La soucca doit avoir plus d'ombre que de soleil ; le Tour rapporte la discussion sur l'endroit où l'on mesure l'égalité (en haut ou en bas) et sur une couverture trop épaisse (avis de Rabbénou Tam sur la pluie) ou trop clairsemée. Il traite des roseaux à des hauteurs différentes (Rachi contre Rabbi Yecha'ya), des roseaux qui dépassent derrière la soucca, de la couverture mêlée de broches non valables, de la maison couverte de planches et de la soucca sans toit en forme de cône ou appuyée contre un mur.
סככה כראוי כיצד דתנן סוכה שצילתה מרובה מחמתה כשירה ודייקינן הא כהדדי פסולה ודווקא בששוין למעלה שאז ודאי למטה חמתה מרובה מצילתה לפי שהחמה מתפשטת בריחוקה אבל אם הן שוין למטה כשירה שאז ודאי למעלה הצל מרובה ובעה"ע כתב בהפך שאם למעלה שוין כשירה שאז ודאי למטה צילתה מרובה מחמתה לפי שהחמה מועטת למטה ואם למטה שוין אז למעלה חמתה מרובה פסולה ואם ברוב ממנה צילתה מרובה שני משהויין ובמיעוט ממנה חמתה מרובה משהו בענין שכשנצטרף יחד החמה והצל של כל הסוכה יהיה צילתה מרובה מחמתה משהו כשירה וצריך שלא יעשה כסוייה עב מאוד כדי שיהו הכוכבים וניצוצי השמש נראין מתוכה אבל בדיעבד אפילו מעובה כמין בית כשירה ור"ת פסק שאם עשאה עבה מאוד שאין המטר יכול לירד בה פסולה אע"ג דב"ה מכשירין מעובה כמין בית היינו דווקא שאין כוכבים וחמה נראה מתוכה אבל כשאינו יכול להמטיר בתוכה פסולה אפילו לב"ה וא"א ז"ל לא הביא דבריו בפסקיו היה כסויה דק מאד שיש בה אויר הרבה אלא שאין ג"ט במקום אחד ובין הכל צילתה מרובה מחמתה כשירה: היה קנה עולה וקנה יורד אם אין אחד גבוה מחבירו ג"ט או אפילו גבוה מחבירו ג"ט ויש בכל קנה עולה רוחב טפח כשירה ופירש"י אפילו חמתה מרובה מצילתה שמפני שהאחד גבוה מחבירו החמה באה מן הצדדין אפילו הכי כשירה אבל ה"ר ישעיה כתב ודאי אם חמתה מרובה מצילתה פסולה אלא מיירי שצילתה מרובה והכי מסתברא שא"א להכשיר סוכה שחמתה מרובה מצלתה שהרי קנים שאין ביניהם ג' חשובין כסתום ואפ"ה לא חשיבי להכשיר בסכך אם לא שנאמר כיון שיש כאן צל מרובה כשהשמש עומד באמצע השמים רק כשנוטה לצדדין אז החמה מרובה קרי' ביה שפיר צילתה מרובה מחמתה וכן דעת ר"י: קנין היוצאין לאחרי הסוכה כגון שאחורי דופן האמצעי בולטין קנים מן הסכך ויש בהם הכשר סוכה וצילתן מרובה מחמתן וג' דפנות כשירה אע"פ שהדופן האמצעי לא נעשה בשבילה אלא בשביל עיקר הסוכה שהוא לפנים ממנו וכן הקנים הבולטין מן הסכך לצד הפרוץ ודופן אחד נמשך עמהן כשר אע"פ שעשה דופן של הצדדים יותר על ז' ודי לו בז' והוי לן למימר הרי גילה דעתו לעשות כל הסוכה בדפנות ארוכות ודופן אחד שנמשך עם הקנים של הסכך אינו מן הסוכה אלא בפ"ע עומד ונמצא שאין לו אלא דופן אחד שהוא הדופן הנמשך אפילו הכי כשירה: סככה בשפודין שהן פסולין לסכך בהן ואין בהן ד' ואין מהן ד' במקום אחד והניח בין שפוד לשפוד כמלא שפוד ונתן שם סכך כשר פסול שא"א לצמצם שימלא כל האויר מסכך כשר ונמצא הפסול מרובה אבל אם העדיף סכך הכשר מעט על הפסול או אם היה הפסול נתון שתי ונתן הכשר ערב או איפכא כשר שאז מתמלא כל האויר מסכך הכשר: בית המקורה בנסרים שאין עליהן מעזיבה ובא להכשירו לשם סוכה די בזה שיפקפק פי' שיסיר כל המסמרים לשם עשיית סוכה או שיטול מבין כל ב' נסרים אחד ויתן סכך כשר במקומן וכולה כשירה אפי' הנסרים רחבים ד' והרמב"ם ז"ל כ' ובלבד שלא יהא בהם ד' ולא נהירא לא"א הרא"ש ז"ל: סוכה שאין לה גג שעשויה כמו צריף כזה או שסמכוהו לכותל כזה פסולה ואם הגביהה מן הקרקע טפח בזקיפה כשירה אפי' הוא אויר דחשבי' לי' כאילו הוא סתום בזקיפה או אם הרחיקה מן הכותל טפח אותו טפח חשוב כגג אפי' הוא אויר וכגון שלאחר שעלה בגובה י"ט יש בה לרבע ז"ט על ז"ט שהוא שיעור הכשר סוכה אז כשירה כולה:
Il l'a couverte comme il faut. Comment ? Nous avons appris : une soucca dont l'ombre est plus abondante que le soleil est valable ; et nous en déduisons que si les deux sont égaux, elle n'est pas valable. Cela ne vaut que s'ils sont égaux en haut, car alors, en bas, le soleil est certainement plus abondant que l'ombre, parce que la lumière du soleil s'élargit en s'éloignant ; mais s'ils sont égaux en bas, elle est valable, car alors, en haut, l'ombre est certainement plus abondante. Le Ba'al Ha'Itour a écrit l'inverse : s'ils sont égaux en haut, elle est valable, car alors, en bas, l'ombre est certainement plus abondante que le soleil, parce que le soleil se réduit en bas ; et s'ils sont égaux en bas, alors, en haut, le soleil est plus abondant, et elle n'est pas valable. Si, dans la plus grande partie, l'ombre dépasse de deux fois un peu, et que, dans la petite partie, le soleil dépasse d'un peu, de sorte que, en réunissant le soleil et l'ombre de toute la soucca, l'ombre dépasse le soleil d'un peu, elle est valable.
Il faut ne pas faire sa couverture (s'ha'h) très épaisse, afin que les étoiles et les rayons du soleil soient visibles au travers ; mais a posteriori (bedi'avad), même épaisse comme une maison, elle est valable. Rabbénou Tam a tranché que s'il l'a faite très épaisse, au point que la pluie ne peut pas y tomber, elle n'est pas valable ; bien que Beit Hillel valident une couverture épaisse comme une maison, c'est seulement quand les étoiles et le soleil ne sont pas visibles au travers ; mais quand il ne peut pas pleuvoir à l'intérieur, elle n'est pas valable, même selon Beit Hillel. Mon père, de mémoire bénie, n'a pas rapporté ses paroles dans ses décisions. Si sa couverture était très clairsemée, avec beaucoup de vide, mais sans trois téfa'him en un seul endroit, et que, dans l'ensemble, l'ombre dépasse le soleil, elle est valable.
S'il y a un roseau en haut et un roseau en bas : si l'un n'est pas plus haut que l'autre de trois téfa'him, ou même s'il est plus haut que l'autre de trois téfa'him mais que chaque roseau du haut a une largeur d'un téfa'h, elle est valable. Rachi a expliqué : même si le soleil y est plus abondant que l'ombre, c'est-à-dire que, parce que l'un est plus haut que l'autre, le soleil entre par les côtés, malgré tout elle est valable. Mais le Rav Rabbi Yecha'ya a écrit : il est certain que si le soleil est plus abondant que l'ombre, elle n'est pas valable ; il s'agit plutôt du cas où l'ombre est plus abondante. Et c'est ce qui est logique, car il est impossible de valider une soucca dont le soleil est plus abondant que l'ombre : des roseaux entre lesquels il y a moins de trois [téfa'him] sont considérés comme fermés, et malgré tout ils ne comptent pas pour valider la couverture. À moins que nous ne disions : puisqu'il y a ici une ombre abondante quand le soleil est au milieu du ciel, et que ce n'est que lorsqu'il s'incline vers les côtés que le soleil est plus abondant, on peut à juste titre l'appeler « une soucca dont l'ombre est plus abondante que le soleil ». Tel est aussi l'avis du Ri.
Des roseaux qui sortent derrière la soucca, par exemple lorsque, derrière la paroi du milieu, des roseaux dépassent de la couverture, qu'ils ont la mesure minimale d'une soucca, que leur ombre est plus abondante que leur soleil et qu'il y a trois parois : elle est valable, bien que la paroi du milieu n'ait pas été faite pour elle, mais pour la soucca principale qui se trouve en deçà. De même, des roseaux qui dépassent de la couverture du côté ouvert, avec une paroi qui se prolonge avec eux, c'est valable. Pourtant, il a fait la paroi des côtés plus longue que sept [téfa'him], alors que sept lui suffisaient, et nous aurions pu dire : il a montré son intention de faire toute la soucca avec de longues parois, et la paroi unique qui se prolonge avec les roseaux de la couverture ne fait pas partie de la soucca mais tient à part, si bien qu'il n'a qu'une seule paroi, celle qui se prolonge ; même ainsi, elle est valable.
S'il l'a couverte avec des broches, qui ne sont pas valables pour la couverture, qu'elles n'ont pas quatre [téfa'him] et qu'il n'y en a pas quatre en un seul endroit, et qu'il a laissé entre une broche et l'autre l'espace d'une broche et y a mis une couverture valable, elle n'est pas valable, car il est impossible d'être assez précis pour remplir tout le vide de couverture valable, et il se trouve que le non-valable est plus abondant. Mais s'il a mis un peu plus de couverture valable que de non valable, ou si le non-valable était posé dans un sens et le valable en travers, ou inversement, elle est valable, car alors tout le vide est rempli de couverture valable.
Une maison couverte de planches sans enduit (ma'aziva), qu'on veut rendre valable comme soucca : il suffit de les ébranler, c'est-à-dire d'enlever tous les clous en vue de faire la soucca, ou d'enlever une planche sur deux et de mettre de la couverture valable à leur place ; toute la soucca est alors valable, même si les planches sont larges de quatre [téfa'him]. Le Rambam, de mémoire bénie, a écrit : à condition qu'elles n'aient pas quatre [téfa'him] ; et cela n'a pas paru juste à mon père, le Roch, de mémoire bénie.
Une soucca sans toit, faite comme une hutte conique, comme ceci [figure], ou qu'on a appuyée contre un mur, comme ceci [figure], n'est pas valable. S'il l'a surélevée d'un téfa'h au-dessus du sol, à la verticale, elle est valable, même si c'est du vide, car nous le considérons comme fermé à la verticale ; ou s'il l'a écartée du mur d'un téfa'h, ce téfa'h compte comme toit, même si c'est du vide. Et cela, à condition qu'une fois montée à dix téfa'him de hauteur, elle ait, en carré, sept téfa'him sur sept, qui est la mesure minimale d'une soucca : alors elle est entièrement valable.