On dit Retse aussi à Min'ha ; sens de « veïché Israël » : prière à la place du sacrifice, ou restitution du service et des hommes d'Israël.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Retse à chaque tefila ; sens de « veïché Israël » [FAIRE] Dire Retse à toute tefila | aussi Min'ha — usage actuel partout ; on commence par « veïché Israël » [REMA] Sauter « veïché Israël » : Pri Megadim = changer la formule des Sages (cf. 119 §3) ; doute s’il s’agit d’une « erreur » bediavad. [REMA] Tour : plus d’avoda — on prie pour que la tefila, qui tient lieu de sacrifice, soit agréée. [REMA] Midrach : Mikhaël présente les âmes des justes sur l’autel d’en haut → « veïché » = les hommes d’Israël. [REMA] Autre lecture : restitue le service et les feux d’Israël, puis agrée leur tefila. [REMA] Taz : l’explication intermédiaire est la meilleure ; Gra : l’essentiel est la dernière. [SYNTHESE] Retse aussi à Min'ha. « Veïché Israël » : hommes d’Israël offerts, ou restitution des feux du service — deux lectures.
(א) במנחה - דהיינו שהם מתחילין מואשי ישראל ועיין בפמ"ג שכתב דלפי מה שנהגו עכשיו בכל מקום לאמר רצה מקרי המדלג משנה ממטבע שטבעו חז"ל ודינו כמש"כ המחבר סימן קי"ט ס"ג בטעה בברכה ולענ"ד צ"ע אם זה מקרי בדיעבד בשם טעה ואפילו בשחרית עיין לעיל סוף סימן ס"ד במ"א בשם הכ"מ ובסימן נ"ט ובסימן קי"ד מ"א סק"ט ובריש סימן קפ"ז. כתב הטור על מה שאנו אומרים ואשי ישראל ותפלתם וכו' ואע"פ שאין עתה עבודה מתפללים על התפילה שהיא במקום הקרבן שתתקבל ברצון לפני הש"י ובמדרש יש מיכאל שר הגדול מקריב נשמתן של צדיקים על המזבח של מעלה [ר"ל שמגיש אותם לרצון לפני ד' לריח ניחוח] וע"ז תקנו ואשי ישראל ר"ל אנשי ישראל וי"מ על מה שלמעלה ממנו וה"פ והשב העבודה ואשי ישראל ואח"כ ותפילתם באהבה תקבל ברצון ועיין בט"ז שכתב דהפירוש האמצעי הוא המובחר מכולם אבל הגר"א כתב שהעיקר כפי' האחרון:
À Min'ha - C'est-à-dire qu'ils commencent par « veïché Israël ». Voir au Pri Megadim qui a écrit : selon l'usage actuel, partout, de dire Retse, celui qui saute [cette phrase] change la formule que les Sages ont fixée, et son statut est comme ce qu'a écrit le Mé'haber au siman 119 seif 3 à propos de celui qui s'est trompé dans une berakha. À mon humble avis, il y a lieu d'examiner si cela s'appelle après coup (bediavad) « s'être trompé » ; et même à Sha'harit, voir plus haut à la fin du siman 64 au Maguen Avraham au nom du Kessef Michné, et aux simanim 59 et 114 Maguen Avraham seif katan 9, et au début du siman 187. Le Tour a écrit sur ce que nous disons « veïché Israël outefilatam etc. » : bien qu'il n'y ait plus aujourd'hui de service [du Temple], on prie pour que la tefila, qui tient lieu de sacrifice, soit agréée avec faveur devant le Saint béni soit-Il. Dans le Midrach, il y a Mikhaël, le grand prince, qui offre les âmes des justes sur l'autel d'en haut [c'est-à-dire qu'il les présente avec faveur devant ה' en agréable odeur] ; c'est pour cela qu'on a institué « veïché Israël », c'est-à-dire les hommes d'Israël. D'autres expliquent [« veïché »] de ce qui est au-dessus de nous, et le sens est : « restitue le service et les feux d'Israël », puis « et leur tefila, agrée-la avec amour et faveur ». Voir le Taz qui a écrit que l'explication intermédiaire est la meilleure de toutes ; mais le Gaon de Vilna a écrit que l'essentiel est la dernière explication.