משנה ברורה

Michna Beroura — siman 435

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Loi de celui qui n'a pas vérifié la nuit du 14
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Qui n'a pas vérifié la nuit du 14 vérifie le jour du 14, puis pendant Pessa'h, puis après. On bénit pendant Pessa'h, non après. L'annulation n'est possible que jusqu'à la sixième heure.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETQui n’a pas vérifié la nuit du 14 : rattrapage le jour du 14, pendant Pessa’h ou après
À FAIREVérifier dès qu’il se souvient
Le jour du 14, à n’importe quelle heure ; puis annuler si la 6e heure n’est pas encore arrivée.
À FAIREPendant Pessa’h
Même s’il a déjà annulé, et même le Yom Tov : il vérifie ; il ne brûle pas le Yom Tov, il renverse un récipient dessus jusqu’à la sortie (siman 446).
À FAIREAprès Pessa’h
Toutes les vérifications à la chandelle, dans les trous et fentes, même de jour.
À ÉVITERRemettre à plus tard
Dès le souvenir, vérifier aussitôt, de peur d’oublier encore.
À ÉVITERCompter sur le bitul après la 6e heure
Plus de bitul possible : il ne reste que vérification et destruction.
OUIBénir pendant Pessa’h
On bénit sur la vérification pendant Pessa’h, même après bitul d’avant ; à plus forte raison hamets franc formé pendant Pessa’h.
NONBénir après Pessa’h
On ne bénit pas : le hamets n’est interdit que par amende ; on vérifie seulement pour le distinguer du permis.
NONGrain de blé dans un mets
Pas hamets franc : pas de bénédiction.
OUIYom Tov si pas d’annulation
Peri ’Hadash : sans bitul avant Pessa’h, on peut vérifier le Yom Tov ; avec bitul déjà fait, seulement ’Hol hamoed.
REMAHéritiers : s’ils ont voulu acquérir le hamets, tenus de vérifier et détruire ; sinon un homme ne lègue pas un interdit à son fils (certains objectent). Doute de berakha si bedika et bitul déjà faits et qu’on trouve du hamets en Pessa’h : allègement.
Rattraper dès le souvenir : jour 14 avec bitul avant la 6e heure ; pendant Pessa’h on bénit ; après Pessa’h on vérifie à la chandelle sans bénir.

Glossaire

shaah shishit
sixième heure
bal yeraeh
interdiction de voir [son hamets]
Hol hamoed
jours demi-fériés de la fête
hamets sheavar alav haPessa'h
hamets sur lequel Pessa'h a passé

(א) ביום י"ד - ואחר הבדיקה יבטל אם עדיין לא הגיע שעה ששית דאח"כ אין בידו לבטלו וכדלעיל בסימן תל"ד רק בדיקה וביעור לבד:

Le jour du 14 - et après la vérification, il annulera si la sixième heure n'est pas encore arrivée ; ensuite, il n'est plus en son pouvoir d'annuler, comme ci-dessus au siman 434 : il ne reste alors que la vérification et la destruction.

(ב) באיזה שעה שיזכור מהיום - ולאחר שנזכר מחויב לבדוק תיכף שמא ישכח עוד הפעם:

À quelque heure du jour qu'il s'en souvienne - et dès qu'il s'est souvenu, il est tenu de vérifier aussitôt, de peur d'oublier encore.

(ג) יבדוק בתוך הפסח - ואפילו כבר ביטל ואפילו ביו"ט עצמו בודק אע"פ שאינו יכול לשרפו ביו"ט מ"מ יוכל לכפות עליו כלי עד מוצאי יו"ט כדלקמן בסימן תמ"ו ויש חולקין וסוברין דביו"ט לא יבדוק רק בחולו של מועד והפר"ח הכריע דאם לא ביטל חמצו קודם הפסח אפשר שיבדוק אף ביו"ט ואם כבר ביטל בודאי לא יבדוק רק בחוה"מ. מי שלא בדק קודם זמן איסורו ומת אם כוונו היורשים לזכות בהחמץ וחצרם קונה להם פשיטא דעברו בבל יראה וצריכין מדינא לבדוק ולבערו ואם לא עשו כן ועבר הפסח אסור כדין חמץ שעבר עליו הפסח אך אם לא כוונו לזכות א"צ לבער [אם לא שמשתמשין שם באותו חדר דאז בכל גווני צריכין לבער משום דלמא אתי למיכל מיניה] דאין אדם מוריש איסורא לבריה ויש חולקין וסוברין דבכל גווני מחוייבין היורשין לבדוק ולבער:

Il vérifiera pendant Pessa'h - même s'il a déjà annulé, et même le Yom Tov même : il vérifie, bien qu'il ne puisse brûler le Yom Tov ; il pourra renverser un récipient dessus jusqu'à la sortie du Yom Tov, comme plus loin au siman 446. Certains objectent et tiennent qu'on ne vérifiera pas le Yom Tov, seulement durant 'Hol hamoed. Le Peri 'Hadash tranche : s'il n'a pas annulé son hamets avant Pessa'h, on peut vérifier même le Yom Tov ; s'il a déjà annulé, à coup sûr on ne vérifiera que durant 'Hol hamoed. Qui n'a pas vérifié avant l'heure de l'interdit et meurt : si les héritiers ont eu l'intention d'acquérir le hamets et que leur cour le leur acquiert, ils ont évidemment transgressé bal yeraeh et sont tenus en droit de vérifier et de détruire ; s'ils ne l'ont pas fait et que Pessa'h est passé, c'est interdit comme hamets sur lequel Pessa'h a passé. S'ils n'ont pas eu l'intention d'acquérir, ils n'ont pas à détruire [sauf s'ils se servent de cette pièce : alors, en tout état, ils doivent détruire, de peur qu'on n'en vienne à en manger], car un homme ne lègue pas un interdit à son fils. Certains objectent et tiennent qu'en tout état les héritiers sont tenus de vérifier et de détruire.

(ד) יבדוק לאחר הפסח - וכל הבדיקות צריך להיות בנר ובחורין ובסדקין ואפילו כשבודק ביום:

Il vérifiera après Pessa'h - et toutes les vérifications doivent se faire à la chandelle, dans les trous et les fentes, même lorsqu'on vérifie de jour.

(ה) לא יברך - כיון שמותר להשהותו ואף באכילה אינו אסור אלא משום קנסא שהשהה החמץ בפסח ואינו בודק אלא להבדיל בין חמץ זה לחמץ המותר לכן לא יברך אבל על הבדיקה שבתוך הפסח צריך לברך אע"פ שביטלו קודם הפסח וכ"ש אם נתחמץ לו חמץ גמור בפסח דבודאי מברך בשעת הביעור שהרי זה לא היה כלל בכלל הביטול אבל דבר שאינו חמץ גמור כגון שנמצא חטה בתבשיל וכיוצא בו אינו מברך ואם כבר בדק וביטל כדינו קודם פסח ומצא חמץ בפסח יש דעות בין האחרונים אם צריך לברך כיון שכבר בדק וביטל כדינו וקיים תקנת חכמים אפשר דברכה ראשונה שבירך אז קאי על כל מה שימצא אף בתוך הפסח וספק ברכות להקל:

Il ne bénira pas - puisqu'il est permis de le garder, et que même en nourriture il n'est interdit que par sanction pour avoir gardé le hamets durant Pessa'h : on ne vérifie que pour distinguer ce hamets du hamets permis ; dès lors on ne bénit pas. Mais sur la vérification pendant Pessa'h, on doit bénir, même s'il l'avait annulé avant Pessa'h ; à plus forte raison s'il s'est formé chez lui du hamets franc pendant Pessa'h : il bénit à coup sûr à la destruction, car cela n'était pas du tout compris dans l'annulation. Pour ce qui n'est pas hamets franc, par exemple un grain de blé trouvé dans un mets et semblable, on ne bénit pas. S'il avait déjà vérifié et annulé comme il se doit avant Pessa'h et qu'il trouve du hamets durant Pessa'h, les Aharonim sont partagés sur l'obligation de bénir : puisqu'il a déjà vérifié et annulé comme il se doit et accompli le décret des Sages, il se peut que la première bénédiction porte sur tout ce qu'il trouvera, même pendant Pessa'h ; et le doute en matière de bénédictions va à l'allègement.