שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 336

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Lois du médecin
En bref - de quoi parle ce chiour ?

La Torah autorise et ordonne de soigner ; s’abstenir, c’est verser le sang. On ne soigne que si l’on est compétent. On ne prend pas de salaire pour la science, seulement pour la peine. Interdiction de surenchérir sur les remèdes.

Glossaire

piqua'h nefesh
sauvetage d’une vie
shogeg
par erreur

דיני הרופא. ובו ג' סעיפים:נתנה התורה רשות לרופא לרפאות ומצוה היא ובכלל פיקוח נפש הוא ואם מונע עצמו הרי זה שופך דמים ואפי' יש לו מי שירפאנו שלא מן הכל אדם זוכה להתרפאות ומיהו לא יתעסק ברפואה אא"כ הוא בקי ולא יהא שם גדול ממנו שאם לא כן הרי זה שופך דמים ואם ריפא שלא ברשות בית דין חייב בתשלומין אפי' אם הוא בקי ואם ריפא ברשות ב"ד וטעה והזיק פטור מדיני אדם וחייב בדיני שמים ואם המית ונודע לו ששגג גולה על ידו:

La Torah a donné au médecin permission de soigner. C’est une mitsva, et cela entre dans le piqua'h nefesh. S’il s’en abstient, c’est comme s’il versait le sang. Même s’il y a quelqu’un d’autre qui puisse soigner : ce n’est pas par n’importe qui que l’on mérite d’être guéri. Toutefois, qu’il ne s’occupe de médecine que s’il est compétent, et qu’il n’y ait pas là plus grand que lui ; sinon, c’est comme s’il versait le sang. S’il a soigné sans autorisation du Beit Din, il est tenu de payer, même s’il est compétent. S’il a soigné avec l’autorisation du Beit Din, qu’il s’est trompé et a causé un dommage, il est quitte selon le droit des hommes et tenu selon le droit du Ciel. S’il a fait mourir et qu’il sait qu’il a agi par erreur (shogeg), il est exilé de ce fait.

הרופא אסור ליטול שכר החכמה והלימוד אבל שכר הטורח והבטלה מותר:

Il est interdit au médecin de prendre un salaire pour la science et l’enseignement. Mais le salaire de la peine et du temps perdu est permis.

מי שיש לו סמנים וחבירו חולה וצריך להם אסור לו להעלות בדמיהם יותר מן הראוי ולא עוד אלא אפילו פסקו לו בדמיהם הרבה מפני צורך השעה שלא מצאו סמנין אלא בידו אין לו אלא דמיהם אבל אם התנה בשכר הרופא הרבה חייב ליתן לו שחכמתו מכר לו ואין לו דמים: הגה ואע"פ שיש מצוה עליו לרפאותו שכל מצות עשה דרמיא אכולי עלמא אם נזדמנה לא' ולא רצה לקיימה אלא בממון אין מוציאין הממון מידו ולא מפקיעין מידו חיוב שלהן (טור):

Celui qui a des remèdes, et dont le prochain est malade et en a besoin, n’a pas le droit d’en hausser le prix au-delà de ce qui est dû. Bien plus : même si l’on lui en a fixé un prix élevé à cause de l’urgence, parce qu’on n’a trouvé les remèdes que chez lui, il n’a droit qu’à leur juste prix. Mais si l’on a convenu d’un fort salaire pour le médecin, on est tenu de le lui donner : c’est sa science qu’il a vendue, et elle n’a pas de prix. (Rema : Même s’il a la mitsva de le soigner — car toute mitsva positive qui incombe à tout le monde, si elle s’est présentée à l’un et qu’il n’a voulu l’accomplir que contre de l’argent, on ne lui arrache pas l’argent et l’on n’annule pas l’obligation qu’ils ont envers lui.)