טור אורח חיים

Tour Orah Haim — siman 53

Rabbi Yaakov ben Asher (Baal HaTour) · Qui est idoine pour descendre devant la teiva
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le chalia'h tsibbour se tient debout et commence Yichtaba'h. Il doit être hagone : vide de fautes, de passé honorable, humble, agréé du peuple, chant et voix agréables, habitué à lire Torah, Neviim et Ketouvim. À défaut, le meilleur du tsibbour en sagesse et en bonnes actions. On ne nomme titulaire que celui dont la barbe s'est fournie ; après deux poils, seulement à l'occasion. Réponse du Roch : le service de ה' n'est pas un métier ; la lignée d'un méchant ne sert à rien, un juste d'une famille méprisée est à rapprocher ; le grief est de choisir un méchant pour sa voix. Un 'hazan de semaine sans barbe fournie est déjà titulaire. Pas d'élocution défectueuse. Vêtements entiers, épaules et bras couverts. L'aveugle peut officier mais ne lit pas la Torah de mémoire. Le non-titulaire se récuse une fois, se prépare à la deuxième, se lève à la troisième. Qui refuse pour habits teints ou sandales n'officiera pas non plus en blanc ou pieds nus, dans cette tefila.

Glossaire

hagone
idoine, digne d'officier
chalia'h tsibbour
envoyé du tsibbour, officiant
teiva
pupitre de l'officiant
pirqo naé
passé honorable
shefal berekh
humble
nitmale zakano
dont la barbe s'est fournie
cheté se'arot
deux poils, signes de puberté légale
beqerai
à l'occasion, non comme titulaire
yom kenissa
jour d'entrée : lundi et jeudi, jours de lecture publique
aguei safa
à l'élocution défectueuse
po'héa'h
vêtu de haillons, épaules et bras découverts
serouv
se récuser par humilité avant d'accepter
yihous
ascendance, lignée

ועומד ש"צ ומתחיל ישתבח וצריך שיהיה ש"צ הגון דכתיב נתנה עלי בקולה על כן שנאתיה אמר רב זוטרא בר טוביה אמר רב ואיתימא רבי אלעזר זה ש"צ שאינו הגון ויורד לפני התיבה ואיזהו הגון זה שהוא ריקן מעבירות ופרקו נאה ושפל ברך ומרוצה לעם ויש לו נעימה וקולו ערב ורגיל לקרות תורה ונביאים וכתובים ואם אין מוצאים מי שיש בו כל המדות האלו יבחרו הטוב שבצבור בחכמה ובמעשים טובים: ואין ממנין אלא מי שנתמלא זקנו אבל מי שהביא שתי שערות יכול לירד לפני התיבה ובלבד שיהא באקראי אבל למנותו אין ממנין אותו אפי' אם יש אחר ממונה אלא שממנה זה תחתיו להתפלל במקומו לעתים ידועים וז"ל א"א ז"ל בתשובה מה שכתבת שנהגו באלו המקומות למנות בזויי המשפחות לשלוחי צבור ויש בדבר הזה בזוי מצוה כאילו אינו כדאי למיוחסין שבישראל אלא כשאר אומניות וחלילה להיות מלאכת השם אומנות אלא עטרה לראש גם אני נתרעמתי מיום בואי הנה על חזני הארץ הזאת אבל לא נתרעמתי על שלך כי תלית הדבר ביחס משפחה ואינו כן בעיני המקום אם הוא מיוחס ורשע מה תועלת לפני המקום ביחס שלו ואם הוא ממשפחה בזויה וצדיק טוב לקרב מזרע רחוקים שנאמר שלום שלום לרחוק ולקרוב אבל תרעומתי כי חזני הארץ הזאת הם להנאתן לשמוע קול ערב ואם הוא רשע גמור אין חוששין רק שיהיה נעים זמירות והקב"ה אומר נתנה עלי בקולה על כן שנאתיה: ומה שכתבת שממנים חזן להתפלל כל השבוע קודם שנתמלא זקנו וסומכין על זה שיש להם חזן אחר שמתפלל בשבת וביום כניסה טעות הוא כי זה נקרא חזן קבוע שמנוהו להתפלל אף על פי שיש אחר שהוא ממונה ודוקא באקראי ולא בממונה יכול להתפלל אחר שהביא שתי שערות ע"כ אין ממנין לעגי שפה שאין יודעים לחתך האותיות: וצריך שיהא לבוש ומעוטף כדתנן פוחח אין עובר לפני התיבה וזהו מי שלובש בגדים קרועים בכתיפיו וזרועיו מגולות: סומא יכול לירד לפני התיבה ובלבד שלא יקרא בתורה שאין לקרות בתורה על פה: היורד לפני התיבה ואינו ש"צ קבוע צריך לסרב מעט קודם שירד ולא יותר מדאי אלא בפעם ראשונה מסרב וכשיאמרו לו פעם שנייה מכין עצמו כמי שרוצה לעמוד ובפעם שלישית יעמוד ואם טעה ש"ץ וצריכין להעמיד אחר תחתיו אותו שמעמידין תחתיו לא יסרב: האומר איני יורד לפני התיבה מפני שבגדי צבועין אף בלבנים לא יעבור באותה תפלה. איני עובר מפני שברגלי סנדל אף יחף לא יעבור:

Le chalia'h tsibbour se tient debout et commence Yichtaba'h. Il faut que le chalia'h tsibbour soit hagone (idoine), car il est écrit : « Elle a élevé sa voix contre Moi, c'est pourquoi Je l'ai haïe. » Rav Zoutra bar Touvia a dit au nom de Rav, et certains disent Rabbi Elazar : c'est le chalia'h tsibbour qui n'est pas hagone et qui descend devant la teiva. Quel est le hagone ? Celui qui est vide de fautes, dont le passé est honorable, humble, agréé du peuple, qui a un chant agréable et dont la voix est douce, et qui est habitué à lire Torah, Neviim et Ketouvim. Si l'on ne trouve personne qui réunisse toutes ces qualités, on choisira le meilleur du tsibbour en sagesse et en bonnes actions. On ne nomme titulaire que celui dont la barbe s'est fournie. Mais celui qui a fait pousser deux poils peut descendre devant la teiva, à condition que ce soit à l'occasion. En revanche, pour le nommer, on ne le nomme pas, même s'il y a déjà un autre titulaire, dès lors que celui-ci le désigne à sa place pour prier à des moments fixés. Voici le langage de mon père, mon maître z"l, dans une réponse : « Ce que tu as écrit, qu'en ces lieux l'on a coutume de nommer les gens de familles méprisées comme cheli'hei tsibbour, et qu'il y a en cela un mépris de la mitsva, comme si elle n'était pas digne des gens de lignée distinguée en Israël mais comme les autres métiers — loin de nous que le service de ה' soit un métier : c'est une couronne pour la tête. Moi aussi, depuis le jour où je suis arrivé ici, je me suis plaint des 'hazanim de ce pays. Mais je ne me suis pas plaint du tien, car tu as accroché la chose à l'ascendance familiale, et il n'en est pas ainsi aux yeux du Lieu. S'il est de bonne lignée et méchant, quelle utilité devant le Lieu à sa lignée ? S'il est d'une famille méprisée et juste, il est bon de rapprocher de la semence des lointains, comme il est dit : “Paix, paix au lointain et au proche.” Mais mon grief, c'est que les 'hazanim de ce pays le sont pour leur plaisir d'entendre une voix agréable, et s'il est un méchant accompli on ne s'en soucie pas, pourvu qu'il soit plaisant dans les chants. Or le Saint béni soit-Il dit : “Elle a élevé sa voix contre Moi, c'est pourquoi Je l'ai haïe.” Et ce que tu as écrit, que l'on nomme un 'hazan pour prier toute la semaine avant que sa barbe se soit fournie, en s'appuyant sur le fait qu'ils ont un autre 'hazan qui prie le Chabbat et au jour d'entrée (lundi et jeudi) : c'est une erreur. Car celui-ci s'appelle 'hazan fixe : on l'a nommé pour prier, même s'il y a un autre titulaire. Ce n'est qu'à l'occasion, et non comme titulaire, qu'il peut prier une fois qu'il a fait pousser deux poils. » Jusqu'ici ses paroles. On ne nomme pas ceux qui ont la langue embarrassée et ne savent pas articuler les lettres. Il faut qu'il soit vêtu et enveloppé, comme nous avons appris : un po'héa'h ne passe pas devant la teiva — c'est celui qui porte des vêtements déchirés aux épaules et dont les bras sont découverts. Un aveugle peut descendre devant la teiva, à condition de ne pas lire dans la Torah, car on ne lit pas la Torah de mémoire. Celui qui descend devant la teiva et n'est pas chalia'h tsibbour fixe doit se récuser un peu avant de descendre, et non trop : la première fois il se récuse ; quand on le lui dit une deuxième fois, il se prépare comme quelqu'un qui veut se lever ; à la troisième fois, il se lève. Si le chalia'h tsibbour s'est trompé et qu'il faut en établir un autre à sa place, celui qu'on établit à sa place ne se récusera pas. Celui qui dit : « Je ne descends pas devant la teiva parce que mes vêtements sont teints » — même en blancs, il ne passera pas dans cette tefila. « Je ne passe pas parce que j'ai une sandale aux pieds » — même pieds nus, il ne passera pas.