Manger, boire, tashloumin jusqu'au mardi, et melakha.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
אסור לאכול שום דבר או אפי' לשתות יין או שאר משקין חוץ ממים משתחשך עד שיבדיל אבל אם היה יושב ואוכל מבע"י וחשכה לו אין צריך להפסיק [אפילו משתייה ב"י] ואם היה יושב ושותה וחשכה לו צריך להפסיק ויש אומרים דהני מילי בספק חשיכה אבל בודאי חשיכה אפילו היה יושב ואוכל פורס מפה ומבדיל וגומר סעודתו: הגה והמנהג פשוט כסברא הראשונה:
Il est interdit de manger quoi que ce soit, ou même de boire du vin ou d'autres boissons hors l'eau, dès qu'il fait nuit jusqu'à ce qu'il fasse havdala (séparation). Mais s'il était assis et mangeait de jour, et que la nuit lui est venue, il n'a pas besoin d'interrompre [même de la boisson, Beth Yossef]. Et s'il était assis et buvait, et que la nuit lui est venue, il faut interrompre. Et certains disent : ces paroles, dans un doute de nuit ; mais dans une nuit certaine, même s'il était assis et mangeait, il étend une nappe et fait havdala et achève sa seouda (repas). (Rema : et l'usage simple est selon le premier avis.)
היו שותים ואמרו בואו ונבדיל אם רצו לחזור ולשתות קודם הבדלה אינם צריכים לחזור ולברך ויש מי שחולק בדבר:
S'ils buvaient et ont dit « venez et faisons havdala » : s'ils ont voulu revenir boire avant havdala, ils n'ont pas besoin de revenir et de bénir. Et il y a qui conteste en ceci.
כשמפסיק להבדיל אינו צריך לברך בפה"ג על כוס של הבדלה וי"א שצריך:
Lorsqu'il interrompt pour faire havdala, il n'a pas besoin de bénir borei pri ha-gafen sur la coupe de havdala. Et certains disent qu'il faut.
כשהיה אוכל וחשכה שאמרנו שאינו צריך להפסיק גומר סעודתו ומברך בהמ"ז על הכוס ואח"כ מבדיל עליו ואם יש לו שני כוסות מברך בהמ"ז על אחד ומבדיל על אחר:
Lorsqu'il mangeait et que la nuit est venue, dont nous avons dit qu'il n'a pas besoin d'interrompre : il achève sa seouda et bénit birkat ha-mazon (les grâces) sur la coupe, et ensuite fait havdala sur elle. Et s'il a deux coupes, il bénit birkat ha-mazon sur l'une et fait havdala sur l'autre.
טעה ואכל קודם שהבדיל יכול להבדיל אח"כ:
S'il a erré et a mangé avant d'avoir fait havdala, il peut faire havdala ensuite.
שכח ולא הבדיל במוצאי שבת מבדיל עד סוף יום ג' וי"א שאינו מבדיל אלא כל יום ראשון ולא יותר ודוקא בפה"ג ומבדיל בין קודש לחול אבל על נר ובשמים אינו מברך אלא במוצאי שבת ויש מי שאומר דהא דקי"ל טעם מבדיל ה"מ היכא דהבדיל בליל מו"ש אבל אם לא הבדיל בלילה כיון שטעם שוב אינו מבדיל: הגה והעיקר כסברא הראשונה ומי שמתענה ג' ימים וג' לילות ישמע הבדלה מאחרים ואם אין אחרים אצלו יכול להבדיל בשבת מבעוד יום ולשתות ולקבל אח"כ התענית עליו. [ת"ה סי' קנ"ט] עיין סי' תקנ"ג:
S'il a oublié et n'a pas fait havdala à motsei Chabbat, il fait havdala jusqu'à la fin du jour trois. Et certains disent qu'il ne fait havdala que tout le premier jour et pas plus. Et spécifiquement borei pri ha-gafen et hamavdil bein qodesh le-hol (Qui sépare entre le saint et le profane) ; mais sur le ner et les besamim (aromates), il ne bénit qu'à motsei Chabbat. Et il y a qui dit : ceci que nous tenons « s'il a goûté, il fait havdala », ces paroles là où il a fait havdala la nuit de motsei Chabbat ; mais s'il n'a pas fait havdala la nuit, du moment qu'il a goûté, il ne fait plus havdala. (Rema : et l'essentiel est selon le premier avis. Et celui qui jeûne trois jours et trois nuits, qu'il entende havdala d'autres. Et s'il n'y a pas d'autres auprès de lui, il peut faire havdala le Chabbat de jour encore, et boire, et ensuite prendre sur lui le jeûne [Teroumat ha-Deshen siman 159]. Vois siman 553.)
המבדיל על יין על שלחנו אפילו הבדיל קודם שנטל ידיו פוטר היין שבתוך המזון שאין צריך לברך עליו וי"א דלא פטור אלא א"כ נטל ידיו קודם שהבדיל: הגה ואם הבדיל תחלה צריך לברך אחריו ברכת מעין שלש: [תוספות ומרדכי פרק כיצד מברכין]:
Celui qui fait havdala sur du vin à sa table : même s'il a fait havdala avant d'avoir pris les mains, il exempte le vin qui est dans le repas, qu'il n'a pas besoin de bénir sur lui. Et certains disent qu'il n'exempte que s'il a pris les mains avant d'avoir fait havdala. (Rema : et s'il a fait havdala d'abord, il faut bénir après elle berakha meein shalosh (berakha à la manière des trois) [Tosafot et Mordekhai, pereq Keitsad mevarkhin].)
כשפוטר יין שבתוך המזון שאין צריך לברך עליו גם א"צ לברך ברכה אחרונה על כוס של הבדלה ואם אין לו אלא כוס אחד וסבור שיביאו לו יין יותר והבדיל על אותו כוס ואח"כ לא הביאו לו יותר ובירך בהמ"ז בלא כוס יש מי שאומר שצריך לברך ברכה אחרונה על כוס של הבדלה:
Lorsqu'il exempte le vin qui est dans le repas, qu'il n'a pas besoin de bénir sur lui : aussi il n'a pas besoin de bénir berakha aharonah (berakha finale) sur la coupe de havdala. Et s'il n'a qu'une seule coupe, et pense qu'on lui apportera plus de vin, et a fait havdala sur cette coupe, et ensuite on ne lui en a pas apporté plus, et a béni birkat ha-mazon sans coupe : il y a qui dit qu'il faut bénir berakha aharonah sur la coupe de havdala.
אם רוצה לסעוד תיכף להבדלה צריך ליזהר שלא יביא לחם לשלחן קודם הבדלה ואם הביא פורס עליו מפה ומכסנו לפי שהוא מוקדם בפסוק וצריך להקדימו אם לא יכסנו:
S'il veut manger aussitôt après havdala, il faut prendre garde de ne pas apporter de pain à la table avant havdala. Et s'il en a apporté, il étend sur lui une nappe et le couvre, parce qu'il précède dans le verset, et il faut le faire passer en premier s'il ne le couvre pas.
אסור לעשות שום מלאכה קודם שיבדיל ואם הבדיל בתפלה מותר אע"פ שעדיין לא הבדיל על הכוס ואם צריך לעשות מלאכה קודם שהבדיל בתפלה אומר המבדיל בין [הקודש ובין החול] בלא ברכה ועושה מלאכה: הגה וכן נשים שאינם מבדילין בתפלה יש ללמדם שיאמרו המבדיל בין קודש לחול קודם שיעשו מלאכה [כל בו] וי"א דכל זה במלאכה גמורה כגון כותב ואורג אבל הדלקת הנר בעלמא או הוצאה מרשות לרשות אין צריך לזה [רי"ו ני"ב תי"ט] ומזה נתפשט המנהג להקל שמדליקים נרות מיד שאמר הקהל ברכו אבל העיקר כסברא ראשונה וי"א לדלות מים בכל מוצאי שבת כי בארה של מרים סובב כל מוצאי שבת כל הבארות ומי שפוגע בו וישתה ממנו יתרפא מכל תחלואיו [כל בו] ולא ראיתי למנהג זה וע"ל סי רס"ג מי שמוסיף מחול על הקודש אם מותר לומר לאחר שהבדיל לעשות לו מלאכה:
Il est interdit de faire aucune melakha (travail) avant qu'il fasse havdala. Et s'il a fait havdala dans la tefila, c'est permis, bien qu'il n'ait pas encore fait havdala sur la coupe. Et s'il a besoin de faire une melakha avant d'avoir fait havdala dans la tefila, il dit hamavdil bein [ha-qodesh ou-vein ha-hol] sans berakha, et fait une melakha. (Rema : et de même les femmes qui ne font pas havdala dans la tefila, il y a à leur enseigner qu'elles disent hamavdil bein qodesh le-hol avant de faire une melakha [Kol Bo]. Et certains disent : tout ceci, dans une melakha complète, par exemple écrire et tisser ; mais allumer le ner simplement, ou hotzaa (sortie) d'un domaine à un domaine, n'en a pas besoin [Rabbenou Yerouham, netiv 12 heleq 19]. Et de là s'est répandu l'usage d'alléger, qu'on allume des nerot aussitôt que le qahal a dit Barekhou ; mais l'essentiel est selon le premier avis. Et certains disent de puiser de l'eau chaque motsei Chabbat, car le puits de Miriam tourne chaque motsei Chabbat tous les puits, et celui qui le rencontre et en boit guérira de toutes ses maladies [Kol Bo]. Et je n'ai pas vu cet usage. Et vois plus haut, siman 263, celui qui ajoute du hol (profane) sur le qodesh (saint), s'il est permis de dire à un autre qui a fait havdala de lui faire une melakha.)