משנה ברורה

Michna Beroura — siman 282

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Lecture de la Torah et le maftir le Chabbat
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On sort un séfer Torah et l'on appelle sept hommes. Règles des ajouts de montées, du maftir, du kaddish, de qui peut monter (mineur, femme, esclave, mamzer) et des cas d'erreur.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLecture de la Torah et le maftir le Chabbat
À FAIREBerikh Chemeih et tenue à droite
On le dit à l’ouverture de l’arche, Chabbat comme en semaine. Celui qui remet le séfer et celui qui le reçoit le tiennent à droite, même s’ils sont gauchers.
À FAIRESept montées, kaddish, puis maftir
A priori : sept appelés achèvent la sidra ; on dit le kaddish ; le maftir relit au moins trois versets de ce qu’a lu le dernier. Même usage un Yom Tov (paracha du jour à part).
À FAIREDeux sidrot le même Chabbat
La moitié des sept dans chaque sidra : le quatrième lit un peu de la première et au moins trois versets de la seconde.
À ÉVITERMultiplier les bénédictions
Aujourd’hui chacun bénit avant et après : on n’ajoute pas trop, à cause de la charge pour l’assemblée.
OUIAjouter au-delà de sept
Mariage, circoncision ou cas semblable ; si l’on craint des récriminations ; Yom Tov qui tombe Chabbat. Simhat Torah : on ajoute pour que chacun lise à l’achèvement.
NONYom Kippour qui tombe Chabbat
A priori, ne pas ajouter au-delà de sept (fins de parachas d’expiation).
NONRelire un passage déjà lu
Notre usage : on ne fait pas lire à quelqu’un ce qu’un autre a déjà lu, même à un mariage ; seulement à Simhat Torah.
NONMineur et tenue
Usage : pas de mineur aux montées, sauf maftir (enfant déjà éduqué, qui articule bien). Pas a priori au maftir des quatre parachas, ni Merkava, ni le Cantique, ni Chabbat Chouvah. S’il n’y a pas de kohen de treize ans, on appelle un Israël, même s’il y a un kohen mineur. Tête découverte ou vêtements déchirés (bras et épaules nus) : interdit d’appeler, même un mineur.
OUIOubli, enchaînement, verset sauté
Kaddish oublié après que le maftir a lu dans la Torah : le dire seulement après la haftara et ses bénédictions. Si le septième lit la haftara après le kaddish, il relit dans la Torah. Verset ou mot sauté : on revient et l’on bénit avant et après sur trois versets. Appelé dans une autre synagogue à la même paracha : il bénit de nouveau.
REMAOn vend à part le sixième (appui du Zohar) et le dernier (« le dernier est cher »). À Dieu ne plaise de se quereller : toutes les lettres de la Torah sont saintes.
Sept montées achèvent la sidra, kaddish, puis maftir à part (au moins trois versets). On peut ajouter en cas de besoin, pas trop ; mineur seulement au maftir courant, pas aux lectures solennelles.

Glossaire

Berikh Chemeih
prière araméenne dite à l'ouverture de l'arche
itter yad
gaucher
divrei soferim
paroles des Scribes, obligation rabbinique
lekhathila
a priori
bediavad
après coup
maftir
dernier appelé, qui lit la haftara
sidra
section hebdomadaire de la Torah
pohéah
vêtu de haillons, bras et épaules découverts
deux poils
signes de puberté halakhique
Hékhal
arche sainte
Hol Hamoed
jours intermédiaires de fête
haftara
lecture dans les Prophètes
quatre parachas
Chekalim, Zakhor, Para et Ha'Hodech
Merkava
vision du Char d'Ézéchiel
Chabbat 'Hazon
Chabbat précédant le 9 Av, haftara de lamentation
Chabbat Chouvah
Chabbat entre Roch Hachana et Kippour

(א) מוציאין וכו' - יש לומר בריך שמיה בפתיחת הארון בין בשבת ובין בחול. והנותן ס"ת והמקבלו צריך שיהא בימין ואפילו אם הוא איטר יד אין לשנות בזה:

On sort [un séfer Torah], etc. - On dit Berikh Chemeih à l'ouverture de l'arche, aussi bien le Chabbat qu'en semaine. Celui qui remet le séfer Torah et celui qui le reçoit doivent le tenir à droite ; même s'il est gaucher (itter yad), on ne change rien à cela.

(ב) וקורין בו וכו' - והיא מצוה מד"ס והיא תקנה קדומה ממשה רבינו ע"ה וכמ"ש בסימן קל"ה עי"ש במ"ב:

Et l'on y lit, etc. - C'est une mitsva de divrei soferim, institution ancienne de Moïse notre maître, comme il est écrit au siman 135 ; voir là-bas dans le Michna Beroura.

(ג) שבעה - הנה בזמן המשנה היה המנהג שהראשון שבקרואים היה מברך הברכה לפניה והאחרון היה מברך הברכה לאחריה והאמצעים כולן היו יוצאין בברכתן ואח"כ בזמן הגמרא התקינו שכל אחד יברך לפניה ולאחריה כמו שנהוג היום:

Sept - Voici : à l'époque de la Michna, l'usage était que le premier des appelés bénissait avant la lecture et le dernier après ; les intermédiaires s'acquittaient tous par leurs bénédictions. Plus tard, à l'époque de la Guemara, on institua que chacun bénisse avant et après, comme c'est l'usage aujourd'hui.

(ד) ואם רצה - וי"א שהיום שכל אחד מהקרואים מברך לפניה ולאחריה וכנ"ל אין כדאי להוסיף להרבות בברכות אך במקום הצורך כגון חתונה או ברית מילה וכל כה"ג אין לחוש לזה:

Et s'il veut - Certains disent qu'aujourd'hui, puisque chacun des appelés bénit avant et après, comme ci-dessus, il n'est pas opportun d'ajouter afin de multiplier les bénédictions ; mais en cas de besoin, comme un mariage ou une circoncision et tout cas semblable, on n'a pas à s'en soucier.

(ה) מוסיף - ונכון שלא להוסיף הרבה מפני טורח הצבור ובמקום שיש לחוש לתרעומות איזה אנשים כשלא יקראו להם לתורה א"צ לדקדק בזה. כתבו האחרונים דבשבת שקורין ב' פרשיות יש לקרות מנין חצי הקרואים מהשבעה בכל סדרה דהיינו שקורא להרביעי קצת מהסדר א' ומהסדר ב' ג' פסוקים עכ"פ ואין לחוש במה שיוסיף על השבעה בסדר ב' כיון דאין שום חיוב מן הדין להוסיף:

Il ajoute - Il convient de ne pas trop ajouter, à cause de la charge pour l'assemblée. Mais s'il y a lieu de craindre les récriminations de certaines personnes si on ne les appelle pas à la Torah, on n'a pas à être pointilleux là-dessus. Les Aharonim ont écrit que le Chabbat où l'on lit deux parachas, on doit faire lire la moitié du nombre des sept appelés dans chaque sidra : on lit au quatrième un peu de la première sidra et, de la seconde, trois versets au moins. On n'a pas à s'inquiéter d'ajouter au-delà de sept dans la seconde sidra, puisqu'il n'y a aucune obligation de droit d'ajouter.

(ו) אין להוסיף - וכשחל יו"ט בשבת לכו"ע מותר להוסיף על שבעה כמו בשאר שבתות השנה דכי בשביל שניתוסף בו קדושת יו"ט נגרע ממנו המעלה דשאר שבתות אך כשחל יוה"כ בשבת טוב לכתחלה שלא להוסיף על שבעה משום שראשי הפרשיות מכוונים שמסיימים במילי דכפרה:

On n'ajoute pas - Quand un Yom Tov tombe le Chabbat, de l'avis de tous il est permis d'ajouter au-delà de sept, comme les autres Chabbats de l'année : ce n'est pas parce que s'y ajoute la sainteté du Yom Tov que lui serait ôtée la prérogative des autres Chabbats. Mais quand Yom Kippour tombe le Chabbat, il est bon a priori (lekhathila) de ne pas ajouter au-delà de sept, parce que les débuts des parachas sont agencés de sorte qu'on termine par des propos d'expiation.

(ז) מלבד בשמחת תורה - דכדי שיזכה כל אחד לקרוא בתורה בעת סיום התורה אוקמי אדינא כרוב הפוסקים שמתירין להוסיף ביו"ט:

Sauf à Simhat Torah - Afin que chacun ait le mérite de lire dans la Torah au moment de son achèvement, on s'en tient au droit selon la majorité des décisionnaires qui permettent d'ajouter un Yom Tov.

(ח) אין המפטירין וכו' - ר"ל דלמפטיר קורא פרשה בפני עצמה בחובת היום ומזה ממילא ג"כ ראיה דנקטינן לדינא כדעה א' דביו"ט מותר להוסיף על מנין הקרואים וכדלקמן:

Les maftirim ne sont pas, etc. - C'est-à-dire que le maftir lit une paracha à part, obligation du jour ; d'où il résulte aussi une preuve que l'on retient pour le droit le premier avis, selon lequel un Yom Tov il est permis d'ajouter au nombre des appelés, comme plus bas.

(ט) אין בכך כלום - ומ"מ אינו עולה מן המנין אם לא שהוסיף לכל הפחות שני פסוקים על מה שקרא הראשון דאז דיעבד עולה למנין וכמ"ש בסוף סימן קל"ז:

Il n'y a là aucun inconvénient - Toutefois il ne compte pas dans le nombre, à moins d'avoir ajouté au moins deux versets à ce qu'a lu le premier ; alors, après coup (bediavad), il compte dans le nombre, comme il est écrit à la fin du siman 137.

(י) חוץ מבש"ת - י"א דה"ה בחתונה אבל מנהגנו שלא לקרוא לזה מה שקרא כבר אחד אף בחתונה לבד בש"ת נוהגין כרמ"א [פמ"ג]:

Sauf à Simhat Torah - Certains disent qu'il en est de même à un mariage ; mais notre usage est de ne pas faire lire à celui-ci ce qu'un autre a déjà lu, même à un mariage ; seulement à Simhat Torah on suit le Rema [Pri Megadim].

(יא) למנין שבעה - אבל לא למנין שלשה [מ"א] ובעולת שבת כתב עוד דה"ה למנין דה"ו שיש בר"ח ויו"ט ויוה"כ ג"כ אין עולה:

Pour le nombre de sept - Mais non pour le nombre de trois [Maguen Avraham]. Et dans Olath Chabbat il a encore écrit qu'il en est de même pour le nombre de quatre, cinq ou six qu'il y a à Roch Hodech, Yom Tov et Yom Kippour : il ne compte pas non plus.

(יב) וקטן - ואף אם אין שם כהן אלא קטן קורין אותו [רי"ט ורדב"ז] ודעת המ"א שאין אנו מחוייבין לקרותו דמ"ע דוקדשתו לא נאמר על כהן קטן דהא כתיב כי את לחם אלהיך הוא מקריב וקטן לאו בר עבודה הוא וכן נוהגין בימינו שכשאין בבהכ"נ כהן שהוא בן י"ג שנה קורין ישראל במקום כהן ואפילו יש שם כהן קטן. ויותר מזה נוהגין כהיום שאין קורין קטן כלל לשום עליה אפילו אם כבר נשלם מנין הקרואים אלא למפטיר [אחרונים]. כתב המ"א בשם מסכת סופרים שהנשים אע"פ שאין חייבות בת"ת מ"מ חייבות לשמוע קריאת ספר כאנשים ואין נוהגות ליזהר בזה ואדרבה יש מקומות שנוהגות הנשים לצאת חוץ בעת הקריאה:

Et un mineur - Même s'il n'y a là de kohen qu'un mineur, on l'appelle [Maharit et Radbaz]. L'avis du Maguen Avraham est que nous ne sommes pas tenus de l'appeler, car le commandement positif « tu le sanctifieras » n'a pas été dit d'un kohen mineur : il est écrit « car c'est le pain de ton Dieu qu'il offre », et le mineur n'est pas apte au service. Ainsi l'usage de nos jours : s'il n'y a dans la synagogue de kohen âgé de treize ans, on appelle un Israël à la place du kohen, même s'il y a là un kohen mineur. Plus encore, l'usage aujourd'hui est de n'appeler un mineur à aucune montée, même si le nombre des appelés est déjà complet, sauf au maftir [Aharonim]. Le Maguen Avraham a écrit au nom de Massekhet Soferim que les femmes, bien que non tenues de l'étude de la Torah, sont néanmoins tenues d'entendre la lecture du Livre comme les hommes ; elles n'ont pas l'usage d'y veiller, et au contraire il est des lieux où les femmes ont l'usage de sortir au moment de la lecture.

(יג) שיודע למי מברכין - ומ"מ אין יכול להיות מקרא את העולים דהיינו שהוא יקרא בקול רם בס"ת והעולים אומרים אחריו בלחש וכל הצבור יהיו יוצאים ידי חובתן בשמיעה ממנו עד שיביא שתי שערות [ומשהוא בן י"ג שנה בחזקה שהביא שתי שערות לענין זה] ומ"מ כשאין שם קורא אחר ותתבטל הקריאה לגמרי מסתפק הפמ"ג דאפשר דיש להקל באופן זה אפילו אם לא הביא עדיין שתי שערות וכן בדה"ח בהלכות קה"ת מיקל ג"כ בשעת הדחק:

Qui sait à Qui l'on bénit - Toutefois il ne peut être le lecteur des montants, c'est-à-dire lire à voix haute dans le séfer Torah tandis que les montants répètent après lui à voix basse et que toute l'assemblée s'acquitte en l'entendant, jusqu'à ce qu'il ait deux poils [et dès qu'il a treize ans, on présume à cet égard qu'il a deux poils]. Toutefois, s'il n'y a pas d'autre lecteur et que la lecture serait entièrement annulée, le Pri Megadim doute qu'on puisse alléger de la sorte même s'il n'a pas encore deux poils ; de même le Derech HaHayim, aux lois de la lecture de la Torah, allège aussi en cas de nécessité pressante.

(יד) כולם - או רובם:

Tous - Ou la plupart d'entre eux.

(טו) אמו מישראל - דאז הו"ל ישראל מעליא וחייב בכל המצות:

Sa mère est d'Israël - Alors il est un Israël à part entière et tenu de toutes les mitsvot.

(טז) בראש מגולה - היינו אפילו הוא קטן. וכן קטן שהוא פוחח דהיינו שבגדיו קרועים וזרועותיו וכתפיו מגולין אסור לקרותו לתורה [מגילה כ"ד ע"ב]:

La tête découverte - C'est-à-dire même s'il est mineur. De même un mineur qui est pohéah, c'est-à-dire dont les vêtements sont déchirés et dont les bras et les épaules sont découverts : il est interdit de l'appeler à la Torah [Megila 24b].

(יז) מותר לעלות - שהרי הוא חייב בכל המצות שבתורה כשאר איש ישראל:

Il est permis de monter - Car il est tenu de toutes les mitsvot de la Torah comme tout homme d'Israël.

(יח) נוהגים - מה שנהגו למכור ששי בפני עצמו יש קצת סמך מהזוהר שלח לך [מ"א] ואחרון מוכרים בפ"ע דאחרון חביב שמסיים בו [פמ"ג] ומ"מ ח"ו להתקוטט בעבור זה שכל אותיות התורה הם כולם קדושים וטהורים וכדכתיב אמרות ה' אמרות טהורות וגו':

On a l'usage - L'usage de vendre le sixième à part a un certain appui dans le Zohar, paracha Chelah Lekha [Maguen Avraham]. Le dernier, on le vend à part, car « le dernier est cher », c'est par lui qu'on achève [Pri Megadim]. Toutefois, à Dieu ne plaise de se quereller pour cela, car toutes les lettres de la Torah sont saintes et pures, ainsi qu'il est écrit : « Les paroles de ה' sont des paroles pures, etc. »

(יט) לקרות שבעה וכו' - דהנה מן הדין קי"ל דמפטיר עולה למנין שבעה והיה יכול לגמור הפרשה דהיינו הסדרה עם המפטיר שהוא השביעי ואח"כ לומר קדיש ואך כדי לצאת גם דעת האומר בגמרא דאין מפטיר עולה למנין שבעה וע"כ מהנכון הוא לקרות שבעה קרואים קודם שמתחיל המפטיר וכדי להודיע לכל שהמפטיר אינו ממנין העולים תקנו ג"כ שהנכון לכתחלה להפסיק בהקדיש בין קריאתו לקריאת שאר העולים וממילא מוכרח לגמור הסדרה מתחלה כדי שלא יפסיק בקדיש באמצע הקריאה ואח"כ לחזור עם המפטיר עכ"פ ג' פסוקים ממה שקרא השביעי או האחרון:

Lire sept, etc. - Voici : du point de vue du droit, nous tenons que le maftir compte dans le nombre de sept, et l'on aurait pu achever la paracha, c'est-à-dire la sidra, avec le maftir comme septième, puis dire le kaddish. Mais afin de satisfaire aussi l'avis de celui qui dit dans la Guemara que le maftir ne compte pas dans les sept, il convient donc de faire lire sept appelés avant que le maftir ne commence. Et pour faire savoir à tous que le maftir n'est pas du nombre des montants, on a aussi institué qu'il convient a priori d'interrompre par le kaddish entre sa lecture et celle des autres montants ; dès lors on est forcé d'achever d'abord la sidra pour ne pas interrompre par un kaddish au milieu de la lecture, puis de relire avec le maftir au moins trois versets de ce qu'a lu le septième ou le dernier.

(כ) ולגמור עמהם הפרשה - וה"ה דיכול להוסיף עוד על השבעה אך העיקר אשמועינן דנהגו שלא להשלים בהמפטיר את הפרשה ואח"כ לומר קדיש אלא יאמר קדיש קודם קריאת המפטיר וממילא מוכרח לגמור כל הסדרה מתחלה קודם אמירת הקדיש וכמש"כ בסקי"ט:

Et achever avec eux la paracha - Il en est de même qu'on peut encore ajouter au-delà de sept ; mais l'essentiel qu'on nous enseigne est qu'on a l'usage de ne pas achever la paracha avec le maftir puis dire le kaddish, mais de dire le kaddish avant la lecture du maftir ; dès lors on est forcé d'achever toute la sidra d'abord, avant de dire le kaddish, comme il est écrit au seif katan 19.

(כא) וכן נוהגים ביו"ט - ר"ל שגם ביו"ט אף דמדינא היה מותר המפטיר להיות מן המנין חמשה מ"מ נוהגים ג"כ שאין המפטיר מן המנין אלא קורא בפני עצמו בפרשה של חובת היום והקדיש אומר מקודם ומ"מ יוצא בזה אף למ"ד דעולה מן המנין שהרי רוב הפוסקים סוברים דמותר להוסיף וכנ"ל בס"א:

Et ainsi l'usage un Yom Tov - C'est-à-dire que même un Yom Tov, bien que de droit le maftir pût être du nombre des cinq, on a aussi l'usage que le maftir n'est pas du nombre, mais lit à part dans la paracha de l'obligation du jour, et l'on dit le kaddish auparavant. Toutefois on s'acquitte ainsi même selon l'avis qu'il compte dans le nombre, puisque la majorité des décisionnaires tiennent qu'il est permis d'ajouter, comme ci-dessus au seif 1.

(כב) או ג' וכו' - כגון ר"ח טבת שחל בשבת שצריך לקרות פרשת השבוע ופרשת ר"ח וענין של חנוכה או בש"ת שצריך לקרות פרשת וזאת הברכה ובראשית ופרשת המוספים בכל זה המפטיר בלבד קורא באחרונה ובין כשמשלימין המנין או שמוסיפין על המנין הכל עולים בשני ספרים הראשונים:

Ou trois, etc. - Par exemple Roch Hodech Tévèt tombant le Chabbat, où l'on doit lire la paracha de la semaine, la paracha de Roch Hodech et le sujet de Hanouka ; ou à Simhat Torah, où l'on doit lire Vezot Haberakha, Beréchit et la paracha des Moussafim. Dans tout cela, le maftir seul lit dans le dernier [rouleau] ; que l'on complète le nombre ou que l'on ajoute au nombre, tous montent dans les deux premiers sefarim.

(כג) או בד' פרשיות - ואע"פ שפרשת זכור היא חובה מן התורה שישמענה כל אדם מישראל והקטן שאינו מחויב בדבר אינו יכול להוציאם י"ח מ"מ הרי עכשיו הש"ץ קורא ומשמיע לצבור ומוציאם ידי חובתן ויש מחמירין בדבר שלא לקרותו לקטן לפרשת זכור וכן לפרשת פרה שי"א שגם היא מדאורייתא וכן הסכים בא"ר ודה"ח. וביום א' של שבועות שקורין המרכבה למפטיר וכן בשביעי של פסח שקורין השירה ובשבת שובה ג"כ נוהגין שאין קורין אותו לכתחלה למפטיר ובתשובת פרח שושן העלה לעיקר דהקטן לא יקרא בד' פרשיות והביאו בחידושי רע"א. ואמנם גם בשאר מפטיר ג"כ דוקא בקטן שהגיע לחינוך שיודע לחתוך האותיות בטוב ודלא כאותן שמניחים קטנים הרבה לומר ההפטרה [מ"א] ועיין בבאור הלכה:

Ou dans les quatre parachas - Bien que la paracha Zakhor soit une obligation de la Torah, que tout homme d'Israël l'entende, et qu'un mineur, non tenu de la chose, ne puisse les en acquitter, toutefois à présent c'est l'officiant qui lit et fait entendre à l'assemblée, et il les en acquitte. Certains sont rigoureux et n'appellent pas un mineur à la paracha Zakhor, ni à la paracha Para, dont certains disent qu'elle aussi est de la Torah ; ainsi ont conclu l'Elyia Rabba et le Derech HaHayim. Le premier jour de Chavouot, où l'on lit la Merkava pour le maftir, de même le septième jour de Pessa'h où l'on lit le Cantique, et le Chabbat Chouvah, on a aussi l'usage de ne pas l'appeler a priori au maftir. Dans le responsum Péra'h Chochan, on a établi pour l'essentiel que le mineur ne lira pas dans les quatre parachas ; le Hidouchei Rabbi Akiva Eiger l'a rapporté. Toutefois, même pour tout autre maftir, ce n'est qu'un mineur parvenu à l'éducation, qui sait bien articuler les lettres, et non comme ceux qui laissent de tout petits enfants dire la haftara [Maguen Avraham] ; voir au Biour Halakha.

(כד) אע"פ שיש חולקים - היינו דהחולקים ס"ל דוקא בשבת שקורא המפטיר מה שכבר קרא השביעי אז נוכל לקרות לקטן משא"כ בכל אלו שקורא המפטיר פרשה שלא קראו מתחלה:

Bien qu'il y ait des contradicteurs - C'est-à-dire que les contradicteurs tiennent : seulement le Chabbat où le maftir lit ce qu'a déjà lu le septième, on peut alors appeler un mineur ; ce qui n'est pas le cas dans tous ceux-ci, où le maftir lit une paracha qu'on n'a pas lue d'abord.

(כה) ואומרים קדיש - לא חידש בזה כלום על המחבר רק לאשמועינן מה שסיים לבסוף דאין חילוק וכו' אלא בכל פעם אומרים הקדיש קודם המפטיר דוקא:

Et l'on dit le kaddish - Il n'a rien innové ici par rapport au Mé'haber, sinon pour nous enseigner ce qu'il a conclu à la fin : qu'il n'y a pas de différence, etc., mais qu'à chaque fois on dit le kaddish avant le maftir seulement.

(כו) קודם שעולה המפטיר - היינו בשבת אבל בחול שהמפטיר ממנין הקרואים אומרים קדיש אחר המפטיר [דהיינו אחר שמכניסין הס"ת להיכל] ולא קודם דאין אומרים קדיש עד שנשלם המנין ובחוה"מ פסח וכן בחוה"מ סוכות אומרים קדיש אחר שקרא הרביעי דאז כבר נשלם מנין הקרואים:

Avant que le maftir ne monte - C'est-à-dire le Chabbat ; mais en semaine, où le maftir est du nombre des appelés, on dit le kaddish après le maftir [c'est-à-dire après qu'on a rentré le séfer Torah dans l'Hékhal], et non auparavant, car on ne dit pas le kaddish tant que le nombre n'est pas achevé. Pendant Hol Hamoed de Pessa'h, et de même pendant Hol Hamoed de Soukkot, on dit le kaddish après que le quatrième a lu, car alors le nombre des appelés est déjà achevé.

(כז) אם לא נמצא וכו' - וה"ה בשבת של חזון אפילו נמצא מי שיודע להפטיר בנביא רק שלא ידע לקונן כנהוג ג"כ דינא הכי:

Si l'on n'a pas trouvé, etc. - Il en est de même le Chabbat 'Hazon : même si l'on a trouvé quelqu'un qui sache lire la haftara dans le Prophète, mais qui ne sache pas se lamenter selon l'usage, le droit est le même.

(כח) צריך לחזור ולקרות - ואפילו השביעי רוצה להפטיר צריך לחזור ולקרות כיון שהפסיק בקדיש הנכנסים לא ידעו שזה המפטיר קרא מתחלה בתורה ואיכא בזיון לתורה כדאמרינן בגמרא דהמפטיר צריך שיקרא בתורה תחלה מפני כבוד התורה [היינו דאי המפטיר יפטיר בנביאים ויברך עליו ולא יקראו בתורה הרי אנו משוים דברי הנביאים לתורה בקריאה וברכה לכן צריך לקרות המפטיר בתורה תחלה ומזה יראו שהתורה עיקרית] ומ"מ נכון יותר בעניננו שהפסיק בקדיש שיקרא המפטיר אחד מן הקודמים ולא השביעי:

Il doit relire - Même si le septième veut lire la haftara, il doit relire, puisque le kaddish a interrompu : les entrants ne sauraient pas que ce maftir a déjà lu d'abord dans la Torah, et il y aurait un mépris pour la Torah, comme nous disons dans la Guemara que le maftir doit lire d'abord dans la Torah par respect pour la Torah [c'est-à-dire : si le maftir lisait dans les Prophètes et bénissait dessus sans qu'on lise dans la Torah, nous égalerions les paroles des Prophètes à la Torah pour la lecture et la bénédiction ; c'est pourquoi le maftir doit d'abord lire dans la Torah, et l'on verra par là que la Torah est l'essentielle]. Toutefois, dans notre cas où le kaddish a interrompu, il est plus convenable que le maftir soit l'un des précédents, et non le septième.

(כט) יפטיר מי שעלה וכו' - היינו שיפטיר בנביא וא"צ לחזור ולקרות בתורה אלא מה שקרא בשביעי בסיום הפרשה [או כשהוסיפו מי שקרא באחרון] עולה גם למפטיר דהא קי"ל דהמפטיר עולה למנין שבעה וכדלקמיה בס"ו והקדיש יאמר אחר קריאת הפטרה וברכותיה. כתב הפמ"ג דה"ה בכל מפטיר כששכח לומר הקדיש מקודם ונזכר אחר שכבר קרא המפטיר בתורה לא יאמר הקדיש עד לאחר קריאת הפטרה וברכותיה:

Lira la haftara celui qui est monté, etc. - C'est-à-dire qu'il lira la haftara dans le Prophète et n'a pas à relire dans la Torah ; seulement ce qu'a lu le septième à la fin de la paracha [ou, si l'on a ajouté, celui qui a lu en dernier] compte aussi pour le maftir, car nous tenons que le maftir compte dans le nombre de sept, comme plus bas au seif 6. On dira le kaddish après la lecture de la haftara et ses bénédictions. Le Pri Megadim a écrit qu'il en est de même pour tout maftir : si l'on a oublié de dire le kaddish auparavant et qu'on s'en souvient après que le maftir a déjà lu dans la Torah, on ne dira le kaddish qu'après la lecture de la haftara et ses bénédictions.

(ל) אם יודע - ואם השביעי אינו יודע ויצטרך לעלות למפטיר אחד מהקודמים אז בכל גווני צריך לחזור ולקרות ולברך בתורה לשם מפטיר:

S'il sait - Et si le septième ne sait pas, et qu'il faille faire monter au maftir l'un des précédents, alors en tout état de cause il doit relire et bénir dans la Torah au titre de maftir.

(לא) לא יפטיר - ובשבת חזון במקום שהמנהג שקוראים הרב למפטיר לא יקראוהו מקודם לשלישי [מ"א ותו"ש] ועיין בא"ר:

Il ne lira pas la haftara - Et le Chabbat 'Hazon, là où l'usage est d'appeler le rav au maftir, on ne l'appellera pas auparavant au troisième [Maguen Avraham et Tossefet Chabbat] ; voir à l'Elyia Rabba.

(לב) מי שעלה כבר - אם קראו לאדם לתורה בבית הכנסת אחרת ונזדמן לו אותה הפרשה שקרא היום צריך לחזור ולברך [אחרונים]:

Celui qui est déjà monté - Si l'on a appelé un homme à la Torah dans une autre synagogue et qu'il lui échoie la même paracha qu'il a lue aujourd'hui, il doit bénir de nouveau [Aharonim].

(לג) א"צ לקרות וכו' - ר"ל שא"צ לקרות עוד שביעי מלבד המפטיר דאחרי שאמר קדיש בסיום הפרשה אינו קורא אח"כ רק לשם מפטיר לבד כמו שרגיל תמיד אחר הקדיש והוא יהיה עולה למנין שבעה אבל אם נזכר קודם שאמר הקדיש אז צריך לקרות אחד לשביעי ממה שקרא כבר ויסיים הפרשה עמו ויאמר קדיש ואח"כ יחזור לקרות איזה פסוקים למפטיר כמו שרגיל תמיד:

On n'a pas à lire, etc. - C'est-à-dire qu'on n'a pas à faire lire encore un septième outre le maftir : après qu'on a dit le kaddish à la fin de la paracha, on ne lit ensuite qu'au titre de maftir seulement, comme on a toujours l'habitude après le kaddish, et celui-ci comptera dans le nombre de sept. Mais si l'on s'en est souvenu avant d'avoir dit le kaddish, alors il faut faire lire quelqu'un pour le septième dans ce qu'on a déjà lu ; il achèvera la paracha avec lui, on dira le kaddish, puis on relira quelques versets pour le maftir, comme on a toujours l'habitude.

(לד) אלא יקרא וכו' - וא"צ לחזור ולומר קדיש:

Mais il lira, etc. - Et l'on n'a pas à redire le kaddish.

(לה) ודילג פסוק אחד - ה"ה תיבה אחת אלא שדיבר בהוה:

Et il a sauté un verset - Il en est de même d'un seul mot ; seulement il a parlé selon le cas habituel.

(לו) חוזר וקורא - ויברך לפניה ולאחריה על הג' פסוקים ועיין לעיל סימן קל"ז ס"ג שם מבואר כל פרטי דין זה:

Il revient et lit - Et il bénira avant et après sur les trois versets ; voir plus haut au siman 137 seif 3, où tous les détails de ce droit sont exposés.