שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 305

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Qui est tenu au rachat du premier-né, quand il est apte au rachat, et toutes ses lois
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Mitsva de racheter le fils premier-né de la mère israélite par cinq selaïm donnés au kohen ; validité du paiement, bénédictions, délai de trente jours, exemptions des kohanim et léviim, fausses couches, césarienne et cas de doutes.

Glossaire

sela / selaïm
unité monétaire d’argent du rachat ; cinq selaïm = cent vingt méa = trente dirhams d’argent pur
méa
petite monnaie ; vingt-quatre méa font un sela
pèter rèhèm
premier-né de la mère, celui qui ouvre la matrice
treifa
atteint d’une tare interne le rendant non viable
bediavad
après coup
hallal
fils de kohen déchu de la prêtrise
sandal
fœtus aplati en forme de sandale
chilya
poche dans laquelle gît le fœtus
chafir méroukam
morceau de chair portant une forme humaine
yotsé dofen
né par césarienne
biens francs / biens grevés
biens libres d’hypothèque / biens déjà aliénés au profit d’un créancier
hol hamoëd
jours intermédiaires de fête

מי חייב בפדיון בכור ומתי ראוי לפדיון וכל דיניו. ובו ל"א סעיפים:מצות עשה לפדות כל איש מישראל בנו שהוא בכור לאמו הישראלית בה' סלעים שהם ק"כ מעים שהם שלשים דרהמים כסף מזוקק: (וע"ל סי' רצ"ד כמה היא המעה וי"א שה' סלעים הם בערך שני זהובים רייני"ש שהם ב' זהובים פולניש) (פסקי מהרא"י סי' מ"ח):

C’est une mitsva positive pour tout homme d’Israël de racheter son fils, premier-né de sa mère israélite, par cinq selaïm, soit cent vingt méa, soit trente dirhams d’argent pur. Voir plus haut au siman 294 quelle est la valeur de la méa. Certains disent que les cinq selaïm valent environ deux florins rhénans, soit deux florins polonais.

אין האשה חייבת לפדות את בנה (ל' רמב"ם פ' י"א מהלכות בכורים ד"ב):

La femme n’est pas tenue de racheter son fils.

אלו החמשה סלעים נותנן לכהן בכסף או בשוה כסף מכל דבר שירצה חוץ מקרקעות ועבדים ושטרות ואם פדהו בהם אינו פדוי:

Ces cinq selaïm, on les donne au kohen en argent ou en équivalent d’argent, de tout objet que l’on veut, sauf des immeubles, des esclaves et des reconnaissances de dette. S’il l’a racheté par l’un de ceux-ci, le fils n’est pas racheté.

כתב לכהן שהוא חייב לו חמשה סלעים בשביל פדיון בנו חייב ליתנם לו ובנו אינו פדוי (טור בשם ה"ג) אמר לכהן שנותן לו לפדות את בנו אסור לחזור בו מיהו אם חזר הוי חזרה (מרדכי ס"פ כל הגט) (ועיין לעיל סי' רס"ד):

S’il a écrit au kohen qu’il lui doit cinq selaïm pour le rachat de son fils, il est tenu de les lui donner, mais le fils n’est pas racheté. S’il a dit au kohen qu’il lui donne pour racheter son fils, il lui est interdit de se rétracter ; toutefois, s’il s’est rétracté, la rétractation est effective.

נתן לו כלי שאינו שוה בשוק חמשה סלעים וקבלו הכהן בחמשה סלעים הרי בנוי פדוי (רמב"ם שם) והוא שישוה חמשה סלעים לשום אדם:

S’il lui a donné un objet qui ne vaut pas cinq selaïm sur le marché, et que le kohen l’a accepté pour cinq selaïm, le fils est racheté, à condition que l’objet vaille cinq selaïm pour quelqu’un.

נתן לו כלי בפדיון בנו סתם אם הוא שוה ה' סלעים אע"פ שלא שמו אותו בתחלה בנו פדוי: הגה ואם אינו שוה אין בנו פדוי (טור) ואם הכהן רוצה להחזיק בכלי א"צ להחזיר לו והוא ישלים לו עד ה' סלעים (מהרי"ל):

S’il lui a donné un objet pour le rachat de son fils sans précision : s’il vaut cinq selaïm, même si on ne l’a pas estimé d’abord, le fils est racheté. (Rema : S’il ne les vaut pas, le fils n’est pas racheté. Si le kohen veut garder l’objet, il n’a pas à le rendre, et le père lui complète jusqu’à cinq selaïm.)

נתן ה' סלעים אפילו לעשרה כהנים בין בבת אחת בין בזה אחר זה בנו פדוי:

S’il a donné cinq selaïm, même à dix kohanim, que ce soit d’un seul coup ou l’un après l’autre, le fils est racheté.

אם רצה הכהן להחזיר לו הפדיון רשאי (ל' רמב"ם שם ד"ח) אבל לא יתן הוא לכהן ע"מ שיחזיר לו ואם עשה כן והחזיר לו (ודעת הכהן היתה מתחלה שלא לקבלה על מנת להחזיר) (כך משמע בב"י) אין בנו פדוי עד שיגמור בלבו ליתן לו מתנה גמורה ואם רצה הכהן אח"כ להחזיר יחזיר ולא יהא הכהן רגיל להחזיר לכל שלא להפסיד לשאר כהנים שמתוך כך לא יתנו הכל פדיוני בכוריהם אלא לו אבל לעניים רשאי להחזיר בכל פעם וכל שכן שמזה הטעם לא יקבלם על מנת להחזיר ומ"מ אם עבר וקבלם ופירש שנותן לו על מנת להחזיר הבן פדוי דמתנה על מנת להחזיר שמה מתנה (ודוקא שאמר ע"מ להחזיר אבל אי אמר הא לך ה' סלעים ותחזירם לי לא הוי מתנה ואין בנו פדוי) (רשב"א סי' קצ"ח ותשנ"ט):

Si le kohen veut lui rendre le rachat, il en a le droit. Mais que le père ne donne pas au kohen à condition qu’il lui rende. S’il a fait ainsi et que le kohen le lui a rendu — l’intention du kohen, dès le départ, n’étant pas de recevoir à condition de rendre —, le fils n’est pas racheté tant que le père n’a pas résolu en son cœur de lui faire un don parfait. Si ensuite le kohen veut rendre, qu’il rende. Que le kohen ne prenne pas l’habitude de rendre à tout le monde, afin de ne pas léser les autres kohanim : de la sorte, on ne donnerait les rachats de ses premiers-nés qu’à lui. Mais aux pauvres, il peut rendre à chaque fois. Et à plus forte raison, pour cette raison, qu’il ne les reçoive pas d’emblée à condition de les rendre. Toutefois, s’il a transgressé, les a reçus et a précisé qu’on les lui donne à condition de les rendre, le fils est racheté : un don à condition de rendre a qualité de don. Cela n’est vrai que s’il a dit « à condition de rendre » ; mais s’il a dit « voici cinq selaïm, et tu me les rendras », ce n’est pas un don et le fils n’est pas racheté.

הפריש חמשה סלעים לפדיון בנו ונאבדו חייב באחריותן עד שיבואו ליד כהן:

S’il a mis à part cinq selaïm pour le rachat de son fils et qu’ils se sont perdus, il en reste responsable jusqu’à ce qu’ils parviennent en main du kohen.

בשעה שנותן הפדיון לכהן מברך אקב"ו על פדיון הבן וחוזר ומברך שהחיינו ואח"כ נותן הפדיון לכהן ואם פודה עצמו מברך אשר קדשנו במצותיו וצונו לפדות הבכור ומברך שהחיינו. (רמב"ם שם ד"ה) : הגה וי"א דאף הפודה עצמו מברך על פדיון הבכור וכן נוהגין (טור וריב"ש סי' קל"א) וע"ל סי' רס"ה י"א דמייתי ליה לבכור קמיה כהן ומודיע ליה שהוא בכור פטר רחם והכהן שואל אותו במאי בעית טפי בבנך בכורך או חמש סלעים דמחייבת לפדות בהן והאב אומר בבני בכורי והילך ה' סלעים בפדיונו ובהדי שנותן לו המעות מברך ברכות הנזכרות (טור ורא"ש בשם הגאונים) וכן נוהגין במדינות אלו אם האב אצל הבן אבל אם אינו אצלו פודה אותו בלאו הכי אלא אומר לכהן שיש לו בכור לפדותו והוא אומר במאי בעית טפי וכו' (כן הוא בהגהת מרדכי ס"פ האשה וכ"כ הב"י בשם סמ"ק) ואם האב היה רוצה להניח הבן לכהן אינו יוצא רק צריך לפדותו (פסקי מהרא"י סי' קל"ה) ויש שכתבו שנהגו לעשות סעודה בשעת הפדיון (שם בהגהות מרדכי ומהרי"ל ות"ה סי' רס"ט) ואם יין בעיר מברך הכהן על היין מיד אחר הפדיון (מהרי"ל) וכן נוהגין עכשיו כדי לפרסומי מלתא ואין נוהגין לברך שהשמחה במעונו (אבודרהם) ואין האב יכול לפדות על ידי שליח וגם אין ב"ד פודין אותו בלא האב (ריב"ש סי' קל"א):

Au moment où il donne le rachat au kohen, il bénit אשר קדשנו במצותיו וצונו על פדיון הבן, puis il bénit שהחיינו, et ensuite il donne le rachat au kohen. S’il se rachète lui-même, il bénit אשר קדשנו במצותיו וצונו לפדות הבכור, et il bénit שהחיינו. (Rema : Certains disent que même celui qui se rachète lui-même bénit על פדיון הבכור, et ainsi est l’usage. Voir plus haut au siman 265. Certains rapportent qu’on présente le premier-né devant le kohen et qu’on lui fait savoir que c’est un premier-né, pèter rèhèm (premier-né de la mère, ouverture de la matrice) ; le kohen lui demande : « Que préfères-tu davantage : ton fils premier-né, ou les cinq selaïm par lesquels tu es tenu de le racheter ? » Le père dit : « Mon fils premier-né », et : « Voici cinq selaïm pour son rachat. » Tandis qu’il lui donne l’argent, il récite les bénédictions susdites. Ainsi est l’usage en nos pays si le père est auprès du fils. S’il n’est pas auprès de lui, il le rachète néanmoins : il dit au kohen qu’il a un premier-né à racheter, et celui-ci dit : « Que préfères-tu davantage… » Si le père voulait laisser le fils au kohen, il n’est pas quitte : il doit le racheter. Certains ont écrit qu’on a coutume de faire un repas au moment du rachat. S’il y a du vin dans la ville, le kohen bénit sur le vin aussitôt après le rachat. Ainsi pratique-t-on aujourd’hui, afin de publier la chose. On n’a pas coutume de bénir שהשמחה במעונו. Le père ne peut pas racheter par l’intermédiaire d’un envoyé, et le tribunal ne le rachète pas non plus sans le père.)

אין הבכור ראוי לפדיון עד שיעברו עליו שלשים יום ואחר שלשים יום יפדנו מיד שלא ישהה המצוה ואם חל יום ל"א להיות בשבת אין פודין אותו בשבת אלא ימתין עד יום א' (י"א דאין לעשות פדיון הבן בחול המועד (במהרי"ו בשם ספר המצות מצור"ך) ויש מתירין) (תוספות פ"ק דמ"ק) וכן עיקר:

Le premier-né n’est pas apte au rachat tant que trente jours n’ont pas passé sur lui. Après trente jours, on le rachète aussitôt, afin de ne pas tarder la mitsva. Si le trente-et-unième jour tombe le Chabbat, on ne le rachète pas le Chabbat : on attend jusqu’au dimanche. Certains disent qu’on ne fait pas le rachat du fils pendant hol hamoëd ; d’autres le permettent, et c’est l’essentiel.

מת הבן בתוך שלשים ואפי' ביום שלשים וכן אם נעשה טריפה קודם שעברו עליו שלשים יום אינו חייב בפדיון ואפילו הקדים ונתן לכהן הפדיון יחזירנו לו: (מת לאחר שלשים חייב לפדותו (טור) ולברך על הפדיון אבל לא יברך שהחיינו) (ד"ע וכן הוא במהרי"ק סוף שורש מ"ט):

Si le fils est mort dans les trente jours, même le trentième jour, et de même s’il est devenu treifa (atteint d’une tare interne le rendant non viable) avant que trente jours aient passé sur lui, on n’est pas tenu au rachat. Même s’il a anticipé et donné le rachat au kohen, celui-ci le lui rend. S’il est mort après trente jours, on est tenu de le racheter et de bénir sur le rachat, mais on ne bénit pas שהחיינו.

מי שפדה בנו בתוך שלשים יום אם אמר ליה מעכשיו אין בנו פדוי ואם א"ל לאחר שלשים יום בנו פדוי ואע"פ שאין המעות קיימים לאחר ל' יום: הגה וי"א דאם אין המעות קיימים או שהחזירן לאב תוך ל' אפילו בדיעבד אין בנו פדוי (מהרא"י בת"ה סי' רס"ד ובכתביו סימן רל"ד) וטוב להחמיר לחזור לפדותו : מי שהוא ספק אם הוא חייב בפדיון פטור שהמוציא מחבירו עליו הראיה:

Qui a racheté son fils dans les trente jours : s’il lui a dit « dès maintenant », le fils n’est pas racheté ; s’il lui a dit « après trente jours », le fils est racheté, même si l’argent n’existe plus après les trente jours. (Rema : Certains disent que si l’argent n’existe plus, ou que le kohen l’a rendu au père dans les trente jours, même bediavad (après coup) le fils n’est pas racheté. Il est bon d’être rigoureux et de le racheter de nouveau.) Qui est en doute s’il est tenu au rachat est exempt : la charge de la preuve incombe au demandeur.

מת האב בתוך שלשים יום הרי הבן בחזקת שלא נפדה עד שיביא ראיה שפדאו אביו ואם מת האב לאחר שלשים יום בחזקת שנפדה עד שיודיעוהו שצוה בשעת מיתה ואמר שלא נפדה:

Si le père est mort dans les trente jours, le fils est présumé non racheté, jusqu’à ce qu’on apporte la preuve que son père l’a racheté. Si le père est mort après trente jours, il est présumé racheté, jusqu’à ce qu’on lui fasse savoir que le père a ordonné à l’heure de la mort et a dit qu’il n’avait pas été racheté.

עבר האב ולא פדה את בנו כשיגדיל חייב לפדות עצמו (ויש מי שכתב דכותבין לו על טס של כסף שאינו נפדה ותולין לו בצוארו כדי שידע לפדות עצמו כשיגדיל) (מהרי"ל) היה הוא לפדות ובנו לפדות יפדה עצמו תחלה ואח"כ יפדה את בנו ואם אין לו אלא כדי פדיון אחד יפדה עצמו:

Si le père a laissé passer le temps et n’a pas racheté son fils, quand celui-ci grandit, il est tenu de se racheter lui-même. Certains ont écrit qu’on lui grave sur une plaque d’argent qu’il n’est pas racheté et qu’on la lui suspend au cou, afin qu’il sache se racheter lui-même en grandissant. S’il a à se racheter et que son fils a à être racheté, il se rachète d’abord lui-même, puis il rachète son fils. S’il n’a de quoi que pour un seul rachat, il se rachète lui-même.

אם אין לו נכסים בני חורין כדי פדיון אין הכהן גובה מהמשועבדים אע"פ שקדם חוב הפדיון לחוב הבעל חוב:

S’il n’a pas de biens francs suffisant pour le rachat, le kohen ne recouvre pas sur les biens grevés, même si la créance du rachat est antérieure à celle du créancier.

אין פדיון הבכור תלוי אלא בפטר רחם שאם אינו בכור לאם אע"פ שהוא בכור לאב אינו חייב בפדיון ואם יש לו כמה נשים ויש לו בכור מכל אחת ואחת חייב לפדות את כולם:

Le rachat du premier-né ne dépend que du pèter rèhèm. S’il n’est pas premier-né de la mère, même s’il est premier-né du père, il n’est pas tenu au rachat. S’il a plusieurs femmes et un premier-né de chacune d’elles, il est tenu de les racheter tous.

כהנים ולוים פטורים מפדיון הבן ואפי' כהנת ולויה נשואה לישראל אין הבן חייב בפדיון שאין הדבר תלוי באב אלא באם שנאמר פטר רחם בישראל ואם נתעברה מעובד כוכבים בן הלויה פטור מפדיון ובן הכהנת חייב בפדיון שהרי נתחללה אמו מן הכהונה בבעילת העובד כוכבים: הגה ואם היא אומרת שמישראל נתעברה והישראל מכחישה ואומר שמעובד כוכבים נתעברה הבן פטור מן הפדיון (ת"ה סימן רס"ד):

Les kohanim et les léviim sont exempts du rachat du fils. Même une fille de kohen ou une fille de lévi mariée à un Israélite : le fils n’est pas tenu au rachat, car la chose ne dépend pas du père mais de la mère, comme il est dit : « pèter rèhèm en Israël ». Si elle a conçu d’un non-juif : le fils de la fille de lévi est exempt du rachat, et le fils de la fille de kohen est tenu au rachat, car sa mère a été déchue de la prêtrise par les rapports avec le non-juif. (Rema : Si elle dit qu’elle a conçu d’un Israélite, et que l’Israélite la contredit et dit qu’elle a conçu d’un non-juif, le fils est exempt du rachat.)

כהן שנולד לו בן חלל מת האב בתוך שלשים יום חייב הבן לפדות את עצמו שלא זכה האב בפדיונו ואם מת האב לאחר שלשים יום כבר זכה האב בפדיונו וירשו בנו ממנו הלכך יפריש הפדיון ויעכבנו לעצמו:

Un kohen dont lui est né un fils hallal : si le père est mort dans les trente jours, le fils est tenu de se racheter lui-même, car le père n’a pas acquis son rachat. Si le père est mort après trente jours, le père a déjà acquis son rachat et son fils l’en hérite ; aussi met-il le rachat à part et le garde-t-il pour lui.

השפחה שנשתחררה וכותית שנתגיירה כשהן מעוברות וילדו אע"פ שהורתו שלא בקדושה הואיל ונולד בקדושה חייב שנאמר פטר רחם בישראל והרי פטרו רחם בישראל אין ידוע אם קודם שנתגיירה או אחר שנתגיירה המע"ה:

L’esclave affranchie et la non-juive convertie, alors qu’elles étaient enceintes, et qui ont enfanté : bien que la conception n’ait pas eu lieu dans la sainteté, puisque la naissance a eu lieu dans la sainteté, l’enfant est tenu au rachat, comme il est dit : « pèter rèhèm en Israël », et voici que l’ouverture de la matrice a eu lieu en Israël. Si l’on ne sait pas si l’enfant est né avant qu’elle se convertisse ou après, la charge de la preuve incombe au demandeur.

הכותית והשפחה שילדו ואח"כ נתגיירו ונשתחררו וילדו אחר כך פטור שאין זה פטר רחם:

La non-juive et l’esclave qui ont enfanté, puis se sont converties et affranchies, et ont enfanté ensuite : cet enfant-là est exempt, car ce n’est pas un pèter rèhèm.

בן ח' חדשים שהוציא ראשו והוא חי והחזירו ומת או בן ט' שהוציא ראשו אפילו אחר שמת והוחזר ואח"כ יצא אחיו וילדה ולד קיימא אינו פטר רחם שהרי נפטר בראשו של ראשון ומשתצא פדחתו פוטר הבא אחריו וכן המפלת כמין בהמה חיה ועוף שחצי פרצוף פניהם דומה לצורת אדם או סנדל או שליא או שפיר מרוקם (פי' חתיכה של בשר כצורת סנדל. ופי' שליא הכיס שהעובר מונח בתוכו. ופי' שפיר מרוקם חתיכה של בשר ויש בה צורת אדם. ערוך) או שיצא הולד מחותך איברים איברים הנולד אחר כל אחד מאלו אינו פטר רחם: (לשון טור):

Un enfant de huit mois qui a fait sortir la tête, vivant, qu’on a rentrée, et qui est mort ; ou un enfant de neuf mois qui a fait sortir la tête, même après sa mort, qu’on a rentrée, puis dont le frère est sorti et la mère a enfanté un enfant viable : celui-ci n’est pas pèter rèhèm, car la matrice a déjà été ouverte par la tête du premier. Dès que le front est sorti, il exempte celui qui vient après lui. De même, celle qui avorte une forme de bête, de fauve ou d’oiseau dont la moitié du visage ressemble à une figure humaine, ou un sandal (fœtus aplati en forme de sandale), ou une chilya (poche dans laquelle gît le fœtus), ou un chafir méroukam (morceau de chair portant une forme humaine), ou si l’enfant est sorti morceau par morceau : l’enfant né après chacun de ceux-ci n’est pas pèter rèhèm.

בן ח' חדשים שהוציא ראשו מת והמפלת שפיר מלא דם או מלא מים או מלא גוונים והמפלת כמין דגים וחגבים שקצים ורמשים והמפלת ליום ארבעים הנולד אחר כל אלו בכור לפדיון. (וכל זמן שאין איבריו מרוקמים אין פוטר הבא אחריו ואפילו בזמן הזה סומכין על זה) (מהרי"ק שורש קמ"ג):

Un enfant de huit mois qui a fait sortir la tête déjà mort ; celle qui avorte un chafir plein de sang, ou plein d’eau, ou plein de couleurs ; celle qui avorte une forme de poissons, de sauterelles, de reptiles et de vermine ; celle qui avorte au quarantième jour : l’enfant né après chacun de ceux-ci est premier-né pour le rachat. Tant que ses membres ne sont pas formés, il n’exempte pas celui qui vient après lui ; et même de nos jours, on s’appuie là-dessus.

יוצא דופן והנולד אחריו כדרכו שניהם פטורין הראשון מפני שלא יצא מהרחם והשני מפני שקדמו אחר:

Le yotsé dofen (né par césarienne) et celui qui naît après lui par la voie naturelle : tous deux sont exempts. Le premier, parce qu’il n’est pas sorti de la matrice ; le second, parce qu’un autre l’a précédé.

מי שלא בכרה אשתו וילדה זכר ונקבה ואין ידוע איזה מהם יצא ראשון אין כאן לכהן כלום ילדה שני זכרים אע"פ שאין ידוע איזה מהם הבכור נותן ה' סלעים לכהן מת אחד מהם בתוך ל' יום פטור דשמא הבכור מת והמוציא מחבירו עליו הראיה:

Celui dont la femme n’avait pas encore enfanté et qui a mis au monde un garçon et une fille, sans que l’on sache lequel est sorti le premier : il n’y a rien ici pour le kohen. Si elle a mis au monde deux garçons, même si l’on ne sait pas lequel est le premier-né, on donne cinq selaïm au kohen. Si l’un d’eux est mort dans les trente jours, on est exempt : peut-être est-ce le premier-né qui est mort, et la charge de la preuve incombe au demandeur.

מת האב קודם שפדאן בין מת תוך ל' בין מת לאחר ל' והבנים קיימין נותנין בין שניהם ה' סלעים אפי' חלקו כבר הנכסים:

Si le père est mort avant de les avoir rachetés, qu’il soit mort dans les trente jours ou après les trente jours, et que les fils sont en vie : ils donnent à eux deux cinq selaïm, même s’ils ont déjà partagé les biens.

שתי נשיו שלא בכרו וילדו שני זכרים נותן עשר סלעים לכהן מת אחד מהם בתוך ל' יום אם לכהן אחד נתן יחזיר לו ה' סלעים ואם לשני כהנים נתן אינו יכול להוציא מהם שהרי לא עיין פדיון זה על בן זה וכל אחד יאמר אני תופס בשביל החי ילדו זכר ונקבה או שני זכרים ונקבה נותן ה' סלעים לכהן ואם מת אחד מהזכרים תוך ל' יום אינו נותן לכהן כלום ילדו שתי נקבות וזכר או שני זכרים ושתי נקבות ואין ידוע איזה נולד ראשון אין כאן לכהן כלום שאני אומר נקבה נולדה תחלה ואחריה זכר. (ל' טור):

Ses deux femmes qui n’avaient pas encore enfanté et qui ont mis au monde deux garçons : il donne dix selaïm au kohen. Si l’un d’eux est mort dans les trente jours : s’il a donné à un seul kohen, celui-ci lui rend cinq selaïm ; s’il a donné à deux kohanim, il ne peut rien leur reprendre, car ce rachat-ci n’a pas été fixé sur tel fils, et chacun dira : « Je retiens l’argent pour le vivant. » Si elles ont mis au monde un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille : il donne cinq selaïm au kohen. Si l’un des garçons est mort dans les trente jours, il ne donne rien au kohen. Si elles ont mis au monde deux filles et un garçon, ou deux garçons et deux filles, sans que l’on sache qui est né le premier : il n’y a rien ici pour le kohen, car je dis qu’une fille est née d’abord et un garçon après elle.

שתי נשיו אחת בכרה ואחת לא בכרה וילדו שני זכרים ונתערבו נותן ה' סלעים לכהן ואם מת אחד מהם בתוך ל' אין כאן לכהן כלום ואם מת האב נותנים בין שניהם ה' סלעים זכר ונקבה או שני זכרים ונקבה אין כאן לכהן כלום:

Ses deux femmes, l’une qui avait déjà enfanté et l’une qui n’avait pas encore enfanté, et qui ont mis au monde deux garçons mêlés : il donne cinq selaïm au kohen. Si l’un d’eux est mort dans les trente jours, il n’y a rien ici pour le kohen. Si le père est mort, ils donnent à eux deux cinq selaïm. Un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille : il n’y a rien ici pour le kohen.

שתי נשים של שני אנשים שלא בכרו וילדו שני זכרים ונתערבו זה נותן ה' סלעים וזה נותן ה' סלעים נתנו ואח"כ מת אחד מהבנים בתוך ל' יום אם לשני כהנים נתנו אינם יכולים להוציא מידן ואם לכהן אחד נתנו כותב אחד מהם הרשאה לחבירו וילך זה בהרשאה ויוציא מהכהן ה' סלעים ואם ילדו זכר ונקבה ואין ידוע איזו ילדה זכר ואיזו ילדה נקבה או שילדו שני זכרים ונתערבו ומת אחד מהם האבות פטורים והבן חייב לפדות את עצמו:

Deux femmes de deux hommes, qui n’avaient pas encore enfanté, et qui ont mis au monde deux garçons mêlés : celui-ci donne cinq selaïm et celui-là donne cinq selaïm. S’ils ont donné, puis que l’un des fils est mort dans les trente jours : s’ils ont donné à deux kohanim, ils ne peuvent rien leur reprendre ; s’ils ont donné à un seul kohen, l’un écrit à l’autre une procuration, et celui-ci va avec la procuration et reprend au kohen cinq selaïm. Si elles ont mis au monde un garçon et une fille, sans que l’on sache laquelle a mis au monde le garçon et laquelle la fille, ou si elles ont mis au monde deux garçons mêlés et que l’un d’eux est mort : les pères sont exempts, et le fils est tenu de se racheter lui-même.

וכן מבכרת שלא שהתה אחר בעלה ג' חדשים ונשאה וילדה זכר ספק בן ט' לראשון או בן ז' לאחרון האבות פטורין והבן חייב לפדות את עצמו ואם ילדו שתי נקבות וזכר או שני זכרים ושתי נקבות אין כאן לכהן כלום:

De même, une femme qui n’avait pas encore enfanté, qui n’a pas attendu trois mois après son mari et s’est remariée, et qui a mis au monde un garçon — doute s’il est fils de neuf mois du premier ou fils de sept mois du second : les pères sont exempts, et le fils est tenu de se racheter lui-même. Si elles ont mis au monde deux filles et un garçon, ou deux garçons et deux filles : il n’y a rien ici pour le kohen.

שתי נשים של שני אנשים אחת בכרה ואחת לא בכרה וילדו שני זכרים זה שלא בכרה אשתו נותן ה' סלעים לכהן זכר ונקבה או שני זכרים ונקבה אין כאן לכהן כלום:

Deux femmes de deux hommes, l’une qui avait déjà enfanté et l’une qui n’avait pas encore enfanté, et qui ont mis au monde deux garçons : celui dont la femme n’avait pas encore enfanté donne cinq selaïm au kohen. Un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille : il n’y a rien ici pour le kohen.