Mitsva de Torah le premier jour seulement hors du Temple ; propriété « le vôtre », don à condition de rendre, associés, petits, et etrog communal.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מן התורה אין מצות לולב חוץ למקדש אלא יום ראשון וחכמים תקנו שיהא ניטל בכל מקום כל שבעה:
De par la Torah, la mitsva du loulav hors du Temple n’est que le premier jour ; les Sages ont institué qu’on le prenne en tout lieu tous les sept jours.
ביום שבת אינו ניטל אפי' אם הוא יום ראשון הגה ואסור לטלטל הלולב בשבת דהוי כאבן [ר"ן ס"פ לולב הגזול והמגיד פ"ד וכל בו] אבל האתרוג מותר בטלטול דראוי להריח בו ואסור לתנו על הבגד אפי' בי"ט דמוליד ריחא [מהרי"ל]:
Le jour de Chabbat, on ne le prend pas, même si c’est le premier jour. « (Rema : » Il est interdit de déplacer le loulav le Chabbat, car il est comme une pierre. Mais l’etrog est permis au déplacement, car il est propre à être senti. Il est interdit de le poser sur le vêtement même à Yom Tov, car on engendre une odeur.)
אין אדם יוצא ידי חובתו ביום ראשון בלולב של חבירו שהשאילו דבעינן לכם משלכם ואפילו אמר לו יהא שלך עד שתצא בו ואח"כ יהא שלי כבתחלה לא יצא דהוי כמו שאול ואם נתנו לו במתנה מותר:
Nul ne s’acquitte de son devoir le premier jour avec le loulav de son prochain qui le lui a prêté, car il faut lekhem, le vôtre. Même s’il lui a dit : « qu’il soit à toi jusqu’à ce que tu t’en acquittes, puis qu’il soit à moi comme auparavant », il ne s’est pas acquitté, car c’est comme emprunté. S’il le lui a donné en don, c’est permis.
נתנו לו על מנת להחזירו הרי זה יוצא בו ידי חובתו ומחזירו שמתנה ע"מ להחזיר שמה מתנה ואם לא החזירו לא יצא אפי' נתן לו את דמיו ואפי' נאנס מידו וכן אם החזירו לאחר זמן מצותו לא יצא: הגה ומותר לתת לו אתרוג במתנה על מנת שלא יקדישנו דלא גרע ממתנה ע"מ להחזיר: [ר"ן פ"ה דנדרים]:
S’il le lui a donné à condition de le rendre, il s’acquitte avec de son devoir et le rend : un don à condition de rendre est un don. S’il ne l’a pas rendu, il ne s’est pas acquitté, même s’il lui en a donné le prix, et même s’il lui a été arraché par oness (contrainte). De même, s’il l’a rendu après le temps de sa mitsva, il ne s’est pas acquitté. « (Rema : » Il est permis de lui donner un etrog en don à condition qu’il ne le consacre pas : cela n’est pas moindre qu’un don à condition de rendre.)
נתנו לו סתם הוי כאלו אמר לו על מנת שתחזירוהו לי דמסתמא על דעת כן נתנו לו כיון שצריך לצאת בו שאין לו אחר ואם לא החזירו לא יצא: הגה וצריך לחזור וליתנו לבעליו במתנה כדי שיהיה של בעלים ויצאו בו [הרא"ש ורבינו ירוחם נ"ח ח"ד] ומיהו אפי' לא החזירו לידו אלא לאחר ואחר לאחר והאחרון מחזירו לבעלים יצא:
S’il le lui a donné sans rien préciser, c’est comme s’il lui avait dit « à condition que tu me le rendes », car on le lui a donné d’ordinaire dans cette intention, puisqu’il a besoin de s’en acquitter et n’en a pas d’autre. S’il ne l’a pas rendu, il ne s’est pas acquitté. « (Rema : » Il faut le redonner au propriétaire en don, afin qu’il soit au propriétaire et que celui-ci s’en acquitte. Toutefois, même s’il ne l’a pas rendu en main propre mais à un autre, et cet autre à un autre, et que le dernier le rend au propriétaire, il s’est acquitté.)
לא יתננו ביום ראשון לקטן קודם שיצא בו מפני שהקטן קונה ואינו מקנה לאחרים מן התורה ונמצא שאם החזירו לו אינו מוחזר ויש מי שאומר שאם הגיע לעונת הפעוטות מותר ואם תופס עם התינוק יוצא כיון שלא יצא מידו שפיר דמי:
On ne le donnera pas le premier jour à un petit avant de s’en être soi-même acquitté, parce que le petit acquiert et n’aliène pas à autrui de par la Torah : si le petit le lui rend, ce n’est pas un rendu. Certains disent que s’il a atteint l’âge des tout-petits capables, c’est permis. S’il le tient avec l’enfant, il s’acquitte, puisque cela n’est pas sorti de sa main.
שותפים שקנו לולב או אתרוג בשותפו' אין א' מהם יוצא בו ידי חובתו ביום הראשון עד שיתן לו חלקו במתנה: הגה ודוקא שלא קנו לצורך מצוה אבל אם קנו לצורך מצוה יוצאים בו מסתמא דאדעתא דהכי קנאוהו (המגיד):
Des associés qui ont acheté un loulav ou un etrog en société : aucun d’eux ne s’acquitte de son devoir le premier jour jusqu’à ce qu’on lui donne sa part en don. « (Rema : » Cela seulement s’ils n’ont pas acheté pour besoin de mitsva ; mais s’ils ont acheté pour besoin de mitsva, ils s’acquittent avec, d’ordinaire, car c’est dans cette intention qu’ils l’ont acquis.)
האחים שקנו אתרוגים מתפיסת הבית ונטל א' מהם אתרוג ויצא בו אם יוכל לאוכלו ואין האחים מקפידים בכך יצא ואם היו מקפידים לא יצא עד שיתנו חלקם במתנה ואם קנה זה אתרוג וזה פריש או שקנו כאחד אתרוג רמון ופריש מתפיסת הבית אינו יוצא באתרוג עד שיתנו לו חלקם במתנה ואע"פ שאם אכלו אין מקפידים עליו מפני שכל שאין שם מאותו המין אין מחילתם בסתם מועלת אבל כשיש שם מאותו המין אפילו היה מעולה מאחרים מחילתן בסתם מועלת לפי שאינם מקפידים:
Des frères qui ont acheté des etroguim sur les biens de la maison, et que l’un d’eux a pris un etrog et s’en est acquitté : s’il peut le manger et que les frères n’y regardent pas de près, il s’est acquitté. S’ils y regardaient de près, il ne s’est pas acquitté jusqu’à ce qu’ils lui donnent leur part en don. S’il a acheté un etrog et l’autre un coing, ou s’ils ont acheté ensemble un etrog, une grenade et un coing sur les biens de la maison, il ne s’acquitte pas avec l’etrog jusqu’à ce qu’ils lui donnent leur part en don. Même si, l’eût-il mangé, ils n’y regarderaient pas — car dès qu’il n’y a pas de ce même genre, leur renoncement tacite ne sert pas —, mais quand il y a de ce même genre, même s’il était supérieur aux autres, leur renoncement tacite sert, puisqu’ils n’y regardent pas de près.
מה שנוהגים במקום שאין אתרוג מצוי שכל הקהל קונים אתרוג בשותפות הטעם מפני שכיון שקנאוהו לצאת בו מסתמא הוי כאלו פירשו שכל הקהל נותנים חלקם לכל מי שנוטלו לצאת בו על מנת שיחזירוהו להם: הגה וגובין מעות אתרוג לפי ממון דהדור מצוה מונח טפי על עשירים מעל עניים ואשה פטורה מליתן למעות אתרוג הואיל ואינה חייבת בו [תשו' מהרי"ל סי' קי"ד] וכל אדם ישתדל ויהא זריז במצוה לקנות לו אתרוג ולולב לבד כדי לקיים המצוה כתקנה [הגהות מיימוני סוף הל' לולב]:
Ce que l’on pratique là où l’etrog n’est pas fréquent, que toute la communauté achète un etrog en société : la raison en est que, puisqu’ils l’ont acheté pour s’en acquitter, c’est d’ordinaire comme s’ils avaient précisé que toute la communauté donne sa part à quiconque le prend pour s’en acquitter, à condition qu’il le leur rende. « (Rema : » On perçoit l’argent de l’etrog selon la fortune, car l’embellissement de la mitsva pèse davantage sur les riches que sur les pauvres. Une femme est exempte de donner à l’argent de l’etrog, puisqu’elle n’y est pas tenue. Que chacun s’efforce et soit zélé dans la mitsva d’acheter pour soi un etrog et un loulav à part, afin d’accomplir la mitsva comme il se doit.)