Le 14 et le 15 d'Adar I, l'éloge funèbre et le jeûne sont permis ; l'égalité entre les deux Adar ne vaut que si l'on a lu la Meguila en Adar I et décidé ce jour-là d'intercaler l'année. Le Sefer Hamitsvot et, semble-t-il, le Rambam interdisent toutefois l'éloge et le jeûne, le Rif demande un repas abondant le 14, et le Roch suit le premier avis. Le siman clôt l'Ora'h 'Hayim.
יום י"ד וט"ו שבאדר הראשון מותרים בהספד ובתענית והא דיום י"ד וט"ו דאדר הראשון והשני שוין בהספד ותענית היינו דוקא כשקראו המגילה ובו ביום נראה להם לעבר השנה אבל אם לא קראו המגילה מותרין בהספד ותענית ובספר המצות כתב שאסורין בהספד ותענית בכל השנים אע"פ שלא קראו המגילה וכן יראה מדברי הרמב"ם ז"ל וכן כתב הרי"ף ז"ל שצריך להרבות בו בסעודה בי"ד אבל בט"ו כתב שאין צריך להרבות בו בסעודה וא"א ז"ל כתב כסברא ראשונה: נשלם הטור הראשון והוא האורח חיים ת"ל
Le 14 et le 15 du premier Adar, l'éloge funèbre et le jeûne sont permis. Ce qu'on dit, que le 14 et le 15 du premier et du second Adar sont égaux pour l'éloge funèbre et le jeûne, ne s'applique que si l'on a lu la Meguila [en Adar I] et que, ce jour-même, on a décidé de rendre l'année embolismique ; mais si l'on n'a pas lu la Meguila, l'éloge funèbre et le jeûne sont permis.
Dans le Sefer Hamitsvot, il est écrit qu'ils sont interdits pour l'éloge funèbre et le jeûne en toutes années, même si l'on n'a pas lu la Meguila ; c'est ce qui ressort aussi des paroles du Rambam z"l. De même, le Rif z"l écrit qu'il faut y faire un repas abondant le 14 ; mais pour le 15, il écrit qu'il n'est pas nécessaire d'y faire un repas abondant. Mon père, le Roch z"l, écrit selon le premier avis.
Ici s'achève le premier Tour, qui est l'Ora'h 'Hayim. Louange à D.ieu.