On juge d’après le motif du vœu, non d’après le mot isolé. Fardeau de laine n’interdit pas le vêtement ; vœu de ne plus faire de vin interdit aussi le vin déjà fait. Vœu né d’un refus de mariage ou de repas ne vise que cela. Serment à autrui : on suit le langage s’il est englobant, sauf présomption claire.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
כיצד הולכין אחר כוונת הנודר. ובו ו' סעיפים:כל הנודר או נשבע רואין דברים שבגללן נשבע או נדר ולומדים מהם לאיזה נתכוין והולכין אחר הענין ולא אחר משמעות הדיבור כיצד היה טעון משא של צמר או פשתים והזיע והיה ריחו קשה ונשבע או נדר שלא יעלה עליו צמר או פשתים לעולם הרי זה מותר ללבוש בגדי צמר או פשתים ולהתכסות ואינו אסור אלא להפשילן לאחוריו היה לבוש בגדי צמר ונצטער בלבישתו ונשבע או נדר שלא יעלה עליו צמר לעולם אסור ללבוש ומותר לטעון עליו ומותר להתכסות בגיזי צמר שלא נתכוין זה אלא לבגד צמר וכן כל כיוצא בזה: הגה וכל זה דוקא בנודר בינו לבין עצמו אבל בנודר לחבירו כל שלשון הנדר כולל הולכין אחריו אם לא באומדנא דמוכח (כך משמע בריב"ש ובהרמב"ן):
Quiconque fait un vœu ou un serment : on regarde les choses à cause desquelles il a juré ou fait vœu, on en apprend à quoi il a visé, et l’on va d’après le propos, non d’après le sens isolé des mots. Comment ? Il portait une charge de laine ou de lin, il a sué, l’odeur était rude, et il a juré ou fait vœu que laine ou lin ne monterait plus jamais sur lui : les vêtements de laine ou de lin, et s’en couvrir, lui sont permis ; il n’est interdit que de les jeter à son dos en charge. Il était vêtu de vêtements de laine, il a souffert de les porter, et il a juré ou fait vœu que la laine ne monterait plus jamais sur lui : s’habiller lui est interdit ; porter [une charge] dessus lui est permis, et se couvrir de toisons de laine lui est permis — il n’a visé qu’un vêtement de laine. Et ainsi de tout le semblable. (Rema : Tout cela n’est vrai que s’il fait vœu entre lui et lui-même. Mais s’il fait vœu à son prochain, tout ce que le langage du vœu englobe, on le suit — sauf présomption claire.)
מי שהעלילו עליו מפני שמכר יין לישמעאלים ומפני כך נשבע שלא יעשה יין למכור והיה לו יין עשוי מקודם אסור למכרו: הגה דאף על פי שקאמר שלא יעשה אזלינן בתר כוונתו (ב"י בשם רשב"ץ) וכל שכן קהל שעשו תקנה כיוצא בזה שאסורין למכור אפילו מה שהיה להם קודם לכן (סברת הרב ממשמעות רשב"ץ ולא כת"ה סימן רפ"א):
On l’avait calomnié pour avoir vendu du vin à des Ismaélites, et pour cela il a juré de ne plus faire de vin pour vendre ; il avait du vin déjà fait auparavant : le vendre lui est interdit. (Rema : Bien qu’il ait dit « je ne ferai pas », on va d’après son intention. À plus forte raison une communauté qui a pris un règlement semblable : vendre même ce qu’ils avaient auparavant leur est interdit.)
היו מפצירין בו לישא בת אחותו ואמר קונם שהיא נהנית לי לעולם וכן המגרש את אשתו ואמר קונם שהיא נהנית לי לעולם הרי אלו מותרות ליהנות לו שלא נתכוון אלא לשום אישות:
On le pressait d’épouser la fille de sa sœur, et il a dit : « Konam (formule de vœu) qu’elle ne profite jamais de moi » ; de même celui qui répudie sa femme et dit : « Konam qu’elle ne profite jamais de moi » — il leur est permis de profiter de lui : il n’a visé que le lien d’époux.
היה מפציר בחבירו שיאכל אצלו ומיאן ואמר קונם לביתך שאיני נכנס וטיפת צונן שאיני טועם מותר ליכנס לביתו ולשתות לו צונן שלא נתכוון אלא שלא יאכל וישתה עמו בסעודה זו וכן כל כיוצא בזה (מי שנדר צדקה או שאר נדר מחמת חולה ומת עיין לקמן סימן ר"כ):
On le pressait de manger chez son prochain, il a refusé, et il a dit : « Konam ta maison où je n’entre pas, et une goutte d’eau froide que je ne goûte pas » : entrer dans sa maison et boire chez lui de l’eau froide lui est permis — il n’a visé que de ne pas manger et boire avec lui à ce repas. Et ainsi de tout le semblable. Celui qui a fait vœu de tsédaka ou un autre vœu à cause d’un malade, et que le malade est mort : voir plus loin siman 220.
אמר לחבירו השאילני פרתך אמר ליה אינה פנויה אמר קונם שאיני חורש בה לעולם אם היה דרכו לחרוש שדהו בעצמו הוא אסור לחרוש באותו פרה אבל אחרים מותרין לחרוש לו בה ואם אין דרכו לחרוש בעצמו אלא אריסין חורשין לו הוא וכל אדם אסורין:
Il a dit à son prochain : « Prête-moi ta vache. » L’autre a dit : « Elle n’est pas libre. » Il a dit : « Konam que je ne laboure jamais avec elle. » S’il a coutume de labourer son champ lui-même, labourer avec cette vache lui est interdit, mais d’autres ont le droit de labourer pour lui avec elle. S’il n’a pas coutume de labourer lui-même, et que ce sont des métayers qui labourent pour lui, lui et tout homme sont interdits.
הסכמה שצוה לבטל השר מקצתה אין ההסכמה בטילה מפני צוויו: הגה קהל שהחרימו על א' שלא ידור עמהם ואח"כ רוצה לישב שם בחנות דנין כפי הענין שנדרו עליו אם לא כוונו רק על דירת קבע עם אשתו ובניו חנות שרי ואם לאו הכל אסור. (רמב"ן סימן רנ"ז):
Un accord dont le prince a ordonné d’en annuler une partie : l’accord n’est pas caduc du fait de son ordre. (Rema : Une communauté qui a frappé d’interdit l’un des leurs, qu’il n’habite pas avec eux, et qui ensuite veut s’asseoir là en boutique : on juge d’après le propos sur lequel ils ont fait vœu. S’ils n’ont visé qu’une habitation fixe avec femme et enfants, la boutique est permise ; sinon, tout est interdit.)