שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 282

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · qeriat ha-Torah et le maftir le Chabbat · 7 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Sept montes, ajouter, femme et qatan, kaddish, et verset saute.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETqeriat ha-Torah et le maftir le Chabbat
À FAIREsortir un sefer Torah et lire sept
s'il a voulu ajouter, il ajoute
À FAIREachever la parasha avec les sept, puis kaddish
on relit ensuite avec le maftir ce qu'a lu le septième
À FAIREdire kaddish avant que monte le maftir
que l'on ait ajouté ou non, que l'on sorte un sefer ou trois
À ÉVITERqu'une femme lise en public
les Sages l'ont dit à cause de l'honneur du tsibbour
À ÉVITERlire la tête découverte
interdit
OUIbeaucoup d'olim, même passage déjà lu, et re-bénir
Mechaber : il n'y a rien en cela
OUIfemme et qatan au compte des sept
même une femme et un qatan qui sait à Qui l'on bénit
OUIqatan pour musafin ou les quatre parashiot d'Adar
usage (Ran et Mordekhai), bien qu'il y ait qui contestent
OUImamzer, esclave à mère d'Israël, am ha-arets ou gadol avant un talmid hakham
mamzer permis ; esclave cananéen dont la mère est d'Israël permis ; appeler un am ha-arets honoré et riche ou un gadol de la génération avant un talmid hakham n'est pas un mépris, c'est un honneur pour la Torah
OUIdeux ou trois sefarim
le maftir lit dans le dernier
OUIshaliah tsibbour a achevé avec le sixième et dit kaddish
pas besoin d'en appeler un autre ; le maftir relit ce qu'a lu le sixième, car le maftir monte au compte de sept
OUIverset sauté à shaharit, même après haftara et musaf
il revient et lit, lui et deux avec lui
OUIpersonne pour la haftara sauf un déjà monté, et kaddish déjà dit
celui qui veut la haftara revient, lit, et bénit au début et à la fin
NONtous les montés femmes ou qetanim
ils se joignent au compte, mais pas tous
NONesclave cananéen
din comme la femme, sauf si sa mère est d'Israël
NONajouter des montés à Yom Tov
certains l'interdisent ; usage de ces pays : on n'ajoute pas, hors Simhat Torah où l'on ajoute beaucoup
NONrelire le même passage et re-bénir
certains interdisent ; usage de ces pays, hors Simhat Torah où l'on suit la première opinion
NONcompter le maftir parmi les montés à Yom Tov
usage : non ; en semaine, où il est interdit d'ajouter au compte des montés, le troisième est maftir
NONcelui déjà monté fait la haftara s'il y en a d'autres qui savent
que ne la fasse pas ; si le kaddish n'est pas dit, que la fasse le septième s'il sait
REMAYom Tov : permis d'ajouter (Rambam, Maharam, Beth Yossef) ; certains l'interdisent (Ran) — usage de ces pays : pas d'ajout hors Simhat Torah. Maftir hors compte aux Yamim Tovim ; en semaine, où il est interdit d'ajouter, le 3e est maftir. 2 ou 3 sefarim : maftir dans le dernier. Qatan : musafin et 4 parashiot d'Adar (usage, malgré contestation). Kaddish avant le maftir, ajout ou non, 1 ou 3 sefarim. Relire le même passage : certains interdisent (Mordekhai) — usage de ces pays hors Simhat Torah. Esclave cananéen = femme ; mère d'Israël : permis. Tête découverte interdite. Am ha-arets honoré / gadol avant un talmid hakham : permis (honneur de la Torah). Mamzer permis. Haftara : si pas encore de kaddish, le 7e s'il sait ; s'il y a d'autres savants, le déjà-monté ne la fait pas. Voir siman 136 (ordre des montés) et 144.
Sept montés le Chabbat ; on peut ajouter. Femme et qatan comptent mais une femme ne lit pas en public. Kaddish puis maftir qui relit le septième. Verset sauté : on revient, lui et deux, même après musaf.

מוציאין ס"ת וקורים בו שבעה ואם רצה להוסיף מוסיף: הגה וה"ה ביו"ט מותר להוסיף על הקרואים (רמב"ם פי"ב מהל' תפלה ותשובת מהר"ם וב"י) ויש אומרים דבי"ט אין להוסיף (ר"ן פרק הקורא) וכן נהגו במדינות אלו מלבד בשמחת תורה שמוסיפין הרבה גם בכל יו"ט אין המפטירין ממנין הקרואים כדלקמן:

On sort un sefer Torah et l'on y lit sept. Et s'il a voulu ajouter, il ajoute. (Rema : et de même à Yom Tov, il est permis d'ajouter aux montés (Rambam pereq 12 des hilkhot tefila, et teshouvat Maharam, et Beth Yossef). Et certains disent : à Yom Tov, il n'y a pas à ajouter (Ran, pereq haQore). Et ainsi ont-ils l'usage dans ces pays, hors à Simhat Torah où l'on ajoute beaucoup. Aussi, à chaque Yom Tov, les maftirim ne sont pas du compte des montés, comme plus loin.)

מותר לקרות עולים הרבה אע"פ שקרא זה מה שקרא זה וחוזר ומברך אין בכך כלום: הגה ויש אוסרים (מרדכי סוף מגילה) וכן נהגו במדינות אלו חוץ מבשמחת תורה שנהגו להרבות בקרואים ונוהגים כסברא ראשונה:

Il est permis d'appeler beaucoup d'olim, bien que celui-ci ait lu ce que celui-là a lu, et qu'il revienne et bénisse : il n'y a rien en cela. (Rema : et certains interdisent (Mordekhai, fin de Megilla). Et ainsi ont-ils l'usage dans ces pays, hors à Simhat Torah où l'on a l'usage de multiplier les montés, et l'on se conduit comme la première opinion.)

הכל עולים למנין ז' אפי' אשה וקטן שיודע למי מברכין אבל אמרו חכמים אשה לא תקרא בציבור מפני כבוד הציבור: הגה ואלו דוקא מצטרפים למנין הקרואים אבל לא שיהיו כולם נשים או קטנים (ר"ן וריב"ש) ודין עבד כנעני כדין אשה אבל אם אמו מישראל מותר לעלות (הגהות מיי' פי"ב מהל' תפלה) ואסור לקרות בראש מגולה ואין איסור לקרות ע"ה נכבד ועשיר וגדול הדור לפני ת"ח כי אין זה בזיון לת"ח רק כבוד לתורה שמתכבדת באנשים גדולים (א"ז) וממזר מותר לעלות לס"ת (מהר"א מפרא"ג) וע"ל סי' קל"ו מסדר הקרואים:

Tous montent au compte de sept, même une femme et un qatan (mineur) qui sait à Qui l'on bénit. Mais les Sages ont dit : une femme ne lira pas en public, à cause de l'honneur du tsibbour. (Rema : et ceux-ci spécifiquement se joignent au compte des montés, mais non qu'ils soient tous des femmes ou des qetanim (Ran et Rivash). Et le din d'un esclave cananéen est comme le din d'une femme ; mais si sa mère est d'Israël, il est permis de monter (Hagahot Maimoniyot pereq 12 des hilkhot tefila). Et il est interdit de lire la tête découverte. Et il n'y a pas d'interdit d'appeler un am ha-arets (ignorant) honoré et riche et un gadol (grand) de la génération avant un talmid hakham, car ce n'est pas un mépris pour le talmid hakham, seulement un honneur pour la Torah qui s'honore par de grands hommes (Or Zaroua). Et un mamzer (enfant d'union interdite) est permis de monter au sefer Torah (Mahara de Prague). Et vois plus haut, siman 136, de l'ordre des montés.)

נוהגים לקרות שבעה לגמור עמהם הפרשה ואומר קדיש וחוזר וקורא עם המפטיר מה שקרא השביעי. הגה וכן נוהגים בימים טובים שאין מפטיר ממנין הקרואים אבל בחול שאסור להוסיף על מנין הקרואים השלישי הוא מפטיר וביום שמוציאין ב' ספרים או ג' המפטיר קורא באחרונה וקטן יכול לקרות בפרשת המוספין או בד' פרשיות שמוסיפין באדר וכן נוהגים (ר"ן ומרדכי פ"ב דמגילה) אע"פ שיש חולקים ואומרים קדיש קודם שעולה המפטיר ואין חילוק בזה בין הוסיפו על מנין הקרואים או לא ובין מוציאין ס"ת א' או ג' (ב"י בשם הר"ר ישעיה והרא"ש ורבי ירוחם):

On a l'usage d'appeler sept pour achever avec eux la parasha, et il dit kaddish, et il revient et lit avec le maftir ce qu'a lu le septième. (Rema : et ainsi ont-ils l'usage aux Yamim Tovim, que le maftir n'est pas du compte des montés. Mais en semaine, où il est interdit d'ajouter au compte des montés, le troisième est maftir. Et un jour où l'on sort deux sefarim ou trois, le maftir lit dans le dernier. Et un qatan peut lire dans la parasha des musafin ou dans les quatre parashiot que l'on ajoute en Adar. Et ainsi ont-ils l'usage (Ran et Mordekhai, pereq 2 de Megilla). Bien qu'il y ait qui contestent. Et il dit kaddish avant que monte le maftir. Et il n'y a pas de différence en ceci entre que l'on ait ajouté au compte des montés ou non, et entre que l'on sorte un sefer Torah ou trois (Beth Yossef au nom de Rabbenou Yeshaya et du Rosh et de Rabbenou Yerouham).)

אם לא נמצא מי שיודע להפטיר אלא אחד מאותם שעלו לקרות בתורה וכבר אמר ש"ץ קדיש אחר קריאת הפרשה זה שרוצה להפטיר צריך לחזור ולקרות ויברך על קריאתו תחלה וסוף: הגה אבל אם לא אמר קדיש יפטיר מי שעלה לשביעי אם יודע ואם יש אחרים שיודעים להפטיר לא יפטיר מי שעלה כבר (א"ז) עססי' קמ"ד:

S'il ne s'est pas trouvé qui sache faire la haftara, seulement un de ceux qui sont montés lire dans la Torah, et que le shaliah tsibbour a déjà dit kaddish après la lecture de la parasha : celui qui veut faire la haftara doit revenir et lire, et il bénira sur sa lecture au début et à la fin. (Rema : mais s'il n'a pas dit kaddish, que fasse la haftara celui qui est monté pour le septième, s'il sait. Et s'il y a d'autres qui savent faire la haftara, que ne fasse pas la haftara celui qui est déjà monté (Or Zaroua). Vois siman 144.)

אם טעה ש"ץ וסיים הפרשה עם הששי ואמר קדיש אין צריך לקרות עוד אחר אלא יקרא עם המפטיר מה שקרא עם הששי דקי"ל מפטיר עולה למנין שבעה:

Si le shaliah tsibbour s'est trompé et a achevé la parasha avec le sixième et a dit kaddish : il n'est pas besoin d'en appeler encore un autre, seulement qu'il lise avec le maftir ce qu'il a lu avec le sixième, car nous tenons que le maftir monte au compte de sept.

קרא הפרשה בתפלת שחרית בשבת ודילג פסוק אחד חוזר וקורא הוא ושנים עמו אפילו הפטיר והתפלל מוסף חוזר וקורא:

S'il a lu la parasha dans la tefila de shaharit le Chabbat et a sauté un verset : il revient et lit, lui et deux avec lui, même s'il a fait la haftara et a prié musaf : il revient et lit.