שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 167

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · De quelle manière il est permis de prêter de l’argent à condition que l’on s’en occupe pour le profit
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On peut remettre une somme à un prochain pour qu’il la fasse fructifier au profit du prêteur jusqu’à ce qu’elle double, à condition que le prêteur assume les risques jusqu’alors et verse un salaire pour la peine. L’inverse est également permis.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJET167 De quelle manière il est permis de prêter de l’argent à condition que l’on s’en occupe pour le profit
À FAIREPrêter un mané pour qu’il le fasse fructifier au profit du prêteur jusqu’à deux manés.
À FAIREJusque-là la somme reste sous la responsabilité du prêteur.
À FAIREDeux manés atteints
ils reviennent au prêteur ; dès lors tout le profit est à l’emprunteur.
À FAIRELui donner un salaire de sa peine jusqu’aux deux manés — même une somme minime convenue dès le départ suffit.
OUIRema
l’inverse est permis — d’abord prêt pour le besoin de l’emprunteur, puis il s’en occupe pour le prêteur, avec salaire.
167 De quelle manière il est permis de prêter de l’argent à condition que l’on s’en occupe pour le profit.

Glossaire

mané
unité monétaire de cent zouz
a'harayout
responsabilité des risques
sekhar amalo
salaire de sa peine

מלוה אדם לחבירו מנה על תנאי שיתעסק בו לריוח המלוה עד שיהא שני מנים ויהיה באחריות המלוה עד אותו זמן ולכשיהיו שני מנים יחזרו שני המנים למלוה ומשם ואילך יהיה כל הריוח ללוה ובלבד שיתן שכר עמלו עד שיהיו ב' מנים ואם התנה עמו מתחילה אפילו בכל שהוא שהתנה לתת לו בשכר עמלו סגי: הגה והוא הדין איפכא שמלוה לו תחילה לצורך הלוה ואחר כך יעסוק בו לצורך המלוה ונותן לו (בית יוסף):

On peut prêter à son prochain un mané à condition qu’il s’en occupe pour le profit du prêteur jusqu’à ce qu’il y ait deux manés, et que [la somme] soit sous la responsabilité du prêteur jusqu’à ce moment. Lorsque les deux manés seront atteints, les deux manés reviendront au prêteur, et dès lors tout le profit sera à l’emprunteur — à condition de lui donner le salaire de sa peine jusqu’à ce qu’il y ait deux manés. S’il a convenu avec lui dès le départ de lui donner, ne serait-ce qu’une somme minime, comme salaire de sa peine, cela suffit. (Rema : Il en est de même à l’inverse : on lui prête d’abord pour le besoin de l’emprunteur, puis celui-ci s’en occupera pour le besoin du prêteur, et on lui donne [un salaire] (Beit Yossef).)