משנה ברורה

Michna Beroura — siman 237

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Ordre de la tefila d'Arvit
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le chalia'h tsibbour ne répète pas la Amida à Arvit. On ne fait pas nefilat apayim le soir. Usage, en certains lieux, d'un psaume avant Maariv.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETOrdre de la tefila d’Arvit
À ÉVITERRépétition de la Amida
Le chalia'h tsibbour ne répète pas la Amida à Arvit. Même aujourd’hui qu’on l’a fixée comme obligation, l’usage n’a pas assez de force pour importuner le tsibbour.
À ÉVITERNefilat apayim le soir
On ne tombe pas sur sa face à Arvit (Ba'h, Magen Avraham).
NONArvit de jour
Même si l’on a prié Arvit de jour, on ne tombe pas : déjà assimilé à la nuit.
NONTashloumin de Min'ha
Même une tefila dite en compensation de Min'ha : on n’a pas non plus à tomber (Pri Megadim).
OUIPsaume avant Maariv
Usage en certains lieux : « Chir hamaalot hiné barékhou, etc. » avant Maariv, pour lire le Chema à partir de paroles de Torah. Motifs du psaume : « qui se tiennent dans la Maison de ה' durant les nuits » ou « élevez vos mains vers le sanctuaire et bénissez ה' » (Elya Rabba).
REMAArvit n’était à l’origine qu’une mitsva, pas une 'hova telle que le chalia'h tsibbour doive en faire sortir (Rambam). Le'hem 'Hamoudot et Elya Rabba : l’usage actuel ne justifie pas la répétition.
Pas de 'hazara de la Amida à Arvit. Pas de nefilat apayim le soir, même Arvit de jour ou tashloumin. Certains lieux : Chir hamaalot avant Maariv.

Glossaire

chalia'h tsibbour
officiant
'hazarat hashatz
répétition de la Amida par l'officiant
nefilat apayim
prosternation du visage, Tahanoun
tachloumin
tefila de compensation d'une prière manquée
Chir hamaalot
psaume des degrés (Ps. 134) dit avant Maariv en certains lieux
Maariv
autre nom de la tefila d'Arvit

(א) אין שליח צבור וכו' - שאין תפלת ערבית חובה רק מצוה ולא נתחייב בה אדם שיצטרך הש"ץ להוציאו ידי חובתו [רמב"ם] ואפילו האידנא דקבעוה חובה מ"מ לא אלים מנהגא לשויוה חובה כדי לאטרוחי צבורא להחזיר הש"ץ התפלה [ל"ח וא"ר]:

Le chalia'h tsibbour ne, etc. - Car la tefila d'Arvit n'est pas une obligation, seulement une mitsva, et l'homme n'en a pas été rendu débiteur au point que le chalia'h tsibbour doive le faire sortir de son obligation [Rambam]. Et même aujourd'hui qu'on l'a fixée comme obligation, néanmoins l'usage n'a pas assez de force pour en faire une obligation telle qu'on importune le tsibbour en faisant répéter la tefila par le chalia'h tsibbour [Le'hem 'Hamoudot et Elya Rabba].

(ב) ואין נופלין וכו' - וכ"כ הב"ח ומ"א. ואפילו התפללו ערבית מבע"י אין נופלין דכבר שויא לילה. ואפילו תפלה שהוא מתפלל לשם תשלומין של תפלת מנחה ג"כ אין ליפול [פמ"ג]. כתב ש"ג ריש ברכות נהגו בקצת מקומות לומר שיר המעלות הנה ברכו וכו' קודם מעריב משום דאמרינן רגיל לקרות קורא דצריך לקרות שמע מתוך ד"ת והא דאמרינן מזמור זה יותר מאחרים משום דכתיב ביה העומדים בבית ה' בלילות א"נ משום דכתיב שאו ידיכם קודש וברכו את ה' [א"ר ע"ש עוד]:

Et l'on ne tombe pas, etc. - Ainsi ont aussi écrit le Ba'h et le Magen Avraham. Même si l'on a prié Arvit de jour, on ne tombe pas [sur sa face], car cela a déjà été assimilé à la nuit. Même une tefila que l'on prie au titre de compensation de la tefila de Min'ha, on n'a pas non plus à tomber [Pri Megadim]. Le Chita Guenouza au début de Berakhot a écrit : on a l'usage en certains lieux de dire « Chir hamaalot hiné barékhou, etc. » avant Maariv, parce qu'on dit : « qui a l'habitude de lire, qu'il lise », car il faut lire le Chema à partir de paroles de Torah ; et si l'on dit ce psaume plutôt qu'un autre, c'est parce qu'il y est écrit « qui se tiennent dans la Maison de ה' durant les nuits », ou bien parce qu'il y est écrit « élevez vos mains vers le sanctuaire et bénissez ה' » [Elya Rabba, vois encore là-bas].