dessus, elle n'est pas valable, car nous ne les considérons pas comme des cloisons. S'il les a plantés au bord du toit et posé la couverture dessus, le Rambam, de mémoire bénie, a écrit qu'elle est valable, car on considère les murs de la maison comme s'ils montaient vers le haut ; Rav Cherira et Rabbi Its'hak ibn Ghiat ont écrit de même. Mais le Rif l'a déclarée non valable, Avi Ha'Ezri et le Rav Rabbi Yecha'ya ont écrit de même, et mon père, le Roch, de mémoire bénie, s'est rangé à cet avis.
Une allée ouverte des deux côtés, aménagée d'un côté par un montant (lé'hi) et dont l'autre côté est ouvert sans aucun aménagement, s'il a posé la couverture dessus du côté aménagé par le montant : la soucca est valable le Chabbat de la fête, et il est permis d'y porter ; mais un jour de semaine, elle n'est pas valable. De même, s'il a posé la couverture sur les montants de puits (passé bira'ot) dans le domaine public, qui sont quatre poutres plantées aux quatre côtés, l'une en face de l'autre, comme ceci [figure], chacune s'étendant d'une coudée d'un côté et d'une coudée de l'autre : la soucca est valable le Chabbat de la fête, et il est permis d'y porter, même s'il n'y a pas de puits entre elles ; mais s'il a fait cela dans une cour, elle n'est pas valable.
S'il y avait un portique (exèdre) devant la maison, avec une cour devant lui, et qu'il a fait une soucca dans la cour avec deux parois complètes, en l'appuyant du troisième côté contre le portique, de façon que la couverture touche le bord du portique, comme ceci [figure], et que celui-ci est large de quatre coudées, de sorte que le mur de la maison ne compte pas pour la soucca : si [le portique] a des colonnes sur lesquelles il repose, et qu'elles sont à moins de trois [téfa'him] l'une de l'autre, elle est valable, car cela compte comme cloison même pour la soucca. S'il n'a pas de colonnes, même si le bord du plafond du portique a un téfa'h, on ne dit pas à son sujet qu'il « descend et ferme » pour rendre la soucca valable en lui donnant une paroi, puisqu'il n'a pas été fait pour cela. S'il avait une saillie comme une colonne, qu'elle soit visible à l'intérieur et au ras à l'extérieur, comme ceci [figure], ou visible à l'extérieur et au ras à l'intérieur, comme ceci [figure], elle est valable, à condition qu'il fasse une forme de porte à la troisième paroi, sur toute sa longueur.
Si ses parois sont hautes de dix téfa'him, ou même si elles n'ont que sept [téfa'him] et un peu et qu'il les place à moins de trois tout près du sol, elle est valable même si le toit est très haut, à condition qu'il soit aligné au-dessus d'elles ; même s'il n'est pas exactement aligné, du moment qu'il est à moins de trois en face d'elles, elle est valable. Si [la soucca] n'est haute que de dix téfa'him, même si la paroi n'a que quatre [téfa'him] et deux fois un peu, elle est valable, car il la place au milieu, et nous disons lavoud en haut et en bas : c'est considéré comme fermé. Si les parois sont élevées de trois téfa'him au-dessus du sol, elle n'est pas valable.
Celui qui fait sa soucca entre les arbres, les arbres lui servant de parois, elle est valable, à condition qu'il attache les branches de l'arbre pour que le vent ne les agite pas ; car toute cloison qui ne peut pas tenir devant un vent ordinaire n'est pas une cloison. Rabbénou Perets a écrit : c'est pourquoi il n'est pas bien de faire toutes les cloisons de toiles de lin sans roseaux, même si on les attache bien ; il arrive qu'elles se détachent sans qu'on y prête attention, et cela devient une cloison qui ne peut pas tenir devant un vent ordinaire. Celui qui veut faire [les parois] avec des draps fera bien d'entrelacer dans les cloisons des roseaux à moins de trois [téfa'him] d'écart.
On fait une cloison même avec des êtres vivants : il attache là une bête contre la paroi. On peut aussi faire de son prochain une paroi pour la soucca afin de la rendre valable, même un jour de fête, à condition que celui qui a été placé là ne sache pas qu'il a été placé pour servir de cloison ; mais un jour de semaine, même s'il le sait, c'est très bien. Certains sont pointilleux, quand ils font une paroi de roseaux, pour les dresser dans le sens de leur pousse, comme nous le disons à propos du loulav, avec lequel on ne s'acquitte que dans le sens de sa pousse ; mais ce n'est pas nécessaire, puisque les parois sont valables en toute matière.
Celui qui appuie sa soucca sur les pieds du lit, c'est-à-dire qu'il appuie la couverture sur les pieds du lit et que les pieds sont eux-mêmes les cloisons : s'il y a dix téfa'him de hauteur du lit à la couverture, elle est valable, sinon elle n'est pas valable. S'il a appuyé la couverture sur des colonnes, et que les pieds [du lit] sont eux-mêmes les parois, même s'il n'y a pas dix [téfa'him] de hauteur du lit à la couverture, elle est valable.