שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 190

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · boire le vin apres la berakha, et ses lois · 5 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Borei pri ha-gafen, berakha ahat meein shalosh, reviit, et qui goute.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBoire le vin après birkat ha-mazon : borei pri ha-gafen, berakha ahat meein shalosh, reviit, et qui goûte
À FAIREBorei pri ha-gafen après birkat ha-mazon
Le mevarekh goûte. S'il a interrompu entre la berakha et la dégustation : voir siman 271 seif 15.
À FAIREUn seul kos pour tous
Le mevarekh verse de son kos dans un kos vide dans leurs mains ; ils ne goûtent pas avant lui.
OUIIls n'ont pas besoin de son kos
Ils peuvent goûter avant qu'il goûte.
À FAIREVerser seulement si le kos des mesoubin est pagoum
Le mevarekh n'a pas besoin de verser de son kos dans le leur, sauf kos pagoum. Voir siman 182 et fin du siman 271.
À FAIREAprès avoir bu le kos
Bénir berakha ahat meein shalosh.
À FAIREMesure de la berakha aharonah
Safek : kezayit ou reviit. Ici on ne peut pas boire moins d'un kezayit (kos : ke-melo logmav = majorité d'une reviit). Boire une reviit entière.
OUILe mevarekh ne veut pas goûter
Un des mesoubin goûte selon la mesure. La boisson de deux ne s'adjoint pas. Mitsva min ha-muvhar que tous goûtent. Voir siman 271 seif 14.
À FAIREGrande seouda, kos incertain
Chacun qui a un safek si le kos lui arrivera bénit borei pri ha-gafen. Voir siman 174 seif 5 dans le Rema.
Après birkat ha-mazon on bénit le vin et l'on goûte : le mevarekh d'abord si tous dépendent d'un seul kos. Pour la berakha d'après, ici une reviit entière, car deux parts ne s'additionnent pas.

אחר שסיים ברכת המזון מברך בורא פרי הגפן ויטעום המברך [ואם הפסיק בין הברכ' לטעימה ע"ל סי' רע"א סעיף ט"ו] ואח"כ יטעמו האחרי' אם כול' זקוקי' לכוס אחד ונותן המברך מכוסו לכוס ריקן שבידם לא יטעמו עד שיטעום הוא אבל אם אינם זקוקים לכוסו יכולים לטעום קודם שיטעום הוא. אין צריך המברך לשפוך מכוסו לכוס המסובין אלא אם הכוס המסובין פגום (ועיין לעיל סימן קפ"ב וס"ס רע"א):

Après qu'il a achevé birkat ha-mazon (les grâces), il bénit borei pri ha-gafen (Qui crée le fruit de la vigne), et que le mevarekh (celui qui bénit) goûte [et s'il a interrompu entre la berakha et la dégustation, vois plus loin siman 271 seif 15]. Et ensuite que les autres goûtent, s'ils ont tous besoin d'un seul kos (coupe). Et le mevarekh met de son kos dans un kos vide qui est dans leurs mains : qu'ils ne goûtent pas jusqu'à ce qu'il goûte, lui. Mais s'ils n'ont pas besoin de son kos, ils peuvent goûter avant qu'il goûte, lui. Le mevarekh n'a pas besoin de verser de son kos dans le kos des mesoubin (accoudés), seulement si le kos des mesoubin est pagoum (entamé) (et vois plus haut siman 182, et plus loin fin du siman 271).

אחר ששתה כוס של ברכת המזון יברך ברכה אחת מעין שלש:

Après qu'il a bu le kos de birkat ha-mazon, qu'il bénisse berakha ahat meein shalosh (une berakha à la manière des trois).

שיעור שתיית יין להתחייב בברכ' אחרונה יש ספק אם די בכזית או ברביעית לכך יזהר לשתות או פחות מכזית או רביעית כדי להסתלק מן הספק והכא אי אפשר לשתות פחות מכזית דכל דבר שצריך כוס צריך לשתות ממנו כמלא לוגמיו שהוא רוב רביעית הלכך ישתה רביעית שלם:

La mesure de boire du vin pour être tenu à une berakha aharonah (berakha d'après) : il y a un safek (doute) s'il suffit d'un kezayit (mesure d'une olive) ou d'une reviit (quart de log). C'est pourquoi qu'il prenne garde de boire ou moins d'un kezayit, ou une reviit, afin de se sortir du safek. Et ici il n'est pas possible de boire moins d'un kezayit : car toute chose qui a besoin d'un kos, il faut en boire ke-melo logmav (plein de ses joues), qui est la majorité d'une reviit. C'est pourquoi qu'il boive une reviit entière.

אם המברך אינו רוצה לטעום יטעום א' מהמסובין כשיעו' ואין שתיית שנים מצטרפת ומ"מ מצוה מן המובחר שיטעמו כלם [ועיין לקמן סי' רע"א סעיף י"ד]:

Si le mevarekh ne veut pas goûter : que l'un des mesoubin goûte selon la mesure. Et la boisson de deux ne s'adjoint pas. Et toutefois, mitsva min ha-muvhar (la plus choisie) que tous goûtent [et vois plus loin siman 271 seif 14].

כשמסובין בסעודה גדולה ואין יודעים עד היכן יגיע כוס של ברכת המזון כל אחד מהמסופקים אם יגיע לו צריך לברך בורא פרי הגפן [וע' לעיל סי' קע"ד סעיף ה' בהגה:

Lorsqu'ils sont mesoubin à une grande seouda (repas) et ne savent pas jusqu'où arrivera le kos de birkat ha-mazon : chacun de ceux qui ont un safek s'il lui arrivera, il faut bénir borei pri ha-gafen [et vois plus haut siman 174 seif 5 dans le Rema].