משנה ברורה

Michna Beroura — siman 423

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Ordre de la lecture de la Torah à Roch Hodech
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Après le Hallel, kaddish Titkabbel ; quatre lecteurs selon le découpage des parashiot du tamid, de Chabbat et de Roch Hodech ; demi-kaddish, Achré et Ouva léTsion, Moussaf, psaume Barkhi nafshi ; on retire les tefilin avant Moussaf.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETOrdre de la lecture de la Torah à Roch ‘Hodech
À FAIRETitkabbel après le Hallel
Tout jour de Moussaf : ce kaddish clôt la tefila de Shaharit
À FAIREQuatre lecteurs, le lévi relit
Parasha de huit versets : si le lévi lisait trois, il resterait deux versets — or on ne laisse pas deux versets avant une parasha
À FAIREAprès la lecture
Demi-kaddish à l’estrade auprès du sefer, puis Achré et Ouva léTsion, puis un demi-kaddish ; dans notre région on ramène le sefer au héikhal aussitôt
À FAIREMoussaf selon l’usage du lieu
Ne changer aucune formule (zikaron lekoulam hayou / yihyou / lekoulénou yihyé ; oumin'hatam veniskéhem ; et / veet moussaf ; oulekhaparat péscha selon l’année)
À FAIREKedoucha et Barkhi nafshi
Séfaradim : Keter ; Achkenazim : Nakdich comme à Shaharit. On dit Barkhi nafshi (« yaréa‘h assa lemoadim ») ; certains lieux ne le disent pas
À FAIRERetirer les tefilin
Du moins pendant Moussaf (la mention des moussafim est comme un signe). À Ouva léTsion, avant « yehi ratson chenichemor ‘houqékha » ; certains détachent seulement les lanières du doigt
À ÉVITERDix-huit bénédictions à la place de Moussaf
Même avec Yaalé véyavo on n’est pas quitte : il faut mentionner les sacrifices des moussafim, on recommence
OUIFormule « yehi ratson… bitmidey yom ouveqorban moussaf »
On est quitte de Moussaf
NONLaisser deux versets
Ni avant la parasha suivante, ni devant le quatrième dans la parasha de Roch ‘Hodech (cinq versets seulement)
REMABa‘h et Peri ‘Hadach préfèrent que le 3e termine jusqu’à « Ouvayom hachabbat » et que le 4e lise jusqu’à la fin ; le Pri Megadim tient notre usage. Le Gra conteste l’ordre même du Mé‘haber. À ‘Hol hamoed, Yom Tov à part entière, on retire les tefilin avant le Hallel.
Quatre montées avec reliture du lévi, Titkabbel après Hallel, Moussaf selon le minhag, tefilin ôtés avant Moussaf.

Glossaire

moussaf
prière additionnelle
Titkabbel
formule du kaddish « que soit agréée [la prière] »
héikhal
arche sainte
Mé'haber
l'auteur du Choulhan Aroukh
niskéhem
leurs libations
année embolismique
année de treize mois (avec second Adar)
ot
signe (d'alliance)
'Hol hamoed
jours intermédiaires de fête

(א) תתקבל - וכלל הוא דכל יום שיש בו מוסף אומרים קדיש תתקבל אחר הלל דהוא סיומא דתפלת שחרית:

Titkabbel - C'est une règle générale : tout jour où il y a un moussaf, on dit le kaddish Titkabbel après le Hallel, car c'est la conclusion de la tefila de Chaharit.

(ב) ולוי חוזר וקורא וכו' - הטעם מבואר בגמרא משום דליכא בפרשה זו אלא ח' פסוקים וא"כ אם יקרא הלוי כדרכו ג' פסוקים לא ישתייר בפרשה אלא ב' פסוקים וקיי"ל דאין משיירים ב' פסוקים לפני הפרשה וכדלעיל ר"ס קל"ח וליכא למימר דלא ליקרו בפרשה זו אלא כהן ולוי והשלישי והרביעי יקראו בפ' וביום השבת ובפ' דר"ח גם זה א"א דבפרשה דשבת ליכא אלא ב' פסוקים וע"כ יהא צריך לסיים לשלישי באיזה פסוקים בפ' דר"ח ולפי מה דקיי"ל דאין פוחתין בפרשה בפחות מג' פסוקים לא ישתייר בפ' דר"ח לפני הרביעי אלא ב' פסוקים לפי שהיא כולה רק חמשה פסוקים וע"כ צריך לעשות כנ"ל:

Et le lévi relit, etc. - La raison est expliquée dans la Guemara : cette parasha n'a que huit versets ; si le lévi lisait comme d'habitude trois versets, il ne resterait dans la parasha que deux versets. Or nous tenons qu'on ne laisse pas deux versets avant la parasha, comme ci-dessus au début du siman 138. On ne saurait dire non plus que seuls le kohen et le lévi liraient cette parasha, le troisième et le quatrième lisant dans « Ouvayom hachabbat » et dans la parasha de Roch Hodech : cela aussi est impossible, car la parasha de Chabbat n'a que deux versets ; il faudrait donc faire terminer le troisième par quelques versets de la parasha de Roch Hodech, et selon la règle qu'on ne réduit pas une parasha à moins de trois versets, il ne resterait dans la parasha de Roch Hodech, devant le quatrième, que deux versets, puisqu'elle n'en compte en tout que cinq. Il faut donc procéder comme indiqué ci-dessus.

(ג) ורביעי קורא - ודעת הב"ח ופר"ח שיותר טוב לסיים לשלישי עד וביום השבת והרביעי יקרא וביום השבת עד סוף הקריאה אכן מפמ"ג משמע שעדיף לעשות כמנהגנו. ודע עוד דהגר"א חולק אעיקר דינא דמחבר ולדעתו סדר הקריאה בר"ח הוא כן כהן קורא ג' פסוקים והלוי חמשה עד סוף הפרשה והשלישי חוזר וקורא ג' פסוקים האחרונים בפרשה שקראו וקורא וביום השבת עד פ' דר"ח והרביעי קורא בפ' דר"ח ועיין בביאור הלכה:

Et le quatrième lit - L'avis du Ba'h et du Peri 'Hadach est qu'il vaut mieux faire terminer le troisième jusqu'à « Ouvayom hachabbat », le quatrième lisant « Ouvayom hachabbat » jusqu'à la fin de la lecture. Toutefois, du Pri Megadim il ressort qu'il est préférable de suivre notre usage. Sache encore que le Gra conteste le fond même de la décision du Mé'haber ; selon lui, l'ordre de la lecture à Roch Hodech est : le kohen lit trois versets, le lévi cinq jusqu'à la fin de la parasha, le troisième relit les trois derniers versets de la parasha déjà lue et lit « Ouvayom hachabbat » jusqu'à la parasha de Roch Hodech, et le quatrième lit dans la parasha de Roch Hodech. Voir le Béour Halakha.

(ד) אומר קדיש - היינו החצי קדיש שאומרים על הבמה על הס"ת ואח"כ אשרי ובא לציון וחצי קדיש בשביל הפסוקים של אשרי ובא לציון:

On dit kaddish - C'est-à-dire le demi-kaddish qu'on dit sur l'estrade auprès du sefer Torah ; ensuite Achré et Ouva léTsion, puis un demi-kaddish pour les versets d'Achré et d'Ouva léTsion.

(ה) ומחזיר ס"ת וכו' - ובמקומנו המנהג שמחזירין הס"ת להיכל מיד אחר קריאה כמו שכתב הרמ"א בסוף סי' כ"ה:

Et l'on ramène le sefer Torah, etc. - Dans notre région, l'usage est de ramener le sefer Torah au héikhal aussitôt après la lecture, comme l'a écrit le Rema à la fin du siman 25.

(ו) תפלת מוסף - ויש איזה שינויי נוסחאות יש גורסין זכרון לכולם היו ויש גורסין זכרון לכולם יהיו ויש אומרים זכרון לכולנו יהיה ואין לשנות שום מנהג. צריך לומר ומנחתם ונסכיהם (לאפוקי ממ"ד שאין לומר ונסכיהם) יש שכתבו שצ"ל את מוסף וכו' ויש שכתבו שצ"ל ואת מוסף וכו' וכן יש אומרים ולכפרת פשע ויש שאינם אומרים רק בשנת העיבור ואפילו בשנת העיבור יש שאינם אומרים אותו אלא עד כלות חודש העיבור דהיינו עד אחר חודש אדר ובכל אלה נהרא נהרא ופשטיה וכל אחד יעשה כמנהג המקום. אם התפלל תפלת י"ח במקום מוסף לא יצא אפי' הזכיר יעלה ויבא וצריך לחזור ולהתפלל והטעם דצריך להזכיר קרבנות המוספים מיהו אם אמר באחת מן הברכות יהי רצון שנעשה לפניך חובותינו בתמידי יום ובקרבן מוסף יצא וכדלעיל בסי' רס"ח ס"ד:

La tefila de Moussaf - Il y a quelques variantes de formulation : certains lisent « zikaron lekoulam hayou », d'autres « zikaron lekoulam yihyou », d'autres « zikaron lekoulénou yihyé » ; on ne changera aucun usage. Il faut dire « oumin'hatam veniskéhem » (contre l'avis de ceux qui disent de ne pas dire « veniskéhem »). Certains ont écrit qu'il faut dire « et moussaf… », d'autres « veet moussaf… ». De même, certains disent « oulekhaparat péscha » et d'autres ne le disent que les années embolismiques ; même les années embolismiques, certains ne le disent que jusqu'à la fin du mois intercalaire, c'est-à-dire jusqu'après le mois d'Adar. En tout cela, chaque rivière suit son cours, et chacun fera selon l'usage du lieu. Si l'on a récité la tefila de dix-huit bénédictions à la place de Moussaf, on n'est pas quitte, même si l'on a mentionné Yaalé véyavo, et il faut recommencer à prier ; la raison est qu'il faut mentionner les sacrifices des moussafim. Toutefois, si l'on a dit dans l'une des bénédictions « yehi ratson chenaassé lefanékha 'hovoténou bitmidey yom ouveqorban moussaf », on est quitte, comme ci-dessus au siman 268 seif 4.

(ז) ואומר כתר - היינו לפי מנהג בני ספרד ואנו בני אשכנז אומרים נקדש כמו בתפלת שחרית:

Et l'on dit Keter - C'est selon l'usage des Séfaradim ; nous, fils d'Achkenaz, disons Nakdich comme dans la tefila de Chaharit.

(ח) אומר קדיש - היינו קדיש שלם עם תתקבל בשביל התפלה:

On dit kaddish - C'est-à-dire le kaddish complet avec Titkabbel, pour la tefila.

(ט) ואומר מזמור ברכי נפשי - משום דנזכר בו מקרא דירח עשה למועדים (טור) וכתב מג"א דבקצת מקומות אין אומרים אותו:

Et l'on dit le psaume Barkhi nafshi - Parce qu'y est mentionné le verset « yaréa'h assa lemoadim » (Tour). Le Maguen Avraham écrit qu'en certains lieux on ne le dit pas.

(י) נוהגים וכו' - והטעם דכמו דאין מניחים תפילין ביו"ט משום שיו"ט בעצמו אות כמו כן יש לנהוג בר"ח עכ"פ בשעת מוסף שמזכירים מוספי היום דאותה זכירה ג"כ הוא כעין אות וכתב הפמ"ג שיש לחלוץ התפילין בובא לציון קודם יהי רצון שנשמור חוקיך ויש נוהגים רק לחלוץ הרצועות מהאצבע קודם יהי רצון מיהו כ"ז בר"ח אבל בחוה"מ שהוא יו"ט גמור יש לחלצם קודם הלל (מג"א):

On a l'usage, etc. - La raison : de même qu'on ne pose pas les tefilin à Yom Tov, parce que Yom Tov lui-même est un signe (ot), de même convient-il d'agir à Roch Hodech, du moins pendant Moussaf où l'on mentionne les moussafim du jour, cette mention étant elle aussi comme un signe. Le Pri Megadim écrit qu'il faut retirer les tefilin à Ouva léTsion, avant « yehi ratson chenichemor 'houqékha » ; certains n'ont l'usage que de détacher les lanières du doigt avant « yehi ratson ». Tout cela vaut pour Roch Hodech ; mais à 'Hol hamoed, qui est un Yom Tov à part entière, il faut les retirer avant le Hallel (Maguen Avraham).