שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 194

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · trois qui ont mange ensemble et se sont separes · 3 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Zimmun lemafreia, celui qui est au marche, et qui ne sait qu'une berakha.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETTrois séparés : zimmun lemafreia, celui qui est au marché, qui ne sait qu'une berakha
NONTous ou deux ont déjà béni
Le zimmun s'est annulé ; on ne zimmene pas lemafreia.
OUIUn seul a déjà béni
Les deux zimmentent avec le troisième. Il dit « Baroukh she-akhalnu mi-shelo » ; eux s'acquittent du zimmun, lui non : pas de zimmun lemafreia.
À FAIREL'un est sorti au shouq — à trois
On l'appelle pour qu'il vise et réponde avec eux ; ils s'acquittent même s'il ne revient pas s'asseoir.
NONÀ dix, l'absent du shouq
Il faut mentionner le Nom : ils ne s'adjoignent pas tant qu'il n'est pas venu s'asseoir. Voir siman 200.
À FAIREChacun ne sait qu'une berakha
Tenus au zimmun ; chacun dit celle qu'il sait. Rien à objecter si personne ne sait la quatrième.
À ÉVITERPartager une berakha en deux
Si l'un ne sait que la moitié d'une berakha : une seule berakha ne se partage pas.
REMASi l'un a zimmene avec d'autres, même les deux restants ne peuvent pas zimmener [Beth Yossef au nom du Rashba].
Pas de zimmun à rebours une fois que deux ou trois ont déjà béni. À trois, l'absent du marché s'adjoint de loin ; à dix, il doit s'asseoir. On joint les berakhot que chacun sait, sans fendre une berakha.

שלשה שאכלו כאחד ושכחו ובירך כל אחד לעצמו בטל מהם הזימון ואין יכולים לחזור ולזמן למפרע וכן אם ברכו שני' מהם אבל אם שכח אחד מהם ובירך השנים יכולים לזמן עם השלישי אע"פ שכבר בירך יכול לומר ברוך שאכלנו משלו והם יוצאי' ידי חובת זימון והוא אינו יוצא ידי זימון שאין זימון למפרע: הגה ואם האחד זימן עם אחרים אף שנים הנשארים אינן יכולים לזמן (ב"י בשם רשב"א):

Trois qui ont mangé ensemble et ont oublié, et chacun a béni pour soi : le zimmun (invitation aux grâces) s'est annulé d'eux, et ils ne peuvent pas revenir et zimmener lemafreia (à rebours). Et de même si deux d'entre eux ont béni. Mais si l'un d'eux a oublié et a béni : les deux peuvent zimmener avec le troisième ; bien qu'il ait déjà béni, il peut dire « Baroukh she-akhalnu mi-shelo », et eux s'acquittent de l'obligation de zimmun, et lui ne s'acquitte pas du zimmun : car il n'y a pas de zimmun lemafreia. (Rema : et si l'un a zimmene avec d'autres, même les deux restants ne peuvent pas zimmener (Beth Yossef au nom du Rashba).)

שלשה שאכלו ויצא אחד מהם לשוק קוראי' אותו ומודיעים לו שרוצים לזמן כדי שיכוין ויצטרף עמהם ויענה עמהם ברכת זמון ויוצאי' ידי חובתן אף על פי שאינו בא ויושב עמהם והני מילי בשלשה אבל בעשרה כיון שצריכין להזכיר את השם אינם מצטרפים עד שיבא וישב עמהם [ועיין לקמן סי' ר' עד היכן ברכת הזימון]:

Trois qui ont mangé, et l'un d'eux est sorti au shouq (marché) : on l'appelle et on lui fait savoir qu'on veut zimmener, afin qu'il vise et s'adjoigne avec eux et réponde avec eux la berakha de zimmun ; et ils s'acquittent de leur obligation, bien qu'il ne vienne pas et ne s'asseye pas avec eux. Et ces paroles, à trois. Mais à dix, du moment qu'il faut mentionner le Nom, ils ne s'adjoignent pas jusqu'à ce qu'il vienne et s'asseye avec eux [et vois plus loin siman 200, jusqu'où la berakha de zimmun].

שלשה שאכלו כאחד ואין א' מהם יודע כל ברכת המזון אלא אחד יודע ברכה ראשונה ואחד השנייה ואחד השלישית חייבים בזימון וכל אחד יברך הברכה שיודע ואף על פי שאין בהם מי שיודע ברכה רביעית אין בכך כלום אבל לחצאין אין לברך אם האחד אינו יודע כי אם חצי הברכ' שאין ברכ' אחת מתחלק' לשתי':

Trois qui ont mangé ensemble, et pas l'un d'eux ne sait toute birkat ha-mazon (les grâces), seulement l'un sait la première berakha, et l'un la seconde, et l'un la troisième : ils sont tenus au zimmun, et chacun bénit la berakha qu'il sait. Et bien qu'il n'y ait pas en eux qui sache la quatrième berakha : il n'y a en cela rien. Mais par moitiés, il n'y a pas à bénir : si l'un ne sait que la moitié de la berakha, car une seule berakha ne se partage pas en deux.