On ajoute dans chaque berakha médiane selon son sujet ; Choméa Tefila reçoit toute requête ; langue du singulier ou du pluriel ; place de l'ajout ; oubli d'une berakha ; Anénou de l'officiant un jour de jeûne.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Ajouts dans les berakhot médianes ; Choméa Tefila ; oubli d’une berakha ; Anénou de l’officiant [FAIRE] Médiane | ajouter seulement selon SON sujet, besoin ACTUEL (malade, subsistance) [FAIRE] Formule d’abord | une phrase entière du sujet (ex. « Ata 'honen leadam daat », pas seulement « Ata ») ; la demande est accessoire [FAIRE] Choméa Tefila | toute requête, même pour l’avenir ; confession « 'hatati, aviti, pachati » ; nourriture même si riche [FAIRE] Malade | hors présence : nommer ; en présence : pas de nom (« El na refa na la ») [FAIRE] Collectivité | pluriel — au milieu permis en tsibbour (seli'hot dans Sela'h lanou / berakha médiane de Yom Kippour) [FAIRE] Yahid, besoin immédiat | singulier ; au milieu permis ; pas au pluriel (Rabbenou Yona ; Ba'h : même Choméa Tefila) [EVITER] Avenir dans une médiane (« que je ne tombe pas malade / que le pain ne manque pas ») | seulement en Choméa Tefila [EVITER] Ajout après « Baroukh Ata ה' » | Pri Megadim incline à interdire [CAS:OUI] Après la tefila, même avant Yehiyou leratsone | s’étendre permis [CAS:OUI] Shogeg, souvenir dans la même berakha | revenir seulement à l’endroit de l’erreur [CAS:OUI] Officiant Anénou avant le Nom de Rappeinou | Anénou + clôture, puis Rappeinou [CAS:OUI] Anénou déjà commencé puis les jeûneurs sortent | il achève [CAS:NON] Shogeg, berakha sautée ou faussée | revenir au DÉBUT de cette berakha, puis toute la suite DANS L’ORDRE (ordre des Anshe Knesset Haguédola) [CAS:NON] Mezíd | revenir au début des dix-huit [CAS:NON] Officiant a clos Rappeinou | ne pas revenir (berakha vaine : il devrait redire Rappeinou) → Anénou en Choméa Tefila comme yahid, SANS clôture [CAS:NON] Pas dix jeûneurs, ou partis avant Anénou | pas Anénou à voix haute ; le dire en Choméa Tefila [CAS:NON] Anénou oublié aussi en Choméa Tefila | après « Bachalom », avant Elohaï netsor, sans clôture [REMA] Faute récente : la nommer dans la tefila qui précède, voix de larmes, prendre sur soi de ne plus le faire — sinon accusation d’en haut. Anénou dite avant « Reé na » : Magen Avraham redit après ; Maguen Guiborim ne redit pas — au besoin en Choméa Tefila. [SYNTHESE] Demande accessoire à la formule fixe. Médiane = sujet actuel + singulier (yahid). Choméa Tefila = fourre-tout. Ordre des berakhot intangible.
(א) היה לו חולה - עי' בפמ"ג שכ' דדוקא אם הי' לו וכן בפרנסה דוקא אם צריך לפרנסה אבל אינו רשאי לבקש רחמים בברכה מאמצעיות על העתיד שלא יחלה ושלא יחסר לחמו וכה"ג משא"כ בש"ת אפי' על העתיד רשאי לבקש:
Il avait un malade - Voir au Pri Megadim qui a écrit : uniquement s'il en avait un, et de même pour la subsistance uniquement s'il a besoin de subsistance ; mais il n'est pas autorisé à demander miséricorde dans une berakha médiane pour l'avenir, qu'il ne tombe pas malade et que son pain ne lui manque pas, et ainsi de suite. Ce qui n'est pas le cas en Choméa Tefila, où même pour l'avenir il est autorisé à demander.
(ב) רחמים - ע' פר"ח דמייתי מזוהר פרשת וישלח הצילני נא וכו' דבתפלה בעי לפרושי מילי כדקא יאות עי"ש. המבקש רחמים ע"ח א"צ להזכיר שמו שנאמר אל נא רפא נא לה ולא הזכיר שם מרים וה"מ בפניו אבל שלא בפניו צריך להזכיר שמו:
Miséricorde - Voir le Pri 'Hadash qui apporte du Zohar, parachat Vayichla'h, « hatsiléni na etc. » : dans la tefila il faut expliciter les choses comme il convient ; voir là-bas. Celui qui demande miséricorde pour un malade n'a pas besoin de mentionner son nom, ainsi qu'il est dit : « El na refa na la », sans que Moché ait mentionné le nom de Miriam. Cela s'applique en sa présence ; mais hors de sa présence, il faut mentionner son nom.
(ג) יתחיל בברכה - דצריך לעשות עיקר ממטבע שטבעו חכמים ובקשה שלו תהיה טפילה ולא להיפך. וכתב הפמ"ג דצריך להקדים ולומר מאמר שלם מענין הברכה כגון אם רוצה לבקש שיתן לו ד' דעה יקדים ויאמר אתה חונן לאדם דעת אבל לא תיבת אתה לבד וכה"ג בכל הברכות:
Il commencera par la berakha - Car il faut faire l'essentiel de la formule fixée par les Sages, et que sa demande soit accessoire, non l'inverse. Le Pri Megadim a écrit qu'il faut précéder et dire une phrase entière du sujet de la berakha : par exemple, s'il veut demander que ה' lui donne la connaissance, il précédera et dira « Ata 'honen leadam daat », mais non le seul mot « Ata », et ainsi de suite dans toutes les berakhot.
(ד) צרכיו - טוב להתודות בש"ת ויאמר חטאתי עויתי פשעתי. ולשאול על מזונותיו אפילו אם הוא עשיר. ואם יש לו עון מחודש מזכירו בפירוש בתפלה הקודמת אצלו ויאמר התפילה בהכנעה ועכ"פ בקול בוכים ויקבל עליו שלא לעשות עוד כזה מדעתו ואם לאו אז מקטרגים עליו ח"ו מלמעלה ועיין במש"כ בסימן קכ"ב סק"ח בשם הח"א:
Ses besoins - Il est bon de se confesser en Choméa Tefila et de dire « 'hatati, aviti, pachati ». Et de demander pour sa nourriture, même s'il est riche. S'il a une faute récente, il la mentionnera explicitement dans la tefila qui la précède auprès de lui ; il dira la tefila dans l'humilité et en tout cas d'une voix de larmes, et il prendra sur lui de ne plus agir ainsi de son propre mouvement. Sinon, on l'accuse, à Dieu ne plaise, d'en haut. Voir ce que nous avons écrit au siman 122 seif katan 8 au nom du 'Hayé Adam.
(ה) בשביל כל ישראל - וה"ה בשביל רבים:
Pour tout Israël - Il en va de même pour une collectivité.
(ו) ולא בלשון יחיד - כיון שהוא אומרה בשביל רבים:
Et non au singulier - Puisqu'il la dit pour une collectivité.
(ז) בסוף הברכה - עיין בפמ"ג סימן קכ"ב במ"ז שמצדד לומר דדוקא קודם שאמר בא"י אבל לאח"כ נראה דאסור (ועי"ש דאינו ברור לו דבר זה):
À la fin de la berakha - Voir au Pri Megadim siman 122, Michbetsot Zahav, qui incline à dire : uniquement avant qu'il ait dit « Baroukh Ata ה' » ; ensuite, il semble que ce soit interdit (et voir là-bas que la chose ne lui est pas claire).
(ח) ולא באמצע - שכששואל צרכי רבים באמצע הברכה נראה כמוסיף על המטבע שתקנו חכמים. בד"א ביחיד אבל בצבור מותרים ולכן אומרים סליחות באמצע ברכת סלח לנו וכן באמצע ברכה אמצעית של יוה"כ:
Et non au milieu - Car lorsqu'il demande les besoins d'une collectivité au milieu de la berakha, cela paraît un ajout à la formule que les Sages ont instituée. De quoi parle-t-on ? Du yahid ; mais en tsibbour c'est permis. C'est pourquoi l'on dit des seli'hot au milieu de Sela'h lanou, et de même au milieu de la berakha médiane de Yom Kippour.
(ט) ולא בלשון רבים - דאף שהתירוהו לשאול אפילו באמצע הברכה כיון שצריך לו לפי שעה אם יאמרנה ג"כ בלשון רבים יהיה נראה כמוסיף על המטבע שטבעו חכמים ועיין בסימן תקס"ו ס"ד דטוב ליזהר לכתחילה בכ"ז כדברי הר"ר יונה:
Et non au pluriel - Car même si on lui a permis de demander même au milieu de la berakha, puisqu'il en a besoin pour l'heure, s'il la dit aussi au pluriel cela paraîtra un ajout à la formule que les Sages ont fixée. Voir au siman 566 seif 4 : il est bon de prendre garde a priori (lekhathila) en tout cela, selon les propos de Rabbenou Yona.
(י) שומע תפלה - וב"ח כתב דלהרר"י ש"ת דומה לשאר ברכות לענין זה דבאמצע אסור לשאול בלשון רבים:
Choméa Tefila - Le Ba'h a écrit que selon Rabbenou Yona, Choméa Tefila ressemble aux autres berakhot sur ce point : au milieu, il est interdit de demander au pluriel.
(יא) קודם יהיו וכו' - עיין לקמן בסימן קכ"ב במ"ב ס"ק ז' מה שנכתוב שם:
Avant Yehiyou etc. - Voir plus bas au siman 122, Michna Beroura seif katan 7, ce que nous écrirons là.
(יב) בברכה - אפילו בברכת ש"ת וכ"ש בשאר ברכות. אבל לאחר תפלה אפילו קודם יהיו לרצון מותר להאריך בכל גווני. ובליקוטי מהרי"ל איתא כשחלה מהרי"ל גזרו הצבור תענית ואמרו סליחות ומנהגם היה אז לומר סליחות באמצע ברכת סלח לנו משמע דצבור לצורך יחיד שרי אפילו באמצע ברכה י"ל שאני מהרי"ל דרבים צריכים לתורתו וכרבים דמי:
Dans une berakha - Même dans la berakha de Choméa Tefila, et à plus forte raison dans les autres berakhot. Mais après la tefila, même avant Yehiyou leratsone, il est permis de s'étendre de toute façon. Dans les Likouté Maharil il est rapporté : lorsque le Maharil tomba malade, le tsibbour décréta un jeûne et dit des seli'hot ; leur usage était alors de dire les seli'hot au milieu de Sela'h lanou. Il en ressort que le tsibbour, pour le besoin d'un yahid, est autorisé même au milieu d'une berakha. On peut dire que le Maharil est autre chose, car le public a besoin de sa Torah, et il est comme une collectivité.
(יג) אם דילג - פי' שדילג הברכה לגמרי וטעה פי' ששינה בה בענין שצריך לחזור מחמת זה ועיין מה שכתבנו לעיל בסימן ס"ח במ"ב סק"א ותרווייהו איירי בשוגג דבמזיד צריך לחזור לתחלת י"ח כמש"כ סימן קי"ד ס"ז:
S'il a sauté - C'est-à-dire qu'il a sauté la berakha entièrement ; et « s'est trompé » veut dire qu'il y a changé d'une façon qui oblige à recommencer. Voir ce que nous avons écrit plus haut au siman 68, Michna Beroura seif katan 1. L'un et l'autre traitent du cas par erreur (shogeg) ; car volontairement (mezid) il doit revenir au début des dix-huit, comme écrit au siman 114 seif 7.
(יד) לראש הברכה - ואם נזכר בטעותו בעוד שהוא עומד עדיין בהברכה יחזור למקום שטעה לבד:
Au début de la berakha - S'il s'est avisé de son erreur alors qu'il se tient encore dans cette berakha, il ne reviendra qu'à l'endroit où il s'est trompé.
(טו) על הסדר - ואפילו אם לא נזכר עד אחר כמה ברכות צריך לחזור ולומר כולן אחריה שאם יאמר אותה ברכה לבדה במקום שנזכר נמצא ששינה סדרן של ברכות ולא יצא י"ח שסדר ברכות הוא מאנשי כנה"ג וסמכו סדרן על המקראות:
Dans l'ordre - Même s'il ne s'en est avisé qu'après plusieurs berakhot, il doit revenir et les dire toutes après elle : car s'il disait cette seule berakha à l'endroit où il s'en souvient, il se trouverait avoir changé l'ordre des berakhot et ne se serait pas acquitté de son obligation, l'ordre des berakhot étant des Hommes de la Grande Assemblée, qui l'ont appuyé sur les Écritures.
(טז) רק רפאנו - ר"ל שסיים ברכת רפאנו ואמר ברוך אתה ד' אבל אם נזכר קודם שחתם אפילו אם אמר ברוך אתה הואיל ולא אמר עדיין השם חוזר ואומר עננו עם חתימה ואח"ז חוזר ואומר ברכת רפאנו. וכל זה בש"ץ שמקום קביעתו לומר עננו הוא בין גואל לרופא אבל ביחיד שכולל עננו בברכת ש"ת אם שכח לאמר עננו כל שסיים שומע תפלה אף שלא פתח ברצה אין צריך לחזור כדין כל דבר שאין מחזירין אותו וטעם החילוק הוא דשם שאני שהוא כלול תוך הברכה וכל שסיים הברכה איכא בחזרתו ברכה לבטלה משא"כ כאן דקבעוהו ברכה בפ"ע אין לבטלה אם לא שיצטרך לברך ברכת רפאנו עוד הפעם בשביל זה וכל זמן שלא אמר השם של ברוך אתה לית ברכה לבטלה:
Seulement Rappeinou - C'est-à-dire qu'il a achevé la berakha Rappeinou et dit « Baroukh Ata ה' ». Mais s'il s'en est souvenu avant d'avoir clos, même s'il a dit « Baroukh Ata », puisque le Nom n'a pas encore été prononcé, il revient et dit Anénou avec la clôture, puis il redit la berakha Rappeinou. Tout cela concerne l'officiant, dont le lieu fixé pour dire Anénou est entre « Goel » et « Rofé ». Mais le yahid, qui inclut Anénou dans Choméa Tefila : s'il a oublié de dire Anénou, dès qu'il a achevé Choméa Tefila, même s'il n'a pas encore ouvert Retse, il n'a pas besoin de recommencer, selon la règle de toute chose pour laquelle on ne fait pas recommencer. Le motif de la différence : là, [Anénou] est inclus dans la berakha, et dès que la berakha est achevée, y revenir serait une berakha vaine ; ici, on l'a fixé comme berakha à part, il n'y a pas de vanité, sauf s'il devrait pour cela bénir encore une fois Rappeinou ; et tant qu'il n'a pas dit le Nom de « Baroukh Ata », il n'y a pas de berakha vaine.
(יז) היא - היינו דע"י שיחזור לומר עננו יצטרך בהכרח לומר אח"כ ברכת רפאנו עוד הפעם כדי שיהיה על הסדר ברכת השנים אחר רפאנו והיא ברכה לבטלה שאין מחזירין בשביל עננו כמ"ש בסימן תקס"ה. ואם שכח ואמר עננו קודם ראה נא דעת המ"א דצ"ל עננו פעם אחר אחר ראה נא וכן כתב בדה"ח ובפמ"ג נשאר בדין זה בצ"ע ובספר מגן גבורים האריך בזה ומסיק לדינא ג"כ דאין לחזור ולומר עננו פעם אחרת ואם ירצה יאמרנה בש"ת כיחיד:
Elle est [vaine] - C'est-à-dire : en revenant dire Anénou, il devrait nécessairement redire ensuite Rappeinou afin que Birkat Hachanim suive Rappeinou dans l'ordre, et ce serait une berakha vaine, car on ne fait pas recommencer pour Anénou, comme écrit au siman 565. S'il a oublié et dit Anénou avant « Reé na », l'avis du Maguen Avraham est qu'il faut dire Anénou une autre fois après « Reé na » ; de même le Derekh Ha'hayim. Le Pri Megadim est resté dans le doute sur ce point. Le Maguen Guiborim a longuement traité et conclut aussi en pratique de ne pas revenir dire Anénou une autre fois ; s'il le veut, il le dira en Choméa Tefila comme un yahid.
(יח) עננו בש"ת - ה"ה אם לא היו יו"ד המתענים בבהכ"נ ובאו אחר ברכת רפאנו יאמר בש"ת כיחיד ואם התחיל הש"ץ להתפלל בקול רם והיו אז בבה"כ יו"ד שמתענים ואח"כ הלכו מקצתן קודם שהתחיל הש"ץ עננו לא יאמר עננו וטוב שיאמר אז בש"ת ואם כבר התחיל עננו ויצאו גומר:
Anénou en Choméa Tefila - Il en va de même s'il n'y avait pas dix jeûneurs au beit haknesset et qu'ils sont venus après Rappeinou : il dira en Choméa Tefila comme un yahid. Si l'officiant a commencé à prier à voix haute et qu'il y avait alors au beit haknesset dix qui jeûnaient, puis qu'une partie d'entre eux sont partis avant qu'il commence Anénou, il ne dira pas Anénou, et il est bon qu'il le dise alors en Choméa Tefila. S'il a déjà commencé Anénou et qu'ils sont sortis, il achève.
(יט) כיחיד - עיין בדה"ח שפוסק דלא יחתמנה בברכה רק בשומע תפלה כשאר יחיד בעלמא וכן נכון דבזה יצא לכו"ע עיין במ"א. ואם שכח גם בש"ת אפילו נזכר קודם שהתחיל רצה שוב לא יאמר אלא יאמרנה אחר שיסיים בשלום קודם אלהי נצור ובלא חתימה [דה"ח ושע"ת עי"ש]:
Comme un yahid - Voir le Derekh Ha'hayim qui tranche de ne pas la clore par une berakha, seulement dans Choméa Tefila comme tout yahid ordinaire ; et c'est correct, car par là il s'acquitte selon tous les avis ; voir au Maguen Avraham. S'il l'a oubliée aussi en Choméa Tefila, même s'il s'en est souvenu avant d'avoir commencé Retse, il ne la dira plus : il la dira après avoir achevé « Bachalom », avant Elohaï netsor, et sans clôture [Derekh Ha'hayim et Chaaré Techouva ; voir là-bas].