Qui lève, formules, Chabbat, regret d’origine et ouverture, honneur propre ou de ה', fait né après coup, détail du vœu, vœu d’interdit, présence du voueur, prise d’effet, vœu selon l’intention d’autrui ou du public, heremot de communauté, serments à terme, tsedaka, neder en temps de détresse, levée nulle par contrainte.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דין התרת נדרים וההבדל שבין פתח לחרטה והיאך נקרא על דעת רבים. ובו נ"א סעיפים:מי שנדר ונתחרט יש תקנה ע"י חרטה ואפילו נדר באלהי ישראל כיצד יעשה ילך אצל חכם מומחה דגמיר וסביר ואם אין יחיד מומחה ילך אצל שלשה הדיוטות והוא דגמירי להו וסבירי וגם יודעים לפתוח לו פתח ויתירו לו והאידנא אין מומחה שיהא ראוי להתיר ביחיד:
Celui qui a fait vœu et l’a regretté a un remède par le regret, même s’il a fait vœu par ה', Dieu d’Israël. Comment fait-il ? Il va chez un sage expert, qui a appris et qui comprend. S’il n’y a pas d’individu expert, il va chez trois hommes ordinaires, pourvu qu’ils aient appris et qu’ils comprennent, et qu’ils sachent aussi lui ouvrir une ouverture (pétah : motif qui déracine le vœu dès son origine), et ils lui lèvent. De nos jours, il n’y a plus d’expert qui soit apte à lever seul.
אין לאדם להתיר לכתחלה במקום רבו ולא במקום שיש גדול ממנו אלא א"כ נתן לו רשות. (רא"ש ור"ן): הגה ומתירין ב' ג' נדרים ביחד לומר לו מותר לך וכן מתירין לב' או לג' אנשים ביחד ויוכלו לומר מותר לכם (ב"י ס"ס זה בשם תשובת הרמב"ן סי' רע"ד) (ועיין לקמן סוף סימן זה סעיף מ"ו):
L’homme n’a pas à lever, lekhathila (a priori), à la place de son maître, ni là où il y a plus grand que lui, à moins qu’on lui en ait donné permission. (Rema : On lève deux ou trois vœux ensemble, en lui disant : c’est permis pour toi. De même on lève à deux ou trois hommes ensemble, et l’on peut dire : c’est permis pour vous.)
כיצד היא ההתרה יאמר לו ג' פעמים מותר לך או שרוי לך או מחול לך (בכל לשון שיאמר) (ב"י בשם הרמב"ם) ואפילו מעומד ובקרובים ובלילה ובשבת אפי' אם היה אפשר לו מאתמול לישאל עליו ובלבד שיהיה לצורך השבת כגון שנדר שלא לאכול או ליבטל מעונג השבת וחרמי צבור נהגו להתיר אף על פי שאינם לצורך השבת:
Comment se fait la levée ? On lui dit trois fois : c’est permis pour toi, ou relâché pour toi, ou pardonné pour toi (en quelque langue qu’on le dise). Même debout, même parmi des proches, même la nuit, et même le Chabbat, même s’il aurait pu demander dès la veille, pourvu que ce soit pour le besoin du Chabbat — par exemple il a fait vœu de ne pas manger ou de s’abstenir de la joie du Chabbat. Les heremot du public, on a l’usage de les lever même s’ils ne sont pas pour le besoin du Chabbat.
במה דברים אמורים שמתירין מעומד כשמתירין על ידי חרטה בלא פתח אבל מי שאינו מתחרט מעיקרו וצריך למצוא לו פתח צריך להתיישב בדבר וצריך עיון גדול דמה שאינו מתחרט מעיקרו היינו מפני שהיו לו תועלת בנדר כגון שהיו אוהביו רוצים להעבירו על דעתו כגון שיאכל עמהם או שישיא בנו או בתו לפי דעתם וכיוצא בזה ובשביל הנדר נמלט מהם ולא היה רוצה שלא נדר הלכך צריך למצוא לו פתח שאלו היה יודע שיבא לידי כך היה נמנע מלידור אע"פ שהיה צריך לשמוע לקול אוהביו ולעבור על דעתו ואם הוא משקר לחכם אין התרתו כלום וכיון שצריך ישוב דעת צריך שיהיה מיושב:
De quoi parle-t-on, qu’on lève debout ? Quand on lève par le regret, sans ouverture. Mais celui qui ne regrette pas dès l’origine et a besoin qu’on lui trouve une ouverture : il faut s’asseoir sur la chose, et il faut un grand examen. Ce qu’il ne regrette pas dès l’origine, c’est parce que le vœu lui était utile : par exemple ses amis voulaient le faire passer outre son avis — qu’il mange avec eux, ou qu’il marie son fils ou sa fille selon leur avis, et semblable —, et par le vœu il s’en est tiré, et il n’aurait pas voulu n’avoir pas fait vœu. Dès lors, il faut lui trouver une ouverture : si tu avais su que tu en viendrais là, tu t’en serais abstenu de faire vœu, même s’il aurait fallu écouter la voix de tes amis et passer outre ton avis. S’il ment au sage, sa levée n’est rien. Puisqu’il faut un esprit posé, il faut qu’il soit assis.
אסר על עצמו הניית בני העיר אסור להשאיל על נדרו לחכם מבני אותה העיר ואם נשאל והתיר לו הרי נדרו מותר:
Il s’est interdit le bénéfice des gens de la ville : il lui est interdit de demander sur son vœu à un sage de cette ville. S’il a demandé et qu’on lui a levé, son vœu est levé.
נשבע שלא יהיה גבאי או נאמן מהעיר אינו נשאל לחכם שבעיר:
Il a juré de n’être ni gabaï ni homme de confiance de la ville : il ne demande pas à un sage de la ville.
מי שנתחרט בעיקר הנדר אין צריך פתח אלא שישאלנו החכם אתה חפץ בנדר זה והוא אומר איני חפץ בו מתחרט אני שנדרתי ומתיר לו ומיהו צריך שיתחרט בעיקר הנדר שהיה רוצה שלא נדר מעולם אבל אם אמר שעתה הוא מתחרט ועד עתה הוא חפץ במה שנדר לא הוי חרטה שצריך שיעקור הנדר מעיקרו ויזהר הנודר שלא יאמר שמתחרט מעיקרו אלא אם כן הוא ברור לו שהיה רוצה שלא נדר מעולם שאם לא כן אין ההתרה התרה והוא באיסור נדר כל ימיו. ואם אינו מתחרט צריך לבקש לו פתח לומר לו אילו היית יודע דבר זה לא היית נודר ונמצא הנדר נעקר מעיקרו וכיצד הוא הפתח כגון שנדר על דבר אחד ומפצירין בו הרבה שישאל עליו אומרים לו אילו ידעת שיפצירו בך כ"כ ולא תוכל להשיב פניהם לא היית נודר והוא אומר כן (וי"א דחוזרין ושואלין לו אם מתחרט) (מרדכי פרק שבועות שתים) ואפילו פתח שמגוף הנדר הוי פתח כגון שהדיר פלוני מנכסיו אם יעשה דבר פלוני ועבר ועשאו פותחין לו אילו היית יודע שהיה עובר על דבריך לא היית נודר והוא אומר כן ויש מי שמצריך שניהם פתח וגם חרטה: הגה ונהגו להחמיר ולעשות מן החרטה פתח שלאחר שאומר שמתחרט מעיקרא אומרים לו אילו ידעת שתתחרט כלום נדרת והוא אומר לא ואז מתירין לו:
Celui qui a regretté dès l’origine du vœu n’a pas besoin d’ouverture : le sage lui demande : désires-tu ce vœu ? et il dit : je n’en ai pas le désir, je regrette d’avoir fait vœu ; et on lui lève. Encore faut-il qu’il regrette dès l’origine du vœu, qu’il eût voulu n’avoir jamais fait vœu. Mais s’il dit qu’à présent il regrette, et que jusqu’à présent il désirait ce qu’il a voué, ce n’est pas un regret : il faut qu’il déracine le vœu dès son origine. Que le voueur prenne garde de ne pas dire qu’il regrette dès l’origine, à moins qu’il lui soit clair qu’il eût voulu n’avoir jamais fait vœu ; sinon la levée n’est pas une levée, et il reste dans l’interdit du vœu tous ses jours. S’il ne regrette pas, il faut lui chercher une ouverture, lui dire : si tu avais su telle chose, tu n’aurais pas fait vœu, et le vœu se trouve déraciné dès son origine. Quelle est l’ouverture ? Par exemple il a fait vœu sur une chose, et l’on insiste beaucoup auprès de lui pour qu’il demande : on lui dit : si tu avais su qu’on insisterait tant auprès de toi et que tu ne pourrais pas leur refuser la face, tu n’aurais pas fait vœu ; et il dit oui. (Certains disent qu’on revient lui demander s’il regrette.) Même une ouverture tirée du corps même du vœu est une ouverture : par exemple il a interdit un tel de ses biens s’il fait telle chose, et celui-ci a transgressé et l’a faite : on lui ouvre : si tu avais su qu’il transgresse tes paroles, tu n’aurais pas fait vœu ; et il dit oui. Il y a qui exigent les deux, ouverture et aussi regret. (Rema : On a l’usage d’être strict et de faire du regret une ouverture : après qu’il dit qu’il regrette dès l’origine, on lui dit : si tu avais su que tu regretterais, aurais-tu fait vœu ? et il dit non ; alors on lui lève.)
החרם [*בזמן שהיה מותר מדין המלכות וכן בכל הסימן] אינו צריך לא פתח ולא חרטה:
Le herem [au temps où cela était permis par la loi du royaume, et de même dans tout ce siman] n’a besoin ni d’ouverture ni de regret.
פותחין לו לאדם בכבוד עצמו כגון שנדר לגרש את אשתו פותחין לו אילו ידעת שלמחר יהיו אומרים מה ראה פלוני לגרש את אשתו אלא שמצא עליה שם רע ונמצאת פוגם בניך או שיאמרו לו אילו ידעת שאתה צריך לפרוע לה כתובתה לא היית נודר והוא אומר כן:
On ouvre à l’homme par l’honneur de lui-même. Par exemple il a fait vœu de répudier sa femme : on lui ouvre : si tu avais su que demain l’on dirait : qu’a vu un tel pour répudier sa femme, sinon qu’il a trouvé sur elle un mauvais nom, et tu te trouves blesser tes fils ; ou qu’on lui dise : si tu avais su que tu dois lui payer sa ketouba, tu n’aurais pas fait vœu ; et il dit oui.
נדר שלא להשאיל כליו לחבירו או שלא לשאול בשלומו פותחין לו אילו ידעת שאתה עובר על לא תקום או על לא תשנא אחיך בלבבך לא היית נודר אבל אין פותחין בכבוד המקום לומר אלו היית יודע שהיית מיקל בכבוד המקום שהנדר הוא כאילו נודר בחיי המלך או שיאמר לו אילו היית יודע שהנודר רע בעיני המקום שאין אדם חצוף לומר שלא היה נמנע בשביל כך והוא אומר שהיה נמנע אפילו אם אינו אמת ונמצא שאין הנדר נעקר מעיקרו ומטעם זה אין פותחין בההיא דאילו ידעת דפותחין פנקסך וממשמשין בעובדך ולא בההיא דכל הנודר ראוי לדקרו בחרב ולא בההיא דכל המקיימו כאילו הקריב עליו קרבן:
Il a fait vœu de ne pas prêter ses ustensiles à son prochain, ou de ne pas lui demander la paix : on lui ouvre : si tu avais su que tu transgresses « tu ne te vengeras pas » ou « tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur », tu n’aurais pas fait vœu. Mais on n’ouvre pas par l’honneur de ה', pour dire : si tu avais su que tu allèges l’honneur de ה', car le vœu est comme si l’on vouait par la vie du roi ; ou pour lui dire : si tu avais su que celui qui fait vœu est mauvais aux yeux de ה' — car nul n’est assez effronté pour dire qu’il ne se serait pas abstenu pour cela, et s’il dit qu’il se serait abstenu, même si ce n’est pas vrai, le vœu ne se trouve pas déraciné dès son origine. Pour cette raison on n’ouvre pas par ceci : si tu avais su qu’on ouvre ton registre et qu’on fouille tes actes ; ni par ceci : tout voueur, il convient de le percer de l’épée ; ni par ceci : quiconque le maintient, c’est comme s’il offrait sur lui une offrande.
אין פותחין בכבוד אביו ואמו לומר אילו ידעת שיאמרו לאביך ולאמך ראו גידולים שגידלתם כמה בניכם קל בנדרים ונמצאת מזלזל בכבוד אביך ואמך מהאי טעמא שאינו חצוף לומר שלא היה נמנע בשביל כך ומהאי טעמא אין פותחין לו בכבוד רבו אבל פותחין לו בדברים שבינו לאביו ואמו כגון אם הדירן מנכסיו שפותחין לו אילו ידעת שאתה חייב במזונותיהם לא היית נודר:
On n’ouvre pas par l’honneur de son père et de sa mère, pour dire : si tu avais su que l’on dirait à ton père et à ta mère : voyez l’éducation que vous avez donnée, comme vos fils prennent les vœux à la légère, et tu te trouves rabaisser l’honneur de ton père et de ta mère — pour la même raison : il n’est pas assez effronté pour dire qu’il ne se serait pas abstenu pour cela. Pour la même raison on n’ouvre pas par l’honneur de son maître. Mais on lui ouvre par les choses qui sont entre lui et son père et sa mère : par exemple s’il les a interdit de ses biens, on lui ouvre : si tu avais su que tu es tenu de les nourrir, tu n’aurais pas fait vœu.
אין פותחין אלא בדבר ההוה ורגיל דשכיח טובא אבל אין פותחין במלתא דלא שכיח טובא כגון אם אמר קונם שאני נהנה לפלוני או שאני נכנס לבית פלוני ונעשה אותו פלוני תלמיד חכם שהכל צריכין לו או אותו בית נעשה בית הכנסת אין פותחין לו לומר אלו ידעת שיעשה פלוני תלמיד חכם או אותו בית נעשה בה"כ לא היית נודר לפי שע"י פתח נעקר הנדר מעיקרו ופתח כזה אינו עוקרו שאף אם היה מעלה אותו על לבו לא היה נמנע בשבילו מלידור כיון דלא שכיחא טובא: הגה וכן מיתה לא שכיחא אבל עניות שכיח (ב"י בשם הגמרא פרק ר"א והגהות מיימוני פרק ו') (וכן הריון אשה שכיח ולא מקרי נולד) (הגהות מיימוני פ"ו):
On n’ouvre que par une chose présente et habituelle, très fréquente. Mais on n’ouvre pas par une chose qui n’est pas très fréquente. Par exemple s’il a dit : konam que je bénéficie d’un tel, ou que j’entre dans la maison d’un tel, et que cet un tel est devenu talmid ‘hakham dont tous ont besoin, ou que cette maison est devenue beit haknesset : on ne lui ouvre pas pour dire : si tu avais su qu’un tel deviendrait talmid ‘hakham, ou que cette maison deviendrait beit haknesset, tu n’aurais pas fait vœu — car par l’ouverture le vœu est déraciné dès son origine, et une telle ouverture ne le déracine pas : même s’il l’avait porté en son cœur, il ne se serait pas abstenu pour cela de faire vœu, puisque ce n’est pas très fréquent. (Rema : De même la mort n’est pas fréquente, mais la pauvreté est fréquente. De même la grossesse d’une femme est fréquente, et on ne l’appelle pas un fait né après coup.)
אע"פ שאין פותחין בנולד פותחין בתנאי נולד כגון מי שנדר בנזיר קודם שחרב הבית וחרב אין פותחין לו לומר אלו ידעת שיחרב הבית כלום היית נודר אבל פותחין לומר אלו בא אדם בשעת הנדר והיה משקר ואומר שבאותה שעה חרב הבית כלום היית נודר וכן כל כיוצא בזה: הגה הא שאין פותחין בנולד היינו לעשות מן הנולד פתח כדי שיתחרט דודאי אינו מתחרט רק מן הנולד ואילך אבל אם מתחרט מעיקרו אע"פ שעושה מכח הנולד מיקרי חרטה ומתירין לו (מדברי רא"ם שהביא המרדכי פ' שבועות שתים וכן משמע בסמ"ג ובהגהות מיימוני פרק ו'):
Bien qu’on n’ouvre pas par un fait né après coup (nolad), on ouvre par la condition d’un fait né après coup. Par exemple celui qui a fait vœu de nazir avant que le Temple fût détruit, et il a été détruit : on ne lui ouvre pas pour dire : si tu avais su que le Temple serait détruit, aurais-tu fait vœu ? Mais on ouvre pour dire : si un homme était venu à l’heure du vœu et avait menti en disant qu’à cette heure le Temple était détruit, aurais-tu fait vœu ? Et ainsi de tout semblable. (Rema : Ceci, qu’on n’ouvre pas par un fait né après coup, c’est pour en faire une ouverture afin qu’il regrette : car certainement il ne regrette que depuis le fait né après coup et ensuite. Mais s’il regrette dès l’origine, même si c’est en raison du fait né après coup, cela s’appelle regret, et on lui lève.)
קודם שיתירו לו צריך שיפרט להם הנדר והסיבה שבשבילה נדר ואם לא פרט אין התרתן התרה ומיהו כשיפרוט לאחד מהמתירין סגי:
Avant qu’on lui lève, il faut qu’il leur détaille le vœu et la raison pour laquelle il a fait vœu. S’il n’a pas détaillé, leur levée n’est pas une levée. Toutefois, quand il détaille à l’un des leveurs, cela suffit.
אין מתירין נדר של דבר איסור אפי' אינו אלא איסור דרבנן כגון לשחוק ואם התירו נדר של שחוק יש מתירין ויש אוסרין: הגה ואם יש מכשול בנדר זה כגון שיש לחוש שיעבור בלא התרה מתירין לו לכתחלה (הגהות מרדכי דשבועות בשם ר"ת והג"ה בסמ"ג) וכן מי שנדר שלא לשחוק ונשתטה לפעמים וכששוחק ירווח לו מתירין לו (תשובת הרמב"ן סי' רפ"א) ועיין לעיל סוף סימן רי"ז הנודר שלא לשחוק מהו בכללו:
On ne lève pas un vœu d’une chose d’interdit, même si ce n’est qu’un interdit de nos Maîtres, par exemple de jouer. Si l’on a levé un vœu de jeu, certains permettent et certains interdisent. (Rema : S’il y a un piège dans ce vœu, par exemple on craint qu’il ne transgresse sans levée, on lui lève lekhathila. De même, celui qui a fait vœu de ne pas rire et qui parfois perd l’esprit, et quand il rit cela lui soulage, on lui lève.)
צריך הנודר לבא לפני המתירין כשיתירו לו ואינו עושה שליח לשאול על נדרו (ומתירין ע"י תורגמן) (ר"ן פ"ק דנדרים וב"י בשם הירושלמי וריב"ש סי' ש"ע):
Il faut que le voueur vienne lui-même devant les leveurs quand on lui lève, et il ne fait pas d’envoyé pour demander sur son vœu. (On lève par l’intermédiaire d’un interprète.)
אין מתירין הנדר עד שיחול כיצד הרי שנשבע שלא יאכל בשר ל' יום מראש חדש אייר וניחם אינו נשאל עד שיכנס אייר ואפילו במקום שיש לחוש למכשול הנודר אין מתירין לו עד שיחול (וכ"ש נודר על תנאי שאין מתירין לו עד שיחול) (תא"ו ני"ד) והוא הדין למנדה עצמו על תנאי שאין מתירין לו עד שיחול הנידוי אבל בהפרת הבעל וכן בהתרת חרמי ציבור אינו צריך שיחול הנדר (תשובת רשב"א וריב"ש ועיין לקמן סי' רל"ד סכ"ח):
On ne lève pas le vœu avant qu’il prenne. Comment ? Voici qu’il a juré de ne pas manger de viande trente jours à partir de roch ‘hodech Iyar, et il s’est ravisé : on ne lui demande pas avant qu’Iyar n’entre. Même là où l’on craint un piège pour le voueur, on ne lui lève pas avant qu’il prenne. (À plus forte raison celui qui voue sous condition : on ne lui lève pas avant qu’il prenne.) Il en est de même de celui qui se met en nidouy sous condition : on ne lui lève pas avant que le nidouy prenne. Mais dans l’annulation du mari, et de même dans la levée des heremot du public, il n’est pas besoin que le vœu ait pris.
מי שנשבע או נדר שאם לא יפרענו חמיו קודם הפסח שלא יהיה חג העצרת בעיר והגיע פסח ולא פרעו ונתחרט אין מתירין לו נדרו עד העצרת ונראה לי שטוב שיתירו לו פעמים אחת אחר הפסח ואחת אחר העצרת:
Celui qui a juré ou fait vœu que si son beau-père ne le paie pas avant Pessa’h, il ne sera pas à la fête de Atséret dans la ville, et Pessa’h est arrivé et son beau-père ne l’a pas payé, et il a regretté : on ne lui lève pas son vœu avant Atséret. Il me semble qu’il est bon de lui lever deux fois : une après Pessa’h et une après Atséret.
מי שנשבע או נדר לעשות דבר פלוני תוך שנה מעתה חלה עליו השבועה ויכולים להתיר לו מיד:
Celui qui a juré ou fait vœu de faire telle chose dans l’année à compter de maintenant : le serment a déjà pris sur lui, et l’on peut lui lever tout de suite.
נדר על דעת חבירו אין מתירין לו אלא אם כן הודיעו לאותו שנדר על דעתו (וי"א דאפילו הודיעו אין מתירין אלא מדעתו ורצונו) (מהרי"ק שורש כ"ב וטור ורא"ש) (וכן עיקר) ודוקא שנדר על דעתו בשביל שום טובה שעשה לו (בשביל השבועה) (ב"י בשם הריב"ש סי' קפ"ו וש"ע) כמו משה שנדר על דעת יתרו בשביל שהשיא לו בתו (והשבועה היתה לתועלת יתרו) (ריב"ש סי' תס"א) אבל אם מעצמו נדר ע"ד חבירו יכולים להתיר לו בלא דעתו: הגה וי"א שצריך שיודיע לו שהתיר לו כדי שלא יחשוד אותו שעבר על נדרו (מרדכי פ' שבועות שתים בשם הירושלמי ומהרי"ק שורש נ"ב וע"פ) ואם כבר מת שא"א להודיעו מתירין לו כך דשוב ליכא חשדא (תשובת רמב"ן סי' ר"ן) : ואפילו נדר על דעתו בשביל טובה שעשה לו אם בדיעבד התירו לו בלא דעתו הויא התרה והוא שפרט הנדר וידע החכם שלתועלת חבירו נעשה ומיד הבית דין שנזקק לכך ראוי ליסרו ולהוכיחו ויש אומרים דלא הוי התרה: הגה מאחר שעשה לו טובה ונשבע לו משום זה אבל אם נשבע לחבירו לעשות לו איזה דבר ולא עשה כן משום טובה שעשה לו אע"פ שאין מתירין לו לכתחלה בלא דעתו מ"מ אם התירו לו בדיעבד הוי התרה (כן משמע במהרי"ק שורש נ"ב בחלוקה ב') : ואם נשבע לחבירו שלא יזוז מעיר פלוני ועבר ויצא מתירין לו אפילו שלא מדעתו כיון שאין הנאה שוב למשביע בדבר וי"א שאין חילוק בין עשה לו טובה ללא עשה לו טובה לעולם אין מתירין לו אלא בידיעתו: הגה ואם מת אותו שנדר על דעתו יכול להתיר כך מיהו אם השבועה היתה לתועלת חברו כגון שנשבע לתת לו איזה דבר או שלא לעסוק בסחורה בלתי רשותו והיה לתועלת חבירו באי כחו ויורשיו הם במקומו (תשובת הרמב"ן סי' רמ"ט) כל מקום שהנשבע קבל טובה מן המשביע אע"ג שהמשביע קבל יותר טובה ממנו אפי' הכי מקרי הטבה שהרי יתרו קבל יותר טובה ממשה שנשא בתו ואפי' הכי מקרי הטבה (ריב"ש סי' ש"ע) י"א דלצורך מצוה מתירין נדר שנשבע על דעת חבירו אפי' בלא דעת חבירו (ב"י בשם התוס') איש ואשה שקבלו חרם או שנשבעו זה לזה לישא זה את זה אין מתירין לאחד בלא דעת חבירו דזה מקרי הטבה שכל אחד רוצה לישא חבירו ונשבעו משום כך זה לזה (הגהות מרדכי דשבועות ומהרי"ק שורש נ"ב ומהר"מ פדוא"ה סי' ע') אבל אם האשה אומרת ששונאה אותו ונתנה אמתלא טובה לדבריה מתירין לה שלא מדעתו דאפילו אם כבר נשאה האומרת מאיס עלי חייב להוציא (ב"י בשם מהר"י ויי"ל סי' קל"ז קפ"ו) וע"ל סי' רל"ט מי שנשבע שלא לישא אשה על אשתו:
Un vœu selon l’intention de son prochain : on ne lui lève que si l’on a informé celui selon l’intention de qui il a fait vœu. (Certains disent que même informé, on ne lève que de son avis et de son gré. Et c’est l’essentiel.) Cela seulement s’il a fait vœu selon son intention à cause d’un bien qu’il lui a fait (à cause du serment), comme Moché qui a fait vœu selon l’intention de Yitro parce qu’il lui avait donné sa fille. Mais s’il a fait vœu de lui-même selon l’intention de son prochain, on peut lui lever sans son avis. (Rema : Certains disent qu’il faut l’informer qu’on lui a levé, afin qu’il ne le soupçonne pas d’avoir transgressé son vœu. S’il est déjà mort, qu’on ne peut plus l’informer, on lui lève ainsi, car il n’y a plus de soupçon.) Même s’il a fait vœu selon son intention à cause d’un bien qu’il lui a fait : si bediavad (après coup) on lui a levé sans son avis, c’est une levée, pourvu qu’il ait détaillé le vœu et que le sage ait su que c’était pour le bien de son prochain, et aussitôt le tribunal qui s’en est chargé, il convient de le corriger et de le reprendre. Certains disent que ce n’est pas une levée. (Rema : Puisqu’il lui a fait un bien et qu’il lui a juré pour cela. Mais s’il a juré à son prochain de lui faire telle chose, et non parce qu’il lui a fait un bien : bien qu’on ne lui lève pas lekhathila sans son avis, toutefois si on lui a levé bediavad, c’est une levée.) S’il a juré à son prochain de ne pas bouger d’une telle ville et qu’il a transgressé et est sorti, on lui lève même sans son avis, puisqu’il n’y a plus de bénéfice pour celui qui a fait jurer. Certains disent qu’il n’y a pas de différence entre s’il lui a fait un bien ou non : jamais on ne lui lève que de son su. (Rema : S’il est mort, celui selon l’intention de qui il a fait vœu, on peut lever ainsi. Toutefois, si le serment était pour le bien de son prochain — par exemple il a juré de lui donner telle chose, ou de ne pas faire commerce sans sa permission —, et c’était pour le bien de son prochain, son fondé de pouvoir et ses héritiers sont à sa place. Partout où le jureur a reçu un bien de celui qui a fait jurer, même si celui qui a fait jurer a reçu de lui un plus grand bien, cela s’appelle néanmoins un bien : car Yitro a reçu de Moché un plus grand bien, qu’il a pris sa fille, et cela s’appelle néanmoins un bien. Certains disent que pour le besoin d’une mitsva, on lève un vœu juré selon l’intention de son prochain, même sans l’avis de son prochain. Un homme et une femme qui ont reçu un herem ou se sont juré l’un à l’autre de se prendre l’un l’autre : on ne lève pas à l’un sans l’avis de l’autre, car cela s’appelle un bien : chacun veut prendre l’autre, et ils se sont juré pour cela l’un à l’autre. Mais si la femme dit qu’elle le hait et a donné une bonne explication à ses paroles, on lui lève sans son avis : car même si elle l’a déjà épousé, celle qui dit « il me répugne » on est tenu de la faire sortir.)
נדר שעל דעת רבים אין לו התרה בלא דעתם: הגה ויש מחמירין דאפילו עם דעתם אין להתיר לדבר הרשות (ב"י בשם תשובת הרמב"ן והרשב"א וסמ"ג וריב"ש) וכן נכון להחמיר לכתחלה אלא אם כן יש מצוה בהתרתו: הגה מי שנשבע שלא יכנס חבירו לביתו ויש בית הכנסת בביתו מקרי דבר מצוה ומתירין לו שיבא חבירו להתפלל ברבים (סמ"ג והגהות מיימוני והביאו מהרי"ק שורש כ"ב ותשובת ר"י וכן לעשות שלום בין איש לאשתו (תשובת מיי') או משום צרכי רבים מקרי דבר מצוה להתיר בשבילם נדר שהודר על דעת רבים (ריב"ש סי' תס"א) וכן לצורך פרנסתו (רשב"ץ) ודוקא אם אי אפשר לקיים המצוה בלא התרת הנדר (שם במהרי"ק) ואם אותן הרבים אומרים שלא להתיר לו אפי' לצורך מצוה אין מתירין לו (ב"י בשם ריב"ש ומהר"מ פדוא"ה סי' ס"ב) מי שנשבע שלא ליהנות מאביו ומתחרט מקרי דבר מצוה ומתירין לו (ב"י בשם תשובת רשב"א) ואין נקראים רבים בפחות מג' וכגון שיפרוט אותם על דעת פלוני ופלוני ופלוני אבל אם אמר סתם ע"ד רבים יש לו התרה ויש אומרים שאם נדר בפני ג' אפי' לא פרט אותם אלא אמר סתם על דעת רבים אין לו התרה דמסתמא על דעת רבים אותם שעומדים לפניו קאמר: הגה והוא הדין אם נשבע סתם וידענו על מי נתכוון כגון שנשבע על דעת הקהל או שאמר שנשבע על דעת ג' רבני העיר ואין שם אלא שלשה רבנים שבודאי לאלו נתכוון מקרי על דעת רבים (ב"י בשם ריב"ש) י"א ד' שנשבעו יחד מעשות דבר אחד מקרי על דעת רבים דכל א' נשבע לג' חביריו ועל דעתן נשבע (מהרי"ק שורש קס"ב) ועיין למטה סעיף ל' יש אומרים דנדר על דעת רבים שהתירו בדיעבד הותר (שם שורש נ"ב בשם הר"ר אביגדור) ואין לסמוך על זה כי אם בשעת הדחק ויש צורך בדבר (ב"י בשם תשובת הרשב"א) אם נשבע על דעת רבים בדבר שיש בו נדנוד עבירה מותר להתיר לו בלא דעתם כי אין דעת רבים מסכמת בדבר שיש בו עבירה (ב"י בשם תשובת הר"ן סי' מ"ב) מי שנשבע שלא לעשות דבר פלוני כי אם ברשות שלשה אנשים נקובים בשמותם לא מקרי על דעת רבים דאדרבה אלו הרבים דנקט להקל עליו לעשות ברשותם בלא התרה וכן כל כיוצא בזה (גם זה בב"י ריש דף רע"ג בשם הר"ן סי' י"ז):
Un vœu selon l’intention du public n’a pas de levée sans leur avis. (Rema : Certains sont stricts : même avec leur avis, on ne lève pas pour une chose de permission. Et il est juste d’être strict lekhathila), à moins qu’il y ait une mitsva dans sa levée. (Rema : Celui qui a juré que son prochain n’entre pas chez lui, et il y a un beit haknesset dans sa maison : cela s’appelle chose de mitsva, et on lui lève pour que son prochain vienne prier en public. Ou pour faire la paix entre un homme et sa femme. Ou pour les besoins du public : cela s’appelle chose de mitsva, pour lever pour eux un vœu fait selon l’intention du public. De même pour le besoin de sa subsistance. Cela seulement s’il est impossible d’accomplir la mitsva sans lever le vœu. Si ces gens du public disent de ne pas lui lever, même pour le besoin d’une mitsva, on ne lui lève pas. Celui qui a juré de ne pas bénéficier de son père et qui regrette : cela s’appelle chose de mitsva, et on lui lève.) On n’appelle pas public moins de trois, et à condition qu’il les détaille : selon l’intention d’un tel, d’un tel et d’un tel. Mais s’il a dit sans préciser : selon l’intention du public, il a une levée. Certains disent que s’il a fait vœu devant trois, même sans les détailler, mais en disant sans préciser : selon l’intention du public, il n’a pas de levée, car à présumer c’est selon l’intention du public de ceux qui se tiennent devant lui qu’il a parlé. (Rema : Il en est de même s’il a juré sans préciser et que nous savons à qui il visait — par exemple il a juré selon l’intention de la communauté, ou il a dit qu’il jurait selon l’intention des trois rabbins de la ville, et il n’y en a que trois : certainement c’est à eux qu’il visait, et cela s’appelle selon l’intention du public. Certains disent que quatre qui ont juré ensemble de ne pas faire une même chose, cela s’appelle selon l’intention du public, car chacun a juré aux trois autres et selon leur intention. Certains disent qu’un vœu selon l’intention du public que l’on a levé bediavad est levé. On ne s’appuie là-dessus que dans un moment de détresse et s’il y a un besoin. S’il a juré selon l’intention du public en une chose où il y a un soupçon de faute, il est permis de lui lever sans leur avis, car l’intention du public ne s’accorde pas à une chose où il y a une faute. Celui qui a juré de ne pas faire telle chose sinon avec la permission de trois hommes nommés par leurs noms : cela ne s’appelle pas selon l’intention du public ; au contraire, ces gens-là, il les a pris pour s’alléger, pour faire avec leur permission sans levée. Et ainsi de tout semblable.)
נדר שנדר מעצמו על דעת אחד או על דעת שנים יש לו התרה אפי' בלא דעתם: הגה מיהו אם נשבע או נדר ע"ד המקום דינו כנדר שעל דעת רבים (ר"ן פ' שבועות שתים וריב"ש סי' תל"ו בשם הרמב"ן והרשב"א) ויש מקילין אם נשבע לדבר הרשות (שם בהר"ן בשם י"א):
Un vœu qu’il a fait de lui-même selon l’intention d’un seul ou selon l’intention de deux a une levée, même sans leur avis. (Rema : Toutefois, s’il a juré ou fait vœu selon l’intention de ה', son statut est comme un vœu selon l’intention du public. Certains sont souples s’il a juré pour une chose de permission.)
נדר שהודר ברבים יש לו התרה מאחר שלא אמר על דעתם:
Un vœu fait en public a une levée, puisqu’il n’a pas dit : selon leur intention.
בעל מפר נדר שנדרה אשתו על דעת רבים ואפילו לדבר הרשות:
Le mari annule un vœu que sa femme a fait selon l’intention du public, même pour une chose de permission.
[*עניני קהל וחרם בטלין כעת מדינא דמלכותא] נדרים וחרמים שמטילין הקהל לא מקרי על דעת רבים אעפ"י שאמרו על דעת המקום (וע"ד הקהל) (תוס' וע"פ) ויש להם התרה בלא פתח וחרטה ואין צריך לא יחיד ולא ג' הדיוטות שאינו אלא כעין גזירה ונידוי על כל מי שיעבור על גזירתם הלכך נודרין ומתירין הם בעצמם (אפי' הזכירו שבועה עם החרם) (תשובת הרא"ש) ואם התנו בפירוש שלא יוכלו להתירו או שאמרו על דעת הקהלות הרחוקות וכן אם הוסיפו בחרם על מנהגם הראשון כגון התרעות או נאדות נפוחים או כיבוי נרות וכיוצא באלו גליא דעתייהו דלהחמיר באו ואינו ניתר כשאר חרמות אלא על ידי שאלה ואם הוחרם או הודר על דעת רבים אין לו התרה: הגה וי"א דאפי' התנו בפירוש שלא יהא לו התרה אפ"ה יכולין לחזור ולהתירו ואם החרימו שלא להתירו מתירין חרם האחרון תחלה ואח"כ מתירין חרם הראשון (תשובת הרא"ש כלל ה' סי' ז') וע"ל סי' רכ"ט:
Les vœux et heremot que la communauté impose ne s’appellent pas selon l’intention du public, même s’ils ont dit : selon l’intention de ה' (et selon l’intention de la communauté). Ils ont une levée sans ouverture ni regret, et il n’est besoin ni d’un individu ni de trois hommes ordinaires : ce n’est qu’une sorte de décret et de nidouy sur quiconque transgresse leur décret. Dès lors, ils font vœu et lèvent eux-mêmes (même s’ils ont mentionné un serment avec le herem). S’ils ont conditionné explicitement qu’on ne pourra pas le lever, ou s’ils ont dit : selon l’intention des communautés lointaines, et de même s’ils ont ajouté au herem au-delà de leur usage premier — comme des sonneries, des outres gonflées ou l’extinction des lumières, et semblable —, ils ont révélé leur intention de venir à la rigueur, et cela ne se lève pas comme les autres heremot, mais par une demande. S’il a été frappé de herem ou que le vœu a été fait selon l’intention du public, il n’a pas de levée. (Rema : Certains disent que même s’ils ont conditionné explicitement qu’il n’ait pas de levée, ils peuvent néanmoins revenir et le lever. S’ils ont frappé de herem de ne pas lever, on lève d’abord le dernier herem, puis on lève le premier herem.)
אין נדרי צבור ניתרים אלא מכאן ולהבא אבל לא על מה שעבר:
Les vœux du public ne se lèvent que d’ici en avant, mais pas sur ce qui est passé.
אפי' לא בטלה הסבה שבשבילה תקנו והחרימו אם רצו להתיר מתירין ואפי' בתוך הזמן שקבעו להמשך התקנה ואפי' לא בא זמן הנדר ולא חל הנדר יכולים להתיר (ויכולין להתיר קצתו ולהניח קצתו) (ריב"ש סי' קנ"ה ורפ"ב):
Même si la raison pour laquelle ils ont institué et frappé de herem n’a pas cessé : s’ils veulent lever, ils lèvent, même dans le temps qu’ils ont fixé pour que l’institution dure, et même si le temps du vœu n’est pas venu et que le vœu n’a pas pris, ils peuvent lever. (Et ils peuvent lever une partie et en laisser une partie.)
אם היתה ההסכמה גדר לרבים או סייג לתורה ולדבר מצוה אינם יכולים להתיר וכן בנדר של שחוק (שם וב"י בשם תשובת רשב"א):
Si l’accord était une barrière pour le public, ou une haie pour la Torah et pour une chose de mitsva, ils ne peuvent pas lever. De même pour un vœu de jeu.
יש מי שאומר שאם קהל אחד עשו הסכמה בחרם למגדר מילתא והלכו קצתם לעיר אחרת לדור ואין דעתם לחזור אם הפרצה ההיא מצויה שם חייבין להתנהג בנדר שקבלו עליהם בעירם הראשונה ואם עברו הרי הם עבריינים: הגה ולכן מי שיצא ממקום שנוהג חרם רבינו גרשון שלא לישא ב' נשים למקום שמקילין אסור לו לישא ב' נשים (ב"י בשם תשובת הר"ן סימן נ"ג):
Il y a qui dit : si une communauté a fait un accord par herem pour clôturer une brèche, et qu’une partie d’entre eux est allée habiter dans une autre ville sans intention de revenir : si cette brèche s’y trouve, ils sont tenus de se conduire selon le vœu qu’ils ont pris sur eux dans leur première ville ; s’ils ont transgressé, ce sont des transgresseurs. (Rema : C’est pourquoi celui qui est sorti d’un lieu où l’on observe le herem de Rabbenou Guerchom de ne pas prendre deux femmes, pour un lieu où l’on est souple : il lui est interdit de prendre deux femmes.)
צבור שהסכימו על ענין אחד ונשבעו כל איש מהם עליו ואח"כ רצו להתיר אין להם תקנה עד שיתחרטו כולם וימצאו פתח לשבועתם כשאר שבועות דעלמא ויתירו להם ג' אנשים שאינם מבני העיר ואם פתחם וחרטתם שוה אחת לכולם יכולים המתירים להתיר לכולם יחד ואם לאו מתירים לכל אחד כפי פתחו וחרטתו: הגה ועיין לעיל כתבתי דיש מי שאומר דכהאי גוונא מקרי נשבע על דעת רבים (מהרי"ק שורש קפ"ב) מיהו יש חולקים סבירי להו דכל אחד מהם יכול להתחרט ולשאול על נדרו אעפ"י שאין חביריו מתחרטין (ריב"ש סי' תס"ב):
Un public qui s’est accordé sur une chose et dont chaque homme a juré là-dessus, puis ils ont voulu lever : ils n’ont de remède que si tous regrettent et trouvent une ouverture à leur serment, comme les autres serments du monde, et que trois hommes qui ne sont pas des gens de la ville leur lèvent. Si leur ouverture et leur regret sont les mêmes pour tous, les leveurs peuvent lever à tous ensemble ; sinon, on lève à chacun selon son ouverture et son regret. (Rema : Voir plus haut : j’ai écrit qu’il y a qui dit qu’en un tel cas cela s’appelle juré selon l’intention du public. Toutefois certains contestent et tiennent que chacun d’eux peut regretter et demander sur son vœu, même si ses compagnons ne regrettent pas.)
קהל שרוצים להתיר הסכמה בחרם ויש מוחים הולכים אחר הרוב שאם הרוב מסכימים להתיר מתירין מי שלא הסכים בהתרה לדידיה לא הותר (תשובת הרא"ש כלל ז' סימן ה') (ואם נתנו רשות לטובי העיר הם במקום כל הקהל) (שם כלל ה'):
Une communauté qui veut lever un accord par herem, et il y a des opposants : on va après la majorité. Si la majorité s’accorde à lever, on lève. Celui qui n’a pas consenti à la levée, pour lui ce n’est pas levé. (S’ils ont donné pouvoir aux notables de la ville, ceux-ci sont à la place de toute la communauté.)
כיון שלא נהגו לנהוג עם העובר על הסכמת הקהל כדין מוחרם יש לנו לומר שעל דעת המנהג הזה הם מתקנים. (אם לא שהתנו בפירוש שינהגו בו דין מוחרם) (ב"י בשם הר"ן):
Puisqu’on n’a pas l’usage de traiter celui qui transgresse l’accord de la communauté selon le droit d’un frappé de herem, nous devons dire que c’est selon l’intention de cet usage qu’ils instituent. (À moins qu’ils aient conditionné explicitement qu’on le traite selon le droit d’un frappé de herem.)
הנשבע שלא ליכנס בתקנת הקהל הוי שבועת שוא ועל כרחו חל עליו תקנת הקהל ואם אינו נוהג כמותם נכשל בחרם תקנתם: הגה ואפי' נשבע על איזה דבר שלא לגלותו ואחר כך נתנו עליו חרם חייב להגיד (מהרי"ק שורש ק"י) ולא יוכל שום אדם לומר לא שמעתי החרם כי אף על פי שלא שמעו כלל אפילו הכי חל חרם הצבור על כל אדם (מרדכי ריש פ"ג דשבועות וב"י בשם הרמב"ן) וצבור שגזרו חרם על כל בני עירם כולם בכלל אפי' אותן שאין נותנין מסים (תשובת הרא"ש כלל ו' סי' כ"ט) ואסור לעבור על חומרי המקום כל זמן שהוא בתחום העיר (מרדכי פ' כל הבשר) וע"ל סי' של"ד מדין חרמי צבור:
Celui qui a juré de ne pas entrer dans l’institution de la communauté : c’est un serment vain, et bon gré mal gré l’institution de la communauté prend sur lui. S’il ne se conduit pas comme eux, il trébuche dans le herem de leur institution. (Rema : Même s’il a juré sur une chose de ne pas la révéler, et qu’ensuite on a mis sur lui un herem, il est tenu de dire. Nul ne peut dire : je n’ai pas entendu le herem, car même s’ils ne l’ont pas entendu du tout, le herem du public prend néanmoins sur tout homme. Un public qui a décrété un herem sur tous les gens de leur ville : tous y sont compris, même ceux qui ne paient pas d’impôts. Il est interdit de passer outre les rigueurs du lieu tant qu’on est dans le territoire de la ville.)
אם מקצת הקהל מוחה בהסכמה כיון שהם [מיעוט] אינו מועיל המחאתן:
Si une partie de la communauté s’oppose à l’accord, puisqu’ils sont [minorité], leur opposition n’y fait rien.
אי אפשר להשביע הנולדים אחר זמן אבל נידוי וחרם חל על דורות הבאים: הגה קהל שגזרו [*בזמן שהיה מותר מדין המלכות וכן בכל הסימן] חרם על איזה דבר וקודם שהתירו חרם הראשון גזרו ותקנו איזה דבר שהוא נגד חרם הראשון יש אומרים דאין החרם השני חל כלל (הרא"ש כלל ה') ויש מחמירין (שם כלל ו') ועיין לקמן סימן רל"ח סעיף ט"ז:
On ne peut pas faire jurer les enfants nés après coup. Mais le nidouy et le herem prennent sur les générations à venir. (Rema : Une communauté qui a décrété un herem sur une chose, et avant d’avoir levé le premier herem a décrété et institué une chose contraire au premier herem : certains disent que le second herem ne prend pas du tout, et certains sont stricts.)
מי שנדר לעלות לארץ ישראל יש לו התרה כשאר נדרים:
Celui qui a fait vœu de monter en terre d’Israël a une levée comme les autres vœux.
הנשבע על דעת חבירו שלא לעשות דבר פלוני אף על פי שנתן לו חבירו רשות לעשותו צריך שיתירו לו ג' הדיוטות אלא אם כן אומר שדעתו היה כשנשבע שיוכל אותו פלוני להתירו (ריב"ש ורמב"ן סי' רפ"ח ור"ן פרק נערה המאורסה) (ועיין לקמן סי' רל"א):
Celui qui a juré selon l’intention de son prochain de ne pas faire telle chose : même si son prochain lui a donné permission de la faire, il faut que trois hommes ordinaires lui lèvent, à moins qu’il dise que son intention, quand il a juré, était que cet un tel puisse lui lever.
נשבע שלא לעשות דבר פלוני שלא ברשות פלוני כיון שנתן לו אותו פלוני רשות הותר ואינו צריך התרה:
Il a juré de ne pas faire telle chose sans la permission d’un tel : dès que cet un tel lui a donné permission, c’est levé, et il n’a pas besoin de levée.
הנשבע לפרוע לחבירו לזמן פלוני יכול להתירו שלא על פי חכם שיאמר הריני כאילו התקבלתי אבל להאריכו ושיעמוד בחיובו לאו כל כמיניה אלא אם כן התנה שיוכל להאריכו. (וע"ל סוף סימן רל"ב):
Celui qui a juré de rembourser son prochain à tel terme peut le lever sans sage, en disant : me voici comme si j’avais reçu. Mais pour l’allonger et qu’il reste dans son obligation, ce n’est pas en son pouvoir, à moins qu’il ait conditionné qu’il puisse l’allonger.
אב שהשביע את בנו שלא יוכל להלוות כי אם ברשות שמעון ולוי מותר להלוות ברשות אחד מהם. (וע"ל סי' רי"ז):
Un père qui a fait jurer son fils de ne pouvoir prêter que de la permission de Chimone et de Lévi : il lui est permis de prêter de la permission de l’un d’eux.
הנשבע לפרוע לחבירו לזמן פלוני או להזמין בתו לנשואין לזמן פלוני עובר (לאחר זמן) בכל יום על שבועתו (הואיל והיה מחויב בלא שבועה) (ובסימן [זה] בב"י תמצא מבואר) אבל אם נשבע לעשות הדבר ביום פלוני (ולא היה מחוייב בדבר בלא שבועה זו) ועבר היום שוב אין חיוב שבועה עליו ולוקה על שעבר שבועתו ואינו חייב לעשות אותו דבר מכח שבועה ויש מי שחולק ואומר שעדיין הוא חייב לעשותו מכח השבועה (ועיין בחה"מ סי' ע"ג):
Celui qui a juré de rembourser son prochain à tel terme, ou de marier sa fille à tel terme : il transgresse (après le terme) chaque jour son serment (puisqu’il y était tenu même sans serment). Mais s’il a juré de faire la chose tel jour (et qu’il n’y était pas tenu sans ce serment) et que le jour est passé : il n’y a plus d’obligation de serment sur lui ; il reçoit la peine pour avoir transgressé son serment, et il n’est pas tenu de faire cette chose en vertu du serment. Il y a qui conteste et dit qu’il est encore tenu de la faire en vertu du serment.
נדר להתענות או לצדקה יש לו התרה על ידי פתח וחרטה והוא שלא באה הצדקה ליד גבאי ואם נתן מקצת יכול הוא להשאל על השאר:
Un vœu de jeûner ou de tsedaka a une levée par ouverture et regret, pourvu que la tsedaka ne soit pas venue en main du gabaï. S’il en a donné une partie, il peut demander sur le reste.
נשבע לתת בתו לפלוני לאשה לזמן פלוני ובתוך הזמן קלקל המשודך (פי' המזדווגין עצמם יקראו משודכים מענין ומצאן מנוחה כי תרגום ותשקוט הארץ ושדיכת ארעא מעשיו פטור הלה משבועתו וה"ה אם המירה אחות המשודך: הגה וי"א דוקא אם נשאר בקלקולו או שבא לבית דין בעודו בקלקולו ואי אפשר להנשא לו כגון שהמיר דתו אבל אם חזר בתשובה ואח"כ בא הנשבע לבית דין צריך התרה לשבועתו אעפ"י שפטור מן הקנס ששיעבד עצמו אם יעבור מכל מקום צריך התרה לשבועתו (הגהות מרדכי דשבועות דלא כב"י ועיין בתשובת הרב סי' ק' שאלה י"ד) אבל אם בא לבית דין בעודו בקלקולו אפי' התרה לא צריך דהא אי אפשר שתנשא למומר ומאחר דהותר באותו הזמן הותר לעולם אף אם יחזור בו אחר כך וכן נראה לי עיקר (שם):
Il a juré de donner sa fille à un tel pour femme à tel terme, et dans le temps le promis s’est gâté (les fiancés eux-mêmes s’appellent mechondakhim) : ses actes le dégagent de son serment. Il en est de même si la sœur du promis a quitté la religion. (Rema : Certains disent : seulement s’il est resté dans son dérèglement, ou s’il est venu au tribunal encore dans son dérèglement, et qu’il est impossible de l’épouser, par exemple il a quitté sa religion. Mais s’il est revenu en techouva, puis que le jureur est venu au tribunal, il faut une levée à son serment : bien qu’il soit dégagé de l’amende dont il s’était lié s’il transgresse, il faut néanmoins une levée à son serment. Mais s’il est venu au tribunal encore dans son dérèglement, même une levée n’est pas nécessaire, car il est impossible qu’elle épouse un apostat ; et puisqu’il a été levé à ce moment, il est levé pour toujours, même s’il revient ensuite. Et cela me paraît l’essentiel.)
שנים שנדרו ללכת יחד לארץ ישראל תוך שתי שנים והאחד מתעכב חבירו פטור (ועיין לקמן סוף סימן רל"ו):
Deux qui ont fait vœu d’aller ensemble en terre d’Israël dans les deux ans, et l’un s’attarde : son compagnon est dégagé.
המנדה עצמו בעולם הבא אם יעשה כך יש מי שאומר שיש לו התרה ויש מי שאומר שאין לו התרה לכן יש ליזהר מלנדות עצמו בעולם הבא על שום דבר: הגה ואם כבר נדר כך אין להתירו אלא במקום מצוה כדין נדר שהודר על דעת רבים (מהר"ם מפדואה סי' י') וכן נדר שנדר בשעת צרה אין להתיר אלא לצורך מצוה או לצורך גדול כמו נדר על דעת רבים (ב"ז סימן רע"ז ותשובת מהרי"ל סי' רי"ג) ומיהו אם התירו בדיעבד מותר (ד"ע) כמו שנתבאר בנדר שעל דעת רבים:
Celui qui se met lui-même en nidouy dans le monde à venir s’il fait telle chose : il y a qui dit qu’il a une levée, et il y a qui dit qu’il n’a pas de levée. Dès lors, il faut prendre garde de ne pas se mettre soi-même en nidouy dans le monde à venir pour quoi que ce soit. (Rema : S’il a déjà fait vœu ainsi, on ne le lève que là où il y a une mitsva, selon le droit d’un vœu fait selon l’intention du public. De même, un vœu fait en temps de détresse : on ne le lève que pour le besoin d’une mitsva ou pour un grand besoin, comme un vœu selon l’intention du public. Toutefois, si on l’a levé bediavad, c’est permis, comme il a été expliqué pour le vœu selon l’intention du public.)
מתירים כמה נדרים לאיש אחד אפילו בהיתר אחד ולכמה אנשים בהיתר אחד והני מילי דלאיש אחד סגי בהיתר אחד בנדרים מחולפים אבל מי שנשבע על דבר אחד פעמים ושלש צריך התרה לכל אחד ואחד:
On lève plusieurs vœux à un seul homme, même en une seule levée, et à plusieurs hommes en une seule levée. Cela, pour un seul homme, une seule levée suffit pour des vœux différents. Mais celui qui a juré sur une même chose deux et trois fois a besoin d’une levée pour chacune.
אם צוה השר שלא יחרימו שום חרם כי אם בהסכמת ראובן ואם החרימו שיהא מבוטל ואח"כ החרימו הקהל שלא בהסכמת ראובן חל החרם: הגה ואם צריכין לעבור מכח גזירת השר אין איסור בדבר ומ"מ החרם בתקפו כשיעבור גזירת השר ויש להם להשתדל בכל מאמצי כחם ולבקש לבטל הציווי (ב"י בשם ריב"ש) (וע"ל סוף סימן של"ד):
Si le prince a ordonné de ne frapper aucun herem sinon de l’accord de Réouven, et que s’ils frappaient ce soit annulé, puis que la communauté a frappé sans l’accord de Réouven : le herem prend. (Rema : S’ils ont besoin de passer outre en vertu du décret du prince, il n’y a pas d’interdit en la chose. Néanmoins le herem reste en force quand le décret du prince passera, et ils ont à s’employer de toutes leurs forces et à demander d’annuler l’ordre.)
הנשבע לפרוע לחבירו מנה בר"ח אדר חייב לפרוע ביום ראש החודש הראשון:
Celui qui a juré de rembourser à son prochain une mine à roch ‘hodech Adar est tenu de rembourser le premier jour du roch ‘hodech.
קהל שהחרימו שיפרעו חובותיהם ויבנו בית הכנסת מהמעות שיגבו מהרבית שיחזירו להם העובדי כוכבים ועכשיו כשגבו הרבית מהעובדי כוכבים אין בו כדי לפרוע חובותיהם יתנו מחצה לזה ומחצה לזה:
Une communauté qui a frappé de herem qu’ils rembourseraient leurs dettes et bâtiraient un beit haknesset avec l’argent qu’ils prélèveraient de l’intérêt (ribbit) que les idolâtres leur rendraient, et à présent, quand ils ont prélevé l’intérêt des idolâtres, il n’y en a pas assez pour rembourser leurs dettes : ils donneront moitié à ceci et moitié à cela.
לשון מסופק בהסכמה בחרם נידון כפי מה שיאמרו רוב הקהל שהיתה כוונתם בשעת החרם: הגה וכן בשאר דברים שהצבור מחולקים בו בענין תקנתם וחרם שלהם ואם התנו שכל לשון המסופק יהא נידון על פי פלוני לא יוכל לדון על פי אומד דעתו אלא כפי מה שנראה לו מלשון ההסכמה והתקנה (ב"י בשם הריב"ש בח"מ סימן ט"ו בשם תשו' רשב"א) קהל שגזרו חרמות שאין הצבור יכולין לעמוד בם אין צריכין לקיימם. (פסקי מהרא"י סי' רצ"ב):
Un langage douteux dans un accord par herem se juge selon ce que dit la majorité de la communauté qu’était leur intention à l’heure du herem. (Rema : Il en est de même des autres choses où le public est partagé, au sujet de leur institution et de leur herem. S’ils ont conditionné que tout langage douteux se juge d’après un tel, il ne pourra pas juger d’après la présomption de son avis, mais selon ce qui lui apparaît du langage de l’accord et de l’institution. Une communauté qui a décrété des heremot auxquels le public ne peut pas tenir n’est pas tenue de les observer.)
היתר שנעשה באונס אינו כלום:
Une levée faite par oness (contrainte) n’est rien.