Abréviation de Birkat hamazone pour les ouvriers afin de ne pas faire perdre le travail du maître ; interdiction de travailler pendant qu’on bénit.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Birkat hamazone des ouvriers : formulaire abrégé pour ne pas faire perdre le travail du maître ; interdiction de travailler pendant qu’on bénit [FAIRE] Formulaire ouvrier salarié | Hazan à part ; Birkat haarets et Bone Yeroushalayim réunies en une seule bénédiction ; pas de Hatov vehametiv. [FAIRE] Reprise du travail | Ils reprennent dès la conclusion de Jérusalem — qu’ils bénissent eux-mêmes ou qu’ils entendent un zimmoun complet. [FAIRE] Maître qui s’attable | S’il s’attable avec eux, vraisemblablement il leur remet l’exigence d’abréger. [EVITER] Tout travail pendant Birkat hamazone | Même un usage léger est interdit : cela a l’air de bénir par rencontre. À plus forte raison une occupation qui demande l’esprit. [EVITER] Étudier pendant Birkat hamazone | Le Taz : ne pas étudier des paroles de Torah pendant Birkat hamazone (ni pendant une tefila ou une autre bénédiction). [CAS:OUI] Abréviation | Uniquement lorsqu’ils reçoivent un salaire et doivent hâter le travail. [CAS:NON] Quatrième bénédiction | Hatov vehametiv, seulement de rabbanan, est ôtée chez les ouvriers. [CAS:NON] Ouvrier qui a fini avant les autres | S’il mange avec d’autres et a achevé avant eux, il ne les attendra pas s’ils ne veulent pas lui répondre. [SYNTHESE] L’ouvrier salarié abrège : une seule bénédiction pour la terre et Jérusalem, sans la quatrième. Pendant qu’on bénit, aucun travail, même léger.
(א) וכולל בה בונה ירושלים - דאף דדרשינן בגמרא מקרא שיברך לה' בבהמ"ז על המזון ועל הארץ ועל ירושלים אין ר"ל שמן התורה צריך לחתום על כל אחד ואחד בברכה בפ"ע אלא מדאורייתא די כשיברך על שלשתן בברכה אחת אך דרבנן תקנו לחתום בברכה על כל אחד ובפועלים משום בטול מלאכה תקנו שרק הזן יברך בפ"ע אבל ברכת הארץ ובנין ירושלים כיון שדומות זו לזו יכללם בברכה אחת [מ"א בביאור דברי רש"י וכ"כ עוד הרבה אחרונים לדינא]:
Et il y inclut « Bone Yeroushalayim » - car même si nous exposons du verset, dans la Gemara, qu’il faut bénir ה' dans Birkat hamazone pour la nourriture, pour la terre et pour Jérusalem, cela ne veut pas dire que de par la Torah il faille conclure sur chacun par une bénédiction distincte : de par la Torah il suffit de bénir les trois en une seule bénédiction. Mais de rabbanan on a institué de conclure par une bénédiction sur chacun ; et pour les ouvriers, à cause de la perte de travail, on a institué que seule « hazan » soit bénie à part, mais Birkat haarets et la reconstruction de Jérusalem, puisqu’elles se ressemblent, on les réunira en une seule bénédiction [Magen Avraham expliquant Rachi, et ainsi beaucoup d’Aharonim pour le din].
(ב) כלל - שזו אינה כ"א מדרבנן בעלמא ועקרוה אצל פועלים בין שמברכין בעצמן בין ששומעין מפי אחר המזמן ומברך בהמ"ז כתיקונה הרי הן עומדין למלאכתן כשחותם ברכת ירושלים ולענין ברכת הזימון אם מחויבין פועלים בכך או לא יש דעות בין האחרונים ולפי מה שכתב בס"ב לא נ"מ מידי לדידן דבודאי חייבין אך כשאוכל פועל עם אנשים אחרים והוא גמר סעודתו מקודם נראה דלא ימתין עליהם אם אינם רוצים לענות אותו דבכגון זה בודאי בעה"ב מקפיד ועיין לקמן בסימן ר' במ"א סק"ב:
Du tout - car celle-ci n’est que de rabbanan seulement, et on l’a ôtée chez les ouvriers, qu’ils bénissent eux-mêmes ou qu’ils entendent d’un autre qui zimone et bénit Birkat hamazone comme il faut : ils se tiennent à leur travail dès qu’il conclut la bénédiction de Jérusalem. Quant à la bénédiction du zimmoun, si les ouvriers y sont tenus ou non, les Aharonim sont partagés. D’après ce qu’il a écrit au seif 2, cela n’a plus d’incidence pour nous, car ils y sont certainement tenus. Mais lorsqu’un ouvrier mange avec d’autres gens et qu’il a achevé son repas avant eux, il semble qu’il ne les attendra pas s’ils ne veulent pas lui répondre : en tel cas le maître de maison y tient certainement. Voir plus bas au siman 200, Magen Avraham seif katan 2.
(ג) כשנוטלין שכר - וע"כ צריכין למהר המלאכה [רש"י]:
Lorsqu’ils reçoivent un salaire - et dès lors ils doivent hâter le travail [Rachi].
(ד) מיסב עמהם וכו' - דמסתמא מוחל להם:
Il s’attable avec eux… - car vraisemblablement il leur remet [cette exigence].
(ה) אסור לעשות מלאכה וכו' - מפני שנראה כמברך בדרך עראי ומקרה ואפילו תשמיש קל אסור לעשות ואצ"ל שלא יעסוק בדבר שצריך לשום לבו אליו וכתב הט"ז שיש ליזהר שלא לעיין אפילו בד"ת בשעה שמברך בהמ"ז כי זה מורה על היות הבהמ"ז אצלו רק על צד המקרה וההזדמן ולאו דוקא בבהמ"ז ה"ה כשעוסק בתפלה או באיזו ברכה אחרת וזה נכלל במאמר תורתנו ואם תלכו עמי קרי דהיינו שלא יהיו המצות אצלנו על צד המקרה וההזדמנות בעלמא:
Il est interdit de faire un travail… - parce que cela a l’air de bénir de façon fortuite et occasionnelle. Même un usage léger est interdit, et à plus forte raison on ne s’occupera pas d’une chose qui demande qu’on y applique l’esprit. Le Taz a écrit qu’il faut prendre garde de ne pas même étudier des paroles de Torah pendant qu’on bénit Birkat hamazone, car cela indique que Birkat hamazone n’est pour lui que du côté du hasard et de l’occasion. Et ce n’est pas seulement pour Birkat hamazone : il en est de même lorsqu’on s’occupe d’une tefila ou de quelque autre bénédiction. Cela est compris dans la parole de notre Torah : « et si vous marchez avec Moi par rencontre », c’est-à-dire que les mitsvot ne soient pas chez nous du côté du hasard et de la seule occasion.
(ו) לעיל סוף סימן קפג - אלא דשם מיירי שמקודם התחיל במלאכה וכאן מיירי שמקודם התחיל לברך והיא היא:
Plus haut à la fin du siman 183 - sauf que là il s’agit du cas où l’on a d’abord commencé le travail, et ici du cas où l’on a d’abord commencé à bénir ; c’est la même chose.