משנה ברורה

Michna Beroura — siman 697

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · On ne dit pas de tah’anoun les 14 et 15 d’Adar I, et loi du jeûne et de l’oraison funèbre ces jours-là
En bref - de quoi parle ce chiour ?

À Pourim katan on omet tah’anoun et l’on s’abstient de jeûne et d’hesped ; pas d’Al hanissim ; le deuil s’observe ; on augmente un peu le repas en souvenir du miracle.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJET14 et 15 d’Adar I (Pourim katan) : tahanoun, jeûne, oraison, repas
À FAIREOmettre tahanoun
On ne dit pas tahanoun les 14 et 15 d’Adar I
À FAIREAugmenter un peu
Il est bon d’augmenter le repas en l’honneur du miracle ; certains invitaient des gens
À ÉVITERAl hanissim
On ne dit pas Al hanissim, puisqu’on ne lit pas la méguila
À ÉVITEREl erekh apayim
On ne le dit pas à Pourim katan les deux jours (équivalent de Lamnatseah Yaankha)
OUIS’ils l’ont dit
S’ils ont dit Al hanissim, on ne fait pas recommencer
OUIRepas d’un miracle
Qui a accepté un jour de festin pour un miracle d’Adar : année simple au 1er Adar, année embolismique au 2d ; c’est un repas de mitsva
NONJeûne et oraison
Pas de jeûne ni d’oraison le 14 d’Adar I ; pas le 15, même pour les villes fortifiées
NONChabbat
Si Pourim katan tombe un Chabbat, on ne dit pas Tsidkatékha
REMALe deuil, selon tous les avis, s’observe en Adar I. Vœu explicite de jeûner à Pourim katan : peut prendre effet (ce n’est qu’un usage). Vœu général des lundi-jeudi : on peut dire hors Pourim katan. Mizmor leAsaf : selon l’usage du lieu.
Adar I : pas de tahanoun les 14–15, pas d’Al hanissim, pas de jeûne ni d’oraison le 14. Le deuil continue. On augmente un peu le repas en souvenir du miracle, sans lire la méguila.

Glossaire

Pourim katan
petit Pourim, 14 et 15 d’Adar I
tah’anoun
supplications quotidiennes (nefiat apayim)
Al hanissim
insertion « Pour les miracles »
Tsidkatékha
versets de Minha de Chabbat, omis les jours sans tah’anoun
Adar I
premier Adar d’une année embolismique

(א) ראשון - ולכו"ע אין אומרים על הניסים כיון דאין קורין המגילה ואם אמרו אין מחזירין אותו:

Premier - Et selon tous les avis on ne dit pas Al hanissim, puisqu’on ne lit pas la Méguila ; et s’ils l’ont dit, on ne le fait pas recommencer.

(ב) יענך - ואין אומרים אא"א בפורים קטן ב' הימים דלמנצח יענך ואא"א שווים המה. ומזמור לאסף בפורים קטן מקומות יש בלבוב שא"א אותו בכל יום שא"א תחנון ויש מקומות שאומרים רק ביום הלל א"א מזמור לאסף וכן נוהגים בפפד"א אם חל פורים קטן בשבת א"א צו"צ מי שאירע לו נס באדר וקבל ע"ע לעשות תמיד יום משתה ושמחה אם אירע בשנה פשוטה עושה בראשון ואם אירע במעוברת בשני יעשה בשני. ואותה סעודה שעושין בשביל הנס היא סעודת מצוה דכל סעודה שעושין לזכר נפלאות ד' הוא סעודת מצוה:

Yaankha - Et l’on ne dit pas El erekh apayim à Pourim katan les deux jours, car Lamnatseah Yaankha et El erekh apayim sont équivalents. Quant au Mizmor leAsaf à Pourim katan : il y a des lieux à Lvov où on ne le dit pas tout jour où l’on ne dit pas tah’anoun ; et il y a des lieux qui le disent ; seulement le jour du Hallel on ne dit pas Mizmor leAsaf ; ainsi à Francfort. Si Pourim katan tombe un Chabbat, on ne dit pas Tsidkatékha. Celui à qui un miracle est arrivé en Adar et qui a accepté de faire toujours un jour de festin et de joie : si cela arrive une année simple, il le fait au premier [Adar] ; si cela arrive une année embolismique, au second, il le fera au second. Et ce repas que l’on fait pour le miracle est un repas de mitsva, car tout repas que l’on fait en souvenir des merveilles de ה' est un repas de mitsva.

(ג) ותענית - אבל אבילות לכו"ע נוהג באדר ראשון. אם נדר בפירוש להתענות בפורים קטן י"ל דחל הנדר דהוי רק מנהג בעלמא אבל אם נדר בסתם ב' וה' של כל השנה י"ל דדעתו היה לבד פורים קטן:

Et le jeûne - Mais le deuil, selon tous les avis, s’observe en Adar I. S’il a fait vœu explicitement de jeûner à Pourim katan, on peut dire que le vœu prend effet, car ce n’est qu’un usage. Mais s’il a fait vœu de façon indéterminée les lundi et jeudi de toute l’année, on peut dire que son intention était hors Pourim katan.

(ד) בי"ד - אבל לא בט"ו אף לכרכים המוקפין חומה:

Le 14 - Mais pas le 15, même pour les villes fortifiées entourées de murailles.

(ה) מ"מ ירבה וכו' - בהגהת תשב"ץ כתב דיש להרבות ורבינו יחיאל מפריש רגיל להרבות ולהזמין ב"א וזהו שסיים הרמ"א וטוב לב משתה תמיד היינו שטוב להרבות לכבוד הנס שנעשה בעתים הללו:

Néanmoins on augmentera, etc. - Dans la glose du Tachbets, il a écrit qu’il faut augmenter ; et Rabbenou Yehiel de Paris avait l’habitude d’augmenter et d’inviter des gens. C’est ce que le Rema a conclu : « un cœur joyeux [a] festin toujours », c’est-à-dire qu’il est bon d’augmenter en l’honneur du miracle survenu en ces temps.