Sheratsim nés dans une eau stagnante de récipient, citerne, fosse ou grotte non jaillissante : permis tant qu’ils n’ont pas quitté leur lieu de croissance. Vers des fruits détachés permis s’ils n’en sont pas sortis ; vers des fruits encore attachés interdits s’ils ont rampé. Farine : interdits. Après douze mois, créature sans os : on mange sans examen intérieur. Vers de viande, de poisson et de fromage : distinctions.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דין שרצים הנמצאים במים בפירות בקמח ובגבינה. ובו י"ז סעיפים: שרצים הגדלים במים שבכלים ושבבורות שיחין ומערות שאינם נובעים מותרים אע"פ שאין להם סנפיר וקשקשת לפיכך שוח' ושותה מהם ואינו חושש לשרצי' שבהם אם יזדמנו לתוך פיו (אבל אסור לשאוב בכלי ולשתות מהם) (אשיר"י פא"ט וארוך כלל מ"ח וכל בו) ואם פירשו ממקום רביתן כגון לאחורי הבור או על שפת הכלי מבחוץ אע"פ שחזרו אסורים ומסתמא אין לחוש שמא פירשו אבל אם לא פירשו אלא על דופן הכלי מבפנים מותרים:
Les sheratsim (bestioles) qui croissent dans l’eau des récipients et dans celle des citernes, fosses et grottes qui ne jaillissent pas sont permis, bien qu’ils n’aient ni nageoire ni écaille. C’est pourquoi l’on peut se pencher et boire de cette eau, sans craindre les sheratsim qui s’y trouvent s’ils viennent à entrer dans la bouche. Mais il est interdit de puiser dans un récipient et d’en boire. S’ils ont quitté le lieu de leur croissance — par exemple derrière la citerne, ou sur le bord du récipient par-dehors —, même s’ils sont revenus, ils sont interdits. Présumément, on n’a pas à craindre qu’ils soient sortis. Mais s’ils n’ont fait que passer sur la paroi intérieure du récipient, ils sont permis.
הגדלים במים שבחריצין ונעיצים (פי' חריצים ארוכים וקצרים. נעיצים רחבים כגון אותם שעושים לביברי דגים. רש"י) שהם מושכים ואינם נובעים יש אוסרים ויש מתירים:
Ceux qui croissent dans l’eau des fossés et des canaux — fossés longs et courts ; canaux larges, comme ceux que l’on fait pour les viviers à poissons — qui coulent sans jaillir : certains les interdisent et certains les permettent.
המסנן מים או שאר משקים והיו בו תולעים או יבחושין או יתושים אף על פי שחזרו לתוכו אסורים שכבר פירשו לפיכך משקה שדרך ליגדל בו תולעים וכיוצא בהן אין לסננו בקסמים וקשים בלילה שמא יחזרו ויפלו לתוך הכלי ויבא לשתותן: הגה אבל מותר לסננן דרך בגד או מסננת שהרי לא יוכלו ליפול דרך שם אל תוך המשקה וכן מותר לערות המשקים מכלי אל כלי הואיל והם תמיד עם המשקים היינו רביתייהו (בית יוסף):
Celui qui filtre de l’eau ou d’autres liquides où se trouvaient des vers, des moucherons ou des moustiques : même s’ils sont revenus dedans, ils sont interdits, car ils en étaient déjà sortis. C’est pourquoi un breuvage où des vers et leurs semblables ont coutume de croître, on ne le filtrera pas la nuit avec des brindilles et des pailles, de peur qu’ils ne reviennent et ne tombent dans le récipient, et que l’on en vienne à les boire. (Rema : Mais il est permis de les filtrer à travers un linge ou un tamis, car ils ne pourront pas retomber par là dans le breuvage. De même, il est permis de verser les liquides d’un récipient dans un autre, puisqu’ils restent toujours avec les liquides : c’est là leur lieu de croissance.)
תולעים הגדלים בפירות בתלוש מותרים שלא אסרה תורה אלא שרץ השורץ על הארץ במה דברים אמורים שלא פירשו מן הפרי אבל פירשו מן הפרי אפילו לא הגיע לארץ אלא שמת באויר קודם שהגיע לארץ ואפילו לא פירש כולו מהפרי אלא מקצתו או שלא פירש אלא על גבי הפרי או על הגרעין שבתוכו או שפירש מפרי לפרי אסור ויש אוסרים אפילו מת בתוך הפרי ופירש אח"כ. כל זמן שנמצא בתוך הפרי אפילו חורו נקוב לחוץ לא חיישינן שמא פירש וחזר (ויש אוסרים אם חורו נקוב לחוץ) (מרדכי פא"ט וש"ד בשם ראב"ן ור' אבי"ה בשם ר' יואל הובא בת"ה סי' קע"א) (והכי נהוג) (ת"ה שם ובהגהות ש"ד):
Les vers qui croissent dans les fruits une fois détachés sont permis : la Torah n’a interdit que le sheretz qui rampe sur la terre. Cela s’entend s’ils ne sont pas sortis du fruit. Mais s’ils sont sortis du fruit — même s’ils n’ont pas atteint la terre et sont morts en l’air avant d’y parvenir, même s’ils ne sont pas sortis entièrement du fruit mais seulement en partie, ou s’ils n’ont fait que passer à la surface du fruit ou sur le noyau qui est dedans, ou s’ils sont passés d’un fruit à un autre —, c’est interdit. Certains interdisent même s’il est mort dans le fruit et en est sorti ensuite. Tant qu’on le trouve dans le fruit, même si son trou est percé vers l’extérieur, on ne craint pas qu’il soit sorti et revenu. Certains l’interdisent si son trou est percé vers l’extérieur ; et ainsi est la coutume.
תולעים הנמצאים בקמח וכיוצא בו אסורים שמא פירשו ושרצו על הארץ וחזרו (תשובת הרא"ש כלל כ' סימן ג'): הגה והוא הדין במלח או שאר דברים שאינו משקה (תשובת הרא"ש כלל כ' והגהות ש"ד בשם מהר"ם וע"פ עיין ב"י ועיין ס"ק ל"ג) ואסור למכרו לעובד כוכבים שמא יחזור וימכרנו לישראל (שם וכ"כ ב"י מקבלה מהרי"ב ממהרי"ש):
Les vers trouvés dans la farine et ses semblables sont interdits : peut-être sont-ils sortis, ont rampé sur la terre et sont revenus. (Rema : Il en est de même du sel ou d’autres choses qui ne sont pas un liquide. Et il est interdit de les vendre à un non-Juif, de peur qu’il ne les revende à un Juif.)
תולעים הגדלים בפירות בעודם במחובר חשוב כשורץ על הארץ ואסור אע"פ שלא פירש והוא שריחש אבל תולעים הנמצאים בפולין ואפונים תחת הקליפה והקליפה משחרת עליהם מבחוץ וכשמסירים הקליפה מוצאים היבחושים תחתיהם מותרים לפי שהם מונחים במקום צר ולא קרינן בהו השורץ על הארץ כל זמן שלא ריחשו אבל הנמצאים בשרביטים אסורים שיש להם מקום לרחוש: הגה תולעים הגדלים בכמיהין ופטריות דינן כמו בשאר פירות ולא אמרינן דלא חשיבי מחובר לקרקע הואיל ואין מברכין עליהם פרי האדמה (ד"ע ולאפוקי או"ה) ופעמים נמצא בפרי כמין נקודה שחורה והוא מקום שמתחיל התולעת להתרקם וצריך ליטלו משם בעומק דאסור כמו התולעת עצמו (תשובת הרשב"א סימן ער"ה):
Les vers qui croissent dans les fruits encore attachés [à l’arbre] sont considérés comme rampant sur la terre et sont interdits, même s’ils n’en sont pas sortis — à condition qu’ils aient rampé (rihesh). Mais les vers trouvés dans les fèves et les pois sous la peau, la peau les recouvrant et noircissant au-dessus d’eux par-dehors, et lorsque l’on ôte la peau on trouve les moucherons dessous : ils sont permis, car ils sont placés dans un endroit étroit, et l’on n’applique pas à leur sujet « qui rampe sur la terre » tant qu’ils n’ont pas rampé. Mais ceux que l’on trouve dans les gousses sont interdits, car ils ont de la place pour ramper. (Rema : Les vers qui croissent dans les truffes et les champignons ont le même statut que dans les autres fruits ; l’on ne dit pas qu’ils ne sont pas considérés comme attachés au sol du seul fait que l’on ne récite pas sur eux [la bénédiction] « fruit de la terre ». Parfois l’on trouve dans le fruit comme un point noir : c’est l’endroit où le ver commence à se former, et il faut l’enlever en profondeur, car c’est interdit comme le ver lui-même.)
פרי שהתליע ואין ידוע אם במחובר אם בתלוש אסור:
Un fruit véreux dont on ne sait s’il l’est devenu attaché ou détaché est interdit.
כל מיני פירות שדרכן להתליע כשהם מחוברים לא יאכל עד שיבדוק הפרי מתוכן שמא יש בו תולעת ואם שהה הפרי אחר שנעקר י"ב חדש אוכל בלא בדיקה שכל בריה שאין בה עצם אינו מתקיים י"ב חדש ומכל מקום צריך לבדקן להשליך התולעים הנמצאים ביניהם בחוץ או על גבי הפרי ואף לאחר שישליך הנמצאים בחוץ יש לחוש שמא כשיתנם במים בתוך הקדירה יצאו לחוץ וירחשו (תרגום השרץ השורץ רחשא דרחיש) במים או בדופני הקדרה או על גבי הפרי הלכך הבא לבשל לאחר י"ב חדש פירות שהתליעו יתנם לתוך מים צוננים המתולעים והמנוקבים יעלו למעלה ואחר כך יתנם בקדרת מים רותחים שאם נשאר בו תולעת ימות מיד. (ולא מהני בהם אם בדק הרוב אלא צריך לבדוק כולם דהוי מיעוט דשכיח) (רשב"א בת"ה ובתשובה סימן רע"ד):
Tous les fruits qui ont coutume de devenir véreux lorsqu’ils sont encore attachés : on ne les mangera pas avant d’avoir examiné le fruit par-dedans, de peur qu’il n’y ait un ver. Si le fruit a attendu douze mois après avoir été arraché, on le mange sans examen, car toute créature qui n’a pas d’os ne se maintient pas douze mois. Néanmoins il faut les examiner pour jeter les vers trouvés parmi eux au-dehors ou à la surface du fruit. Même après avoir jeté ceux que l’on trouve au-dehors, on doit craindre que, lorsqu’on les mettra dans l’eau de la marmite, ils ne sortent et ne rampent dans l’eau, sur les parois de la marmite ou à la surface du fruit. C’est pourquoi celui qui vient à cuire, après douze mois, des fruits qui ont été véreux, les mettra dans de l’eau froide : les véreux et les percés monteront à la surface ; ensuite il les mettra dans une marmite d’eau bouillante, afin que s’il reste un ver, il meure aussitôt. Il ne suffit pas d’examiner la majorité : il faut les examiner tous, car c’est une minorité fréquente.
עבר ובישל תוך י"ב חדש בלא בדיקה אם יכול לבדוק בודק ואם לאו מותר ואם נמצאו קצת בקדרה משליכם ואוכל השאר (כי אין לך פרי שאין בו ס' נגד טעם התולעת שבתוכו) (תשובת הרא"ש בשם מהר"ם) ויש מי שאומר דהני מילי שלא נמצאו אלא א' או ב' אבל ג' או ד' הכל אסור: הגה ודוקא מאכל דאי אפשר לסננו ולהסיר מהם התולעים ומאחר שהוחזק בתולעים כולו אסור אבל אם אפשר לסננו מעביר משם התולעים הנמצאים שם והשאר מותר (רשב"א סימן ק"נ) ועיין לקמן סוף סימן ק':
S’il a cuit dans les douze mois sans examen : s’il peut examiner, il examine ; sinon, c’est permis. Si l’on en a trouvé quelques-uns dans la marmite, on les jette et l’on mange le reste. Certains disent que cela ne vaut que si l’on n’en a trouvé qu’un ou deux ; mais trois ou quatre, tout est interdit. (Rema : Cela seulement pour un aliment qu’il est impossible de filtrer pour en retirer les vers ; une fois qu’il est réputé véreux, le tout est interdit. Mais s’il est possible de le filtrer, on en retire les vers trouvés et le reste est permis.)
ירקות מבושלים שנמצאו בהם תולעים הרוטב מותר על ידי סינון (פירוש שמעבירין במסננת) אבל ירקות עצמם אם מצא בהם ג' פעמים יש לחוש שמא יש ואינם ניכרות:
Des légumes cuits où l’on a trouvé des vers : le bouillon est permis par filtration. Mais les légumes eux-mêmes, si l’on y a trouvé [des vers] trois fois, on doit craindre qu’il y en ait qui ne se voient pas.
אשה שנמצא אחר בדיקתה שרץ הנראה לעינים כגון חומט אסור לאכול מבדיקתה אבל אם לא נמצאו אלא תולעים המתליעים בתוך העלים שאינם נראים אלא לאחר שליקתן מותר לאכול מבדיקתה:
Une femme chez qui, après son examen, l’on a trouvé un sheretz visible à l’œil, tel qu’un 'houmet (limace), il est interdit de manger de ce qu’elle a examiné. Mais si l’on n’a trouvé que des vers qui s’installent dans les feuilles et ne se voient qu’après les avoir fait bouillir, il est permis de manger de ce qu’elle a examiné.
מרקחת שנפלו לתוכו נמלים ועברו עליהם י"ב חדש יש להסתפק בהם מפני שהדבש דרכו להעמיד הדברים הנטמנים בתוכו:
Une confiture dans laquelle des fourmis sont tombées et sur lesquelles douze mois ont passé : il y a lieu de douter à leur sujet, car le miel a coutume de conserver les choses qui s’y cachent.
דבש שנפלו בו נמלים יחממנו עד שיהא ניתך ויסננו:
Du miel dans lequel des fourmis sont tombées : on le chauffera jusqu’à ce qu’il soit fondu, et on le filtrera.
חטים מתולעים מותר לטחנן והוא שירקד הקמח לאור היום (וכל תולעת שיראה שם יזרקנו והשאר מותר) (ת"ה סימן קנ"ה):
Des blés véreux : il est permis de les moudre, à condition de bluter la farine à la lumière du jour. Tout ver que l’on y verra, on le jettera, et le reste est permis.
מיני עופות הגדילים באילן ותלוים באילן בחרטומיהן אסורים משום שרץ השורץ על הארץ:
Les espèces d’oiseaux qui croissent dans l’arbre et y sont suspendus par le bec sont interdites, au titre du sheretz qui rampe sur la terre.
כל תולעים הנמצאים בבהמה בין שהם בין עור לבשר בין שהם במעיה אסורים והנמצאים בדגים במעיהם אסורים בין עור לבשר או בתוך הבשר מותרים (ואפילו פירשו קצת וחזרו מותרין כי כן רביתייהו לפרוש קצת ולחזור) (הגה' שערי דורא) והא דאסרינן דוקא דמחיים אבל הגדלים בבשר אחר שחיטה או בדגים וגבינה מותרים כל זמן שלא פירשו הלכך תולעים הנמצאים בקערה שנפלו מן הבשר מותרים לדעת המתירים והוא שפירש מת ולא חיישינן שמא פירשו מחיים חוץ לחתיכה דמסתמא אותם שפירשו מחיים נפלו כשהדיחו הבשר ויש מי שאוסר התולעים המתהוים לאחר שחיטה מכל דבר הטעון שחיטה: הגה ונהגו להקל כסברא הראשונה (ע"פ מרדכי דפרק אלו טרפות) עוד נוהגים בתולעים של גבינה לאכלן אע"פ שקופצין הנה והנה על הגבינה אבל אם פירשו לגמרי אוסרין אותן (מהרא"י ובארוך כמ"א דין י') מיהו אם נתערבו בשאר מאכל ולא יכולין להסירן משם אין אוסרין המאכל כי יש מתירין אותם בכל ענין (או"ה שם) וטוב להחמיר במקום שאין הפ"מ (עד"מ):
Tous les vers trouvés dans une bête, qu’ils soient entre la peau et la chair ou dans ses entrailles, sont interdits. Ceux trouvés dans les poissons, dans leurs entrailles, sont interdits ; entre la peau et la chair ou dans la chair, ils sont permis. Même s’ils sont sortis un peu et sont revenus, ils sont permis, car tel est leur lieu de croissance : sortir un peu et revenir. Ce que l’on interdit, c’est seulement ceux [nés] de son vivant ; mais ceux qui croissent dans la chair après la che’hita (abattage rituel), ou dans les poissons et le fromage, sont permis tant qu’ils n’en sont pas sortis. C’est pourquoi les vers trouvés dans l’assiette, tombés de la viande, sont permis selon l’avis de ceux qui permettent, à condition qu’ils en soient sortis morts ; et l’on ne craint pas qu’ils soient sortis de son vivant hors du morceau, car présumément ceux qui sont sortis de son vivant sont tombés lorsqu’on a rincé la viande. Certains interdisent les vers qui se forment après la che’hita, de tout ce qui requiert che’hita. (Rema : L’usage est d’être indulgent selon le premier avis. On a encore l’usage, pour les vers du fromage, de les manger même s’ils sautent çà et là sur le fromage ; mais s’ils en sont complètement sortis, on les interdit. Toutefois, s’ils se sont mêlés à un autre aliment et qu’on ne peut les en retirer, on n’interdit pas l’aliment, car certains les permettent en tout cas. Il est bon d’être rigoureux là où il n’y a pas de perte importante.)
שרץ שרוף מותר לאכלו משום רפואה דעפרא בעלמא הוא:
Un sheretz brûlé est permis à manger à titre de remède, car ce n’est que de la poussière.