Tous peuvent égorger lekhathila, même les femmes ; l'usage ashkénaze le leur refuse. On s'appuie sur la kabala du sage. Sourd-muet, déficient et mineur : pas lekhathila. Ivresse de Loth, aveugle, homme nu : restrictions.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מי הם הכשרים לשחוט. ובו י"ד סעיפים: הכל שוחטין לכתחלה אפילו נשים: הגה יש אומרים שאין להניח נשים לשחוט. שכבר נהגו שלא לשחוט וכן המנהג שאין הנשים שוחטות: (ב"י בשם האגור): ועבדים וכל אדם אפילו אין מכירין אותו שמוחזק לשחוט שלא יתעלף וגם אין יודעין בו שהוא מומחה ויודע הלכות שחיטה מותר ליתן לו לכתחלה לשחוט ומותר לאכול משחיטתו שרוב הרגילין לשחוט הם בחזקת מומחין ומוחזקין. בד"א בשאינו לפנינו אז מותר לאכול משחיטתו וסומכים על החזקה. אבל אם הוא לפנינו צריך לבדקו אם הוא מומחה ויודע הלכות שחיטה אבל אין צריך לשאלו אם נתעלף: הגה וי"א שאין לסמוך על החזקה אלא בדיעבד אבל לכתחלה אין לסמוך על חזקה במקום דיכולין לבררו (מרדכי והגהות אשר"י ואגור בשם א"ז ושאלתות פ' בהעלותך) וכל זה מיירי באחרים שאינן בקיאין ויודעין אם זה השוחט בקי או לאו אבל השוחט עצמו לא ישחוט אע"פ שיודע הלכות שחיטה ומומחה עד ששחט ג"פ בפני חכם ומומחה בהלכות שחיטה שיודע שהוא רגיל וזריז שלא יתעלף (טור בשם הרמב"ם) ולכן נוהגין שאין אדם שוחט אלא א"כ נטל קבלה לפני חכם (אגור בשם הלכות א"י) ואין החכם נותן לו קבלה עד שידע בו שהוא יודע הלכות שחיטה ובקי ביד. ולכן נוהגין שכל הבאין לשחוט סומכין עליהם לכתחילה ולא בדקינן אותם לא בתחילה ולא בסוף. דכל המצויין אצל שחיטה כבר נטלו קבלה לפני חכם (ד"ע) ובקצת מקומות נוהגין להחמיר עוד דהמקבל נוטל כתב מן החכם לראייה שנתן לו קבלה. וכל שוחט אע"פ שנטל קבלה יראה שיחזור לפרקים הלכות שחיטה שיהיו שגורים בפיו ובלבו שלא ישכחם (מהר"ר יעקב הלוי בשם מהר"ש) . וכמו שהדין בהלכות שחיטה ובמי שבא לשחוט כך הוא הדין בהלכות בדיקות הריאה ובמי שבא לבדוק. ודינם ומנהגם שוה בכל זה (ד"ע) ויש לב"ד לחקור ולדרוש אחר הבודקים והשוחטים ולראות שיהיו בקיאים ומומחים וכשרים (מהרי"ו סי' נ') כי גדול איסור המכשלה בשחיטות ובדיקות המסורים לכל ואם בדקו איזה שוחט ובודק ונמצא שאינו יודע. אם נטל פעם אחת קבלה אין מטריפין למפרע מה ששחט דאמרינן השתא הוא דאתרע (חדושי אגודה) אבל אם לא נטל קבלה מעולם כל מה ששחט טריפה גם כל הכלים שבשלו בהן מה ששחט צריכין הכשר (רשב"א סימן רי"ח):
Tous peuvent pratiquer la che'hita (abattage rituel) lekhathila (a priori), même les femmes. (Rema : Certains disent qu'il ne faut pas laisser les femmes égorger, car l'usage s'est déjà établi qu'elles n'égorgent pas ; et tel est l'usage : les femmes n'égorgent pas.) Les esclaves et tout homme, même si l'on ne le connaît pas, dès lors qu'il est présumé égorger sans s'évanouir, et même si l'on ne sait pas qu'il est expert et qu'il connaît les lois de la che'hita : on peut lekhathila le faire égorger, et l'on peut manger de sa che'hita, car la plupart de ceux qui ont l'habitude d'égorger sont présumés experts et établis. De quoi parle-t-on ? Quand il n'est pas devant nous : alors on peut manger de sa che'hita et l'on s'appuie sur la présomption. Mais s'il est devant nous, il faut l'examiner pour savoir s'il est expert et s'il connaît les lois de la che'hita ; on n'a toutefois pas besoin de lui demander s'il s'est évanoui. (Rema : Certains disent qu'on ne s'appuie sur la présomption que bediavad (après coup), mais que lekhathila on ne s'appuie pas sur une présomption là où l'on peut vérifier. Tout ceci concerne les autres, qui ne savent pas si ce cho'het est compétent ou non. Mais le cho'het lui-même ne doit pas égorger, même s'il connaît les lois de la che'hita et qu'il est expert, tant qu'il n'a pas égorgé trois fois devant un sage expert en lois de che'hita, afin que celui-ci sache qu'il est habitué, habile, et qu'il ne s'évanouit pas. C'est pourquoi l'usage est que nul n'égorge s'il n'a reçu une kabala (autorisation de che'hita) devant un sage. Le sage ne lui donne la kabala que lorsqu'il sait qu'il connaît les lois de la che'hita et qu'il est habile de la main. Aussi l'usage est-il de s'appuyer lekhathila sur tous ceux qui viennent égorger, sans les examiner ni au début ni à la fin, car tous ceux qui fréquentent la che'hita ont déjà reçu une kabala devant un sage. En certains lieux, on a l'usage d'être plus strict : le récipiendaire prend un écrit du sage pour preuve qu'il lui a donné la kabala. Tout cho'het, même s'il a reçu une kabala, veillera à revoir de temps à autre les lois de la che'hita, afin qu'elles soient courantes dans sa bouche et dans son cœur, pour ne pas les oublier. Comme le din des lois de che'hita et de celui qui vient égorger, ainsi est le din des lois d'examen du poumon et de celui qui vient examiner : leur din et leur usage sont identiques en tout cela. Le tribunal doit enquêter et s'informer sur les examinateurs et les cho'hatim, et veiller à ce qu'ils soient compétents, experts et aptes ; car grand est l'interdit de faire trébucher par les che'hitot et les examens confiés à tous. Si l'on a examiné un cho'het ou un examinateur et qu'on a trouvé qu'il ne sait pas : s'il a reçu une fois une kabala, on ne déclare pas treifa (bête interdite) rétroactivement ce qu'il a égorgé, car l'on dit que c'est maintenant qu'il s'est détérioré. Mais s'il n'a jamais reçu de kabala, tout ce qu'il a égorgé est treifa, et tous les ustensiles dans lesquels on a cuit ce qu'il a égorgé nécessitent un hechcher.)
אין צריך שידע כל חילוקי הדינים אלא אם אומר על דבר זה הייתי מסתפק ושואל קרינן ביה שפיר יודע עד שאומר על האסור מותר: הגה ובודקין אותו בדיני הלכות שחיטה שיתבארו לקמן ריש סימן כ"ג ובדין בדיקת הסכין ובדין בדיקת הסימנים לאחר שחיטה כמו שיתבאר לקמן סימן כ"ה. (הגהות אשיר"י והגהות מיימוני פ"ד מה"ש) ואם שחט וליתיה קמן למבדקיה מ"מ יבדקו בסימנים אם נשחטו רובן. דכל מה דאפשר למיבדק בדקינן (הר"ן בשם בעל הלכות וד"ע לדעת הרא"ש ע"ל סכ"ה סי"ג) וכל זה במקומות שלא נהגו ליטול קבלה אבל במקומות שנוהגין ליטול קבלה כגון בני אשכנז והנמשכין אחריהם. אין נוהגין לבדוק אחריו כלל וכמו שנתבאר: (ד"ע):
Il n'est pas nécessaire qu'il connaisse toutes les distinctions des lois : s'il dit, sur telle chose, « j'aurais été dans le doute et j'aurais demandé », on l'appelle à bon droit « sachant », jusqu'à ce qu'il déclare permis ce qui est interdit. (Rema : On l'examine sur les lois de che'hita qui seront exposées plus loin au début du siman 23, sur l'examen du couteau et sur l'examen des simanim (trachée et œsophage) après la che'hita, comme il sera exposé au siman 25. S'il a égorgé et qu'il n'est plus devant nous pour l'examiner, on examinera néanmoins les simanim pour voir si la majeure partie en a été tranchée : tout ce que l'on peut vérifier, on le vérifie. Tout ceci dans les lieux où l'on n'a pas l'usage de prendre une kabala. Mais dans les lieux où l'on a l'usage de prendre une kabala, comme les Ashkénazes et ceux qui les suivent, on n'a pas l'usage de vérifier après lui du tout, comme on l'a déjà exposé.)
מי שיודעין בו שאינו יודע הלכות שחיטה אפילו שחט לפנינו ד' או ה' פעמים שחיטה הגונה וראוי' ושחט אח"כ בינו לבין עצמו שחיטתו פסול' אפי' שאלו לו עשית כך וכך ומתוך תשובתו נראה ששחט כראוי אין לסמוך עליו ואפי' אמר ברי לי ששחטתי יפה: הגה ומי שדרכו להתעלף ואנו יודעים שאינו מוחזק ושחט ואמר ברי לי שלא נתעלפתי נאמן מאחר שיודע הלכות שחיטה (ב"י לדעת הרמב"ם): מי שיודעים בו שאינו יודע הלכות שחיטה יכולי' ליתן לו לשחוט אם אחר עומד על גביו ובלבד שיראה אותו מתחילת שחיטה עד סופה: הגה ויש מחמירין ואוסרין ליתן לו לכתחלה לשחוט מאחר שא"י הלכות שחיטה (ב"י בשם הגהות אשיר"י בשם א"ז ובמרדכי) והכי נהוג:
Celui dont on sait qu'il ne connaît pas les lois de la che'hita : même s'il a égorgé devant nous quatre ou cinq fois une che'hita convenable et correcte, puis qu'il a égorgé ensuite seul, sa che'hita est pasoul. Même si on lui a demandé « as-tu fait telle et telle chose » et que, d'après sa réponse, il semble qu'il a égorgé comme il faut, on ne s'appuie pas sur lui ; même s'il dit : « il m'est clair que j'ai bien égorgé ». (Rema : Celui qui a l'habitude de s'évanouir, et dont on sait qu'il n'est pas établi, s'il a égorgé et dit « il m'est clair que je ne me suis pas évanoui », il est cru, puisqu'il connaît les lois de la che'hita.) Celui dont on sait qu'il ne connaît pas les lois de la che'hita : on peut le faire égorger si un autre se tient au-dessus de lui, à condition qu'il le voie du début de la che'hita jusqu'à la fin. (Rema : Certains sont stricts et interdisent de le faire égorger lekhathila, puisqu'il ne connaît pas les lois de la che'hita. Tel est l'usage.)
אם אבדו גדייו ותרנגוליו או שנגנבו ומצאם שחוטים כראוי במקום שרוב ישראל מצויים (וגם רוב גנבי העיר ישראלים) מותרים בין שמצאם בשוק בין שמצאם באשפה שבבית אבל אם מצאם באשפה שבשוק אסורים:
Si l'on a perdu ses chevreaux ou ses poules, ou qu'ils ont été volés, et qu'on les a trouvés égorgés comme il faut dans un lieu où la majorité des Israélites se trouvent (et aussi où la majorité des voleurs de la ville sont Israélites), ils sont permis, qu'on les ait trouvés au marché ou dans les ordures de la maison. Mais si on les a trouvés dans les ordures du marché, ils sont interdits.
חרש שאינו שומע ואינו מדבר ושוטה דהיינו שהוא יוצא יחידי בלילה. או מקרע כסותו או לן בבית הקברות. או מאבד מה שנותנים לו אפילו באחת מאלו אם עושה אותם דרך שטות. וקטן שאינו יודע לאמן ידיו לשחוט אין מוסרין להם לשחוט לכתחילה אפי' אחרים עומדים על גביהם. ואם שחטו שחיטתן כשרה אם אחרים עומדים על גביהם ואין מוסרין להם לכתחילה לשחוט בשאין אחרי' עומדים על גביהם אפי' אם רוצים להאכיל לכלבים. ואם הקטן יודע לאמן ידיו אם אחרים עומדים על גביו שוחט לכתחילה. ומותר לאכול משחיטתו: הגה אבל אם שחט בינו לבין עצמו שחיטתו פסולה אע"פ שיודע הלכות שחיטה (הגהות אשיר"י רפ"ק ורשב"א ות"ה וא"ז) ומקרי קטן לענין זה עד שנעשה בר מצוה דהיינו בן י"ג שנים ויום א' (ב"י בשם עיטור וא"ז בשם ר' יואל) ויש מחמירין שלא ליתן קבלה למי שהוא פחו' מבן י"ח שנה (מרדכי בשם הלכו' א"י והגהות אלפסי החדשים) דאז גברא בר דעת הוא ויודע ליזהר:
Un 'heresh qui n'entend pas et ne parle pas, un shoteh — c'est-à-dire celui qui sort seul la nuit, ou déchire son vêtement, ou couche au cimetière, ou perd ce qu'on lui donne, même par un seul de ces actes s'il les fait de façon insensée — et un katan qui ne sait pas affermir ses mains pour égorger : on ne les fait pas égorger lekhathila, même si d'autres se tiennent au-dessus d'eux. S'ils ont égorgé, leur che'hita est kasher si d'autres se tiennent au-dessus d'eux. On ne les fait pas égorger lekhathila lorsqu'il n'y a pas d'autres personnes au-dessus d'eux, même s'ils veulent donner à manger aux chiens. Si le katan sait affermir ses mains, et que d'autres se tiennent au-dessus de lui, il égorge lekhathila, et l'on peut manger de sa che'hita. (Rema : Mais s'il a égorgé seul, sa che'hita est pasoul, même s'il connaît les lois de la che'hita. On l'appelle katan à cet égard jusqu'à ce qu'il soit bar mitsva, c'est-à-dire âgé de treize ans et un jour. Certains sont stricts et ne donnent pas de kabala à qui a moins de dix-huit ans, car alors c'est un homme de jugement, qui sait se garder.)
חרש המדבר ואינו שומע לא ישחוט מפני שאינו שומע הברכה. ואם שחט אפילו בינו לבין עצמו שחיטתו כשרה:
Un 'heresh qui parle et n'entend pas ne doit pas égorger, parce qu'il n'entend pas la berakha. S'il a égorgé, même seul, sa che'hita est kasher.
השומע ואינו מדבר אם הוא מומחה שוחט אפי' לכתחלה אם אחר מברך:
Celui qui entend et ne parle pas : s'il est expert, il égorge même lekhathila, si un autre dit la berakha.
שיכור שהגיע לשכרותו של לוט דינו כשוטה ואם לא הגיע לשכרותו של לוט שוחט לכתחילה: הגה וי"א ששכור לא ישחוט שרגיל לבא לידי דרסה. (הגהות מיי' בשם סמ"ג פ"ג מהלכות שחיטה ובה"ג וכל בו בשם סה"ת וס' יראים סימן קל"ז):
Un ivrogne qui a atteint l'ivresse de Loth a le din d'un shoteh. S'il n'a pas atteint l'ivresse de Loth, il égorge lekhathila. (Rema : Certains disent qu'un ivrogne ne doit pas égorger, car il est habituel qu'il en vienne à la dresa (pression verticale sans va-et-vient).)
סומא לא ישחוט לכתחילה אלא א"כ אחרים רואין אותו ואם שחט שחיטתו כשרה:
Un aveugle ne doit pas égorger lekhathila, à moins que d'autres ne le voient. S'il a égorgé, sa che'hita est kasher.
ערום לא ישחוט לכתחילה מפני שאינו יכול לברך:
Un homme nu ne doit pas égorger lekhathila, parce qu'il ne peut pas dire la berakha.
אם הטילו הקהל חרם שלא ישחוט אלא טבח ידוע ושחט אחר י"א ששחיטתו אסורה: הגה ואם נתבטלה התקנה כל השוחטים בחזקת כשרות כמו בראשונה (פסקי מהרא"י סי' קע"ז):
Si la communauté a lancé un 'herem pour que seul un boucher connu égorge, et qu'un autre a égorgé : certains disent que sa che'hita est interdite. (Rema : Si le règlement a été annulé, tous les cho'hatim sont présumés kasher comme auparavant.)
השוחט בפני עדים בהמה לעובד כוכבים וכשבא ישראל לקנות ממנה אמר לא תקנה ממנה כי לא שחטתיה אינו נאמן ומיהו לדידיה אסורה דהא שויא אנפשיה חתיכה דאיסורא (וע"ל סי' קכ"ז בדין עד א' נאמן באיסורין):
Celui qui a égorgé devant des témoins une bête pour un idolâtre, et, lorsqu'un Israélite vient en acheter, dit : « n'achète pas de celle-ci, car je ne l'ai pas égorgée » : il n'est pas cru. Toutefois, pour lui-même, elle est interdite, car il s'est rendu à lui-même un morceau d'interdit.
טבח שעשה סימן בראש הכבש השחוט שיהא נראה שהוא טריפה וגם היה אומר שהוא טריפה ואח"כ אמר שכשר היה ולא אמר כן אלא כדי שלא יקחו אותו וישאר לו ליקח ממנו בשר כיון שנתן אמתלא לדבריו נאמן (וע"ל סימן קכ"ז סעיף א' בהג"ה):
Un boucher qui a fait un signe sur la tête du mouton égorgé pour qu'il paraisse treifa, et qui disait aussi qu'il était treifa, puis a dit ensuite qu'il était kasher, et qu'il n'avait dit cela que pour qu'on ne le prenne pas et qu'il lui en reste de la viande : puisqu'il a donné une excuse à ses paroles, il est cru.
שוחט שהעיד עליו עד אחד ששחט שלא כהוגן והוא מכחישו עד אחד בהכחשה לאו כלום והעד עצמו מותר לאכול מכאן ולהבא ומכ"מ הכל לפי מה שהוא אדם:
Un cho'het sur lequel un seul témoin a témoigné qu'il a égorgé de travers, et qui le dément : un seul témoin face à une dénégation n'est rien. Le témoin lui-même peut manger désormais. Toutefois, tout dépend de ce qu'est l'homme.