Lire debout, sans s'appuyer ; un seul lecteur à voix haute ; l'officant lit pour tous ; celui qui monte lit à voix basse d'après l'écrit ; le sgan comme intermédiaire ; deux frères ou père et fils ; monter et descendre par la droite ; lire selon la massorah.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) צריך לקרות מעומד - הקריאה שקורין בצבור וילפינן זה מדכתיב ואתה פה עמוד עמדי משמע אפילו הש"י המקרא למשה היה עומד כביכול וא"כ כ"ש שכל ישראל היו עומדין מפני אימת הקב"ה הנותן אותה ואמרינן עוד כשם שניתנה באימה כך אנו צריכין לנהוג בה באימה ומ"מ בדיעבד שקראה מיושב יצא וא"צ לחזור ולקרות:
Il faut lire debout - La lecture que l'on lit en public : nous l'apprenons de ce qui est écrit : « Et toi, reste ici debout avec Moi », ce qui implique que même ה', pour ainsi dire, qui dictait à Moshé, se tenait debout ; à plus forte raison tout Israël se tenait debout par crainte de ה' qui la donne. Et l'on dit encore : de même qu'elle a été donnée dans la crainte, ainsi devons-nous nous conduire avec elle dans la crainte. Néanmoins, après coup (bediavad), s'il l'a lue assis, il s'est acquitté et n'a pas à relire.
(ב) ואפילו לסמוך עצמו - היינו אפי' סמיכה קצת שאם ינטל אותו דבר לא יפול ג"כ אסור דצריך לעמוד באימה:
Et même s'appuyer - C'est-à-dire même un appui léger, tel que si l'on en retirait l'objet il ne tomberait pas, est aussi interdit, car il faut se tenir dans la crainte.
(ג) או לעמוד - הוא שלחן הקריאה וכה"ג:
Ou se tenir - C'est la table de lecture, et ce qui y ressemble.
(ד) אא"כ הוא בעל בשר - וה"ה חולה או זקן הרבה שקשה לו עמידה בלי סמיכה אך יזהר שיסמוך קצת ולא יסמוך כ"כ עד שאם ינטל אותו דבר יפול ואם א"א לו לסמוך כ"א בענין זה והוא צריך סעד לתומכו מותר גם בזה אך לא ישען על המפה שעל השלחן שתשמיש קדושה הוא אלא על השלחן עצמו:
À moins qu'il ne soit gros de corps - Et de même un malade ou un homme très âgé, pour qui se tenir sans appui est difficile. Mais qu'il prenne garde de n'appuyer que légèrement, et non au point que si l'on en retirait l'objet il tomberait. S'il ne peut s'appuyer que de cette façon et qu'il a besoin d'un soutien, c'est permis aussi en cela ; mais qu'il ne s'appuie pas sur la nappe qui est sur la table, laquelle est un objet de sainteté, mais sur la table elle-même.
(ה) וכן החזן הקורא - וה"ה הסגן שעומד אצל הס"ת [שערי אפרים]. עוד כתב שם פעמים שהס"ת ארוכה וגדולה הרבה והקורא שצריך לקרות מתוך הכתב וכן העולה שצריך לראות בס"ת מה שמקרא לפניו ולקרות אחריו בלחש וא"א להם לראות בראש הדף אם לא כששוחין עצמם סמוך לס"ת ועי"ז בא לידי סמיכה על השלחן יש להתיר שהרי נראה לכל שאין סמיכה זו דרך גאוה שזהו כשעומד זקוף וסמוך אבל זה שעומד מוטה וכפוף עמידה באימה הוא ויכול לעמוד סמוך [וכן בסגן שע"פ רוב עבודתו הוא שהוא אוחז ביד העשוי מכסף להורות לפני הקורא באיזה שורה ותיבה שהוא עומד עתה ולפעמים א"א לו כ"א כששוחה עצמו וסומך על השלחן מותר] אך יזהר שאחר שיקרא השורות העליונות מראש העמוד ויגיע בחצי העמוד או קרוב לו שאפשר לו לראות היטב בלי סמיכה יזקוף משחייתו כדי שלא יצטרך להיות סמוך כלל עכ"ד:
Et de même le hazzan qui lit - Et de même le sgan qui se tient auprès du sefer Torah [Shaaré Ephraïm]. Il a encore écrit là : parfois le sefer Torah est très long et grand, et le lecteur, qui doit lire d'après l'écrit, ainsi que celui qui monte, qui doit voir dans le sefer Torah ce qu'on lit devant lui et lire après lui à voix basse, ne peuvent voir le haut de la page qu'en se courbant tout près du sefer Torah, et de ce fait en viennent à s'appuyer sur la table : il y a lieu de le permettre, car il est visible à tous que cet appui n'est pas une manière d'orgueil — l'orgueil, c'est quand on se tient droit et appuyé — alors que celui-ci se tient penché et courbé, ce qui est une station dans la crainte, et il peut se tenir tout près. De même pour le sgan, dont le travail est le plus souvent de tenir à la main l'objet d'argent pour indiquer au lecteur la ligne et le mot où l'on en est, et parfois il ne le peut qu'en se courbant et en s'appuyant sur la table : c'est permis. Mais qu'il prenne garde, après avoir lu les lignes du haut de la colonne et être arrivé au milieu de la colonne ou près de là, où il peut bien voir sans appui, de se redresser de son inclinaison afin de n'être plus du tout appuyé.
(ו) לא יקראו שנים - דתרי קלי לא משתמעי:
Deux ne liront pas - Car deux voix ne s'entendent pas.
(ז) וש"ץ שותק - מיהו אם העולה טועה בנקודות או בטעמים מסייעו בלחש:
Et l'officant se tait - Toutefois, si celui qui monte se trompe dans les voyelles ou les accents (te'amim), il l'aide à voix basse.
(ח) או ש"ץ קורא וכו' - וכמנהגנו עכשיו שלעולם הש"ץ קורא אפילו כשהעולה הוא בקי כדי שלא לבייש את מי שאינו יודע לקרות וגם ימצאו הרבה שאין יודעין בטוב לקרות הנקודות והטעמים וירצו לקרות והצבור אין יוצאין בקריאתן וכשימנעום מקריאה אתו לאינצויי:
Ou l'officant lit etc. - Et selon notre usage actuel, l'officant lit toujours, même quand celui qui monte est expert, afin de ne pas honteusement exposer celui qui ne sait pas lire, et aussi parce que l'on trouvera beaucoup de gens qui ne savent pas bien lire les voyelles et les accents et voudront lire, et le tsibbour ne s'acquitte pas par leur lecture, et si on les en empêche on en viendra à des querelles.
(ט) לקרות עם הש"ץ - היינו מתוך הכתב:
Lire avec l'officant - C'est-à-dire d'après l'écrit.
(י) לבטלה - דלא מסתבר שיברך העולה על קריאת הש"ץ:
En vain - Car il n'est pas raisonnable que celui qui monte bénisse sur la lecture de l'officant.
(יא) בנחת - דתרי קלי לא משתמעי לא שייכי כ"א בקורא בקול רם:
Doucement - Car « deux voix ne s'entendent pas » ne s'applique que quand on lit à voix haute.
(יב) שלא ישמיע לאזניו - עיין בב"י שהביא סעד לזה מספר הזוהר:
Sans se faire entendre à ses oreilles - Voir le Beit Yossef, qui a apporté un appui à cela du livre du Zohar.
(יג) ואפילו משמיע וכו' - ר"ל אף דיותר טוב שלא להשמיע לאזניו מ"מ אם משמיע ג"כ ליכא למיחש דלא עדיף מתפלה שתקנו ג"כ בלחש ואפ"ה משמיע לאזניו כדלעיל סימן ק"א ס"ב ה"נ כן:
Et même s'il se fait entendre etc. - C'est-à-dire : bien qu'il soit préférable de ne pas se faire entendre à ses oreilles, néanmoins s'il se fait aussi entendre, il n'y a pas à craindre, car ce n'est pas plus que la tefila, que l'on a aussi instituée à voix basse et où pourtant on se fait entendre à ses oreilles, comme plus haut au siman 101 seif 2 ; ici de même.
(יד) ואחר שגומר וכו' - ר"ל דכיון שאין אומרים שניהם בבת אחת ליכא חשש דתרי קלי לא משתמעי:
Et après qu'il a fini etc. - C'est-à-dire : puisque tous deux ne parlent pas en même temps, il n'y a pas la crainte que deux voix ne s'entendent pas.
(טו) ע"י סרסור - והוא מרע"ה דכתיב אנכי עומד בין ה' וביניכם:
Par un intermédiaire - Et c'est Moshé notre maître, dont il est écrit : « Moi je me tiens entre ה' et vous ».
(טז) לנהוג בה ע"י סרסור - נוהגין שהגבאי או הקונה המצות עומד אצל ס"ת וזה נקרא סגן כדי שיהיה ג' היינו שהסגן הוא כביכול במקום הש"י שהוא מצוה לקרות לכל מי שירצה והקורא הוא הסרסור במקום משה והעולה הוא המקבל במקום כל ישראל ובשליחותם [לבוש] ובאמת זהו מנהג הקדמונים שיהו שלשה עומדים אצל ס"ת כמו שכתוב במסכת סופרים פי"ד הי"ד [והובא זה באו"ז הלכות שבת] אלא ששם איתא טעם אחר לזה וז"ל אינו מן המובחר שיעמוד החזן יחידי לפני התיבה אלא שיעמדו עמו אחד לימינו ואחד לשמאלו כנגד האבות. כתב בספר שערי אפרים מזה יש ללמוד שיש לבחור לסגן איש נכבד ובעל מעש"ט ודעת הבריות נוחה הימנו שלא יחשדוהו שבשביל הנאת עצמו או איזה סיבה יתמוך כבוד למי שאינו ראוי או בהיפוך וכן ראוי לצבור שלא יהרהרו אחר הסגן וידונו אותו בכל ענין לכף זכות והדבר אשר יקשה בעיניהם עליו יתלו כי משגה היה וטעה בשקול הדעת ואף אם אירע שקרא לאחד שלא לפי כבודו וחושד להסגן שעשה במתכוין להכעיסו אם נגע יראת ה' בלבבו יש לו להתאפק ולא יאמר לו דבר וישא ק"ו בנפשו אם קרוץ מחומר תפעם רוחו בנגוע בקצה כבודו כחוט השערה עאכ"ו שיש לו לחוש לכבוד המקום ב"ה ולכבוד תורתו הקדושה שלא לעשות שערוריה עי"ז [והמעביר על מדותיו מעבירין לו על כל פשעיו] ואם אחד בגובה אפו עשה מריבה עם הסגן אעפ"כ חוב על הסגן להיות מן הנעלבים ולא יניח מקומו ואם הסגן הניח הס"ת והלך לו לפי שזה הקניטו בדברים ראוי לענשו כי אם אדם חטא ס"ת למה בייש וכל ערום יעשה בדעת ויחוס לכבוד המקום ולכבוד התורה וכו' עכ"ל בקיצור:
Se conduire avec elle par un intermédiaire - On a l'usage que le gabbai ou l'acheteur des mitsvot se tienne auprès du sefer Torah, et on l'appelle sgan, afin qu'ils soient trois : le sgan est pour ainsi dire à la place de ה', qui ordonne de faire lire qui Il veut ; le lecteur est l'intermédiaire à la place de Moshé ; et celui qui monte est le receveur à la place de tout Israël et en leur mission [Levush]. Et en vérité c'est l'usage des Anciens qu'ils soient trois debout auprès du sefer Torah, comme il est écrit dans Massekhet Sofrim chapitre 14 halakha 14 [et cela est rapporté dans l'Or Zaroua, lois de Chabbat] ; seulement là une autre raison en est donnée, et voici ses termes : il n'est pas de choix que le hazzan se tienne seul devant le pupitre, mais que se tiennent avec lui un à sa droite et un à sa gauche, correspondant aux Patriarches. Il est écrit dans le livre Shaaré Ephraïm : de là on apprendra à choisir pour sgan un homme honoré, de bonnes actions, et dont l'opinion des créatures est satisfaite, afin qu'on ne le soupçonne pas de soutenir, pour son propre avantage ou pour quelque motif, l'honneur de qui n'en est pas digne, ou l'inverse. De même il convient au tsibbour de ne pas ruminer contre le sgan et de le juger en tout cas du côté du mérite ; et ce qui leur sera difficile à son sujet, qu'ils l'attribuent à une méprise et à une erreur de pondération. Et même s'il est arrivé qu'il ait appelé quelqu'un d'une façon qui n'est pas selon son honneur, et que celui-ci soupçonne le sgan de l'avoir fait exprès pour l'irriter : s'il a la crainte de ה' au cœur, qu'il se contienne et ne lui dise rien, et qu'il tire dans son âme un raisonnement a fortiori : si, pétri d'argile, son esprit s'émeut qu'on touche au bord de son honneur d'un cheveu, à plus forte raison doit-il veiller à l'honneur du Lieu, béni soit-Il, et à l'honneur de Sa Torah sainte, pour ne pas faire de scandale par là [et qui passe sur ses mesures, on lui passe tous ses péchés]. Et si quelqu'un, dans l'orgueil de son nez, a fait querelle au sgan, néanmoins c'est un devoir pour le sgan d'être de ceux qui se laissent offenser et de ne pas quitter sa place. Et si le sgan a laissé le sefer Torah et s'en est allé parce que celui-ci l'a vexé en paroles, il convient de le punir : car si un homme a fauté, le sefer Torah, pourquoi l'a-t-on honteusement exposé ? Et tout homme avisé agira avec intelligence et aura égard à l'honneur du Lieu et à l'honneur de la Torah, etc. Fin de citation en abrégé.
(יז) אמן מפי הצבור - ואפילו יש אנשים שמאריכין באמן צריך להמתין עליהם דהא כולם צריכין לשמוע הקריאה לכן צריך הקורא להמתין אפילו על המיעוט שיגמרו האמן ואח"כ יתחיל לקרוא וכתבו האחרונים שהמנהג שהקורא עונה אמן עם הצבור בקול רם וממשיך בו קצת יותר מן הצבור בכדי שיבינו שמתחיל לקרות ויטו אוזן לשמוע ומתחיל לקרות מיד וטוב שיפסיק קצת בין אמן להתחלת הקריאה שלא יהא נראה מחמת נגינת אמן שהוא דבוק אל מה שקורא:
Amen de la bouche du tsibbour - Et même s'il y a des gens qui allongent amen, il faut les attendre, car tous doivent entendre la lecture ; aussi le lecteur doit-il attendre même la minorité qu'ils achèvent amen, et ensuite commencer à lire. Les A'haronim ont écrit que l'usage est que le lecteur réponde amen avec le tsibbour à voix haute et le prolonge un peu plus que le tsibbour, afin que l'on comprenne qu'il commence à lire et que l'on tende l'oreille pour entendre, et il commence à lire aussitôt. Il est bon qu'il fasse une petite pause entre amen et le début de la lecture, afin que, du fait de la mélodie d'amen, cela ne paraisse pas collé à ce qu'il lit.
(יח) יכולים לקרות וכו' - פירוש מן הדין אין שום חשש איסור וע"כ אם קראוהו וכבר עלה לא ירד אך לכתחלה אין מניחים לקרות משום עין הרע:
Ils peuvent lire etc. - C'est-à-dire : de par la loi il n'y a aucun soupçon d'interdit ; aussi, si on les a appelés et qu'ils sont déjà montés, qu'ils ne descendent pas. Mais a priori (lekhathila) on ne les laisse pas lire, à cause du mauvais œil.
(יט) בשביל עין הרע - ואין נ"מ בין אחים מן האב או מן האם ואפילו אומרים שאין מקפידים על עין הרע ויש שמחמירין אפילו אב עם בן בנו משום עינא בישא ובמקום הצורך יש להתיר עם בן בנו:
À cause du mauvais œil - Et il n'y a pas de différence entre frères du côté du père ou du côté de la mère, même s'ils disent qu'ils ne tiennent pas au mauvais œil. Certains sont stricts même pour un père avec le fils de son fils, à cause du mauvais œil ; et en cas de besoin, il y a lieu de permettre avec le fils de son fils.
(כ) ואפילו אם אחד וכו' - ר"ל אף שמפסיקין בקדיש בינתים מ"מ מקרי זה אחר זה כיון דאין מפסיק אחר בינתים. ודוקא בשבת שאין מוציאין ס"ת אחרת למפטיר אבל אם מוציאין ס"ת אחרת מותר וכן אם המפטיר אינו בר מצוה עדיין מותר:
Et même si l'un etc. - C'est-à-dire : bien qu'on interrompe par un kaddish entre les deux, cela s'appelle néanmoins l'un après l'autre, puisqu'aucun autre ne s'interpose entre eux. Et seulement le Chabbat, où l'on ne sort pas un autre sefer Torah pour le maftir ; mais si l'on sort un autre sefer Torah, c'est permis. De même si le maftir n'est pas encore bar mitsva, c'est permis.
(כא) בשמו - לאפוקי מקום שנוהגים שלא לקרות המפטיר בשמו רק סתם יעמוד מפטיר כיון שאין פורטין את שמו מותר אפילו שני אחים זה אחר זה או אב ובנו ודוקא במקום שנוהגין כן אבל לעשות כן במקום שנוהגין לקרות בשם לא דעי"ז גופא הוי היכר טפי וכן אם המנהג שלא לקרות בשם הוא בשביעי מותר לקרותן בששי ושביעי:
Par son nom - À l'exclusion d'un endroit où l'on a l'usage de ne pas appeler le maftir par son nom, mais simplement « que se tienne le maftir » : puisqu'on ne détaille pas son nom, c'est permis même pour deux frères l'un après l'autre, ou un père et son fils. Et seulement là où tel est l'usage ; mais le faire là où l'on a l'usage d'appeler par le nom, non, car par là même la distinction est plus marquée. De même, si l'usage de ne pas appeler par le nom est au septième, il est permis de les appeler au sixième et au septième.
(כב) בדרך קצרה - משום כבוד הצבור שלא ימתינו עליו הרבה וגם משום כבוד התורה להראות שהיא חביבה עליו וממהר לקרות בה:
Par le chemin court - Par honneur pour le tsibbour, afin qu'on n'attende pas longtemps sur lui, et aussi par honneur pour la Torah, pour montrer qu'elle lui est chère et qu'il se hâte d'y lire.
(כג) שהיא לו בדרך ארוכה - שלא תהא נראה עליו כמשא:
Qui lui est un chemin long - Afin que cela ne paraisse pas pour lui comme un fardeau.
(כד) עולה בפתח וכו' - כדאמרינן בעלמא כל פינות שאתה פונה לא יהא אלא דרך ימין:
Il monte par l'ouverture etc. - Comme l'on dit en général : tous les virages que tu prends ne seront que par la droite.
(כה) וירד בפתח שכנגדו - ואסמכוה לזה מקרא דיחזקאל מ"ו דכתיב לא ישוב דרך השער אשר בא בו כי נכחו יצא. וגם החזן כשמוליך הס"ת להתיבה נמי הדין כן שעולה בדרך ימין וירד מהתיבה בפתח שכנגדו ואפשר דבס"ת לעולם עולה בדרך ימין אפילו אם היא דרך ארוכה ובמקומותינו שהבימה עומד תמיד באמצע נגד אה"ק כמו שכתב הרמ"א בסימן ק"נ ס"ה בהג"ה א"כ שני הדרכים שוים ובודאי עולה בדרך ימין. כתבו האחרונים מי שקורין אותו לעלות לתורה יש לו לילך בזריזות מיד ולא ירוץ משום כבוד ביהכ"נ וכבוד הצבור:
Et il descendra par l'ouverture d'en face - Et l'on a appuyé cela sur le verset d'Ézéchiel 46, où il est écrit : « Il ne reviendra pas par la porte par laquelle il est entré, car il sortira vis-à-vis. » Et de même le hazzan, quand il porte le sefer Torah vers le pupitre, a la même règle : il monte par la droite et descend du pupitre par l'ouverture d'en face. Et il se peut que pour le sefer Torah on monte toujours par la droite, même si c'est le chemin long. Dans nos contrées, où la bimah se tient toujours au milieu face au lieu saint, comme l'a écrit le Rema au siman 150 seif 5 dans la glose, les deux chemins sont égaux, et certainement on monte par la droite. Les A'haronim ont écrit : celui qu'on appelle à monter à la Torah doit y aller avec empressement tout de suite, et ne pas courir, par honneur pour la synagogue et pour le tsibbour.
(כו) עד שעלה וכו' - משום כבוד ס"ת שלא יניחנה לבדה והמנהג להמתין עד שמתחיל השני הברכה והמדקדקים חוששין שבדרך לא יוכלו לשמוע הקריאה כהוגן לכן ממתינין עד שיסיים השני ויורדים בין גברא לגברא. וכשיורד מן הבימה ילך בנחת ולא ירוץ שלא יהא נראה עליו כמשא:
Jusqu'à ce que soit monté etc. - Par honneur pour le sefer Torah, afin de ne pas le laisser seul. L'usage est d'attendre jusqu'à ce que le second commence la bénédiction ; et les minutieux craignent que, en chemin, ils ne puissent pas entendre la lecture comme il faut, aussi attendent-ils qu'il ait fini, et descendent-ils d'un montant à l'autre. Et quand il descend de la bimah, qu'il aille doucement et ne coure pas, afin que cela ne paraisse pas pour lui comme un fardeau.
(כז) כפי המסורה - ר"ל הקבלה שקבלנו לקרותה ולא אזלינן בתר הכתיבה (דנקרא מסורת בעלמא אם למסורת) וליכא משום איסור לקרות בתורה אפילו אות אחת שלא מן הכתב דשאני הכא שכך היא הלכה למשה מסיני [מטה יהודה]:
Selon la massorah - C'est-à-dire la tradition que nous avons reçue pour la lire, et l'on ne va pas d'après l'écriture (qui n'est appelée massorah que de façon générale, [en référence au principe talmudique] « em lemasoret »). Et il n'y a pas d'interdit de lire dans la Torah même une seule lettre autrement que d'après l'écrit, car ici c'est différent : telle est la loi donnée à Moshé au Sinaï [Matté Yehouda].