Cinq catégories de travaux permis pendant Hol Hamoed ; débat sur l’origine toranique ou rabbinique de l’interdiction ; devoir d’honorer Hol Hamoed par nourriture, boisson et vêtements propres ; un sage qui a interdit pour dresser une barrière ne doit pas être contredit ; le jeu est plus grave que le travail.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) ומותר במקצתן - מלאכות המותרות בחוה"מ הם חמשה. דבר האבד אם לא יעשנו עתה וצרכי המועד [היינו לצורך אוכל נפש דמותר אפילו מעשה אומן כמ"ש ריש סימן תקל"ג אבל שאר צורכי מועד דוקא מעשה הדיוט כמ"ש בסימן תק"מ ותקמ"א] ובשביל פועל שאין לו מה יאכל וצרכי רבים ומעשה הדיוט אפילו ליחיד ויתבאר כ"א במקומו והנה בעיקר איסור מלאכת חוה"מ יש דיעות בין הראשונים יש שסוברים שהוא מדברי סופרים מפני שמצינו בתורה שנקראו מקרא קדש והרי הוא זמן חגיגה במקדש לפיכך אסרום בעשיית מלאכה כדי שלא יהיה כשאר ימות החול שאין בהן קדושה כלל. ומ"מ לא החמירו בו כיו"ט ממש והקילו בחמשה דברים הנ"ל והרבה פוסקים סוברין דהוא מן התורה והא דהקילו בכמה דברים הנ"ל הוא ע"פ הרשות שניתן לחכמים מן התורה במלאכת חוה"מ לפי צורך הענין להתיר וכדדרשינן לזה מקרא בחגיגה דף י"ח ע"ש וזהו שסיים הרמ"א לפי צורך הענין וכו' ומאוד יש ליזהר שלא להקל יותר ממה שהתירו חכמים דאחז"ל המבזה את המועדות [דהיינו שעושה בהן מלאכה כפירש"י] כאלו עובד עכו"ם. גם חייב לכבד חוה"מ במאכל ובמשתה וכסות נקיה שלא ינהג בהן מנהג חול. ומהרי"ל לבש הקט"א של שבת. ועיין לעיל סימן תכ"ט ס"ב ובמ"ב שם דמצות ושמחת בחגיך וגומר קאי גם על חוה"מ ומבואר שם כיצד משמחן וכתבו האחרונים דאף דמוכח בסימן קפ"ח ס"ז דאינו מחוייב לאכול פת דוקא בחוה"מ ורק דאסור להתענות מ"מ לכתחלה מצוה לקבוע סעודה על הפת אחת בלילה ואחת ביום דכיון דמצוה לכבדו באכילה ושתיה ועיקר אכילה הוא לחם:
Et il est permis pour une partie d’entre elles - Les travaux permis pendant Hol Hamoed sont au nombre de cinq : une chose qui se perd si on ne la fait pas maintenant ; les besoins de la fête [c’est-à-dire pour la nourriture, où même un travail d’artisan est permis, comme écrit au début du siman 533, mais pour les autres besoins de la fête uniquement un travail de profane, comme aux simanim 540 et 541] ; pour un ouvrier qui n’a rien à manger ; les besoins du public ; et un travail de profane même pour un particulier. Chacun sera expliqué à sa place. Quant au fondement de l’interdiction du travail de Hol Hamoed, les Rishonim divergent : certains tiennent que c’est de par les Scribes, parce que la Torah les appelle mikra kodesh et que c’est le temps de la ‘hagiga au Sanctuaire ; aussi ont-ils interdit le travail afin qu’ils ne soient pas comme les jours de semaine dépourvus de toute sainteté. Néanmoins on n’a pas été aussi strict qu’un Yom Tov véritable et l’on a allégé pour les cinq cas susdits. Beaucoup de décisionnaires tiennent que c’est de la Torah ; et si l’on a allégé en plusieurs de ces cas, c’est en vertu du pouvoir donné aux Sages par la Torah sur le travail de Hol Hamoed, pour permettre selon le besoin, comme on l’expose d’un verset dans ‘Hagiga 18a, voir là. C’est ce que le Rema conclut : « selon le besoin de la chose, etc. » Il faut grandement se garder d’alléger plus que ce que les Sages ont permis, car nos Sages ont dit : celui qui méprise les fêtes [c’est-à-dire qui y fait du travail, selon Rachi] est comme s’il servait une idole. On est aussi tenu d’honorer Hol Hamoed par nourriture, boisson et vêtements propres, afin de n’y pas tenir une conduite de semaine. Le Maharil revêtait le kitel de Chabbat. Voir plus haut siman 429 seif 2 et le MB là-bas : le commandement « tu te réjouiras en ta fête etc. » s’applique aussi à Hol Hamoed, et il y est expliqué comment on les réjouit. Les Aharonim ont écrit que, bien qu’il soit clair au siman 188 seif 7 qu’on n’est pas tenu de manger du pain précisément pendant Hol Hamoed et qu’il est seulement interdit de jeûner, néanmoins a priori (lekhathila) c’est une mitsva de fixer un repas sur le pain, un le soir et un le jour, car c’est une mitsva de l’honorer par nourriture et boisson, et le principal de la nourriture est le pain.
(ב) להתיר - מקום שנהגו המון להקל אפילו בדבר שאינו אבד ובא חכם ואסר להם למגדר מילתא אפילו דבר האבד אין לחכם אחר להתיר להם [אחרונים] איתא בירושלמי אמר ר' אבא בר ממל אלו היה מי שימנה עמי התרתי שיהיו עושין מלאכה בחוה"מ [והיינו מקח וממכר וכה"ג דבר שאינו מלאכה גמורה] כלום אסור לעשות מלאכה אלא כדי שיהו אוכלין ושותין ויגעין בתורה ועכשיו אוכלין ושותין ופוחזין עכ"ל וכתב הכל בו נראה מזה שאיסור גדול בשחוק יותר ממלאכה שכונת השי"ת בנתינת המועד היתה כדי להדבק ביראתו ואהבתו ולעסוק בתורתו התמימה עכ"ל:
Pour permettre - Un lieu où le commun a pris l’habitude d’alléger même pour une chose qui ne se perd pas, et qu’un sage est venu le leur interdire afin de dresser une barrière : même pour une chose qui se perd, un autre sage ne doit pas le leur permettre [Aharonim]. Il est dit dans le Talmud de Jérusalem : Rabbi Abba bar Memel a dit : « S’il y avait quelqu’un pour se joindre à moi, j’aurais permis que l’on fasse du travail pendant Hol Hamoed [c’est-à-dire achat et vente et choses semblables, qui ne sont pas un travail véritable] ; le travail n’a-t-il été interdit que pour qu’ils mangent, boivent et peinent dans la Torah ? Or maintenant ils mangent, boivent et se livrent à la légèreté. » Fin de citation. Et le Kol Bo a écrit : on voit de là que l’interdiction du jeu est plus grave que celle du travail, car l’intention de ה' en donnant la fête était de s’attacher à Sa crainte et à Son amour et de s’occuper de Sa Torah intègre. Fin de citation.