משנה ברורה

Michna Beroura — siman 424

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de la mention de Yaalé véyavo dans le Birkat hamazone
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Oubli de Yaalé véyavo à Roch Hodech : on ne recommence pas le Birkat hamazone. Si l'on s'en souvient avant Hatov véhamétiv, on dit une berakha. On suit le début du repas et le statut de la tefila déjà dite (Arvit / Minha) pour savoir s'il faut encore mentionner Roch Hodech.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETMention de Yaalé véyavo dans le Birkat hamazone à Roch ‘Hodech
À FAIREMentionner Yaalé véyavo
Dans le Birkat hamazone du jour de Roch ‘Hodech
À FAIRERepas commencé à Roch ‘Hodech
Même si l’on bénit après la sortie du jour, on mentionne encore : on suit le début du repas
À ÉVITERFaire recommencer
Oubli de Yaalé véyavo : on ne recommence pas — il n’y a pas d’obligation de pain à Roch ‘Hodech
OUISouvenir avant d’avoir fini
On dit la berakha prévue, avec Nom et royauté (voir siman 188)
OUISoi-même n’a pas encore prié Arvit
Même si le tsibbour a déjà prié : si le repas était déjà commencé, on mentionne encore Roch ‘Hodech
OUIMinha pas encore dite
Même après l’Arvit du tsibbour, on mentionne : pour soi Roch ‘Hodech dure encore, on le dira aussi à Minha
NONOn a soi-même prié Arvit « d’après Roch ‘Hodech »
Même de jour : ce temps est devenu profane, on ne mentionne plus
NONOn commence à manger après l’Arvit du tsibbour
On ne mentionne plus — sauf si soi-même n’a pas encore prié Minha
OUIVeille de Roch ‘Hodech, tsibbour a prié Arvit de jour
On commence après Arvit : on mentionne Roch ‘Hodech (on suit le tsibbour), sauf si Minha n’est pas encore dite
REMATout l’ordre Arvit / Minha / début du repas est du Maguen Avraham au siman 419, recopié par les A‘haronim pour la pratique.
Oubli : on ne recommence pas le Birkat hamazone. On suit le début du repas ; au passage du jour, c’est sa propre tefila (Minha puis Arvit) qui tranche plus que le tsibbour seul.

Glossaire

Yaalé véyavo
passage liturgique mentionnant Roch Hodech (ou la fête) dans la tefila et le Birkat hamazone
Birkat hamazone
bénédiction après le repas de pain
chem oumalkhout
mention du Nom divin et de la royauté dans une berakha
A'haronim
décisionnaires postérieurs

(א) אין מחזירין אותו - דאין חיוב לאכול פת בר"ח וא"כ אי בעי לא הוי אכיל פת ולא נתחייב כלל בברכת המזון:

On ne le fait pas recommencer - Car il n'y a pas d'obligation de manger du pain à Roch Hodech ; s'il l'avait voulu, il n'aurait pas mangé de pain et ne se serait pas du tout astreint au Birkat hamazone.

(ב) ואם נזכר וכו' - עיין לעיל סימן קפ"ח בביאור הלכה דצ"ל בשם ומלכות עיי"ש ועיי"ש עוד בסעיף י' לענין אם בירך לאחר שיצא ר"ח דצריך להזכיר של ר"ח בבהמ"ז דבתר התחלת הסעודה אזלינן שהיה בר"ח. וכתב עוד המג"א בסי' תי"ט דאם התפלל ערבית שלאחר ר"ח אפילו התפלל מבעוד יום שוב אינו מזכיר אח"כ בבהמ"ז של ר"ח שהרי עשאו חול בתפלתו אבל אם הוא לא התפלל אע"פ שהצבור כבר התפללו אינו נמשך אחריהם וצריך להזכיר ר"ח בבהמ"ז בד"א שאינו נמשך אחרי הקהל אלא במקום שכבר התחיל לאכול מקודם אבל אם התחיל לאכול אחר שהתפללו הקהל מעריב אפילו התפללו מבעוד יום אינו מזכיר של ר"ח בבהמ"ז. וכ"ז בשהתפלל עכ"פ מנחה אבל אם לא התפלל עדיין מנחה אפילו מתחיל לאכול אחר תפלת מעריב של הקהל נמי צריך להזכיר של ר"ח בבהמ"ז דליכא למימר שימשך אחר הקהל שהרי ע"כ ר"ח הוא אצלו שהרי לא התפלל עדיין מנחה וצריך ע"כ להזכיר ר"ח בתפלת המנחה. וה"ה איפכא אם הקהל התפללו בערב ר"ח מעריב מבעוד יום והתחיל לאכול אחר ערבית אע"פ שהוא לא התפלל ערבית אעפ"כ מזכיר של ר"ח דנמשך אחרי הקהל מיהו אם הוא לא התפלל מנחה עדיין אינו מזכיר של ר"ח כיון שעתיד להתפלל מנחה של חול כ"ז כתב המ"א והעתיקוהו האחרונים לדינא:

Et s'il s'en souvient, etc. - Voir ci-dessus siman 188 dans le Béour Halakha : il faut [cette berakha] avec Nom et royauté, voir là-bas. Voir encore là-bas au seif 10 au sujet de celui qui bénit après la sortie de Roch Hodech : il doit mentionner Roch Hodech dans le Birkat hamazone, car on suit le début du repas, qui était à Roch Hodech. Le Maguen Avraham écrit encore au siman 419 : si l'on a prié Arvit d'après Roch Hodech, même si l'on a prié de jour, on ne mentionne plus ensuite Roch Hodech dans le Birkat hamazone, car on a fait de ce temps un jour profane par sa tefila. Mais si soi-même on n'a pas prié, même si le tsibbour a déjà prié, on ne les suit pas et l'on doit mentionner Roch Hodech dans le Birkat hamazone. Cela n'est vrai — qu'on ne suive pas la communauté — que si l'on avait déjà commencé à manger auparavant ; mais si l'on a commencé à manger après qu'ils ont prié Arvit, même s'ils ont prié de jour, on ne mentionne pas Roch Hodech dans le Birkat hamazone. Tout cela si l'on a du moins prié Minha ; mais si l'on n'a pas encore prié Minha, même si l'on commence à manger après l'Arvit du tsibbour, on doit encore mentionner Roch Hodech dans le Birkat hamazone : on ne saurait dire qu'on suit le tsibbour, puisque pour soi Roch Hodech dure encore, n'ayant pas prié Minha, et l'on devra mentionner Roch Hodech dans la tefila de Minha. Et inversement : si le tsibbour a prié, la veille de Roch Hodech, Arvit de jour, et que l'on commence à manger après Arvit, même si soi-même on n'a pas prié Arvit, on mentionne néanmoins Roch Hodech, car on suit le tsibbour. Toutefois, si l'on n'a pas encore prié Minha, on ne mentionne pas Roch Hodech, puisqu'on s'apprête à prier une Minha de jour profane. Tout cela, le Maguen Avraham l'a écrit, et les A'haronim l'ont recopié pour la pratique.