שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 141

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · dinim du qore et du maqre · 8 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Lire debout, un seul qore, Amen, deux freres, monter au migdal, et qeri ukhetiv.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETDinim du qore et du maqre
À FAIRELire debout
Même s’appuyer à un mur ou à un pilier est interdit, sauf baal basar
À FAIREUn seul lit à voix haute
L’oleh lit et le shats se tait, ou le shats lit et l’oleh ne lit pas à voix haute. L’oleh lit quand même doucement avec le shats, pour que sa berakha ne soit pas en vain
À FAIREMaqre
Certains ont l’usage de faire tenir quelqu’un qui dicte à l’oleh mot à mot ; après que le maqre achève le mot, l’oleh le dit
À FAIREAmen puis lecture
Le tsibbour n’a pas le droit de répondre Amen avant la fin de la berakha du qore ; le qore n’a pas le droit de lire avant la fin de l’Amen du tsibbour
À FAIREMonter et descendre du migdal
Monter par le chemin court depuis sa place ; descendre par un autre chemin, le long. Si les deux sont égaux : monter à droite, descendre en face. Ne pas descendre avant que le suivant soit déjà monté
À ÉVITERLire le ketiv au lieu du qeri
Toute teiva qeri ukhetiv : écrite comme dans la Torah, lue selon la masora. Lecture selon l’écrit : nidouy et descente de la teiva
OUIDeux frères, ou fils après le père
On peut les appeler l’un après l’autre ; on s’en abstient seulement à cause de ayin hara. Même 7e et maftir : ne pas appeler le second par son nom
OUIShats qui bénit et lit pour lui-même
Un autre doit se tenir auprès de lui : la Torah a été donnée par un sarsur
REMALe hazan qui lit doit se tenir debout avec le qore
Un seul lit à voix haute, debout, sans s’appuyer. Amen du public puis lecture. Frères ou père et fils : permis, évité pour ayin hara. Qeri ukhetiv se lit selon la masora, pas selon l’écrit.

צריך לקרות מעומד ואפילו לסמוך עצמו לכותל או לעמוד אסור אלא אם כן הוא בעל בשר: הגה וכן החזן הקורא צריך לעמוד עם הקורא [מרדכי הל' קטנו']:

Il faut lire debout. Et même s'appuyer soi-même à un mur ou à un pilier est interdit, sauf s'il est baal basar (gros de chair). (Rema : et de même le hazan qui lit doit se tenir debout avec le qore (lecteur) [Mordekhai, hilkhot qetanot].)

לא יקראו שנים אלא העולה קורא וש"צ שותק או ש"צ קורא והעולה לא יקרא בקול רם ומכל מקום צריך הוא לקרות עם ש"ץ כדי שלא תהא ברכתו לבטלה אלא שצריך לקרות בנחת שלא ישמיע לאזניו (ואפי' משמיע לאזניו ליכא למיחש דלא עדיף מתפל' כדלעיל סי' ק"א) [ד"ע]:

Que deux ne lisent pas : seulement l'oleh (appelé) lit et le shats (officiant) se tait, ou le shats lit et l'oleh ne lira pas à voix haute. Et toutefois, il doit lire avec le shats, afin que sa berakha ne soit pas en vain ; seulement, il doit lire doucement, de sorte qu'il ne fasse pas entendre à ses oreilles. (Et même s'il fait entendre à ses oreilles, il n'y a pas à craindre : car ce n'est pas supérieur à la tefila, comme plus haut, siman 101) [daat atsmo].

יש נוהגים להעמיד מי שמקרא לעולה מלה במלה ואחר שגומ' המקרא המלה אומרה העולה:

Certains ont l'usage de faire tenir quelqu'un qui dicte à l'oleh mot à mot, et après que le maqre (celui qui dicte) achève le mot, l'oleh le dit.

אם ש"צ רוצה לברך לעצמו ולקרות צריך שיעמוד אחר אצלו שכשם שנתנה תורה ע"י סרסור כך אנו צריכים לנהוג בה ע"י סרסור:

Si le shats (officiant) veut bénir pour lui-même et lire : il faut qu'un autre se tienne auprès de lui. Car de même que la Torah a été donnée par un sarsur (intermédiaire), ainsi nous devons nous conduire en elle par un sarsur.

אין הצבור רשאים לענות אמן עד שתכלה ברכה מפי הקורא ואין הקורא רשאי לקרות בתורה עד שיכלה אמן מפי הצבור:

Le tsibbour (public) n'a pas le droit de répondre Amen jusqu'à ce que la berakha s'achève de la bouche du qore (lecteur), et le qore n'a pas le droit de lire dans la Torah jusqu'à ce qu'Amen s'achève de la bouche du tsibbour.

יכולים לקרות ב' אחים זה אחר זה והבן אחר האב ואין מניחין אלא בשביל עין הרע. ואפי' אם א' הוא השביעי וא' הוא המפטיר לא יקראו השני בשמו משום עין הרע [מהרי"ל]:

On peut appeler deux frères l'un après l'autre, et le fils après le père ; et l'on ne s'en abstient que à cause de ayin hara (mauvais œil). Et même si l'un est le septième et l'un est le maftir, on n'appellera pas le second par son nom, à cause de ayin hara [Maharil].

העולה למגדל עולה בפתח שהיא לו בדרך קצרה ממקומו וירד מהמגדל בדרך אחר שהיא לו בדרך ארוכה עד מקומו ואם ב' הדרכים שוים עולה בפתח שהיא לו בדרך ימין וירד בפתח שכנגדו [ולא ירד עד שעלה כבר הראוי לקרות אחריו] (מרדכי הגדול]:

Celui qui monte au migdal (estrade) y monte par l'ouverture qui lui est le chemin court depuis sa place, et il descend du migdal par un autre chemin qui lui est le chemin long jusqu'à sa place. Et si les deux chemins sont égaux : il monte par l'ouverture qui lui est le chemin de droite, et il descend par l'ouverture d'en face. [Et qu'il ne descende pas jusqu'à ce que soit déjà monté celui qui est propre à lire après lui] (Mordekhai ha-gadol).

כל תיבה שהיא קרי וכתיב הלכה למשה מסיני שתהא נכתבת כמו שהיא בתורה ונקרית בענין אחר ומעשה בא' שקרא כמו שהיא כתובה בפני גדולי הדור הרבנים ה"ר יצחק אבוהב וה"ר אברהם ואלנסי שמואל ואלנסי בנו ז"ל והתרו בו שיקרא כפי המסורה ולא רצה ונדוהו והורידוהו מהתיבה:

Toute teiva (mot) qui est qeri ukhetiv (lu autrement qu'écrit) : c'est une halakha le-Moshe mi-Sinai qu'elle soit écrite comme elle est dans la Torah et lue d'une autre manière. Et il y eut un cas d'un qui lut comme elle est écrite, devant les grands de la génération, les rabbins haRav Yitshak Abuhav et haRav Avraham Valensi, Shemuel Valensi son fils z"l : et ils l'avertirent de lire selon la masora (tradition), et il ne voulut pas, et ils le mirent en nidouy (ban) et le firent descendre de la teiva (estrade).