On dit Yaalé Véyavo à Arvit, Shaharit et Minha. Oubli la nuit : on ne revient pas ; le jour : on revient. Hallel par sauts, avec berakha selon l’usage. On le dit debout, dans l’ordre, sans interruption hors des cas du Chema.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ואומר יעלה ויבא ברצה - ומבואר לעיל בסימן רל"ו ס"ב דמכריז הש"ץ בין קדיש לתפלה שהוא ר"ח ולא חשיב הפסק כיון שהוא צורך תפלה:
et l’on dit Yaalé Véyavo dans Retsé - Il est exposé plus haut, siman 236 seif 2, que le chalia‘h tsibbour proclame entre le kaddish et la tefila que c’est Roch ‘Hodech, et cela n’est pas considéré comme une interruption, puisque c’est un besoin de la tefila.
(ב) ובאיזה וכו' עיין לעיל בסימן רצ"ד - ושם מבואר דמשהתחיל לומר ותחזינה והזכיר ברוך אתה ה' אפילו לא סיים המחזיר וכו' נמי אינו חוזר:
et à quel endroit etc. voir plus haut siman 294 - Là il est exposé que dès qu’il a commencé à dire « Vetéhézéna » et a mentionné « Baroukh ata ה' », même s’il n’a pas encore achevé « hamahazir etc. », il ne revient pas non plus.
(ג) בלילה - ולא היה עדיין קדושת ר"ח על היום ואפילו בליל ב' של ר"ח שייך טעם זה שהלא יום ב' הוא רק משום ספיקא דאלו היום א' היה קודש היום שני הוא חול:
la nuit - Car la sainteté de Roch ‘Hodech n’était pas encore sur le jour. Et même la seconde nuit de Roch ‘Hodech, cette raison s’applique : le second jour n’est que par doute ; si le premier jour était saint, le second est profane.
(ד) מחזירין אותו - כתב הכנה"ג דדוקא בשנזכר קודם שהתפלל מוסף אבל אם לא נזכר עד שהתפלל מוסף יצא בדיעבד במה שהזכיר קדושת היום בתפלת מוסף וא"צ לחזור ולהתפלל שחרית וכמו דמקילינן בזה בסימן קכ"ו ס"ג בש"ץ לכתחלה יש להקל בזה עכ"פ ביחיד בדיעבד והעתיקו במג"א שם בסק"ג אבל בשיורי ברכה בשם הרשב"א כתב דביחיד לעולם חוזר ואפילו כבר התפלל מוסף וכן הסכים בספר מור וקציעה אלא דכתב דמ"מ משום ספק יתנה דאם אינו חייב מתפלל הוא בתורת נדבה אכן אם כשהיה מתפלל ג' ראשונות ע"ד להתפלל מוסף נזכר שלא אמר יעלה ויבוא בתפלת שחרית בודאי יש להורות שיסיים התפלה בשל שחרית ואח"כ יתפלל מוסף:
on le fait revenir - Le Kenesset Haguédola a écrit : seulement s’il s’en est souvenu avant d’avoir prié Moussaf ; mais s’il ne s’en est souvenu qu’après avoir prié Moussaf, il s’est acquitté bediavad (après coup) par la mention de la sainteté du jour dans la tefila de Moussaf, et il n’a pas à revenir prier Shaharit. De même que l’on est indulgent à ce sujet au siman 126 seif 3 pour le chalia‘h tsibbour lekhathila (a priori), on peut être indulgent ici au moins pour le yahid bediavad. Le Maguen Avraham l’a recopié là-bas, seif katan 3. Mais dans Chiouré Berakha, au nom du Rachba, il est écrit que le yahid revient toujours, même s’il a déjà prié Moussaf. Le livre Mour ou-Qetsia en convient, sauf qu’il écrit qu’en raison du doute, on posera la condition que s’il n’est pas tenu, il prie à titre de nedava. Toutefois, s’il était en train de prier les trois premières bénédictions dans l’intention de prier Moussaf, et qu’il se souvient qu’il n’a pas dit Yaalé Véyavo dans la tefila de Shaharit, il faut certainement lui enseigner d’achever la tefila comme celle de Shaharit, puis de prier Moussaf.
(ה) אומר במקום שנזכר - ואח"כ יאמר מודים והיינו אפילו כבר אמר וסיים ברכת ותחזינה ואם לא סיים עוד המחזיר רק אמר ברוך אתה ה' כתבנו לעיל בסימן קי"ד ס"ו בבה"ל דנכון יותר לסיים למדני חקיך כדי שלא יהיה הזכרת השם לבטלה ויאמר יעלה ויבא ואח"כ יאמר עוד הפעם ותחזינה וכ"כ בשע"ת:
il le dit à l’endroit où il s’en souvient - Puis il dira Modim. Cela même s’il a déjà dit et achevé la bénédiction Vetéhézéna. S’il n’a pas encore achevé « hamahazir », mais a seulement dit « Baroukh ata ה' », nous avons écrit plus haut, siman 114 seif 6 dans le Biour Halakha, qu’il est plus correct d’achever par « lamdéni ‘houqékha », afin que la mention du Nom ne soit pas vaine, puis de dire Yaalé Véyavo, puis de redire Vetéhézéna. Ainsi a aussi écrit le Chaaréi Techouva.
(ו) חוזר לרצה - דג' אחרונות חשובות כאחת:
il revient à Retsé - Car les trois dernières bénédictions sont considérées comme une seule.
(ז) עד שהשלים תפלתו - היינו שסיים ברכת שים שלום ואמר יהיו לרצון וכו' דיהיו לרצון מכלל התפלה הוא וכדלעיל בסימן קכ"ב:
jusqu’à ce qu’il ait achevé sa tefila - C’est-à-dire qu’il a terminé la bénédiction Sim shalom et a dit « Yihyou lératsone etc. », car « Yihyou lératsone » fait partie de la tefila, comme plus haut au siman 122.
(ח) ואם הוא רגיל וכו' - ואין נ"מ בזה בין אם אומר התחנונים קודם יהיו לרצון או אחר יהיו לרצון דכל שהוא עוסק עדיין בתחנונים או שעדיין צריך לומר תחנונים לא מקרי עדיין סילוק תפלה:
et s’il a l’habitude etc. - Il n’y a pas de différence à cet égard entre dire les tahanounim avant « Yihyou lératsone » ou après : tant qu’il est encore occupé aux tahanounim, ou qu’il doit encore les dire, on n’appelle pas encore cela un retrait de la tefila.
(ט) קודם שיעקור רגליו - נקט האי לישנא משום דהמחבר מיירי שעדיין לא אמר תחנונים רק דכיון דרגיל מסתמא יתחיל לומר גם עתה אבל אם כבר אמר תחנונים וסיים אותם ואין במחשבתו לומר עוד אפילו עדיין לא עקר רגליו כמי שעקר דמי וחוזר לראש התפלה:
avant de déraciner ses pieds - Il a employé cette expression parce que le Méhabèr traite du cas où il n’a pas encore dit les tahanounim, mais comme il en a l’habitude, on présume qu’il commencera à les dire aussi maintenant. Mais s’il a déjà dit les tahanounim et les a achevés, et qu’il n’a pas en tête d’en dire davantage, même s’il n’a pas encore déraciné ses pieds, c’est comme s’il les avait déracinés, et il revient au début de la tefila.
(י) א"צ לחזור - טעמו דכיון שאין עוברין שלשים יום שאין מזכירין בו יעלה ויבוא אין זה חזקה שלמה לומר שבודאי לא הזכיר ומ"מ להלכה לא נקטינן כן דרוב האחרונים וכמעט כולם חולקין ע"ז וסוברין דאפילו בספק צריך לחזור ולהתפלל דמסתמא התפלל כמו שרגיל בכל יום בלא יעלה ויבוא מיהו כבר כתבנו לעיל בסימן קי"ד במ"ב סקל"ח בשם האחרונים דאם ברור לו שהיה בדעתו לזכור מעין המאורע בתוך התפלה ולאחר זמן מופלג נפל ספק בלבו אם זכר בתפלה או לא אין צריך לחזור אך כ"ז אם הספק נפל לו לאחר זמן אבל אם נתעורר לו הספק מיד אחר התפלה יש לו לחזור:
il n’a pas à revenir - Sa raison est que, comme trente jours ne passent pas sans que l’on y mentionne Yaalé Véyavo, ce n’est pas une ‘hazaka complète pour dire qu’il n’a certainement pas mentionné. Toutefois, pour la halakha, nous ne retenons pas ainsi : la plupart des Aharonim, et presque tous, contestent cela et estiment que même en cas de doute, il faut revenir prier, car on présume qu’il a prié comme il en a l’habitude chaque jour, sans Yaalé Véyavo. Cependant, nous avons déjà écrit plus haut, siman 114, MB seif katan 38, au nom des Aharonim : s’il est clair pour lui qu’il avait l’intention de se souvenir de l’événement du jour pendant la tefila, et qu’après un temps considérable un doute est né dans son cœur — s’il s’en est souvenu ou non —, il n’a pas à revenir. Mais tout cela seulement si le doute lui est venu après un certain temps ; s’il s’est éveillé en lui immédiatement après la tefila, il doit revenir.
(יא) וש"ץ וכו' בסימן קכ"ו - דשם מבואר שאין צריך לחזור משום טרחא דצבורא ויש לו לסמוך על תפלת מוסף שיתפלל ושם נזכר קדושת היום:
et le chalia‘h tsibbour etc. au siman 126 - Là il est exposé qu’il n’a pas à revenir, à cause de la peine du tsibbour, et qu’il peut s’appuyer sur la tefila de Moussaf qu’il priera, où la sainteté du jour est mentionnée.
(יב) וקורין הלל בדלוג - וכל ההלל אין לקרוא משום דכתיב השיר יהיה לכם כליל התקדש חג ודרשינן ליה המקודש לחג (ר"ל שאסור בעשיית מלאכה) טעון שירה ושאין מקודש לחג אין טעון שירה (ערכין ד' י') אלא שנהגו אבותינו לקרותו וכדי שיהיה היכר שאינו מצד הדין לכן מדלגין בו והמנהג הפשוט שמדלגין מן לא לנו עד ד' זכרנו וגו' ומן אהבתי כי ישמע וגו' עד מה אשיב ויש מדלגין דילוג אחר [רמב"ם] ועיין בא"ר טעם למנהגנו:
et l’on lit le Hallel par sauts - On ne doit pas lire tout le Hallel, car il est écrit : « Le chant sera pour vous comme la nuit où l’on consacre la fête », et l’on en déduit : ce qui est consacré comme fête (c’est-à-dire interdit en travail) requiert un chant, et ce qui n’est pas consacré comme fête ne requiert pas de chant (Arakhin 10a). Mais nos pères ont pris l’usage de le lire ; et afin qu’il y ait un signe que ce n’est pas du côté de la loi, on y fait des sauts. L’usage répandu est de sauter de « Lo lanou » jusqu’à « ה' zekharanou etc. », et de « Ahavti ki yichma etc. » jusqu’à « Ma achiv ». Certains font un autre saut [Rambam]. Voir dans l’Eliyahou Rabba la raison de notre usage.
(יג) א"צ לחזור - בדיעבד דלשון גומר אינו בדוקא על מי שגומר דלפעמים גומר בלשון חכמים כמו קורא:
il n’a pas à revenir - Bediavad, car le terme « achever » n’est pas à prendre à la lettre pour celui qui achève : parfois « achever » dans la langue des Sages est comme « lire ».
(יד) וי"א שאף הצבור וכו' - דעיקר ההלל בר"ח אינו אלא מנהגא ולא מן הדין וכנ"ל ואמנהגא לא מברכין:
et certains disent que même le tsibbour etc. - Car l’essentiel du Hallel à Roch ‘Hodech n’est qu’un usage et non de par la loi, comme ci-dessus, et l’on ne bénit pas sur un usage.
(טו) וי"א דגם יחיד וכו' - ואע"ג דאינו אלא מנהגא מצינו הרבה דברים שאינם אלא מנהגא ואעפ"כ מברכין עליהם:
et certains disent que même le yahid etc. - Bien que ce ne soit qu’un usage, nous trouvons beaucoup de choses qui ne sont qu’un usage et sur lesquelles on bénit néanmoins.
(טז) ומ"מ יזהר אדם וכו' - לצאת ידי דעת הפוסקים שביחיד אין מברכין עליו. ולהכי כתבו האחרונים דאם בא לביהכ"נ סמוך להלל יקרא הלל תחלה עם הצבור ואח"כ יתפלל וכתבו עוד דאם הוא באמצע פסוקי דזמרה יש לו להפסיק לקרות הלל עם הצבור ואין זה הפסק דלא גרע ממזמורים שמוסיפין בשבת מיהו לא יברך על ההלל לא בתחלה ולא בסוף ויוצא במה שכבר בירך ברוך שאמר בתחלה וברכת ישתבח בסוף. וכל זה בהלל דר"ח שיש פוסקים דאין לברך עליו אבל בימים שגומרים את ההלל דאז חייב הוא בברכה לכו"ע אין לו לומר באמצע פסוקי דזמרה שלא יפסיד הברכות:
cependant l’homme prendra garde etc. - Afin de satisfaire l’avis des décisionnaires selon lesquels le yahid ne bénit pas sur le Hallel. C’est pourquoi les Aharonim ont écrit : s’il arrive au beit haknesset juste au moment du Hallel, qu’il lise d’abord le Hallel avec le tsibbour, puis qu’il prie. Ils ont encore écrit : s’il est au milieu des Pessouké dezimra, il doit s’interrompre pour lire le Hallel avec le tsibbour, et ce n’est pas une interruption, car cela n’est pas moindre que les psaumes que l’on ajoute le Chabbat. Toutefois, il ne bénira pas sur le Hallel, ni au début ni à la fin, et il s’acquitte par le « Baroukh chéamar » déjà béni au début et par la berakha « Yichtabah » à la fin. Tout cela pour le Hallel de Roch ‘Hodech, où certains décisionnaires tiennent qu’on ne bénit pas dessus ; mais aux jours où l’on achève le Hallel, alors il est tenu à la berakha selon tous les avis, et il ne doit pas le dire au milieu des Pessouké dezimra, afin de ne pas perdre les bénédictions.
(יז) אומר לשנים וכו' - כגון בשעה שאומר הודו יענו ג"כ אחריו הודו וכשאומר אנא יענו אחריו אנא:
il dit à deux personnes etc. - Par exemple, lorsqu’il dit « Hodou », ils répondront aussi après lui « Hodou », et lorsqu’il dit « Ana », ils répondront après lui « Ana ».
(יח) ונהגו כן בהודו ולא באנא - דבהודו שייך זה טפי דהרי אומר הודו ומשמע דלאחרים אומר וכתבו האחרונים דאין נ"מ בזה בין ר"ח לימים שגומרין בם ההלל ובכל גווני יש לו לומר לשנים [ומש"כ הרמ"א דאז הוי כרבים ר"ל דבר"ח שייך עוד יותר דיוצא עי"ז ג"כ קצת דעת הפוסקים דבעינן צבור לברכת הלל] אלא דכתבו דעיקר דבר זה אינו אלא לכתחלה ואם אין מצויין לפניו שנים אין לו לחזור אחריהם:
et l’on en a pris l’usage pour Hodou et non pour Ana - Car pour Hodou cela convient davantage : il dit « Hodou », ce qui implique qu’il s’adresse à d’autres. Les Aharonim ont écrit qu’il n’y a pas de différence à cet égard entre Roch ‘Hodech et les jours où l’on achève le Hallel, et dans tous les cas il doit le dire à deux personnes. Ce qu’a écrit le Rema « alors c’est comme une multitude » signifie qu’à Roch ‘Hodech cela convient encore plus, car par là on satisfait aussi un peu l’avis des décisionnaires qui exigent un tsibbour pour la berakha du Hallel. Mais ils ont écrit que l’essentiel de cela n’est que lekhathila ; s’il n’a pas deux personnes devant lui, il n’a pas à courir après elles.
(יט) בענין הפסוקים שכופלין בו - ובמקומותינו המנהג לכפול מאודך עד סוף הלל:
au sujet des versets que l’on y redouble - Et dans nos contrées, l’usage est de redoubler depuis « Odékha » jusqu’à la fin du Hallel.
(כ) וכן בפסוקים וכו' והקהל עונים אחריו וכו' - עיין בטור שהש"ץ אומר הודו לד' וגו' והקהל עונים אחריו הודו וגו' והוא אומר יאמר נא וגו' והקהל עונים אחריו הודו וגו' וכן ביאמרו נא בית אהרן וביאמרו נא יראי ד' וכתבו האחרונים דאף דאמירת יאמר נא ישראל וגו' יאמרו נא בית אהרן וגו' יאמרו נא יראי ד' וגו' יוכלו הצבור לצאת במה ששומעין מפי הש"ץ דשומע כעונה מ"מ טוב יותר שיאמרו בעצמם בנחת דלפעמים אינו מכוין וכן נוהגין כהיום:
et de même pour les versets etc. et l’assemblée répond après lui etc. - Voir dans le Tour : le chalia‘h tsibbour dit « Hodou la-ה' etc. », et l’assemblée répond après lui « Hodou etc. » ; il dit « Yomar na etc. », et l’assemblée répond après lui « Hodou etc. » ; de même pour « Yomerou na beit Aharon » et « Yomerou na yiréi ה' ». Les Aharonim ont écrit : même si pour « Yomar na Israël etc. », « Yomerou na beit Aharon etc. », « Yomerou na yiréi ה' etc. », le tsibbour peut s’acquitter en entendant de la bouche du chalia‘h tsibbour, car qui entend est comme qui répond, il est pourtant meilleur qu’ils le disent eux-mêmes à voix basse, car parfois il n’a pas la kavana ; et ainsi l’on pratique aujourd’hui.
(כא) אפילו באמצע - ר"ל באמצע הפרק ועין לעיל בסימן ס"ו ותלמוד לכאן ביאור הדברים:
même au milieu - C’est-à-dire au milieu du chapitre. Voir plus haut siman 66, et que l’on étudie ici l’explication des choses.
(כב) אבל בענין אחר וכו' - ואפילו בין הפרקים [פר"ח]:
mais pour une autre affaire etc. - Et même entre les chapitres [Pri ‘Hadach].
(כג) וע"ל סימן תפ"ח - ששם מבואר היטב דיני הפסקה:
et voir plus haut siman 488 - Là les lois de l’interruption sont bien exposées.
(כד) ושהה - אפילו שהה מחמת אונס שהיה המקום אינו נקי וכה"ג:
et s’il s’est attardé - Même s’il s’est attardé par oness (contrainte), par exemple parce que le lieu n’était pas propre, et semblable.
(כה) אינו צריך לחזור לראש - ואפילו בשעה שגומרים ההלל נמי א"צ לחזור ואפילו לפי פסק הרמ"א בסימן ס"ה גבי ק"ש דהיכי שהיה השהיה מחמת אונס דצריך לחזור לראש שאני הלל דכל עקרו אינו אלא מדרבנן ואפילו בשעה שגומרים אותו ולהכי לא מחמרינן ביה ויש מחמירין בזה וע"כ טוב לחזור ולקרותו בלי ברכה ועיין לעיל בסימן ס"ה במ"ב ובה"ל שם בארנו כל פרטי דינים אלו:
il n’a pas à revenir au début - Même au moment où l’on achève le Hallel, il n’a pas non plus à revenir. Même selon la décision du Rema au siman 65 au sujet du Chema, que lorsque l’attente était due à un oness il faut revenir au début — le Hallel est différent, car tout son fondement n’est que de-rabbanan, même au moment où on l’achève ; c’est pourquoi on n’est pas strict à son sujet. Certains sont stricts en cela ; aussi est-il bon de revenir le lire sans berakha. Voir plus haut siman 65 dans le MB et le Biour Halakha, où nous avons expliqué tous les détails de ces lois.
(כו) למפרע לא יצא - ונפקא בגמרא מדכתיב ממזרח שמש עד מבואו מהולל שם ד' מה השמש הולכת כסדר ממזרח למערב כן ההילול צריך להיות כסדר דוקא ולא למפרע והאי למפרע לכאורה היינו דוקא בסדר הפסוקים אבל אם הקדים פרשה לחברתה אע"פ שאינו רשאי יצא וכדלעיל בסימן ס"ד לענין ק"ש אבל כמה אחרונים מחמירים גבי הלל אפילו בפרשיות כיון דסמוכים הם זה לזה בתהלים. וע"כ בודאי נכון להחמיר בזה ולחזור ולקרות אכן אם יחזור ויברך יש לעיין בדבר ואפילו לענין קריאת פסוקים למפרע ג"כ לא ברירא מלתא לגבי ר"ח שיחזור ויברך כמו שכתבתי בביאור הלכה:
à rebours, il ne s’est pas acquitté - Cela sort du Talmud, car il est écrit : « Du levant du soleil jusqu’à son couchant, le Nom de ה' est loué » : de même que le soleil va dans l’ordre, de l’est à l’ouest, de même la louange doit être dans l’ordre seulement, et non à rebours. Ce « à rebours » semble ne viser que l’ordre des versets ; mais s’il a avancé une parasha avant sa voisine, bien qu’il n’y soit pas autorisé, il s’est acquitté, comme plus haut au siman 64 au sujet du Chema. Mais plusieurs Aharonim sont stricts pour le Hallel même quant aux parashiot, puisqu’elles sont adjacentes l’une à l’autre dans les Tehilim. Aussi est-il certainement correct d’être strict en cela et de revenir lire ; toutefois, s’il revient et bénit, la chose demande examen. Même pour la lecture de versets à rebours, la chose n’est pas non plus claire, s’agissant de Roch ‘Hodech, qu’il revienne et bénisse, comme je l’ai écrit dans le Biour Halakha.
(כז) למקום שטעה בו - ר"ל אם דילג פסוק אחד ונזכר אח"כ לא יאמרנו במקום שנזכר דהו"ל קריאה למפרע אלא יתחיל מאותו פסוק ויאמר על הסדר עד סוף ואם אינו יודע באיזה מקום טעה יחזור לראש הפרשה שנפל לו הספק:
à l’endroit où il a erré - C’est-à-dire : s’il a sauté un verset et s’en souvient ensuite, qu’il ne le dise pas à l’endroit où il s’en souvient, car ce serait une lecture à rebours ; qu’il commence à ce verset et dise dans l’ordre jusqu’à la fin. S’il ne sait pas à quel endroit il a erré, qu’il revienne au début de la parasha où le doute lui est né.
(כח) מעומד - לפי שההלל עדות שבחו של מקום ונפלאותיו ונסים שעשה לנו ומצות עדות בעמידה וכן כתוב בהלל הללו עבדי ד' שעומדים וכו' ומיהו בליל פסח מתוך שחולקים אותו שאין קורין אותו כולו כאחת לא מטרחינן אותו לעמוד בכל פעם ועוד שדרך לילי פסחים הוא דרך הסיבה וחירות [שבולי לקט] ומ"מ בדיעבד אם קרא מיושב אפילו בימים שגומרין ההלל יצא [פמ"ג]:
debout - Parce que le Hallel est un témoignage de la louange du Lieu, de Ses merveilles et des miracles qu’Il nous a faits, et le commandement du témoignage se fait debout. Ainsi est-il écrit dans le Hallel : « Louez, serviteurs de ה', qui vous tenez debout, etc. » Toutefois, la nuit de Pessa‘h, comme on le fractionne et qu’on ne le lit pas tout d’une fois, on ne le peine pas à se lever chaque fois ; de plus, la manière des nuits de Pessa‘h est la manière de l’accoudement et de la liberté [Chibolei Haléqet]. Néanmoins, bediavad, s’il a lu assis, même aux jours où l’on achève le Hallel, il s’est acquitté [Pri Meguadim].