Que faire si l’on a déjà mis un aliment ou une boisson en bouche sans avoir béni : avaler ou recracher selon que la chose se gâte ; berakha première et dernière.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) בולען - שא"א לפולטן דמימאסי ומיפסדי וגם לסלקם לצד אחד מלוגמיו ולברך כמו בס"ב באוכלין אינו יכול לעשות זה במשקין שא"א לדבר בעוד משקין בפיו הלכך התירו לו לבולען וכתב בלבושי שרד דאם הכניס מעט בפיו ויכול לברך ע"י הדחק יברך:
Il les avale - Car on ne peut les recracher : ils se gâteraient et seraient dégoûtants. On ne peut non plus les pousser sur le côté de la bouche pour bénir, comme au seif 2 pour les aliments : avec une boisson on ne peut parler tant qu’elle est en bouche. On lui a donc permis d’avaler. Le Levouché Serad écrit : s’il n’en a mis qu’un peu et qu’il peut encore bénir tant bien que mal, qu’il bénisse.
(ב) ואינו מברך עליהם וכו' - י"א דכ"ז דוקא כשאין לו יותר משקין לשתות והוא דחוק למשקין הללו אבל אם יש לו יותר יפלוט ולא יהנה בלי ברכה וכן ראוי לנהוג [מ"א וא"ר]:
Et il ne bénit pas sur eux etc. - Certains disent que cela ne vaut que s’il n’a plus d’autre boisson et qu’il est à l’étroit pour celle-ci ; s’il en a d’autre, qu’il recrache et ne jouisse pas sans berakha. Ainsi convient-il de pratiquer (Maguen Avraham et Eliya Rabba).
(ג) ברכה ראשונה - הטעם דמאחר שכבר בלע המשקין כבר נדחה ממנו מצות ברכה ראשונה אבל ברכה אחרונה צריך לברך אם היה כשיעור עיין לקמן בסי' ר"י:
Berakha première - La raison : dès qu’il a avalé la boisson, le devoir de berakha première est déjà écarté de lui. Mais la berakha dernière, il doit la dire s’il y a eu la mesure ; voir plus bas siman 210.
(ד) וי"א דמברך עליהם - היינו אחר שבלע מברך עליהם הברכה ראשונה ולא דמי להא דקי"ל בסי' קס"ז ס"ח דאם נזכר אחר שגמר סעודתו שלא בירך אינו מברך דשאני הכא דמאחר שנזכר בעודו בפיו היה עליו אז חיוב ברכה ודומה זה קצת לעובר לעשייתן אלא שלא היה יכול לברך לכן לא נפטר מן הברכה:
Et certains disent qu’il bénit sur eux - C’est-à-dire : après avoir avalé, il dit sur eux la berakha première. Cela ne ressemble pas à ce que l’on tient au siman 167 seif 8 : s’il se souvient, après avoir fini le repas, qu’il n’a pas béni, il ne bénit plus. Ici, il s’en est souvenu tandis que c’était encore en bouche : le devoir de berakha pesait déjà sur lui, un peu comme « avant de le faire », seulement il ne pouvait pas bénir ; il n’est donc pas dispensé de la berakha.
(ה) וכן נראה עיקר - ודעת רוב הפוסקים כדעה ראשונה שאינו מברך רק ברכה אחרונה אם שתה כשיעור וכן הסכים הא"ר:
Et c’est ainsi qu’il paraît principal - L’avis de la plupart des décisionnaires est le premier : il ne dit que la berakha dernière, s’il a bu la mesure. L’Eliya Rabba s’y range aussi.
(ו) שאינו נמאס - כגון פולין וכיו"ב שהם קשים:
Qui ne se gâte pas - Par exemple des fèves et choses semblables, qui sont dures.
(ז) יפלטנו ויברך עליו - כדי שיהא פיו ריקן בשעת הברכה דכתיב ימלא פי תהלתך [גמרא] וכתב האשכול מהא שמעינן מאן דמברך ברכה צריך לברך מלא פומיה ולא לגמגם:
Qu’il le recrache et bénisse dessus - Afin que la bouche soit vide au moment de la berakha, car il est écrit : « Que ma bouche soit pleine de Ta louange » (Talmud). L’Echkol en déduit que celui qui dit une berakha doit la dire à pleine bouche, et non en marmonnant.
(ח) דבר שנמאס - כגון תותים וענבים:
Chose qui se gâte - Par exemple fraises et raisins.